Semi-conducteurs : Les constructeurs assurent leurs arrières

Semi-conducteurs : Les constructeurs assurent leurs arrières

Face à la pénurie des chaînes d’approvisionnement

La crise des semi-conducteurs met les constructeurs dans l’embarras. Néanmoins, certains géants de l’industrie assurent leurs arrières contre ces difficultés d’approvisionnement qui frappent le secteur de l’automobile au niveau mondial.

• Stellantis mise sur quatre familles de puces électroniques

Pour parer à la forte demande, les partenariats se multiplient entre les constructeurs et les fabricants de ces précieux composants. Dans cette perspective Stellantis s’est associé au fournisseur de composants électroniques Foxconn pour concevoir et vendre de nouveaux semi-conducteurs flexibles. Cette annonce a été faite récemment par les deux partenaires et a été actée par la signature d’un mémorandum d’entente non contraignant. L’objectif étant de réaliser des semi-conducteurs spécialement conçus pour soutenir Stellantis et ses clients tiers. L’adoption et l’intégration de ces produits se feront d’ici 2024. «Notre transformation Software sera accompagnée par d’excellents partenaires de tous secteurs et expertises», a souligné Carlos Tavares, CEO de Stellantis, à cette occasion ajoutant qu’avec Foxconn, l’objectif est de mettre en place «quatre familles de puces qui couvriront plus de 80% de nos besoins en semi-conducteurs, en modernisant nos composants, en contribuant ainsi à diminuer la complexité et simplifier la supply chain. Cela renforcera également notre capacité à innover plus rapidement et à proposer des produits et des services à un rythme soutenu».
• Ford veut des voitures encore plus connectées et automatisées
Une autre collaboration stratégique annoncée pour surmonter la pénurie de ces composants électroniques concerne GlobalFoundries et Ford Motor Company. Les deux géants ont signé un accord afin de stimuler l’approvisionnement en puces pour Ford et l’industrie automobile américaine. Ce partenariat vise à créer un approvisionnement supplémentaire en semi-conducteurs pour la gamme actuelle de véhicules de Ford et pour la recherche et le développement conjoints. Il s’agit de répondre à la demande croissante de puces riches en fonctionnalités pour soutenir l’industrie automobile. Selon le constructeur américain, cette démarche concerne des solutions de semi-conducteurs pour l’ADAS, les systèmes de gestion de la batterie et les réseaux embarqués dans les véhicules pour un «avenir automatisé, connecté et électrifié». Les deux partenaires vont aussi explorer les possibilités de fabrication de semi-conducteurs pour soutenir l’industrie automobile. Pour Jim Farley, président et PDG de Ford, «il est essentiel que nous créions de nouveaux modes de collaboration avec les fournisseurs pour donner à Ford une plus grande indépendance dans la fourniture des technologies et des fonctionnalités que nos utilisateurs apprécieront le plus à l’avenir. Cet accord n’est qu’un début, et un élément clé de notre plan d’intégration verticale des technologies et des capacités clés qui distingueront Ford dans le futur».

• Impact sur le secteur : Un manque de près de 8 millions de véhicules en 2021

Sur fond de crise des composants électroniques, le marché automobile au Maroc n’a pas été épargné par cette conjoncture. Les délais de livraison s’allongent en attendant de nouvelles livraisons. «Face à ces nouveaux délais de livraison, nous déployons nos meilleurs efforts afin de garantir un véhicule pour chaque client et ce dans la plus grande transparence et traçabilité. Encore faut-il réserver le véhicule afin de permettre un suivi étroit du FIFO», explique la Centrale automobile chérifienne (CAC). Présents dans les appareils électroniques, les tableaux de bord des véhicules, les smartphones et consoles de jeux… la rupture de ces composants est accompagnée d’une forte demande mondiale après des mois de pandémie. Il faut dire que cette crise qui touche l’ensemble des constructeurs met des usines entièrement au ralenti. Près de 7,7 millions de véhicules ne seront pas fabriqués cette année dans le monde, à en croire les dernières estimations. Sans parler du fait que cette pénurie pourrait finalement coûter 210 milliards de dollars à l’industrie automobile en 2021. Le Maroc a toutes ses chances pour investir dans des projets de fabrication de ces puces bien que cela demande un niveau de technicité élevé. Les unités de production et les centres de R&D auront tout à gagner en collaborant dans ce secteur et suivre les tendances du marché.

 

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