Culture – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Mon, 04 Jul 2022 10:40:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Culture – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Marrakech vibre sur des airs traditionnels https://aujourdhui.ma/culture/marrakech-vibre-sur-des-airs-traditionnels https://aujourdhui.ma/culture/marrakech-vibre-sur-des-airs-traditionnels#respond Mon, 04 Jul 2022 16:30:13 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412298

Ouverture du 51ème Festival national des arts populaires Le Festival national des arts populaires (FNAP), dont la 51ème édition s’est ouverte officiellement samedi soir au palais El Badie, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, allie différents patrimoines. Entre troupes issues du Nord, du Sud, de l’Est, et de l’Ouest du Royaume, ...]]>

Ouverture du 51ème Festival national des arts populaires

Le Festival national des arts populaires (FNAP), dont la 51ème édition s’est ouverte officiellement samedi soir au palais El Badie, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, allie différents patrimoines. Entre troupes issues du Nord, du Sud, de l’Est, et de l’Ouest du Royaume, le public de Marrakech, dont celui étranger, a bien trouvé son compte lors du spectacle d’ouverture marqué par la présence du wali de la région de Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, Karim Kassi-Lahlou, aux côtés d’autres responsables.

Trois hommages dont un posthume
Ainsi, le concert, qui a démarré par des acrobaties, a été lancé par une troupe gnaoua dont le maâlem Abdelkébir Merchane Lecheheb, ayant commencé sa carrière à l’âge de dix ans pour s’étaler sur plus d’un demi-siècle qui s’est vu rendre un hommage. Un autre honneur a été fait au président de la troupe El Haouzi, El Hachemi Choukri, qui a démarré sa carrière à 18 ans pour préserver son art populaire qu’est l’art de l’Al Aïta du Haouz avant d’atteindre 79 ans. Quant à l’hommage posthume, il a été rendu à l’un des pionniers de la dekka marrakchia, Abderrezzak Belmkaddem.

700 artistes de tout le Maroc
A cette occasion, Mohamed Knidri, président de l’association Grand Atlas, initiatrice du festival aux côtés du ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication ainsi que leurs différents partenaires, indique: «Nous sommes heureux de vivre cette fête dans le cadre de la 51ème édition du FNAP». «Ce sont plus de 700 artistes de toutes les régions du Maroc. De Tanger à Lagouira et de Safi à l’Oriental», poursuit-il en louant la beauté des arts populaires diversifiés. Le tout en devant une fière chandelle aux sponsors du festival qui se poursuit jusqu’au 5 juillet. La particularité de cette édition étant, tel qu’il l’indiquait vendredi à ALM en prélude au démarrage de la parade qui a sillonné pendant un peu plus d’une heure les grandes artères de la ville pour le grand bonheur des Marrakchis, qu’elle est «venue juste après la pandémie qui a stoppé les activités culturelles pendant deux ans». «Elle vient donc relancer la saison artistique. Nous avons voulu en faire une édition exceptionnelle dans la mesure où nous avons invité 34 troupes qui vont se produire au niveau du palais Badii et une autre vingtaine va animer les grandes zones de la ville et la médina».

Un florilège de rythmes
Après la dekka marrakchia, place aux différents rythmes. Entre Reggada, Tissa de Fès-Meknès, Guedra de Guelmim, Aklal Essif de Darâa-Tafilalet, Houara de Souss, Tiskouine de Marrakech-Safi, Ahouach d’Imintanout, Tisset de Tata, Regba de Drâa-Tafilalet, Aissaoua, Hessada, Ait Bougmaz de Béni Mellal-Khenifra, Aouad Meskina d’Ait Baamrane, Ait Hdiddou de Drâa-Tafilalet, Abidat Rma de Béni Mellal-Khenifra,Ahidouss Tighssline de Béni Mellal-Khenifra, Kalaat Megouna de Drâa-Tafilalet, Ahwach Tafraout de Souss-Massa et Ahwach Ouarzazate de Drâa-Tafilalet, les troupes populaires de toutes ces régions se sont enchaînées l’une après l’autre, pendant environ une heure et demie pour se rassembler toutes à la fin formant ainsi une fresque haute en couleur.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/marrakech-vibre-sur-des-airs-traditionnels/feed 0
Quand les «Hessada» créent tout un art autour de leur métier https://aujourdhui.ma/culture/quand-les-hessada-creent-tout-un-art-autour-de-leur-metier https://aujourdhui.ma/culture/quand-les-hessada-creent-tout-un-art-autour-de-leur-metier#respond Mon, 04 Jul 2022 14:00:52 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412284

Au Festival national des arts populaires de Marrakech Les «Hessada» (moissonneurs) ont tout un art populaire particulier. Surprenant et époustouflant à la fois ! Révélés par le Festival national des arts populaires de Marrakech qui est à sa 51ème édition, ces artistes font preuve de grande créativité. Ils s’inspirent bien de leur métier à cet ...]]>

Au Festival national des arts populaires de Marrakech

Les «Hessada» (moissonneurs) ont tout un art populaire particulier. Surprenant et époustouflant à la fois ! Révélés par le Festival national des arts populaires de Marrakech qui est à sa 51ème édition, ces artistes font preuve de grande créativité. Ils s’inspirent bien de leur métier à cet effet.
A commencer par le matériel utilisé pour la moisson en passant par un aspect vestimentaire dédié à la performance artistique qu’ils offrent sur scène. Rencontré vendredi soir dans l’espace magique du palais Badii, lors d’une répétition générale, un membre de cette troupe en dévoile les dessous.

Célébration de la moisson
Tel que l’explicite sur place l’artiste de la troupe «Al Hassada» issue de Had El Gharbia (village à Tanger), Abdellah El Bouhali, également président de l’association «Al Mounia» des arts populaires, de la culture et le développement, cet art culturel est basé sur la moisson dans les champs. «C’est là où la nourriture est préparée. Quand la récolte est prête, il y a une solidarité entre les agriculteurs et les moissonneurs. C’est ce qu’on appelle la «Twiza» (Entraide) qui est également célébrée après la moisson. Tout cela est un patrimoine», détaille-t-il en précisant que ce groupe d’artistes participe à ce festival depuis 98 à ce jour. Dans son jeu, la troupe exprime cette «fête» par des symboles. «Nous avons hérité de cette culture bien qu’elle ait disparu. Pour l’heure, nous avons une troupe bien développée et adaptée aux planches», avance-t-il en s’expliquant sur le matériel utilisé même dans la performance artistique.

  • Au-Festival-national-des-arts-populaires-de-Marrakech
  • Au-Festival-national-des-arts-populaires-de-Marrakech-d
  • Au-Festival-national-des-arts-populaires-de-Marrakech-s

Bouquet de moisson, faucille… tout en transe
A l’instar des moissonneurs dans les champs, ces artistes ont recours aux mêmes outils utilisés dans le métier.
Dans ce sens, notre orateur énumère «le bouquet de moisson, la faucille, les couvertures de doigts et de paume pour éviter les blessures aux mains». «Aussi, le tablier c’est pour prémunir notre ventre contre les piqûres d’épine», détaille-t-il en rappelant porter le turban pour exprimer la protection du soleil.

Dans les origines de l’agriculture
Quant à cet art des «Hassada», il ne date pas d’aujourd’hui. «Il remonte à très longtemps. C’est un patrimoine qui a ses origines dans l’agriculture qui est notre raison de vivre depuis la nuit des temps», ajoute M. El Bouhali qui estime que cette agriculture remonte même à la création du premier homme sur terre accompagnée de l’expédition des anges qui ont montré à Adam la manière de semer et récolter voire moissonner. Histoire de s’inspirer d’un verset coranique. Le tout en revenant à la célébration.
Pour l’artiste, ce patrimoine est aussi une occasion de «rencontre entre troupes». Chose qui est parfaitement illustrée lors de cette manifestation. «Entre troupes, nous nous rassemblons pour nous amuser et être solidaires. Après quoi, chacun prend son chemin. C’est ce qui passe également lors de ce festival», s’exprime-t-il.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/quand-les-hessada-creent-tout-un-art-autour-de-leur-metier/feed 0
«Makhelaw Magalou» de Manal Benchlikha cartonne sur YouTube https://aujourdhui.ma/culture/makhelaw-magalou-de-manal-benchlikha-cartonne-sur-youtube https://aujourdhui.ma/culture/makhelaw-magalou-de-manal-benchlikha-cartonne-sur-youtube#respond Mon, 04 Jul 2022 10:26:03 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412277

Il a pu récolter 1,5 million de vues en moins de 48 heures La voix de la pop marocaine Manal Benchlikha ne cesse d’impressionner. Son nouveau clip «Makhelaw Magalou» ou «Ils ont tout dit» enregistre un succès sur les réseaux sociaux. Il a pu d’ailleurs comptabiliser, en moins de 48 heures, près de 1,5 million ...]]>

Il a pu récolter 1,5 million de vues en moins de 48 heures

La voix de la pop marocaine Manal Benchlikha ne cesse d’impressionner. Son nouveau clip «Makhelaw Magalou» ou «Ils ont tout dit» enregistre un succès sur les réseaux sociaux. Il a pu d’ailleurs comptabiliser, en moins de 48 heures, près de 1,5 million de vues sur YouTube. Un clip dansant qui met en valeur le patrimoine traditionnel marocain. Il met en scène un mariage marocain dans la plus pure tradition. En effet, les paroles de la nouvelle chanson sont signées par Manal Nizk, la composition est l’œuvre de Mounir Maarouf.

Quant au clip, il est réalisé par Farid Malki. Alliant talent et parcours académique honorable, la chanteuse Manal est une passionnée de la musique dès son jeune âge. Elle a commencé par apprendre le solfège et la guitare, après que sa mère a découvert son amour pour la musique, une passion qui s’est consolidée encore plus après les cours qu’elle a reçus. Diplômée en audit et contrôle de gestion de l’École nationale du commerce et gestion (ENCG) de Marrakech, cette jeune artiste a fait ses débuts sur YouTube, notamment avec des «covers», c’était un «cover» du titre «Zina» qui a donné de l’éclat au talent de Manal, attirant par sa reprise beaucoup de vues pour sa vidéo.

Et depuis, les succès n’ont cessé de s’enchaîner, son premier single «Denia» chanté en arabe lui a valu le prix de «meilleure artiste féminine d’Afrique du Nord» aux Africa Music Awards de 2015, elle, qui a essayé plusieurs styles différents. Au sourire lumineux et à la voix d’or, l’artiste de pop marocaine compte aujourd’hui à son répertoire des tubes qui cartonnent, avec «Kolchi Ban», «Nah», «Taj», «Slay», «Pas le choix», «Niya», le titre qui a enflammé la Toile, et «Nta». Cette prodige du pop urbain ne cesse de défendre, par le biais de sa musique, les causes de la femme et porte dans plusieurs de ses titres des messages féministes.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/makhelaw-magalou-de-manal-benchlikha-cartonne-sur-youtube/feed 0
Retour gagnant pour Jazzablanca https://aujourdhui.ma/culture/retour-gagnant-pour-jazzablanca https://aujourdhui.ma/culture/retour-gagnant-pour-jazzablanca#respond Mon, 04 Jul 2022 10:10:11 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412271 Bab L’bluz, Mulatu Astatke, Erik Truffaz, Hamid El Kasri, Ibrahim Maâlouf ont envoûté le public

Le 15ème festival Jazzablanca, qui s’est tenu du 1er au 3 juillet, était attendu sur des charbons ardents. En témoigne la grande affluence d’un public plus enthousiaste que jamais. En fait, l’esprit de Jazzablanca lui avait manqué. Outre les concerts, le festival s’est lancé le défi de «revenir plus fort» après deux années d’absence liée à la pandémie, et ce, au grand plaisir des milliers de festivaliers venus découvrir la nouvelle formule de Jazzablanca. Si leur joie était palpable, elle a atteint son apothéose au fil des concerts qui se sont succédé tout au long de la soirée.

Pensé et agencé comme un véritable lieu social, l’espace verdoyant et lumineux qui a accueilli cette première soirée du festival a opéré son charme. Effusion de bonheur, sourires à tout-va, énergie débordante dans tous les recoins d’Anfa Park… L’atmosphère chaleureuse qui a régné tout au long de cette première soirée a confirmé une fois de plus la transformation de Jazzablanca en un espace à part entière. Plus qu’un festival, c’est l’amour de la musique et des autres qui fait l’expérience Jazzablanca. Dans les détails, la Scène 21 a, en ouverture, accueilli le groupe marocain Bab L’bluz. Alors que le soleil brillait encore, le coup d’envoi a été donné pour cette 15ème édition, avec le quatuor Bab L’bluz sur la Scène 21. Menée par la puissante voix de la jeune Yousra Mansour, la formation a envoûté les premiers arrivants du public sur des airs de fusion entre gnaoua, blues, rock, et folklore marocain en présentant son dernier album «Nayda». Sans transition, le brillant Mulatu Astatke a pris le relais pour une merveilleuse performance tout droit venue d’Ethiopie.

Le père du jazz éthiopien a valsé entre le vibraphone et les congas, accompagnant le public vers un sublime coucher de soleil. Nul besoin de paroles : les compositions du musicien et l’énergie de la foule dansante, mêlées à une lumière naturelle de fin de journée ont donné lieu à une performance qui transporte hors du temps. Une fois la nuit tombée, le trompettiste Erik Truffaz a inauguré la scène Casa Anfa par un magnifique solo, avant d’être rejoint sur scène par le maâlem Hamid El Kasri, pour une performance où le mot fusion n’a jamais mieux sonné. Fruit d’une résidence artistique organisée par Jazzablanca, la collaboration entre ces deux artistes a été la définition même d’une symbiose parfaite : le temps d’un concert qui restera dans les annales du festival, la trompette de Truffaz n’a fait qu’un avec le guembri et le timbre intense du maâlem.

Le tout, sous les yeux d’un public ébahi par l’originalité, la justesse et la puissance de cette collaboration. Toujours sur la scène Casa Anfa, le trompettiste Ibrahim Maalouf nous a parlé d’amour. Et pas dans n’importe quelle langue, puisqu’il a présenté à son public des extraits de son dernier album «Capacity to love», dont la sortie est prévue en novembre 2022. Les Jazzablancais ont été parmi les premiers à découvrir cet opus surprenant placé sous le signe de la tolérance, où se combinent des airs de rock, de hip-hop et de pop. Réclamé par le public, Ibrahim Maalouf a également livré une sublime performance de son intemporel morceau «Beyrouth», qui, comme à l’accoutumée, en a ému plus d’un.

Pendant ce temps, sur la Scène BMCI à la place des Nations Unies, le genre gnaoua a été mis à l’honneur. Le maâlem Moktar Gania y a présenté son premier album «Gnawa Soul» face à un large public, avant d’être suivi par Saad Tiouly. D’origine casablancaise, ce jeune musicien passionné se trouvait dans son élément pour présenter ses divers titres, compositions et singles, muni d’un guembri qu’il maîtrise à la perfection.
Déjà, l’ambiance et les artistes de Jazzablanca ont promis encore de nombreuses surprises et émotions pour les soirées du 2 et 3 juillet. Que des ondes positives !

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/retour-gagnant-pour-jazzablanca/feed 0
Mohamed Benmoussa : «Restons fiers de nos artistes marocains et allons les évaluer sur scène !» https://aujourdhui.ma/culture/mohamed-benmoussa-restons-fiers-de-nos-artistes-marocains-et-allons-les-evaluer-sur-scene https://aujourdhui.ma/culture/mohamed-benmoussa-restons-fiers-de-nos-artistes-marocains-et-allons-les-evaluer-sur-scene#respond Fri, 01 Jul 2022 10:56:21 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412165

La venue des réseaux sociaux n’a pas nécessairement aidé le volet culturel et artistique car nous observons que l’évaluation de l’artiste est devenue purement numérique à travers des statistiques qui peuvent être complètement achetées. ALM: Vous organisez ce samedi un spectacle de Tarab Andaloussi avec la participation de l’artiste Nabyla Maan. Veuillez bien nous expliquer ...]]>

La venue des réseaux sociaux n’a pas nécessairement aidé le volet culturel et artistique car nous observons que l’évaluation de l’artiste est devenue purement numérique à travers des statistiques qui peuvent être complètement achetées.

ALM: Vous organisez ce samedi un spectacle de Tarab Andaloussi avec la participation de l’artiste Nabyla Maan. Veuillez bien nous expliquer les raisons de ce choix…
Mohamed Benmoussa : Nabyla Maan est une artiste dans l’âme qui a pu se démarquer par son propre style dont la base est principalement constituée de «tourate». Rappelons-nous la version de Ghzal lfatma qui nous avait tous émerveillés et qui a attiré une grande partie de nos jeunes marocains pour leur transmettre l’amour de notre culture musicale. Sa représentation du Maroc à l’expo de Dubai en chantant avec le célèbre Sami Yusuf a été pour nous une grande fierté car elle a réellement joué le rôle d’un digne ambassadeur artistique. Le 2 juillet elle nous réserve une belle escapade musicale andalouse tout en épousant les couleurs du jazz et les musiques du monde.

Avez-vous déjà programmé d’autres spectacles qui seront animés par d’autres artistes ?
En effet, d’autres évènements auront lieu mais il faut considérer une chose, c’est que nous sommes axés sur l’aspect culturel et aussi pour encourager les artistes qui vont dans cette même direction car notre public est constitué de mélomanes ayant une formidable oreille musicale. Nous déployons tous les efforts pour augmenter la cadence mais nous tenons impérativement à garder le même standard de qualité qui a été initialement démontré dans les précédentes éditions.

Et qu’est-ce qui vous motive à organiser de tels événements bien que vous sembliez être assez jeune ? De tels spectacles sont généralement montés par des personnes avancées en âge…
J’ai toujours su que j’allais finir par organiser des événements musicaux sur scène car pour moi aussi c’est un défi et j’apprends avec chaque artiste et musicien.
Je ne vous cache pas que ma passion et mon amour envers cet art pur me facilitent la tâche. Cela sensibilise aussi les artistes et musiciens à m’accompagner corps et âme pour rendre heureux et faire voyager nos ambassadeurs qui nous font confiance et qui nous supportent avec de belles rétroactions après chaque événement.

Nous avons vu sur Facebook et Instagram d’autres événements que vous avez organisés et qui sont d’ailleurs même réalisés avec beaucoup de professionnalisme. Pourriez-vous nous les rappeler?
En effet la première et la deuxième édition de Tarab Ambassadors ont été une inoubliable expérience avec Dalila Meksoub et notre rossignol Abdellah El Makhtoubi qui avaient émerveillé l’audience avec de si belles voix singulières et qui avaient un grand défi, celui de représenter les 4 couleurs musicales (gharnati, andaloussi, chgouri et tarabi). Je profite de l’occasion pour leur faire part de mon respect et ma grande admiration. D’ailleurs je vous propose de voir le spectacle sur YouTube. La 3ème et la quatrième édition ont été réalisées en co-prod avec bookevent avec haj Said Berrada, Marouane Hajji et Selma Chenouani. L’objectif primaire de cette coproduction était de ramener le public au théâtre et lui faire revivre des moments qu’on commençait à perdre à cause de la pandémie. Les deux éditions avaient connu un énorme succès avec un niveau de spiritualité sans pareil et un public libéré, soulagé et aux anges. C’était notre objectif numéro 1 qui a été réalisé sans aucun doute grâce à la confiance de tous les intervenants directs et indirects.

Un dernier mot peut-être ?
Encourageons nos artistes marocains et notre patrimoine culturel. Réconcilions nos artistes dévoués pour la musique et qui nous offrent de vrais directs sur scène. La venue des réseaux sociaux n’a pas nécessairement aidé le volet culturel et artistique car nous observons que l’évaluation de l’artiste est devenue purement numérique à travers des statistiques qui peuvent être complètement achetées et ce qui est complètement aberrant car entre-temps des artistes dignes de ce nom sont mis de côté.
Nous restons quand même confiants que l’actuel ministère de la culture est en train de rectifier le tir et ramener la culture là où elle se doit d’être. Il ne faut pas oublier que la musique est une partie intégrante de notre culture et forcément quand on parle de culture on parle d’identité. Restons fiers de nos artistes marocains et allons les évaluer sur scène !

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/mohamed-benmoussa-restons-fiers-de-nos-artistes-marocains-et-allons-les-evaluer-sur-scene/feed 0
«Souffle d’Afrique» à la So Art Gallery de Casablanca https://aujourdhui.ma/culture/souffle-dafrique-a-la-so-art-gallery-de-casablanca https://aujourdhui.ma/culture/souffle-dafrique-a-la-so-art-gallery-de-casablanca#respond Thu, 30 Jun 2022 15:23:53 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412064

Elle présente pour la première fois des oeuvres rendues uniques grâce à la technologie NFT Les cimaises de la So Art Gallery accueillent jusqu’au 30 juillet une dizaine d’oeuvres d’artistes africains sous le thème «Souffle d’Afrique». Une exposition collective qui fait référence à toute la poésie et l’énergie du continent africain. «C’est le souffle que ...]]>

Elle présente pour la première fois des oeuvres rendues uniques grâce à la technologie NFT

Les cimaises de la So Art Gallery accueillent jusqu’au 30 juillet une dizaine d’oeuvres d’artistes africains sous le thème «Souffle d’Afrique». Une exposition collective qui fait référence à toute la poésie et l’énergie du continent africain. «C’est le souffle que veut insuffler la galerie So Art, une fois encore, à travers cette exposition. Les artistes y sont certes d’origine africaine, la revendiquant même parfois, mais leurs oeuvres elles, une fois offertes aux regards, s’échappent et s’émancipent. Fortes de leur signification première, elles s’enrichissent des sens qu’elles prennent et des coeurs qu’elles bouleversent. Ce sont en fait plusieurs souffles et non un seul qui témoignent de leur vie», souligne la galerie à propos de cette exposition.

«Souffle d’Afrique» regroupe plusieurs artistes de la scène africaine à l’instar de Medina Dugger, cette artiste basée à Lagos dont l’oeuvre est au service de la mise en valeur de la culture nigériane et principalement la culture capillaire. Pour cette exposition, Medina Dugger, en collaboration avec François Beaurain, présente ses oeuvres sous format vidéo rendues uniques grâce à la technologie NFT. Une première au Maroc. Le public découvre à cet effet plusieurs de ses oeuvres issues de sa série «Chromatin» célébrant l’art de la culture capillaire nigériane.

«Chroma est une série qui célèbre les coiffures traditionnelles nigérianes à travers une vision fantaisiste et contemporaine. Les images sont inspirées par les tendances de coloration de cheveux à Lagos et par le regretté photographe nigérian J.D. ‘OkhaiOjeikere», lit-on dans le catalogue. Les amateurs de l’art peuvent également voir les oeuvres des artistes ivoiriens Pascal Konan et Koffi Mounou désiré. Celui-ci réalise un heureux mariage entre l’impressionnisme et l’art figuratif. Il affirme son propre style en poussant les limites de la peinture avec une touche aussi séduisante qu’imprévisible. C’est que l’artiste a décidé de donner une seconde vie aux téléphones portables usagés.

Alors il utilise les claviers et les écrans pour dessiner des silhouettes humaines, qu’il insère dans des décors urbains réalistes et hauts en couleur. Le public découvre ainsi l’artiste franco- béninoise Leslie Amine, Ngimbi Bakambana, artiste congolais, Raphael Adjetey Mayne, du Ghana et Angelo Dakouo, du Mali. Une fois de plus, l’exposition «Souffle d’Afrique» donne à voir des artistes de multiples horizons et parage leur univers où la plasticité et l’harmonie des couleurs fait place à la poésie de l’Afrique.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/souffle-dafrique-a-la-so-art-gallery-de-casablanca/feed 0
Festival de cinéma «Les Téranga» de Dakar: Le Maroc invité d’honneur https://aujourdhui.ma/culture/festival-de-cinema-les-teranga-de-dakar-le-maroc-invite-dhonneur https://aujourdhui.ma/culture/festival-de-cinema-les-teranga-de-dakar-le-maroc-invite-dhonneur#respond Thu, 30 Jun 2022 11:35:16 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412079

Une délégation de professionnels marocains est attendue à la 3ème édition du Festival de cinéma « Les Téranga », qui se tient du 29 juin au 2 juillet au Grand Théâtre national de Dakar, avec comme pays invité d’honneur le Royaume du Maroc, a-t-on indiqué auprès des organisateurs de cette manifestation cinématographique. Le Royaume du ...]]>

Une délégation de professionnels marocains est attendue à la 3ème édition du Festival de cinéma « Les Téranga », qui se tient du 29 juin au 2 juillet au Grand Théâtre national de Dakar, avec comme pays invité d’honneur le Royaume du Maroc, a-t-on indiqué auprès des organisateurs de cette manifestation cinématographique.

Le Royaume du Maroc a été choisi pays invité d’honneur de cette 3ème édition, en raison des « liens multiséculaires, religieux, économiques et académiques » avec le Sénégal, a dit Fatou Jupiter Touré, fondatrice du festival, réalisatrice et comédienne, lors d’une rencontre avec la presse, lundi à Dakar, dédiée au lancement de cette édition, soulignant qu’il s’agit d’”un choix très évident et très naturel ». Le Maroc et le Sénégal « sont liés par divers accords de partenariat», a ajouté Jupiter Touré, notant que le Royaume compte plus d’une trentaine de festivals de Cinéma, d’où, a-t-elle affirmé, « l’importance d’inviter des professionnels marocains pour l’échange d’expériences avec leurs homologues sénégalais» en la matière. Elle a indiqué que la délégation marocaine comprend notamment des membres de la Chambre marocaine des producteurs de films et du Centre cinématographique marocain (CCM), rappelant à cet égard la visite qu’elle avait effectuée dernièrement au Maroc pour s’entretenir avec les professionnels marocains et du CCM.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/festival-de-cinema-les-teranga-de-dakar-le-maroc-invite-dhonneur/feed 0
«Recueillement nostalgique» de Aziz Lkhattaf, au Movenpick Mansour Eddahbi Marrakech https://aujourdhui.ma/culture/recueillement-nostalgique-de-aziz-lkhattaf-au-movenpick-mansour-eddahbi-marrakech https://aujourdhui.ma/culture/recueillement-nostalgique-de-aziz-lkhattaf-au-movenpick-mansour-eddahbi-marrakech#respond Thu, 30 Jun 2022 11:27:50 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412069

Movenpick Mansour Eddahbi Marrakech abrite jusqu’ au 31 août, «Recueillement nostalgique », une exposition exclusivement consacrée au travail du grand artiste Aziz Lkhattaf. Depuis ses débuts, Aziz Lkhattaf ne cesse d’interroger et de bousculer les codes établis… Au moment de peindre, l’artiste se laisse guider par sa spontanéité en faisant table rase de tout ce ...]]>

Movenpick Mansour Eddahbi Marrakech abrite jusqu’ au 31 août, «Recueillement nostalgique », une exposition exclusivement consacrée au travail du grand artiste Aziz Lkhattaf.

Depuis ses débuts, Aziz Lkhattaf ne cesse d’interroger et de bousculer les codes établis… Au moment de peindre, l’artiste se laisse guider par sa spontanéité en faisant table rase de tout ce qu’il a appris jusqu’alors. Il est, avant tout, à l’affût de la forme et la couleur. Le sujet et les techniques, pour leur part, suivent naturellement”, indiquent D&CO art gallery et Movenpick dans un communiqué. Artiste contemporain, Aziz Lkhattaf possède une grande maîtrise de la technique, en plus d’être affublé d’un langage plastique qui lui est propre.

«Ses oeuvres sont empreintes d’une douceur nostalgique et ne manquent pas, à chaque fois, de nous plonger dans l’univers poétique émanant de son enfance-», souligne le communiqué. Dans un style semi-figuratif, «il peint des silhouettes géométriques sans ombres, qui sont suspendues sur de minuscules pieds et qui semblent toujours invariablement se diriger vers un horizon incertain au sein duquel des jellabas immenses nous immergent dans la nostalgie de l’artiste, la simplicité et l’innocence que ses toiles défendent». L’artiste privilégie des matériaux bruts qui rendent hommage à la terre où il est né.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/recueillement-nostalgique-de-aziz-lkhattaf-au-movenpick-mansour-eddahbi-marrakech/feed 0
Festival «Jazzablanca» : C’est parti pour la 15ème édition https://aujourdhui.ma/culture/festival-jazzablanca-cest-parti-pour-la-15eme-edition https://aujourdhui.ma/culture/festival-jazzablanca-cest-parti-pour-la-15eme-edition#respond Thu, 30 Jun 2022 11:26:34 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=412067

12 concerts seront au rendez-vous Le coup d’envoi de la 15ème édition du Festival international de jazz et de musiques actuelles de Casablanca «Jazzablanca » sera donné ce vendredi 1er juillet 2022 à Anfa Park. Concerts en plein air, ambiance éclectique… ce rendez- vous qui se poursuivra, jusqu’au 30 juillet 2022, promet des moments forts. ...]]>

12 concerts seront au rendez-vous

Le coup d’envoi de la 15ème édition du Festival international de jazz et de musiques actuelles de Casablanca «Jazzablanca » sera donné ce vendredi 1er juillet 2022 à Anfa Park. Concerts en plein air, ambiance éclectique… ce rendez- vous qui se poursuivra, jusqu’au 30 juillet 2022, promet des moments forts. En effet, les artistes conviés à cette 15ème édition se produiront sur deux scènes, à savoir : la scène du Village, rebaptisée Scène 21, en hommage à la piste d’atterrissage de l’ancien aéroport Casa-Anfa, qui était marquée par le chiffre 21 et la scène Casa Anfa qui accueillera chaque soir les têtes d’affiche de cette édition. Lors de cette édition, l’ancien espace Jazz Club devient «Les terrasses de Casa Anfa» promettant une expérience musicale unique, avec une imprenable vue sur la scène Casa Anfa.

Erik Truffaz et Hamid El Kasri ouvrent le bal

Le festival promet une programmation plus intense que jamais. «Elaboré avec passion et toujours dans le but d’offrir une belle expérience «live» aux festivaliers, le programme de Jazzablanca promet d’inoubliables moments de partage.

Outre leur renommée internationale, les artistes conviés cette année feront vibrer les jardins d’Anfa Park à travers leurs talents inouïs de musiciens et d’«instrumentistes», soulignent les organisateurs. Ainsi, le festival offre 12 concerts au total. Le bal sera donné le vendredi 1er juillet par les prodigieux musiciens Erik Truffaz et le Maâlem Hamid El Kasri. Ces artistes seront regroupés sur scène pour la première fois. Leur concert, résultant d’une résidence artistique organisée par Jazzablanca, promet une fusion inédite. La scène Casa Anfa accueillera ensuite le trompettiste et compositeur Ibrahim Maalouf. L’artiste entame une tournée internationale qui marque son retour après une longue absence des scènes. Les Jazzablancais feront partie des privilégiés qui auront l’occasion de découvrir en avant-première son nouvel opus «Capacity To Love», dont la sortie officielle est prévue pour septembre 2022.

Le samedi 2 juillet, c’est Gilberto Gil, sommité de la fusion du jazz et de la musique latine, qui viendra égayer la soirée avec un répertoire faisant partie de la vie et de l’histoire du Brésil. Le même soir, le public aura rendez- vous avec le compositeur, guitariste et chanteur israélien Asaf Avidan qui se produira pour la première fois au Maroc. Connu par un timbre aigu singulier, ce bluesman folkeux a 7 albums à son actif et une dizaine de tournées internationales. Il conquit le public avec ses balades à la guitare comme au piano. Pour son concert à Jazzablanca, l’artiste présentera son dernier opus “Anagnorisis ».

Dimanche 3 juillet, un vent de fraîcheur soufflera sur Anfa Park avec le retour de Oum. Figure incontournable de la scène marocaine, cette artiste présentera pour la première fois au Maroc son album «Daba». Avec des titres comme «Temma», «Mezzinellil» et «Sadak», cet opus est un hymne puissant à l’humanisme, au féminisme et à la spiritualité que prône cette artiste accomplie. Le concert de clôture de Jazzablanca promet d’être mémorable avec la star internationale Ben Harper et son groupe The Innocent Criminals. Guitariste hors pair, le chanteur américain célèbre ses vingt-huit ans de carrière. Avec 4 Grammy Awards à son actif, l’artiste revient avec The Innocent Criminals pour offrir un concert festif dans une énergie joyeuse.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/festival-jazzablanca-cest-parti-pour-la-15eme-edition/feed 0
FIFM : Cinéastes, à vos films ! https://aujourdhui.ma/culture/cinema/fifm-cineastes-a-vos-films https://aujourdhui.ma/culture/cinema/fifm-cineastes-a-vos-films#respond Wed, 29 Jun 2022 13:02:11 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=411969

Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM), prévu cette année du 11 au 19 novembre 2022, ouvre l’appel à films de sa 19ème édition. La Fondation vient d’annoncer via un communiqué un appel à candidatures pour participer à la sélection officielle et les conditions de participation à cet appel dont la clôture est prévue ...]]>

Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM), prévu cette année du 11 au 19 novembre 2022, ouvre l’appel à films de sa 19ème édition. La Fondation vient d’annoncer via un communiqué un appel à candidatures pour participer à la sélection officielle et les conditions de participation à cet appel dont la clôture est prévue le 29 juillet 2022. «Afin de pouvoir participer à la sélection officielle de la 19ème édition du FIFM, les films devront avoir été achevés dans les douze mois précédant le Festival (entre novembre 2021 et novembre 2022)», précise le communiqué de la Fondation. Et d’expliquer que le Festival considère «les longs métrages (fiction, documentaires, animation et films expérimentaux) de plus de 65 minutes mais ne présente pas de courts métrages. La compétition est réservée exclusivement aux premiers et deuxièmes films internationaux, présentés en première MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Les autres sections non compétitives sont ouvertes aux films internationaux de cinéastes débutants ou confirmés, présentés en première marocaine».

La fondation rassure en effet que le Festival ne demande pas de frais d’inscription. «Tous les films doivent être soumis via un lien en streaming.
Tous les films dont la langue parlée n’est pas l’anglais ou le français doivent être proposés avec des sous-titres anglais ou français. Merci de lire le règlement et de remplir le formulaire d’inscription en ligne». Les films retenus, note la même source, seront présentés à Marrakech au format DCP dans leur version originale sous-titrée en anglais, français ou arabe (selon la section du Festival). Et d’ajouter que «le sous-titrage anglais ou français est à la charge des participants».

La Fondation souligne par ailleurs que le FIFM a pour but de révéler de nouveaux talents en présentant des œuvres inédites de qualité qui font évoluer l’art cinématographique, de développer l’intérêt du public marocain pour un cinéma original venu du monde entier et d’aider à la diffusion et la promotion de films novateurs sur le marché cinématographique mondial.
Le FIFM, ajoute la fondation, a pour objectif de célébrer le cinéma du passé, du présent et du futur, à travers des hommages à de grandes figures du cinéma, de fournir un cadre agréable et convivial pour des échanges fructueux entre professionnels marocains et étrangers.

]]>
https://aujourdhui.ma/culture/cinema/fifm-cineastes-a-vos-films/feed 0