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Sauvagement violentée, elle finit par commettre l’irréparable

A chaque fois qu’il est dans un état d’ivresse avancée, ce marchand ambulant maltraitait sauvagement sa femme et ses deux enfants, encore mineurs, jusqu’à la dernière fois lorsqu’il a tenté d’obliger sa femme à coucher avec lui. Elle a fini par le tuer.

 

Elle n’avait jamais eu l’intention de mettre fin aux jours de son époux. C’est du moins ce que cette mère de famille, âgée de trente et un ans, venait de déclarer devant les trois magistrats de la Chambre criminelle près la Cour d’Appel de Casablanca. Mère de deux enfants, elle a enduré le calvaire en subissant toutes sortes de violence que personne ne pouvait jamais imaginer, a-t-elle précisé à la Cour. En fondant en larmes, elle a ajouté que ses deux enfants subissaient également le même sort qu’elle, tout en affirmant qu’ils souffriront de son absence. Âgés respectivement de douze et neuf ans, ils se tenaient avec l’assistance juste à côté de leur grand-mère. A un moment donné, le président de la Cour leur a permis de s’approcher de leur mère qui se tenait au box des accusés pour les embrasser. Un moment qui a touché toute l’assistance. Et les deux enfants qui trainaient derrière leur grand-mère sont retournés à leurs places. En effet, pour un moment de colère, ils sont devenus orphelins du père qui a été enterré et de leur mère qui risque une lourde peine. Marchand ambulant de son état, leur père était âgé de quarante-deux ans lorsqu’il a rendu l’âme. Il subvenait aux besoins de son foyer conjugal, a affirmé la mise en cause devant la Cour tout en lui reprochant sa violence. Pour un oui ou un non, il n’hésitait pas à la maltraitait sauvagement. Une maltraitance physique qui lui a coûté, il y a quatre ans, deux fractures au niveau de sa jambe gauche et son bras droit, a-t-elle expliqué à la Cour. Il lui cognait la tête contre le mur au point qu’elle saignait.

« A chaque fois qu’il rentrait à la maison dans un état d’ivresse avancée, il ne cessait pas de me menacer de meurtre », a-t-elle ajouté à la Cour.

Le jour «J», elle était chez elle, entourée de ses deux enfants. Ils regardaient la télévision lorsque le père de cette famille venait de rentrer alors qu’il était, comme à l’accoutumée, dans un état d’ébriété avancée. Au lieu d’embrasser ses deux enfants, il a giflé l’aîné tout en lui demandant d’aller se coucher. Le benjamin l’a suivi pour ne pas être giflé également par son père qui a demandé à son épouse de se dévêtir. Elle s’est abstenue puisque leurs enfants n’ont pas encore plongé dans un profond sommeil. Dès lors, il a perdu le contrôle de ses nerfs pour la gifler. Hors d’elle, elle est entrée à la cuisine pour saisir un couteau. Il a suivi ses pas pour continuer à lui demander de lui céder. En réponse, elle lui demandait de se calmer en attendant que leurs enfants dorment. Mais en vain. En se jetant sur elle pour la maltraiter, elle lui a asséné deux coups de couteau. Il a poussé un cri strident avant de tomber par terre. Ne savant quoi faire, elle a téléphoné à son frère qui l’a rejointe pour alerter la police.

Verdict : Jugée coupable pour coups et blessures ayant entrainé la mort sans l’intention de la donner, cette mère de famille a écopé de huit ans de réclusion criminelle après avoir bénéficié des circonstances atténuantes.

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