Il était une fois… Citroën Acadiane : Une fourgonnette bien chevronnée !

Il était une fois… Citroën Acadiane  : Une fourgonnette bien chevronnée !

Si le Citroën Berlingo ou le C 15 devaient avoir une aïeule ou un ancêtre légitime, ce serait sans conteste l’Acadiane. Durant son histoire, la fourgonnette de la marque aux chevrons a transporté des tonnes de charges, roulé des millions de kilomètres et fait le bonheur de milliers de propriétaires, qui doivent encore aujourd’hui se remémorer avec nostalgie tous les moments passés à son bord. Son nom est né de la dénomination de son prédécesseur la Dyane associée aux initiales « AK », qui furent à l’époque l’appellation usitée pour les fourgonnettes construites par Citroën.

Une «Berlingo» avant l’heure !

L’Acadiane est l’ultime représentante d’une lignée de fourgonnettes inaugurée par le lancement de la 2 CV en 1951. L’Acadiane est un petit véhicule utilitaire de charge utile de 475 kg produit par Citroën. Construit sur la même structure que la Dyane, il remplace les 2 CV fourgonnettes à partir de mars 1978, et accomplit de bons et loyaux services jusqu’en 1987. L’Acadiane (type AY CD)  fut le principal concurrent des fameuses fourgonnettes Renault 4 F4 et F6. Elle fut équipée dès le début du moteur de la Dyane 6 puis de l’Ami 8 développant 31 chevaux, pour une vitesse pouvant atteindre les 102 km/h facilitée par une aérodynamique mieux optimisée que celle de la 2 CV fourgonnette AKS 400. Le freinage est également amélioré : les freins avant deviennent à disques.

Une 2 CV améliorée…

L’Acadiane reprend nombre d’éléments de la 2 CV AKS 400, mais également les feux des pick-up Peugeot 404, 504 et Peugeot J7 de seconde génération. Elle est équipée en série de vitres arrière latérales. La cellule avant est identique à celle des berlines Dyane, excepté le pare-chocs gris au lieu de chromé.
La hauteur du toit est moins importante que celle de la Dyane, de même qu’elle est dépourvue du système de capotage.
En progrès par rapport à la 2 CV, l’intérieur de la cabine possède le même tableau de bord que la Dyane avec aérateurs orientables et cendrier, ainsi que des panneaux de portes avec accoudoirs et vide-poches en skaï.

L’unique restylage du début des années 80

Un relooking de la très minimaliste fourgonnette est opéré dès 1982. Ainsi, des sigles arrière en plastique noir apparaissent et remplacent les traditionnels autocollants gris.

Le capot perd sa casquette de grille d’aération et les manivelles de vitres issues de l’Ami 8 seront remplacées par les manivelles de la GS. Sur le tableau de bord, le voyant bleu caractéristique des feux de route disparaîtra et les Acadianes n’auront plus que 4 voyants de tableau de bord, jusqu’à la fin de fabrication.

Le logement de roue de secours des modèles d’avant ne comportait pas de plancher et les panneaux latéraux possèdaient une encoche dans le bossage pour permettre le passage du cric. Pendant toute sa carrière, elle conservera le même volant que la 2 CV Spécial ainsi que le garnissage des sièges en skaï noir.

Fin de production…

L’année 1984 sonnera le glas de l’Acadiane avec l’arrivée en masse des motorisations diesel et le lancement de la fourgonnette C15, bien plus moderne. L’Acadiane, avec son faible moteur essence, est rapidement dépassée.

En conséquence, sa production ne tarde pas à s’effondrer, malgré des tarifs largement inférieurs à ceux du C15. À l’été 1987, la fabrication de l’Acadiane est stoppée et elle n’existe plus que sur stock jusqu’en avril 1988. Elle aura survécu plus de 4 années à l’arrêt de fabrication en 1983 de la Dyane, dont elle est issue.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *