Recrutement dans l’automobile : Avec la pandémie, les talents locaux ont désormais la priorité !

Recrutement dans l’automobile : Avec la pandémie, les talents locaux ont désormais la priorité !

Le gouvernement marocain a mis en place une série de mesures visant à promouvoir l’expansion et les exportations par l’augmentation, notamment, des IDE (investissements directs à l’étranger) et par la suppression des taxes prohibitives. La signature des accords de libre-échange a, également, entretenu ce trend favorable.

Le secteur automobile marocain prend un virage passionnant vers l’embauche locale. Samia Benchekroun, responsable de Michael Page Maroc, en rappelle les principales tendances et l’impact sur les recrutements.

La pandémie aura impacté toute l’économie. Au niveau de l’industrie automobile, du fait de la crise les contrats des expatriés sont remplacés par des talents locaux.
Selon la représentante du bureau de Michael Page au Maroc, les compétences nationales ont eu plus d’opportunités… Cette tendance est d’autant plus confortée par une industrie automobile marocaine plutôt à la hausse en 2021 après avoir connu un repli lors du début de la pandémie.

Pour rappel, le secteur automobile est prêt à accélérer la croissance de la fabrication et de l’exportation de véhicules, ce qui ne fera qu’entretenir et même augmenter l’embauche de talents. «Le potentiel du Maroc à figurer sur la liste convoitée des 15 premiers pays producteurs de véhicules dans le monde a fait de son secteur automobile la cible de tous les regards. Le Maroc est sur le point d’atteindre son objectif : produire 1 million de véhicules par an d’ici 2025, rapporte The North Africa Post en août 2021», argumente Samia Benchekroun.

Il faut dire que le gouvernement marocain a mis en place une série de mesures visant à promouvoir l’expansion et les exportations par l’augmentation, notamment, des IDE (investissements directs à l’étranger) et par la suppression des taxes prohibitives. La signature des accords de libre-échange a, également, entretenu ce trend favorable. Les enjeux sont réels. Le pays compte se positionner dans la fabrication de véhicules électriques pour concurrencer la Chine et l’Inde, les leaders dans le domaine. Africa Business Pages avait rapporté dans l’une de ses éditions que «le Maroc exploite une ligne de production de puces automobiles dans ce but».
Bref, l’environnement est favorable pour le recrutement des compétences. «D’ailleurs même pendant sa croissance la plus lente au plus fort de la pandémie, les départements de recherche & développement et les départements de test des véhicules avant importation ont continué à embaucher des talents. Leurs cycles de projets sont plus longs que ceux des autres départements, car ils travaillent sans relâche vers un avenir lointain. Leur travail n’a donc pas été particulièrement affecté par la pandémie», explique le porte-parole de Michael Page au Maroc.
Le processus passera aussi par l’amélioration des compétences. La formation représentant un réel catalyseur. «Les Marocains sont forts en matière de connaissances et d’expertise techniques. Cependant, ils ont besoin de soutien en matière de gestion et de leadership, et c’est là que les talents expatriés interviennent généralement. Aujourd’hui, de plus en plus d’opportunités sont offertes aux locaux dans le domaine de l’encadrement supérieur, ce qui permet d’affiner les compétences des talents locaux», poursuit Samia Benchekroun.

Précisément dans les postes de direction, ce sont les locaux qui ont la priorité. Selon l’experte, «ils ont prouvé qu’ils étaient capables de gérer habilement des responsabilités de leadership, et cela a ouvert un champ d’opportunités aux Marocains de talent». En termes de formation, en 2021, jusqu’en août, 40.000 heures de formation ont été dispensées dans le secteur automobile par le biais de partenariats avec des universités. Ce qui corrobore les propos de la CEO du cabinet international.

Pour l’heure, les responsables du recrutement s’aligneront sur les exigences de l’industrie automobile en matière de talents locaux. «Les postes les plus demandés sont ceux de directeur du contrôle de la production et de la logistique, d’ingénieur recherche & développement, d’ingénieur qualité, de directeur d’usine et de directeur des achats», précise Mme Benchekroun.
Au cours de l’année, les équipes de Page Executive et Michael Page ont, en effet, cherché à pourvoir des postes de haut niveau pour leurs clients.
Le décryptage est utile pour les compétences qui veulent se positionner dans ce secteur.

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