Renault Scénic 1.5 DCi : Assez polyvalent

Renault Scénic 1.5 DCi : Assez polyvalent

S’il est actuellement en pleine expansion au Maroc, le marché des monospaces compacts doit beaucoup à deux modèles qui l’ont défriché, il y a tout juste quelques années : le Renault Scénic et le Citroën Xsara Picasso. Si ce dernier n’a pas encore été renouvelé, le premier officie déjà dans sa deuxième génération, toujours dérivée de la famille Mégane.
Extérieurement, cela se vérifie amplement avec une silhouette plus qu’influencée par les atours stylistiques de la compacte au losange. Exit le profil ovoïde et les rondeurs de l’ancienne version. Place à des surfaces plus tendues agrémentées de lignes assez tranchantes. Très géométrique, la face avant adopte un regard presque «belliqueux», tandis que la poupe (qui se rapproche le plus de la Mégane cinq portes) affiche une lunette bombée et des blocs de feux anguleux.
Dynamique et plus élancée, l’auto l’est en grande partie du fait d’un pare-brise très incliné et d’un pavillon fuyant vers l’arrière. Il apparaît clairement aussi que la carrosserie a gagné un aspect plus cossu et une impression de robustesse que ne dégageait pas le modèle précédent. Mais s’il a radicalement rompu avec son devancier sur le chapitre esthétique, le Scénic a su en revanche préserver toutes les qualités qui ont fait son succès, à commencer par un habitacle des plus accueillants. Car, bien qu’il soit le monospace le plus court de sa catégorie (4,26 m), il n’en demeure pas moins que le Scénic II a vu ses dimensions extérieures sensiblement évoluer, s’arrogeant 9 cm en longueur et en largeur, tandis qu’il perd 5 cm en hauteur.
Concrètement, cela se traduit par un coffre de 480 litres de volume (en configuration 5 places), soit quelque 20 litres supplémentaires. En revanche, l’habitabilité reste identique par rapport au passé, c’est-à-dire assez généreuse. Mais c’est surtout à la modularité, aux espaces de rangements et aux détails pratiques que le Scénic fait la part belle. Outre trois sièges amovibles, on y a droit, entre autres, à une tablette type aviation au dos de chaque siège avant, une boîte à gants réfrigérés, des vides poches sur les contre-portes, des tiroirs sous les sièges avant et arrière, ou encore à des compartiments au plancher.
Le Scénic a plus que la fibre familiale, de la malice pour rendre agréable la vie à bord lors des longs trajets. Le conducteur ne dira pas le contraire, profitant d’une parfaite position de conduite, d’une visibilité panoramique (du fait du large pare-brise) et d’une planche de bord très moderne. Instrumentation digitale, démarrage par carte et bouton poussoir, ou encore ordinateur de bord au menu simplifié mais très étendu… ce monospace compact est bien dans l’air du temps. A ce tableau idyllique, il ajoute une dotation de base d’emblée bien fournie, celle-là même dont disposait notre version d’essai. On y trouve notamment la climatisation manuelle, des phares anti-brouillard, l’autoradio CD avec commandes au volant et, dans le registre sécuritaire, six airbags et un ABS couplé à une assistance au freinage d’urgence.
Sur le plan mécanique, justement, le monospace compact de Renault ne fait pas pâle figure. L’offre de base en Diesel s’anime du 1.5 dCi dans sa définition de 80 ch (puisqu’il existe en configuration 100 ch). Un moteur quasi inaudible à régime moyen stabilisé et se distingue par sa maîtrise des vibrations. Et bien qu’il semble juste pour un véhicule aussi grand que le Scénic, ce Diesel Common rail se montre plutôt volontaire, à condition de se montrer insistant sur l’accélérateur. Du coup et à l’approche des 4000 tr/min, ce Scénic devient un peu moins discret. En ville, il limite sa consommation sous le cap des 6,5 l/km et reste plus facile à garer qu’un (gros) 4×4. Sur parcours extra-urbain, il brille par sa tenue de route sereine et pas trop différente d’une berline, à l’exception d’une légère prise de roulis lors des passages en virages… serrés. Enfin, le freinage est assez mordant. Un peu trop même du fait de la réactivité précoce du système d’assistance au freinage d’urgence (AFU), qui complète le dispositif ABS.

Verdict :
La seconde génération du pionnier des monospaces compacts est plutôt réussie. Affichant toujours les ingrédients (habitabilité, rangements, modularité…) qui ont fait le succès du modèle précédent, le Scénic II ajoute aussi son moteur dCi, à la fois suffisant et économique, ainsi que son habitacle modulable, spacieux et bien équipé. Vendue à 208.000 Dhs, cette version permet à Renault de se montrer plus compétitive face à ses concurrents directs ; comme le Citroën Picasso et indirects, comme la Corolla Verso de Toyota ou le Volkswagen Touran, mais qui disposent, en revanche, d’une troisième rangée de sièges (7 places). Agréable à conduire et à vivre, le Scénic est aussi une belle invitation au voyage en famille. Preuve que celle-ci est encore l’une des raisons d’être de l’automobile.

La technique :
Quatre cylindres en ligne. 1461 cm3. injection Diesel par système Common rail. 80 ch/185 Nm. Boîte mécanique à cinq rapports. Consommation mixte 5 l/100 km. Vitesse maxi : 165 km/h. Jantes en acier et pneus de 15 pouces. ABS + AFU (Assistance au Freinage d’Urgence).

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