Culture – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Wed, 21 Oct 2020 21:45:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.1 Soutien des artistes : Othman El Ferdaous se défend au Parlement https://aujourdhui.ma/culture/soutien-des-artistes-othman-el-ferdaous-se-defend-au-parlement https://aujourdhui.ma/culture/soutien-des-artistes-othman-el-ferdaous-se-defend-au-parlement#respond Wed, 21 Oct 2020 21:15:40 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358569

Après le tollé suscité par la démarche «Le soutien était destiné aux projets et non aux artistes». Ainsi s’explique, mercredi dans la Chambre des représentants, Othman El Ferdaous lors de la réunion du comité de l’éducation, la culture et la communication. Un événement dédié au soutien qui a suscité un tollé dans le rang d’artistes, ...]]>

Après le tollé suscité par la démarche

«Le soutien était destiné aux projets et non aux artistes». Ainsi s’explique, mercredi dans la Chambre des représentants, Othman El Ferdaous lors de la réunion du comité de l’éducation, la culture et la communication. Un événement dédié au soutien qui a suscité un tollé dans le rang d’artistes, de citoyens et de l’opinion publique, notamment en ces temps de crise liée à la Covid-19.

Dans ce sens, le ministre de la culture, de la jeunesse et des sports ne manque pas de faire des aveux. «Je reconnais qu’il y a eu une erreur de communication. Dans ce contexte, je devais même tenir une conférence de presse», avance-t-il. Il ne manque également pas de confirmer sa «responsabilité politique». Quand bien même, le responsable gouvernemental n’hésite pas à étayer ses arguments.

10 à 15 bénéficiaires dans le même projet

Pour commencer, le ministre ressort «la liste des bénéficiaires publiée avec des noms et des montants». «D’autant plus que dans un projet, il y a une dizaine voire une quinzaine de bénéficiaires y compris des techniciens. Il est donc normal que le citoyen fasse une confusion», détaille M. El Ferdaous qui rappelle également son passage mardi devant la Chambre des conseillers à propos du même sujet. Devant la commission relevant de celle des représentants, le responsable se voulait plus minutieux. A cet effet, il évoque également les critères d’éligibilité au soutien.

La qualité conjuguée au volet social

Comme il l’explicite, ces critères figurent dans «le cahier des charges de juin 2020». Celui-ci prévoit qu’il faut être marocain ou porteur de la nationalité marocaine. «Le cahier des charges met aussi l’accent notamment sur la qualité», cite-t-il en rappelant que le soutien a déjà été alloué depuis environ deux années. «Il faut un équilibre entre la qualité et l’accompagnement du volet social des artistes», enchaîne-t-il en faisant allusion à une politique de son département. Par l’occasion, le numéro un de la culture rappelle que ce sont trois commissions indépendantes qui étudient les critères et projets. Après quoi, des contrats sont établis pour débloquer la 1ère tranche du soutien. «En fait, c’est un soutien à l’investissement culturel», clarifie-t-il entre-temps en poursuivant ses explications. Une fois leurs projets réalisés, les porteurs en prouvent au ministère l’exécution pour recevoir la 2ème tranche. «Encore une fois, les commissions se réunissent à cet effet. En 30 jours, les artistes qui ne bénéficient pas de soutien peuvent soumettre leurs doléances», ajoute-t-il en dénombrant d’autres critères. Il s’agit notamment de la pertinence en innovation, du professionnalisme, de la contribution en production et du rayonnement culturel. Le tout en révélant les motifs des subventions.

Les raisons du soutien

A ce propos, le ministre remonte à une étude réalisée par le HCP avant le coronavirus. Celle-ci a révélé que les dépenses culturelles, pour chaque personne, ne dépassent pas 300 à 400 DH par an. «C’est un problème énorme», commente l’intervenant. Entre-temps, il explicite d’autres démarches. «Quand le marché échoue, l’Etat doit intervenir pour soutenir et donner un carnet de commandes. D’autant plus que nous ne sommes pas encore revenus à la situation d’avant le confinement», étaie-t-il en s’appuyant sur les chiffres d’autres structures, notamment ceux de la CGEM qui précise que le chiffre d’affaires de la culture a «reculé de 60% en mars. C’est le 3ème secteur affecté dans le pays et il l’est toujours». «Il faut plus de temps que d’autres secteurs pour que la culture récupère et démarre encore une fois. C’est comme une industrie lourde», qualifie-t-il en rappelant que la haute saison était en été. Mieux encore, il indique un autre souci. «Pour revenir aux salles et galeries, certains consommateurs marocains ont peut-être toujours peur et ont viré vers le digital. Donc c’est une évolution à accompagner pour sortir de la crise», s’exprime-t-il en révélant d’autres arguments. Comme il le rappelle, d’autres secteurs, qui étaient donneurs d’ordre et achetaient des services culturels, sont déjà en crise comme le tourisme et le mécénat culturel grâce auquel les festivals et artistes travaillaient.

«C’est pourquoi il était temps de soutenir les projets culturels», tranche-t-il. Quant aux ressources de ce soutien, elles proviennent du FNAC (Fonds national pour l’action culturelle). Celles-ci se sont, selon ses dires, «arrêtées en mars à 33 millions DH puisque les sites de patrimoine, qui alimentaient ce fonds, ont fermé». «Ce soutien pouvait bien être annulé en avril. Mais j’apprécie l’art et la culture ; c’est pourquoi je me suis adressé au ministère de l’économie et des finances qui nous a donné un budget au FNAC. C’est pour cela que le soutien est exceptionnel puisqu’il n’est pas de ce Fonds mais du budget de l’Etat», explique-t-il. Cela étant, il rappelle que normalement le soutien est donné deux fois par an. «Cette année il a été octroyé une fois. Et le montant a augmenté de 30%. Aussi le nombre de bénéficiaires a été revu à la hausse en ciblant les porteurs de la carte d’artiste, qui n’ont pas de protection sociale et qui sont plus de 6.000», énumère-t-il en répartissant le total du montant du soutien. Ainsi, les 38 millions DH ont été partagés entre le théâtre (20 MDH), la musique (14 MDH) et les arts plastiques (3 MDH) outre un million DH pour la Fondation nationale des musées. «J’aurais aimé avoir plus pour soutenir les artistes. Peut-être que l’an prochain, le montant total sera de 40 MDH», projette-t-il.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/soutien-des-artistes-othman-el-ferdaous-se-defend-au-parlement/feed 0
L’épopée d’Abdelkrim Khattabi utile à toute époque https://aujourdhui.ma/culture/livre/lepopee-dabdelkrim-khattabi-utile-a-toute-epoque https://aujourdhui.ma/culture/livre/lepopee-dabdelkrim-khattabi-utile-a-toute-epoque#respond Wed, 21 Oct 2020 13:20:33 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358519

La 3ème édition du livre de Zakya Daoud est publiée par La Croisée des Chemins Le livre «Abdelkrim Khattabi, une épopée d’or et de sang» de l’auteure Zakya Daoud est à sa troisième édition. Publiée par La Croisée des Chemins, cette biographie retrace, selon cette maison d’édition, le parcours de «cette figure historique, et toujours ...]]>

La 3ème édition du livre de Zakya Daoud est publiée par La Croisée des Chemins

Le livre «Abdelkrim Khattabi, une épopée d’or et de sang» de l’auteure Zakya Daoud est à sa troisième édition. Publiée par La Croisée des Chemins, cette biographie retrace, selon cette maison d’édition, le parcours de «cette figure historique, et toujours passionnante, tout en la replaçant dans son époque et dans son milieu». En détail, le livre remonte jusqu’à l’année 1921. Une date lors de laquelle le «surprenant stratège», Abdelkrim, entame, au cœur des montagnes du Rif, à seulement dix-sept kilomètres des côtés ibériques, «une extraordinaire épopée».

Plongée dans les faits historiques
«À la tête d’une troupe de paysans pauvres, il défait une imposante armée espagnole et construit, en terre d’islam, un État moderne et révolutionnaire pour son temps», raconte la publication. Ainsi, l’émir rifain va, pendant cinq ans, de 1921 à 1926, « mettre en péril l’ordre colonial alors à son apogée». Mieux encore, son action aura un retentissement mondial et sera même saluée par des leaders internationaux. En tout, ce livre retrace cette épopée que l’éditeur qualifie d’impressionnante, complexe, controversée et paradoxalement ignorée durant des décennies.

La démarche de l’auteure
«Alors que les acteurs de cette histoire, emportés par le tumulte d’événements exceptionnels, paraissent tout droit échappés d’un roman d’aventures incroyables, Zakya Daoud s’est attachée à la relation de faits exacts, recoupés par des sources avérées, méticuleusement vérifiées», précise l’éditeur. Par l’occasion, La Croisée des Chemins ne manque pas de devoir une fière chandelle à l’écrivaine pour avoir donné «vie avec tant de passion à cet épisode de l’histoire marocaine, d’une paradoxale actualité mondiale». De son côté, l’auteure s’exprime sur son ressenti à l’égard de son ouvrage. «Voilà donc cette histoire, aussi actuelle que passionnante. J’espère que le lecteur prendra autant de plaisir à la lire que j’en ai eu, finalement et malgré tout, à l’écrire», exalte-t-elle dans l’introduction intitulée «L’homme qui chevaucha les nuages».

Extrait du livre
«Abdelkrim et ses compagnons traversent quelques années du début du siècle comme des météores. Puis, c’est la chape de plomb du silence et de l’oubli. Le pourquoi est à rechercher dans cette histoire passionnante et controversée – qui a fait couler à l’époque, et depuis, des flots d’encre – pleine du bruit et de la fureur de la guerre et des rivalités des puissances et qui, à un court moment, a réduit le hiatus entre le nord et le sud de la Méditerranée. Il est à rechercher dans les réactions en chaîne que l’épopée de Abdelkrim a provoquée, comme les cercles concentriques d’une pierre jetée dans l’eau, au Maroc, en Espagne, en France ; cercles qui vont s’étendre jusqu’aux années soixante et bien au-delà. Aujourd’hui, en effet, sans filiation politique directe établie, avec même le refus acharné de cette filiation, qui est en soi aussi étonnant que l’histoire de Abdelkrim lui-même, sa trace perdure, son étoile continue à briller et pas seulement dans les montagnes du Rif. Il est devenu un mythe et un tabou, ce qui est en définitive la même chose», écrit-elle dans l’introduction.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/livre/lepopee-dabdelkrim-khattabi-utile-a-toute-epoque/feed 0
Cheb Kader lance «Liyem» https://aujourdhui.ma/culture/cheb-kader-lance-liyem https://aujourdhui.ma/culture/cheb-kader-lance-liyem#respond Wed, 21 Oct 2020 11:22:17 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358525

Le chanteur marocain, Cheb Kader, vient de lancer son nouveau single «Liyem». Ce morceau, accompagné de son clip vidéo, se distingue, selon l’artiste, par une «touche nostalgique qui nous rappelle notre enfance, un passé perdu, et qui reflète le déracinement et le chagrin profond que vit celui qui part et s’éloigne de sa patrie, de ...]]>

Le chanteur marocain, Cheb Kader, vient de lancer son nouveau single «Liyem».

Ce morceau, accompagné de son clip vidéo, se distingue, selon l’artiste, par une «touche nostalgique qui nous rappelle notre enfance, un passé perdu, et qui reflète le déracinement et le chagrin profond que vit celui qui part et s’éloigne de sa patrie, de sa famille et de ses amis». Cette chanson rappelle aussi le style de Cheb Kader, né en Algérie, qui fusionne entre le style traditionnel et moderne. C’est l’artiste qui a co-composé cette oeuvre avec Mehdy Ziouch, co-écrit les paroles avec Mohamed Tahiri et Morad Bekkouche pour les arrangements musicaux. Comme le précise le chanteur, ce titre est un hommage à la mémoire des grandes figures du raï ancien Ahmed Wahbi et Blaoui El Houari qui ont bercé son enfance. Outre ce tube, l’artiste, de son vrai nom, Kouider Morabet, en a d’autres comme «Sid El Houari». Il a également des albums à l’instar de «Ma Goutelha Oualou» (Je ne lui ai rien dit), «Génération Raï», «100% Live» et «History». Ce pionnier du raï, qui a même évolué en France, est également issu d’une famille artistique puisque c’est son père qui l’a encouragé à se lancer dans la scène.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/cheb-kader-lance-liyem/feed 0
Le musée Yves Saint Laurent à Marrakech rouvre ses portes dès ce 21 octobre https://aujourdhui.ma/culture/le-musee-yves-saint-laurent-a-marrakech-rouvre-ses-portes-des-ce-21-octobre https://aujourdhui.ma/culture/le-musee-yves-saint-laurent-a-marrakech-rouvre-ses-portes-des-ce-21-octobre#respond Wed, 21 Oct 2020 11:21:00 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358522

Dans le quartier Majorelle à Marrakech, c’est au tour du musée Yves Saint Laurent de rouvrir ses portes dès ce 21 octobre. Une réouverture qui sera, selon la Fondation Jardin Majorelle, avec de nouvelles conditions d’accueil. Tout comme le jardin, le musée sera, comme le précise cette structure, ouvert «du mercredi au dimanche de 9 ...]]>

Dans le quartier Majorelle à Marrakech, c’est au tour du musée Yves Saint Laurent de rouvrir ses portes dès ce 21 octobre.

Une réouverture qui sera, selon la Fondation Jardin Majorelle, avec de nouvelles conditions d’accueil. Tout comme le jardin, le musée sera, comme le précise cette structure, ouvert «du mercredi au dimanche de 9 h à 18h». Quant à l’accueil, il sera «au tarif spécial de 20 dirhams pour les Marocains et les résidents au Maroc, au tarif de 100 dirhams pour les visiteurs internationaux, et gratuitement pour tous les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un adulte». Le tout en limitant le nombre des visiteurs dans les salles d’exposition avec une réservation possible par Internet voire en respectant les mesures de précaution liées à la Covid-19. Pour marquer cette réouverture, la fondation invite, dans la salle dédiée à Yves Saint Laurent, à découvrir «une nouvelle présentation des collections permanentes». «Une cinquantaine de modèles, tous sélectionnés par Pierre Bergé lui-même, a été, à l’occasion de cette 4ème rotation, agencée par Stephan Janson», détaille la même source. Quant à la salle temporaire, elle abritera une exposition consacrée à Bert Flint, fondateur du musée Tiskiwin à Marrakech. Elle regroupe des oeuvres de sa collection personnelle.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/le-musee-yves-saint-laurent-a-marrakech-rouvre-ses-portes-des-ce-21-octobre/feed 0
Programmé sur 2M chaque dernier dimanche du mois : «Continentales» se glisse dans une nouvelle peau https://aujourdhui.ma/culture/programme-sur-2m-chaque-dernier-dimanche-du-mois-continentales-se-glisse-dans-une-nouvelle-peau https://aujourdhui.ma/culture/programme-sur-2m-chaque-dernier-dimanche-du-mois-continentales-se-glisse-dans-une-nouvelle-peau#respond Tue, 20 Oct 2020 14:00:56 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358404

Le magazine d’information de 2M, «Continentales», a désormais une nouvelle périodicité, un nouveau contenu et un nouveau présentateur. «Chaque dernier dimanche du mois, les équipes de Continentales vous raconteront l’actu des populations africaines installées au Maroc et ouvriront une fenêtre sur le vécu de ces populations qui font aujourd’hui partie du tissu social marocain», précise ...]]>

Le magazine d’information de 2M, «Continentales», a désormais une nouvelle périodicité, un nouveau contenu et un nouveau présentateur.

«Chaque dernier dimanche du mois, les équipes de Continentales vous raconteront l’actu des populations africaines installées au Maroc et ouvriront une fenêtre sur le vécu de ces populations qui font aujourd’hui partie du tissu social marocain», précise la chaîne. Selon la même source, l’émission parlera des réussites et des difficultés de ces communautés pour qui le Maroc pouvait parfois n’être qu’une étape de transit mais qui aujourd’hui devient un pays d’accueil. «Présenté par Adil Lutete, journaliste maroco-congolais, ce magazine tout en images fera chaque mois le tour de l’actualité africaine au Maroc autour des valeurs d’accueil, de solidarité et d’ouverture sur l’Autre», ajoute la chaîne. En détail, cette émission, qui est un mensuel de la direction des magazines de l’information, s’étalera sur 52 min. Quant à la rédaction en chef, elle est confiée à Fatiha Layadi. Elle est entourée des journalistes Zineb Agzit, Safia Mjid et Adballa Zelloufi alors que la réalisation est assurée par Abdellatif Talbi. Pour rappel, la premiere diffusion est prévue le 25 octobre à 19h avec un replay sur 2M.ma

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/programme-sur-2m-chaque-dernier-dimanche-du-mois-continentales-se-glisse-dans-une-nouvelle-peau/feed 0
Anass Benzaaboune, quand le talent passe de YouTube au grand écran https://aujourdhui.ma/culture/anass-benzaaboune-quand-le-talent-passe-de-youtube-au-grand-ecran https://aujourdhui.ma/culture/anass-benzaaboune-quand-le-talent-passe-de-youtube-au-grand-ecran#respond Tue, 20 Oct 2020 13:30:59 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358401

Il vient d’interpréter un rôle dans un nouveau long-métrage et a d’autres projets Passionné pour le théâtre et le cinéma, le jeune artiste marocain Anass Benzaaboune eut l’idée de commencer sa carrière en partageant ses œuvres sur YouTube. Aussi, une amitié est à l’origine de son intégration à l’univers de l’art et des planches en ...]]>

Il vient d’interpréter un rôle dans un nouveau long-métrage et a d’autres projets

Passionné pour le théâtre et le cinéma, le jeune artiste marocain Anass Benzaaboune eut l’idée de commencer sa carrière en partageant ses œuvres sur YouTube. Aussi, une amitié est à l’origine de son intégration à l’univers de l’art et des planches en lui soufflant l’idée de rejoindre un club de théâtre. «Au début, j’étais assez réticent à l’idée. Après je me suis lancé», raconte-t-il en s’exprimant sur son penchant pour l’humour depuis sa tendre enfance. Une démarche qui lui a valu la participation au festival du rire à Rabat. «J’ai atteint la finale. Et c’était une première expérience», indique le comédien qui s’est, dès lors, mis à participer à des pièces de théâtre avec des associations œuvrant dans les planches.

Pour l’heure, il vient d’interpréter un rôle dans le nouveau long-métrage «El Kenz» (Le trésor) de son réalisateur marocain Omar Ghoufrane. Il s’y produit aux côtés des artistes Tarek Boukhari et Soukaïna Darabil. Et ce n’est pas tout. «Je viens de travailler sur un court-métrage de deux saisons et sur une pièce de théâtre intitulée «Waraqa baidae» (Feuille blanche). Aussi, je participerai au film «Tunaruz, baghlat le9bour» (La mule des tombes) de Hamid Boughalem», annonce Anass Benzaaboune qui ne manque pas de remonter le temps. En fait, cet artiste originaire de Kénitra et âgé de 23 ans est issu d’une famille d’artistes. Son père et ses oncles ayant été des comédiens amateurs. «Après une enfance pleine d’humour et de penchants pour la personnification, j’ai déménagé à Sala Al Jadida où il y a plein d’artistes», enchaîne l’acteur.

Dans ce sens, il cite les artistes Abdelhaq Belmjahed, Mohamed Ferkani et Soufiane Mesaoudi qui sont lauréats de l’Isadac. «A l’époque, je ne les connaissais pas», se remémore-t-il. Le jeune artiste, qui évoque constamment sa passion pour le théâtre, a toujours de beaux souvenirs de l’enfance. «Chaque dimanche, je partais au centre culturel de Sala Al Jadida, fréquenté également par des artistes. J’y assistais à des pièces de théâtre pour enfants. Lors des spectacles, j’essayais de vivre les scènes jouées sur les planches.

Ainsi, je nourrissais l’espoir de devenir dramaturge pour être connu dans ma ville», avance l’artiste qui dit ne pas avoir eu l’idée de fréquenter un club de théâtre ou une association ou encore une maison de jeunesse. «J’étais très timide. Je n’osais pas m’adresser aux gens bien que je souhaitais rencontrer des artistes», confie-t-il. Un tempérament qu’il a vaincu en 2017 en se lançant sur la Toile pour «essayer de créer un buzz». Le coup de pouce de son ami ayant été un plus. Ainsi, la vie artistique a souri à Anass.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/anass-benzaaboune-quand-le-talent-passe-de-youtube-au-grand-ecran/feed 0
Naïma Ilyass : «Nous travaillons durement avec ce malheureux coronavirus» https://aujourdhui.ma/culture/naima-ilyass-nous-travaillons-durement-avec-ce-malheureux-coronavirus https://aujourdhui.ma/culture/naima-ilyass-nous-travaillons-durement-avec-ce-malheureux-coronavirus#respond Sun, 18 Oct 2020 21:33:36 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358572

Entretien avec Naïma Ilyass, actrice marocaine Dans cet entretien, l’éminente actrice, Naïma Ilyass, s’exprime sur la situation difficile des artistes en temps de corona. Elle dévoile par l’occasion ses nouveautés et révèle sa démarche artistique. Elle donne également son avis sur le soutien octroyé récemment aux artistes. ALM : Vous êtes une artiste fort appréciée ...]]>

Entretien avec Naïma Ilyass, actrice marocaine

Dans cet entretien, l’éminente actrice, Naïma Ilyass, s’exprime sur la situation difficile des artistes en temps de corona. Elle dévoile par l’occasion ses nouveautés et révèle sa démarche artistique. Elle donne également son avis sur le soutien octroyé récemment aux artistes.

ALM : Vous êtes une artiste fort appréciée par le public qui aimerait indéniablement avoir idée de vos nouveautés. Pourriez-vous nous en parler?

Naïma Ilyass : A vrai dire, nous travaillons durement avec ce malheureux coronavirus et le confinement qu’il a imposé. Quand bien même, j’ai tourné dans le téléfilm «Attahaddi» (Le défi) avec la réalisatrice Fatima El Jabiâ et le producteur Mustapha El Khyat. Je viens aussi de terminer le tournage du téléfilm «Zouaj El Haj Ettayeb» (Le mariage d’El Haj Ettayeb) réalisé par Abdellilah Eljaouhary. J’y ai participé aux côtés de Mohamed El Jem, Abdessamad Meftah El Khir, Manal Seddiki et beaucoup d’acteurs célèbres.

Il vous arrive tantôt de faire des apparitions, tantôt de vous éclipser. Pourquoi ?

C’est parce que je choisis un peu les projets. Pour l’heure, j’ai une carrière de 50 ans, donc je choisis ce qui me convient et ce n’est pas facile.

Tout comme d’autres artistes chevronnés, vous êtes passée par les planches. Comment le théâtre a-t-il évolué selon vous ?

Avant, ce n’était pas soutenu et c’est le public qui nous encourageait. De même, les salles étaient bondées et le théâtre avait beaucoup de succès. Actuellement, le public a changé avec la mondialisation, les chaînes étrangères et Internet. Il y a aussi le problème de sécurité parce que les gens ont peur de sortir la nuit. C’est malheureux tout ça. Maintenant avec la Covid-19, les choses sont devenues plus difficiles. Tout est arrêté.

Et où en êtes-vous dans vos projets en théâtre ?

J’avais une tournée avec la pièce de théâtre «Al3awda » (Le retour) avec Fatima El Jabiâ, Amal Temmar, Abdelkhalek Fahid, Zhor El Alami et moi-même. Nous devions nous rendre en Belgique, France, Espagne, mais avec le confinement, tout a été arrêté. Donc nous attendons que la situation se débloque.

Qu’en est-il de vos apparitions sur les grands écrans ? On vous voit rarement dans des œuvres cinématographiques…

Pour répondre à votre question, je vais vous donner l’exemple d’un projet qui m’a été récemment soumis par un réalisateur à Bruxelles. Cependant, le scénario ne m’a pas plu parce que le sujet traitait du problème de la migration avec une image que je n’ai pas aimée.

Nous vous avons récemment sollicitée pour un témoignage à propos d’un artiste décédé et vous avez parlé d’oubli. Comment faire en sorte que nos stars ne soient pas oubliées ?

Il ne faut pas être ingrat. Il faut prendre soin des artistes et les appeler pour leur faire plaisir. Il ne faut pas les ignorer. Et c’est malheureux. Nous allons aussi vieillir et être dans la même situation. Ce sont comme des parents. Ils ont une grande expérience dont nous allons tirer profit. Il y a aussi un public qui les connaît et les aime.

Et si l’on parlait un peu des jeunes talents ? Que pensez-vous des artistes de la nouvelle scène ?

Il y a des artistes qui sont bons et présentent bien. Ils ont eu la grande chance de trouver un institut où étudier contrairement à nous qui avons appris tous seuls et de manière autonome.

Parlons un peu de l’actualité. Récemment, le soutien a suscité un tollé chez les artistes. Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, si je ne travaille pas, je ne peux pas vivre, je n’ai pas de source de revenus. Cela fait environ 8 mois que nous n’avons pas travaillé. Pour répondre à votre question, je vais remonter à la création du syndicat des artistes en 1970. J’en étais membre. Puis il y a eu Hassan Nafali, Mohamed Derhem, Naïma Lemcherki et Salah Eddine Benmoussa, Feu Mohamed Essaâri et beaucoup d’autres artistes qui en ont été les piliers. Nous avons milité pour qu’il y ait un soutien, une carte d’artiste, une couverture médicale. Chose qui a été faite et au moins nous avons gagné quelque chose.

Mais dernièrement, il y a eu un soutien que nous pensions «exceptionnel» même si ce n’est pas grand-chose. Nous nous sommes dit que c’était bien pour un début puisque la pièce de théâtre est subventionnée de 140.000 DH à 160.000 DH pour les fins du décor, transport et des spectacles. Mais le soutien débloqué par le ministre, Othmane El Ferdaous, n’est pas «exceptionnel» puisqu’en temps de Corona, des artistes n’ont pas travaillé. Donc il fallait chercher ceux qui n’ont pas de revenu.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/naima-ilyass-nous-travaillons-durement-avec-ce-malheureux-coronavirus/feed 0
«L7sla», un film qui plonge dans le quotidien des jeunes du Hay Mohammadi https://aujourdhui.ma/culture/cinema/l7sla-un-film-qui-plonge-dans-le-quotidien-des-jeunes-du-hay-mohammadi https://aujourdhui.ma/culture/cinema/l7sla-un-film-qui-plonge-dans-le-quotidien-des-jeunes-du-hay-mohammadi#respond Sun, 18 Oct 2020 14:49:10 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358219

Diffusé dimanche soir sur 2M Le film «L7sla» (L’impasse), diffusé dimanche soir sur 2M TV dans la case des «Histoires et des Hommes», est, comme le qualifie la chaîne, «rare et inattendu». Produite par cette chaîne et Ali’n Production, cette œuvre, de 60 min, réalisée par Sonia Terrab, renvoie également à «une des chansons mythiques ...]]>

Diffusé dimanche soir sur 2M

Le film «L7sla» (L’impasse), diffusé dimanche soir sur 2M TV dans la case des «Histoires et des Hommes», est, comme le qualifie la chaîne, «rare et inattendu». Produite par cette chaîne et Ali’n Production, cette œuvre, de 60 min, réalisée par Sonia Terrab, renvoie également à «une des chansons mythiques du groupe Lemchaheb». Une composition d’artistes qui a symbolisé, dans les années 70, l’âge d’or de la musique populaire marocaine et également l’âme de Hay Mohammadi.

Si les anciens se remémorent avec nostalgie et fierté le passé glorieux du Hay, pour les plus jeunes, H&M (Hay Mohammadi comme ils l’appellent), ce quartier, pour elle, «n’est plus qu’une périphérie pauvre de la métropole casablancaise où les âmes s’entassent et les rêves se brisent sur l’autel de la misère». D’où l’intitulé «L’impasse». A propos de la démarche artistique de la réalisatrice, la chaîne indique que son immersion a duré «un an». Elle y a suivi «au quotidien et à différents moments de leur vie Neknouki, Mouad, Achraf, Wawa, Midou, Ayoub et tant d’autres». Elle a également pris «le temps de se faire accepter et donner la parole à ceux qui s’estiment des «sans voix»». Ainsi, elle documente, sans tabous, des vies qui, selon la même source, défilent et où chaque jour ressemble au précédent, encore et encore.

«En cours de route, j’ai découvert que si la nostalgie du passé était encore bien présente au Hay, l’énergie des seventies, les restes de cette créativité, cette effervescence, ont convergé vers un amour différent, celui du foot et en particulier de l’équipe casablancaise du Raja. Une des équipes les plus emblématiques au Maroc (avec sa rivale le Wydad), dite l’équipe du peuple.Si le quartier a vibré auparavant avec la musique de Lemchaheb et de Nass el Ghiwane, aujourd’hui ce sont les paroles des chansons des ultras du Raja qui portent cette jeunesse et la bercent», exalte la réalisatrice.


Entre derb (quartier), foot, drogue, petits deals, chômage, hrig (immigration clandestine) et solidarité, les phénomènes ne manquent pas. Comme le précise 2M TV, des seventies et de Lemchaheb, il ne reste plus que «L7sla». «Mais à regarder de plus près, l’énergie, l’effervescence et la créativité sont intactes», enchaîne la même source. Si le quartier a vibré jadis sous les rythmes groupes mythiques du Hay, aujourd’hui ce sont les paroles des chansons des ultras du Raja qui portent cette jeunesse et la bercent.

Cela étant, «L7sala» est, comme le détaille la chaîne, le portait d’un quartier comme nul autre pareil mais c’est aussi le portrait d’une «jeunesse perdue et incomprise mais qui ne demande qu’à s’exprimer et avoir droit au rêve».

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/cinema/l7sla-un-film-qui-plonge-dans-le-quotidien-des-jeunes-du-hay-mohammadi/feed 0
Abdallah Saaf interroge la pensée de la gauche et sa projection sur le Royaume https://aujourdhui.ma/culture/livre/abdallah-saaf-interroge-la-pensee-de-la-gauche-et-sa-projection-sur-le-royaume https://aujourdhui.ma/culture/livre/abdallah-saaf-interroge-la-pensee-de-la-gauche-et-sa-projection-sur-le-royaume#respond Sat, 17 Oct 2020 14:00:51 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358135

«Écrits marxistes sur le Maroc (1860-1925)» La maison d’édition Croisée des Chemins vient de publier «Écrits marxistes sur le Maroc (1860-1925)», un nouvel ouvrage d’Abdallah Saaf. Il s’agit d’un livre d’actualité puisqu’il interroge la pensée de la gauche et sa projection sur le Royaume. Selon l’éditeur, le présent recueil recèle un intérêt historique certain. Il ...]]>

«Écrits marxistes sur le Maroc (1860-1925)»

La maison d’édition Croisée des Chemins vient de publier «Écrits marxistes sur le Maroc (1860-1925)», un nouvel ouvrage d’Abdallah Saaf. Il s’agit d’un livre d’actualité puisqu’il interroge la pensée de la gauche et sa projection sur le Royaume. Selon l’éditeur, le présent recueil recèle un intérêt historique certain. Il est le troisième international qui présente des textes de Marx et d’Engels, de Rosa Luxemburg. Il s’agit de pages puisées dans le récit national, rapportées à travers des regards autres que ceux émanant de documents et d’archives nationaux, mais aussi de représentations relativement expressives des écrits marxistes à propos des univers extra-européens.

Ces textes présentent aussi un intérêt en ce qu’ils informent sur les perceptions, de la gauche occidentale, projetées sur le Maroc de longue date. L’ouvrage reprend ces écrits des fondateurs du marxisme et de leurs successeurs, les situe, les contextualise, les explicite et les interroge.
Composé de 168 pages, le lecteur découvre au sommaire trois chapitres. On y trouve «Marx, Engels et la guerre hispano-marocaine de 1859-1860», «II. Rosa Luxemburg et la crise marocaine de 1911» et «La IIIe Internationale et la guerre de libération du Rif».

«Ce n’est guère aisé de rechercher parmi les quatre cent quatre-vingt-sept articles de Marx et d’Engels, les études et polémiques de Rosa Luxemburg, les textes de la IIIe Internationale, ce qui concernait le Maroc, de les présenter, de les restituer à leur époque. Il revient à A. Saaf d’avoir su montrer que si certains de ces textes «sont loin de représenter les moments forts de l’analyse marxiste du colonialisme» (p. 30), ils révèlent combien «les fondateurs du marxisme et leurs héritiers furent autant des hommes de leur temps que les porteurs d’un discours universel nouveau» (p. 31), peut-on lire dans l’extrait de la préface de Pierre Salama, professeur agrégé Paris-XIII et directeur du GREITD.

A propos de l’auteur

Abdallah Saaf est professeur de science politique à l’Université Mohammed V, directeur du Centre des études et recherches en sciences sociales et directeur de la revue marocaine des sciences sociales Abhath. Il a été, entre autres, ministre de l’éducation nationale et membre de la Commission pour la révision de la Constitution de 2011.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/livre/abdallah-saaf-interroge-la-pensee-de-la-gauche-et-sa-projection-sur-le-royaume/feed 0
Meryem Zaimi se lance dans la musique et dévoile «Khtiti» https://aujourdhui.ma/culture/musique/meryem-zaimi-se-lance-dans-la-musique-et-devoile-khtiti https://aujourdhui.ma/culture/musique/meryem-zaimi-se-lance-dans-la-musique-et-devoile-khtiti#respond Fri, 16 Oct 2020 11:15:23 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358138

Une nouvelle chanson qu’elle consacre à l’âme de sa sœur La jeune actrice Meryem Zaimi revient avec une nouvelle expérience artistique. Elle se lance dans la musique avec une nouvelle chanson baptisée «Khtiti». Un opus qu’elle dédie à sa sœur décédée tout récemment. «Cette chanson est un morceau de nos cœur. Je l’a consacrée à ...]]>

Une nouvelle chanson qu’elle consacre à l’âme de sa sœur

La jeune actrice Meryem Zaimi revient avec une nouvelle expérience artistique. Elle se lance dans la musique avec une nouvelle chanson baptisée «Khtiti». Un opus qu’elle dédie à sa sœur décédée tout récemment. «Cette chanson est un morceau de nos cœur. Je l’a consacrée à l’âme de ma sœur», exprime-t-elle sur sa page officielle. L’actrice n’a pas manqué de remercier l’ensemble des personne ayant cru à ce projet. «Je remercie toutes les belles âmes qui ont collaboré avec moi, notamment Ilham Loulidi qui m’a aidée à s’initier aux techniques de la voix», dit-elle. Ecrite par Tarick Ribh, composée par Mohamed Khalil Guenich et distribuée par Rachid Mohamed Ali, la chanson sera lancée hier jeudi dans le soir.

Artiste talentueuse, Meryem Zaimi a été choisie par le cinéaste Mohamed Abderahmane Tazi pour jouer le rôle principal dans son nouveau film qu’il prépare sur la vie de Fatema Mernissi. «Je trouve que c’est une excellente comédienne avec beaucoup de talent. De plus, il y a une certaine ressemblance sur le plan physique», avait indiqué le réalisateur à ALM. Professionnel de la scène et comédienne de théâtre hors pair, Meryem Zaimi est lauréate de l’Isadac (Institut supérieur d’arts dramatiques et d’animation culturelle).

Très attachée aussi bien au théâtre qu’au cinéma, elle s’est distinguée dans plusieurs films, notamment «Terminus des anges» de Narjiss El Najar, Mohamed Mouftakir et Hicham Laâsri, «Femmes en miroirs» de Saâd Chraïbi. Ses premières apparitions sur le petit écran étaient grâce au téléfilm de Hakim Nouri «Victimes», puis l’un des épisodes de la série «Yak hna jirane» de Driss Roukh. Elle s’est fait également remarquer dans «Kenza Fi Douar» de Hicham Laasri, «Bnat Lalla Menana» ou «Hadda», pièce écrite et mise en scène par Jaouad Essounani.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/musique/meryem-zaimi-se-lance-dans-la-musique-et-devoile-khtiti/feed 0