Culture – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Mon, 26 Oct 2020 11:18:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.1 «Hawak», un mélange d’airs sahraouis et amazighs exaltés par Simo Babara https://aujourdhui.ma/culture/hawak-un-melange-dairs-sahraouis-et-amazighs-exaltes-par-simo-babara https://aujourdhui.ma/culture/hawak-un-melange-dairs-sahraouis-et-amazighs-exaltes-par-simo-babara#respond Mon, 26 Oct 2020 15:00:23 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358922

Simo Babara. Voilà un artiste dont le nom résonne comme une parole du style gnaoua. Une musique que ce chanteur marocain met à l’honneur outre celle hassanie et malienne dans son tout nouveau et premier opus intitulé «Hawak» (Ta passion). Un single qui, selon cet interprète, se veut un «voyage au cœur du désert haut ...]]>

Simo Babara. Voilà un artiste dont le nom résonne comme une parole du style gnaoua. Une musique que ce chanteur marocain met à l’honneur outre celle hassanie et malienne dans son tout nouveau et premier opus intitulé «Hawak» (Ta passion). Un single qui, selon cet interprète, se veut un «voyage au cœur du désert haut en notes et en couleurs». «Un morceau aussi doux qu’entraînant mené par une voix à la fois puissante et délicate», exalte-t-il. Et ce n’est pas tout. «Cette chanson représente pour moi un retour à mes racines sahraouies et amazighes, une façon pour moi de célébrer la beauté de nos terres, de rendre hommage à ma culture ainsi qu’au patrimoine musical africain», confie le chanteur.

En détail, le titre «Hawak» raconte, selon l’artiste, l’histoire d’un jeune homme qui pose ses valises pour la première fois au sud du Maroc et qui sera conquis par le calme et la beauté des lieux. Durant son séjour, il fera la rencontre d’une très belle femme qui disparaîtra aussitôt. Fasciné par son charme, il part à sa recherche entre les dunes et les villages du désert et nous embarque avec lui dans un voyage des plus envoûtants.

Au-delà de ce lancement, le morceau, écrit et composé par Babara lui-même, est extrait du premier album de l’artiste intitulé «Tamghra-beat». Comme il le précise, il s’agit d’un savant jeu de mots qui fait référence à notre «tamghrabit» (marocanité) et la célèbre dans toute sa diversité. Produit par l’Uzine, l’album comporte huit chansons, fruit de nombreuses collaborations, de résidences artistiques, de voyages dans les quatre coins du globe et de rencontres riches en apprentissages. Déjà, Simo Babara, également musicien multi-instrumentiste, avait sillonné le monde et collaboré avec plusieurs artistes pendant plus de quatorze ans avant de se lancer en chant. Né à Casablanca, il puise ses influences dans son fief d’origine, Errachidia, dans le sud du Maroc. Des influences sahraouies et amazighes qu’il a puisées dans une grande famille de mélomanes. Son père ayant été guitariste et ses grands oncles, des percussionnistes. Dès ses débuts dans la musique, cet artiste, autodidacte à ses débuts et ayant acquis un style et une empreinte musicale, se met à jouer du balafon, du guembri et de la guitare.

Quant à la production L’Uzine de la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi, en soutenant ce chanteur, elle met en avant, comme elle le précise, sa profonde conviction en une culture vecteur d’inclusion et de cohésion sociales à travers un projet musical basé sur la fusion des styles et des univers artistiques aussi bien marocains qu’internationaux.

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Commémoration du 40e jour du décès d’Ahmed El Azzouzi https://aujourdhui.ma/culture/commemoration-du-40e-jour-du-deces-dahmed-el-azzouzi https://aujourdhui.ma/culture/commemoration-du-40e-jour-du-deces-dahmed-el-azzouzi#respond Sun, 25 Oct 2020 09:30:23 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358742

Le festival Beni Ammar Zerhoun (Festibaz) et les associations Ardi et Iklaa commémorent le 30 octobre le 40e jour de la disparition d’Ahmed El Azzouzi, alias Mahmoud, conteur, comédien et parolier. Cet événement, qui se tiendra en ligne, sera organisé, selon les initiateurs, «en reconnaissance de son militantisme et sa participation associative et artistique dans ...]]>

Le festival Beni Ammar Zerhoun (Festibaz) et les associations Ardi et Iklaa commémorent le 30 octobre le 40e jour de la disparition d’Ahmed El Azzouzi, alias Mahmoud, conteur, comédien et parolier.

Cet événement, qui se tiendra en ligne, sera organisé, selon les initiateurs, «en reconnaissance de son militantisme et sa participation associative et artistique dans les différentes sessions de Festibaz». Selon la même source, cette rencontre aura lieu avec la participation d’acteurs associatifs et d’artistes.

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Quand la lecture devient acte de résistance https://aujourdhui.ma/culture/livre/quand-la-lecture-devient-acte-de-resistance https://aujourdhui.ma/culture/livre/quand-la-lecture-devient-acte-de-resistance#respond Sat, 24 Oct 2020 08:30:21 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358748

Du 6 novembre au 20 décembre, plusieurs acteurs de la chaîne du livre lanceront, avec le soutien du ministère de la culture, Sochepress et d’autres partenaires médias, la belle opération «La lecture, acte de résistance». L’objectif étant de «promouvoir la lecture auprès du plus grand nombre de Marocaines et de Marocains, dans toutes les régions ...]]>

Du 6 novembre au 20 décembre, plusieurs acteurs de la chaîne du livre lanceront, avec le soutien du ministère de la culture, Sochepress et d’autres partenaires médias, la belle opération «La lecture, acte de résistance».

L’objectif étant de «promouvoir la lecture auprès du plus grand nombre de Marocaines et de Marocains, dans toutes les régions du pays, et les intégrer, dans un mouvement solidaire et fraternel, dans notre lutte pour sauver le livre». En détail, des librairies et éditeurs proposeront aux lecteurs de toutes les régions du Maroc une sélection d’ouvrages pendant 45 jours.

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La FNM enrichit son capital culturel https://aujourdhui.ma/culture/la-fnm-enrichit-son-capital-culturel https://aujourdhui.ma/culture/la-fnm-enrichit-son-capital-culturel#respond Fri, 23 Oct 2020 17:30:13 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358817

Avec un don de plus 170 œuvres d’artistes majeures Plus de 170 œuvres d’artistes de renommée s’ajoutent à la collection de la Fondation nationale des musées (FNM). En effet, la FNM vient d’annoncer, ce vendredi, avoir reçu un don d’une insigne générosité de ces œuvres majeures de la part de M. El Khalil Belguench. Cette collection ...]]>

Avec un don de plus 170 œuvres d’artistes majeures

Plus de 170 œuvres d’artistes de renommée s’ajoutent à la collection de la Fondation nationale des musées (FNM). En effet, la FNM vient d’annoncer, ce vendredi, avoir reçu un don d’une insigne générosité de ces œuvres majeures de la part de M. El Khalil Belguench. Cette collection compte des artistes européens orientalistes qui avaient visité le Maroc et ceux qui l’avaient choisi comme destination de vie comme Jacques Majorelle, Edy-Legrand, Claudio Bravo ou encore Jacques Veyrassat, explique la FNM dans un communiqué. Le don comprend également des œuvres de plusieurs artistes marocains dont Mohammed Ben Ali R’bati, Mohamed Ben Allal, Ahmed Yacoubi, Mohamed Hamri, Mohamed Melehi, Mekki Mghara, Mohamed Chebaa, Ahmed Cherkaoui, Belkahia, Hamidi, Hafid, Nabili, Miloud Labied, Fouad Bellamine, Abdelkebir Rabia, Fatima Hassan, Mustapha Boujemaaoui, Mohamed Kacimi et Drissi.

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Marrakech-Safi : Une saison culturelle qui s’annonce riche et diversifiée https://aujourdhui.ma/culture/marrakech-safi-une-saison-culturelle-qui-sannonce-riche-et-diversifiee https://aujourdhui.ma/culture/marrakech-safi-une-saison-culturelle-qui-sannonce-riche-et-diversifiee#respond Fri, 23 Oct 2020 10:28:07 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358749

La Direction régionale de la culture de Marrakech-Safi a annoncé, mercredi, qu’elle organisera une série d’activités culturelles, littéraires et artistiques durant les mois d’octobre et novembre, et ce à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle saison culturelle 2020/2021. En raison de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), la Direction régionale de la culture propose un ...]]>

La Direction régionale de la culture de Marrakech-Safi a annoncé, mercredi, qu’elle organisera une série d’activités culturelles, littéraires et artistiques durant les mois d’octobre et novembre, et ce à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle saison culturelle 2020/2021.

En raison de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), la Direction régionale de la culture propose un programme culturel riche et varié sur sa page Facebook officielle, a indiqué la Direction dans un communiqué, ajoutant que ce programme a pour objectif d’assurer la préservation de la mémoire collective et la valorisation du patrimoine culturel et civilisationnel.

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Najat El Baz reproduit avec son propre style une œuvre de Picasso https://aujourdhui.ma/culture/najat-el-baz-reproduit-avec-son-propre-style-une-oeuvre-de-picasso https://aujourdhui.ma/culture/najat-el-baz-reproduit-avec-son-propre-style-une-oeuvre-de-picasso#respond Thu, 22 Oct 2020 18:23:29 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358650

Elle participe à Malaga à une exposition rendant hommage au père du cubisme Elle a organisé et participé à plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger. La prochaine en date sera, à partir de ce vendredi 23 octobre dans la galerie «Art Adiscar» à Malaga, en Espagne, le temps d’un show de toiles qui rendra ...]]>

Elle participe à Malaga à une exposition rendant hommage au père du cubisme

Elle a organisé et participé à plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger. La prochaine en date sera, à partir de ce vendredi 23 octobre dans la galerie «Art Adiscar» à Malaga, en Espagne, le temps d’un show de toiles qui rendra hommage au célébrissime plasticien, Pablo Picasso. L’artiste-peintre marocaine, Najat El Baz, y prendra part avec une œuvre séculaire. «J’exposerai avec mon propre style, une reproduction d’une œuvre meublée de la femme au chapeau.

C’est un tableau peint par cet artiste en 1937», précise-t-elle en rappelant que Picasso est né dans la ville où se tiendra cet événement qui se poursuivra jusqu’au 30 novembre. Elle ne manque pas également d’évoquer le parcours de cette star dans son domaine. «Il a beaucoup donné à l’art. Il était également sculpteur. Comme il a créé l’école cubiste», enchaîne Najat qui indique qu’il a créé ce courant artistique avec son homologue français, Georges Braque. «Je suis intéressée à lui», enchaîne-t-elle. Le tout en tenant à expliquer qu’une reproduction est faite pour rendre hommage puisqu’un artiste a toujours son propre style. Najat, elle, fait dans «l’impressionnisme».

Quant au cubisme au Maroc, elle estime que «rares sont les artistes qui y font dans ce style initié par Picasso». En fait, le premier tableau peint par cette artiste-peintre, installée à Agadir, était aussi une reproduction de ce plasticien espagnol, également écrivain et contemporain de deux guerres mondiales. «J’ai commencé l’art depuis trois ans. A l’âge de dix ans, je me suis lancée en peinture. Pour mieux apprendre, mon premier choix s’est porté sur l’œuvre «Les femmes d’Alger» du même artiste», se remémore-t-elle en racontant des bribes de son parcours.

Ainsi, lorsqu’elle a grandi, elle a suivi, en 2004, une formation artistique de «seulement une année à Paris». Après quoi, elle a énormément enchaîné les expositions individuelles et collectives dans le pays et au-delà des frontières. Elle est même médaillée par l’Académie des Arts, Sciences et Lettres de Paris. En 2016, elle a fondé l’association d’échange d’art international. Et ce n’est pas tout. «Je suis la seule artiste-peintre marocaine à avoir exposé au siège des Nations Unies à New York. Comme j’ai eu beaucoup de Prix», exalte-t-elle en rappelant avoir également initié la foire internationale d’art contemporain (Agadir Art Fair) et le Festival international du film sur l’art (Ciné Art Agadir).

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Non à l’annulation des manifestations culturelles et sportives, oui aux reports ! https://aujourdhui.ma/culture/non-a-lannulation-des-manifestations-culturelles-et-sportives-oui-aux-reports https://aujourdhui.ma/culture/non-a-lannulation-des-manifestations-culturelles-et-sportives-oui-aux-reports#respond Thu, 22 Oct 2020 14:13:56 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358614

Avec la crise de la pandémie du coronavirus, la dépendance des événements artistiques, culturels et sportifs aux subventions publiques ou autres se transforme en vulnérabilité hélas. Le comité d’organisation du Festival national des arts populaires de Marrakech reporte la date d’ouverture de la 51ème édition du FNAP qui se tiendra du 6 au 10 juillet ...]]>

Avec la crise de la pandémie du coronavirus, la dépendance des événements artistiques, culturels et sportifs aux subventions publiques ou autres se transforme en vulnérabilité hélas.

Mohamed Knidiri
Directeur général du FNAP.

Le comité d’organisation du Festival national des arts populaires de Marrakech reporte la date d’ouverture de la 51ème édition du FNAP qui se tiendra du 6 au 10 juillet 2021, toujours sous le thème «Chants et rythmes éternels».
Pour éviter l’impact négatif du confinement qui sera très significatif dans le poids économique du Festival, l’AGA en reportant la date d’ouverture du FNAP opte et tempère jusqu’à l’éventuel retour à la normale progressif d’ici l’été prochain. Avec la crise pandémique du coronavirus, la dépendance aux subventions publiques se transforme hélas en vulnérabilité nonobstant le grand succès du Festival chaque année. Le FNAP constitue un apport économique important d’ampleur dans les innombrables domaines touristiques: hôtels, restaurants, cafés, boutiques, souks, etc.
La décision judicieuse des organisateurs tient compte des enjeux propres au FNAP, il n’est nullement question d’imposer une «cure d’amaigrissement, ou annulation» qui peut s’établir en termes de manque d’emplois aussi bien pour les artistes, les musiciens, que les nombreux participants : techniciens, personnel intermittent, salariés (freelance) et étudiants sans parler des partenaires nationaux et internationaux.

L’AGA veut diversifier ses ressources prioritaires dans la communication via peut-être le développement du merchandising (une éventuelle possibilité), mais veut surtout minimiser les risques en misant sur le sponsoring, et les subventions de ses partenaires d’ici et d’ailleurs, il ne faut pas oublier que le FNAP fait effet d’office de bureaux de change permettant de convertir un capital culturel, artistique et social en capital économique, bénéfique non seulement pour la ville mais aussi pour l’ensemble du Royaume.

Le FNAP à l’instar des événements nationaux et internationaux comme les Musiques et Danses du Monde a pris un tour radicalement nouveau dans la postproduction en expliquant clairement certaines tendances que l’on résume en tant qu’étiquette de postmodernité des arts traditionnels, mêlant un accent sur la diversité, le métissage aussi bien qu’un certain éclectisme, afin d’encourager l’effet maximal dans un temps minimal, pour saisir aussi la notion de «densité» comme élément phare et afin de comprendre la production culturelle et socio-économique à notre époque et surtout à l’ère du coronavirus vécu comme un véritable coup de massue pour le secteur de l’événementiel à travers le monde, qui peut d’un coup de baguette morbide noyer tout effort des organisateurs en effet de «masse», tout en altérant les formes esthétiques ainsi que ses significations socio-économiques. C’est ainsi que l’AGA décide de reporter la 51ème édition du FNAP du 6 au 10 juillet 2021 au lieu du 27 au 31 octobre initialement programmé.

L’AGA, dans un premier souci de souplesse du confinement, veut permettre aussi bien au secteur culturel qu’au secteur sportif concernant la 32ème édition du Marathon et Semi-Marathon International (qui aura lieu le 31 janvier 2021) de maintenir une certaine activité en définissant les protocoles qui permettront à ses différents événements de poursuivre tant bien que mal la production de ses chantiers d’envergure et surtout afin d’éviter un certain cataclysme d’annulations inutiles. Il faut savoir en premier que le report d’un événement peut être un véritable cache-misère. A cet effet, l’Association Le Grand Atlas, organisatrice, fait son grand possible pour sauver les meubles. Pour l’AGA un événement festivalier qui se respecte ne peut exister qu’en «live».

Faut-il aussi plus de relance de la part des pouvoirs publics pour un véritable plan de sauvetage afin d’aider les différents secteurs de l’événementiel à survivre et à se réinventer à la fin de cette crise pandémique hors du commun qui frappe le secteur de plein fouet. L’AGA focalise toutes ses énergies pour éviter le très dommageable risque de «casse sociale et économique» dans cette belle ville ocre qui a la grande capacité d’accueillir les plus grands événements emblématiques nationaux et internationaux.

Par Zohra Wolltcheva

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Soutien des artistes : Othman El Ferdaous se défend au Parlement https://aujourdhui.ma/culture/soutien-des-artistes-othman-el-ferdaous-se-defend-au-parlement https://aujourdhui.ma/culture/soutien-des-artistes-othman-el-ferdaous-se-defend-au-parlement#respond Wed, 21 Oct 2020 21:15:40 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358569

Après le tollé suscité par la démarche «Le soutien était destiné aux projets et non aux artistes». Ainsi s’explique, mercredi dans la Chambre des représentants, Othman El Ferdaous lors de la réunion du comité de l’éducation, la culture et la communication. Un événement dédié au soutien qui a suscité un tollé dans le rang d’artistes, ...]]>

Après le tollé suscité par la démarche

«Le soutien était destiné aux projets et non aux artistes». Ainsi s’explique, mercredi dans la Chambre des représentants, Othman El Ferdaous lors de la réunion du comité de l’éducation, la culture et la communication. Un événement dédié au soutien qui a suscité un tollé dans le rang d’artistes, de citoyens et de l’opinion publique, notamment en ces temps de crise liée à la Covid-19.

Dans ce sens, le ministre de la culture, de la jeunesse et des sports ne manque pas de faire des aveux. «Je reconnais qu’il y a eu une erreur de communication. Dans ce contexte, je devais même tenir une conférence de presse», avance-t-il. Il ne manque également pas de confirmer sa «responsabilité politique». Quand bien même, le responsable gouvernemental n’hésite pas à étayer ses arguments.

10 à 15 bénéficiaires dans le même projet

Pour commencer, le ministre ressort «la liste des bénéficiaires publiée avec des noms et des montants». «D’autant plus que dans un projet, il y a une dizaine voire une quinzaine de bénéficiaires y compris des techniciens. Il est donc normal que le citoyen fasse une confusion», détaille M. El Ferdaous qui rappelle également son passage mardi devant la Chambre des conseillers à propos du même sujet. Devant la commission relevant de celle des représentants, le responsable se voulait plus minutieux. A cet effet, il évoque également les critères d’éligibilité au soutien.

La qualité conjuguée au volet social

Comme il l’explicite, ces critères figurent dans «le cahier des charges de juin 2020». Celui-ci prévoit qu’il faut être marocain ou porteur de la nationalité marocaine. «Le cahier des charges met aussi l’accent notamment sur la qualité», cite-t-il en rappelant que le soutien a déjà été alloué depuis environ deux années. «Il faut un équilibre entre la qualité et l’accompagnement du volet social des artistes», enchaîne-t-il en faisant allusion à une politique de son département. Par l’occasion, le numéro un de la culture rappelle que ce sont trois commissions indépendantes qui étudient les critères et projets. Après quoi, des contrats sont établis pour débloquer la 1ère tranche du soutien. «En fait, c’est un soutien à l’investissement culturel», clarifie-t-il entre-temps en poursuivant ses explications. Une fois leurs projets réalisés, les porteurs en prouvent au ministère l’exécution pour recevoir la 2ème tranche. «Encore une fois, les commissions se réunissent à cet effet. En 30 jours, les artistes qui ne bénéficient pas de soutien peuvent soumettre leurs doléances», ajoute-t-il en dénombrant d’autres critères. Il s’agit notamment de la pertinence en innovation, du professionnalisme, de la contribution en production et du rayonnement culturel. Le tout en révélant les motifs des subventions.

Les raisons du soutien

A ce propos, le ministre remonte à une étude réalisée par le HCP avant le coronavirus. Celle-ci a révélé que les dépenses culturelles, pour chaque personne, ne dépassent pas 300 à 400 DH par an. «C’est un problème énorme», commente l’intervenant. Entre-temps, il explicite d’autres démarches. «Quand le marché échoue, l’Etat doit intervenir pour soutenir et donner un carnet de commandes. D’autant plus que nous ne sommes pas encore revenus à la situation d’avant le confinement», étaie-t-il en s’appuyant sur les chiffres d’autres structures, notamment ceux de la CGEM qui précise que le chiffre d’affaires de la culture a «reculé de 60% en mars. C’est le 3ème secteur affecté dans le pays et il l’est toujours». «Il faut plus de temps que d’autres secteurs pour que la culture récupère et démarre encore une fois. C’est comme une industrie lourde», qualifie-t-il en rappelant que la haute saison était en été. Mieux encore, il indique un autre souci. «Pour revenir aux salles et galeries, certains consommateurs marocains ont peut-être toujours peur et ont viré vers le digital. Donc c’est une évolution à accompagner pour sortir de la crise», s’exprime-t-il en révélant d’autres arguments. Comme il le rappelle, d’autres secteurs, qui étaient donneurs d’ordre et achetaient des services culturels, sont déjà en crise comme le tourisme et le mécénat culturel grâce auquel les festivals et artistes travaillaient.

«C’est pourquoi il était temps de soutenir les projets culturels», tranche-t-il. Quant aux ressources de ce soutien, elles proviennent du FNAC (Fonds national pour l’action culturelle). Celles-ci se sont, selon ses dires, «arrêtées en mars à 33 millions DH puisque les sites de patrimoine, qui alimentaient ce fonds, ont fermé». «Ce soutien pouvait bien être annulé en avril. Mais j’apprécie l’art et la culture ; c’est pourquoi je me suis adressé au ministère de l’économie et des finances qui nous a donné un budget au FNAC. C’est pour cela que le soutien est exceptionnel puisqu’il n’est pas de ce Fonds mais du budget de l’Etat», explique-t-il. Cela étant, il rappelle que normalement le soutien est donné deux fois par an. «Cette année il a été octroyé une fois. Et le montant a augmenté de 30%. Aussi le nombre de bénéficiaires a été revu à la hausse en ciblant les porteurs de la carte d’artiste, qui n’ont pas de protection sociale et qui sont plus de 6.000», énumère-t-il en répartissant le total du montant du soutien. Ainsi, les 38 millions DH ont été partagés entre le théâtre (20 MDH), la musique (14 MDH) et les arts plastiques (3 MDH) outre un million DH pour la Fondation nationale des musées. «J’aurais aimé avoir plus pour soutenir les artistes. Peut-être que l’an prochain, le montant total sera de 40 MDH», projette-t-il.

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L’épopée d’Abdelkrim Khattabi utile à toute époque https://aujourdhui.ma/culture/livre/lepopee-dabdelkrim-khattabi-utile-a-toute-epoque https://aujourdhui.ma/culture/livre/lepopee-dabdelkrim-khattabi-utile-a-toute-epoque#respond Wed, 21 Oct 2020 13:20:33 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358519

La 3ème édition du livre de Zakya Daoud est publiée par La Croisée des Chemins Le livre «Abdelkrim Khattabi, une épopée d’or et de sang» de l’auteure Zakya Daoud est à sa troisième édition. Publiée par La Croisée des Chemins, cette biographie retrace, selon cette maison d’édition, le parcours de «cette figure historique, et toujours ...]]>

La 3ème édition du livre de Zakya Daoud est publiée par La Croisée des Chemins

Le livre «Abdelkrim Khattabi, une épopée d’or et de sang» de l’auteure Zakya Daoud est à sa troisième édition. Publiée par La Croisée des Chemins, cette biographie retrace, selon cette maison d’édition, le parcours de «cette figure historique, et toujours passionnante, tout en la replaçant dans son époque et dans son milieu». En détail, le livre remonte jusqu’à l’année 1921. Une date lors de laquelle le «surprenant stratège», Abdelkrim, entame, au cœur des montagnes du Rif, à seulement dix-sept kilomètres des côtés ibériques, «une extraordinaire épopée».

Plongée dans les faits historiques
«À la tête d’une troupe de paysans pauvres, il défait une imposante armée espagnole et construit, en terre d’islam, un État moderne et révolutionnaire pour son temps», raconte la publication. Ainsi, l’émir rifain va, pendant cinq ans, de 1921 à 1926, « mettre en péril l’ordre colonial alors à son apogée». Mieux encore, son action aura un retentissement mondial et sera même saluée par des leaders internationaux. En tout, ce livre retrace cette épopée que l’éditeur qualifie d’impressionnante, complexe, controversée et paradoxalement ignorée durant des décennies.

La démarche de l’auteure
«Alors que les acteurs de cette histoire, emportés par le tumulte d’événements exceptionnels, paraissent tout droit échappés d’un roman d’aventures incroyables, Zakya Daoud s’est attachée à la relation de faits exacts, recoupés par des sources avérées, méticuleusement vérifiées», précise l’éditeur. Par l’occasion, La Croisée des Chemins ne manque pas de devoir une fière chandelle à l’écrivaine pour avoir donné «vie avec tant de passion à cet épisode de l’histoire marocaine, d’une paradoxale actualité mondiale». De son côté, l’auteure s’exprime sur son ressenti à l’égard de son ouvrage. «Voilà donc cette histoire, aussi actuelle que passionnante. J’espère que le lecteur prendra autant de plaisir à la lire que j’en ai eu, finalement et malgré tout, à l’écrire», exalte-t-elle dans l’introduction intitulée «L’homme qui chevaucha les nuages».

Extrait du livre
«Abdelkrim et ses compagnons traversent quelques années du début du siècle comme des météores. Puis, c’est la chape de plomb du silence et de l’oubli. Le pourquoi est à rechercher dans cette histoire passionnante et controversée – qui a fait couler à l’époque, et depuis, des flots d’encre – pleine du bruit et de la fureur de la guerre et des rivalités des puissances et qui, à un court moment, a réduit le hiatus entre le nord et le sud de la Méditerranée. Il est à rechercher dans les réactions en chaîne que l’épopée de Abdelkrim a provoquée, comme les cercles concentriques d’une pierre jetée dans l’eau, au Maroc, en Espagne, en France ; cercles qui vont s’étendre jusqu’aux années soixante et bien au-delà. Aujourd’hui, en effet, sans filiation politique directe établie, avec même le refus acharné de cette filiation, qui est en soi aussi étonnant que l’histoire de Abdelkrim lui-même, sa trace perdure, son étoile continue à briller et pas seulement dans les montagnes du Rif. Il est devenu un mythe et un tabou, ce qui est en définitive la même chose», écrit-elle dans l’introduction.

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Cheb Kader lance «Liyem» https://aujourdhui.ma/culture/cheb-kader-lance-liyem https://aujourdhui.ma/culture/cheb-kader-lance-liyem#respond Wed, 21 Oct 2020 11:22:17 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358525

Le chanteur marocain, Cheb Kader, vient de lancer son nouveau single «Liyem». Ce morceau, accompagné de son clip vidéo, se distingue, selon l’artiste, par une «touche nostalgique qui nous rappelle notre enfance, un passé perdu, et qui reflète le déracinement et le chagrin profond que vit celui qui part et s’éloigne de sa patrie, de ...]]>

Le chanteur marocain, Cheb Kader, vient de lancer son nouveau single «Liyem».

Ce morceau, accompagné de son clip vidéo, se distingue, selon l’artiste, par une «touche nostalgique qui nous rappelle notre enfance, un passé perdu, et qui reflète le déracinement et le chagrin profond que vit celui qui part et s’éloigne de sa patrie, de sa famille et de ses amis». Cette chanson rappelle aussi le style de Cheb Kader, né en Algérie, qui fusionne entre le style traditionnel et moderne. C’est l’artiste qui a co-composé cette oeuvre avec Mehdy Ziouch, co-écrit les paroles avec Mohamed Tahiri et Morad Bekkouche pour les arrangements musicaux. Comme le précise le chanteur, ce titre est un hommage à la mémoire des grandes figures du raï ancien Ahmed Wahbi et Blaoui El Houari qui ont bercé son enfance. Outre ce tube, l’artiste, de son vrai nom, Kouider Morabet, en a d’autres comme «Sid El Houari». Il a également des albums à l’instar de «Ma Goutelha Oualou» (Je ne lui ai rien dit), «Génération Raï», «100% Live» et «History». Ce pionnier du raï, qui a même évolué en France, est également issu d’une famille artistique puisque c’est son père qui l’a encouragé à se lancer dans la scène.

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