Décision
L’autorité italienne de régulation de la publicité a annoncé, mercredi, avoir interdit une campagne publicitaire du constructeur chinois de véhicules électriques BYD pour «motif de diffamation». Cette décision, qui fait suite à une plainte du groupe automobile multinational Stellantis, concerne l’offre de BYD portant sur des primes destinées aux propriétaires de voitures équipées de certains types de courroies de distribution, utilisées sur plusieurs modèles, notamment Peugeot et Citroën, du constructeur Stellantis. La campagne commerciale baptisée «Purefication» de BYD, lancée en janvier dernier, promettait jusqu’à 10.000 euros aux conducteurs échangeant leur voiture dotée d’une courroie de distribution à bain d’huile. Certaines motorisations essence de Stellantis, appelées «Puretech», étaient par le passé équipées de ce type de composant, qui ont fait l’objet de rappels officiels et d’offres de garantie prolongée en raison de problèmes de fiabilité. L’autorité de régulation estime que les messages de BYD «enfreignent les règles italiennes interdisant la diffamation, la publicité comparative et les communications commerciales trompeuses». Alors que le constructeur chinois, dont les ventes en Italie ont été multipliées par plus de huit pour atteindre 23.621 unités au cours de l’année 2025, n’a pas réagi immédiatement, Stellantis a salué cette décision, la qualifiant de «reconnaissance importante de la nécessité de protéger les consommateurs et les concurrents contre la publicité déloyale».









