Musique – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Tue, 07 Jun 2022 08:44:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Musique – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde de retour : La cérémonie d’ouverture rehaussée par la présence de La Princesse Lalla Hasnaa https://aujourdhui.ma/culture/musique/le-festival-de-fes-des-musiques-sacrees-du-monde-de-retour-la-ceremonie-douverture-rehaussee-par-la-presence-de-la-princesse-lalla-hasnaa https://aujourdhui.ma/culture/musique/le-festival-de-fes-des-musiques-sacrees-du-monde-de-retour-la-ceremonie-douverture-rehaussee-par-la-presence-de-la-princesse-lalla-hasnaa#respond Tue, 07 Jun 2022 08:44:14 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=409906

Pour son retour, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde sera rehaussé par la présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa. En effet et après deux années d’interruption et de résilience, dues à la crise sanitaire, la ville de Fès s’apprête à accueillir les festivaliers, venus du Maroc et de l’étranger, pour la ...]]>

Pour son retour, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde sera rehaussé par la présence de SAR la Princesse Lalla Hasnaa.

En effet et après deux années d’interruption et de résilience, dues à la crise sanitaire, la ville de Fès s’apprête à accueillir les festivaliers, venus du Maroc et de l’étranger, pour la 26ème édition de son Festival des musiques sacrées du monde. Créé en 1994 sous le Haut-patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI et premier des festivals de nouvelle génération qui animent l’agenda culturel marocain, le Festival des musiques sacrées du monde sera aussi le premier grand rendez-vous musical de l’été 2022 confirmant la relance des activités événementielles au Maroc.

Porteur des valeurs marocaines d’ouverture culturelle et de tolérance religieuse, le festival de Fès constitue un vecteur d’image important pour le Royaume. A ce titre, les représentants de la Fondation Esprit de Fès, et l’équipe organisatrice du Festival ont entrepris, ces derniers jours, une tournée en France et en Espagne visant à médiatiser le retour de cet événement de rayonnement international. De grands noms figurent au programme. Les Roohani Sisters qui se produisent pour la première fois à l’étranger et comptent parmi les plus grandes interprètes du soufisme indien répondront à l’authentique kora du Sénégal et à la voix de la grande Senny Camara.

Les Onikki Muqams d’Asie Centrale résonneront avec Polyphonies Sardes. La création du pianiste et compositeur Michaël Levinas accompagné de la soprano Marion Grange, autour des poèmes de Paul Celan, issus de son oratorio « La Passion selon Marc » et d’autres pièces de création inspirées du kaddish de la tradition hébraïque feront écho à l’Ensemble La Tempête, sous la direction du chef Simon-Pierre Bestion, qui parcourt les liens que tissent nos cultures et religions monothéistes depuis des siècles autour de la Méditerranée. La fusion entre le jazz oriental du fameux trompettiste Ibrahim Maalouf et les musiques balkaniques du très cosmopolite Haïdouti Orkestar rendront enfin hommage lors de la soirée très attendue du samedi, à la dimension à la fois profane et sacrée de la fête.

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Un nouveau week-end de l’OPM dès le 6 mai https://aujourdhui.ma/culture/musique/un-nouveau-week-end-de-lopm-des-le-6-mai https://aujourdhui.ma/culture/musique/un-nouveau-week-end-de-lopm-des-le-6-mai#respond Thu, 05 May 2022 07:15:31 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=406974

Les week-ends de l’OPM (Orchestre Philharmonique du Maroc) sont de retour du 6 au 8 mai. «La saison de musique de chambre de l’OPM se poursuit avec une formation que nous n’avons pas encore eu l’occasion de vous faire découvrir», annonce l’orchestre. Au programme de cet événement, le violoncelle et le piano feront, tel que ...]]>

Les week-ends de l’OPM (Orchestre Philharmonique du Maroc) sont de retour du 6 au 8 mai.

«La saison de musique de chambre de l’OPM se poursuit avec une formation que nous n’avons pas encore eu l’occasion de vous faire découvrir», annonce l’orchestre. Au programme de cet événement, le violoncelle et le piano feront, tel que le détaille cette formation, «dans des sonates mêlant la chaleur du son d’un instrument à cordes graves, à la virtuosité pianistique».

Le programme comprend une œuvre de Beethoven en 7 variations sur un thème de la Flûte enchantée de Mozart. Le public découvrira également la sonate pour violoncelle et piano nº1 en mi mineur opus 38 de Brahms et 5 pièces dans le ton populaire op.102 de Schumann.

Et ce sont les artistes Anwar Saidi, violoncelliste, et Mahmoud El Moussaoui, pianiste, qui enchanteront les publics le 6 mai à l’école internationale de musique et de danse (EIMD) de Rabat, le 7 mai à l’EIMD de Casablanca et le 8 mai à Es Saadi Marrakech Resort. Un programme et des endroits qui valent le détour encore et encore.

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Karim Slaoui lance le cover de «Meghyara» https://aujourdhui.ma/culture/musique/karim-slaoui-lance-le-cover-de-meghyara https://aujourdhui.ma/culture/musique/karim-slaoui-lance-le-cover-de-meghyara#respond Wed, 04 May 2022 11:30:42 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=406847

L’arrangeur s’y produit avec un violoniste Le fameux single «Meghyara» (Jalouse) de la diva Latifa Raafat suscite toujours l’engouement des artistes. L’arrangeur marocain Karim Slaoui vient d’en faire un cover (reprise) dans une nouvelle peau. Dans cette œuvre de l’éminent compositeur marocain Abdelkader Rachdi, l’arrangeur se fait accompagner par le violoniste Hicham Telmoudi, et du ...]]>

L’arrangeur s’y produit avec un violoniste

Le fameux single «Meghyara» (Jalouse) de la diva Latifa Raafat suscite toujours l’engouement des artistes. L’arrangeur marocain Karim Slaoui vient d’en faire un cover (reprise) dans une nouvelle peau. Dans cette œuvre de l’éminent compositeur marocain Abdelkader Rachdi, l’arrangeur se fait accompagner par le violoniste Hicham Telmoudi, et du bassiste Hermann Doo, ainsi que d’autres artistes à la batterie et à la conga.
Dans la vidéo de ce cover, partagée sur YouTube et qui a pour l’heure récolté à peu près 1.000 vues, les mélomanes découvrent un arrangeur au clavier parfaitement dynamique tout comme le violoniste qui joue à son instrument avec brio.

Si Karim Slaoui reprend cette œuvre c’est pour son succès auprès du grand public de notre pays. En témoignent les commentaires sur la page Facebook de cet artiste dont le travail est apprécié pour sa «créativité».
Outre «Meghyara», l’arrangeur, également compositeur et ingénieur de son, a repris d’autres morceaux de renom. Et ce n’est pas tout. M. Slaoui collabore avec plusieurs artistes, qu’ils soient jeunes comme Mohamed Adly ou vétérans à l’instar de la grande chanteuse marocaine Fatima Zahra Lahlou.
De plus, le compositeur, qui réalise aussi des vidéoclips, est également passionné par l’arrangement de la musique andalouse aux mélodies classiques. C’est le cas de l’hymne du Malhoun qu’il a arrangé à sa propre manière. De même, il fait la musique de publicités et de films comme celle du Moussem Lemchaoucha et Ahlam Nassim, ainsi que des génériques pour les radios et la télévision.

Avant de se lancer en art, il a, tel qu’il le détaille dans un entretien accordé antérieurement à ALM, reçu une formation en architecture d’intérieur et design d’ameublement conformément à la vision de ses parents qui ne voyaient pas d’avenir en musique. «Pourtant, ils écoutaient beaucoup Abdelhalim Hafez et Farid El Atrach. C’est ainsi que j’ai eu le déclic. En même temps, j’avais un accordéon que je manipulais dès mon bas âge», se souvient-il en rappelant avoir écouté beaucoup les chefs d’orchestre, Franck Pourcel et Paul Mauriat.

En préparant son diplôme à l’Ecole Boulle à Paris, il gagnait sa vie en jouant de la musique qu’il indique avoir apprise «sur le tas, et en travaillant dans des studios». «Quand je suis rentré au Maroc, un ami, qui a fait des études d’ingénierie du son au Canada, avait monté un studio ici. Il m’a proposé de bosser avec lui», enchaîne l’artiste qui joue plusieurs instruments comme la guitare et la basse. Une bonne polyvalence artistique.

 

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Jazzablanca revient avec une 15ème édition du 1er au 3 juillet 2022 https://aujourdhui.ma/culture/musique/jazzablanca-revient-avec-une-15eme-edition-du-1er-au-3-juillet-2022 https://aujourdhui.ma/culture/musique/jazzablanca-revient-avec-une-15eme-edition-du-1er-au-3-juillet-2022#respond Tue, 26 Apr 2022 09:38:06 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=406189

Bonne nouvelle ! Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca annonce son retour pour une 15ème édition du 1er au 3 juillet 2022. «Pendant ces deux années, l’équipe de Jazzablanca a continué à travailler pour offrir aux festivaliers une programmation vibrante. Cette année, Jazzablanca fait peau neuve. Le festival entame un nouveau chapitre placé sous ...]]>

Bonne nouvelle ! Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca annonce son retour pour une 15ème édition du 1er au 3 juillet 2022.

«Pendant ces deux années, l’équipe de Jazzablanca a continué à travailler pour offrir aux festivaliers une programmation vibrante. Cette année, Jazzablanca fait peau neuve.

Le festival entame un nouveau chapitre placé sous le signe de l’intensité. Avec un format de trois jours et une programmation inédite, les Jazzablancais peuvent d’emblée compter sur une ambiance exclusive et de nombreuses surprises», indiquent les organisateurs.

Depuis sa première édition en 2006, Jazzablanca n’a cessé de se renouveler pour offrir aux Casablancais le festival de musique qu’ils méritent. Au fil des années, le festival s’est montré fidèle à son engagement auprès de la vie culturelle casablancaise, et continue de s’accrocher aux valeurs universelles que prône la musique, la générosité, la tolérance, et la passion.

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Khalifa Mennani, membre de Fnair, lance «Mi Lalla» https://aujourdhui.ma/culture/musique/khalifa-mennani-membre-de-fnair-lance-mi-lalla https://aujourdhui.ma/culture/musique/khalifa-mennani-membre-de-fnair-lance-mi-lalla#respond Wed, 19 Jan 2022 10:32:48 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=397721

Le chanteur marocain, Khalifa Mennani, membre du groupe Fnair, vient de lancer un nouveau single appelé «Mi Lalla» (Ma grand-mère). « Un morceau qui puise dans le patrimoine populaire «houari», précise l’artiste qui indique en avoir conçu les paroles et la composition. A propos de l’arrangement, il révèle avoir choisi de collaborer avec des jeunes ...]]>

Le chanteur marocain, Khalifa Mennani, membre du groupe Fnair, vient de lancer un nouveau single appelé «Mi Lalla» (Ma grand-mère).

« Un morceau qui puise dans le patrimoine populaire «houari», précise l’artiste qui indique en avoir conçu les paroles et la composition. A propos de l’arrangement, il révèle avoir choisi de collaborer avec des jeunes notamment Ali Myara et Samir Adnan.

Quant au vidéoclip, réalisé par le jeune talent, Mohmaed Igaman, il a été tourné dans une peau comique à Ourika.

«L’idée du clip était un rêve pour moi. Avec l’aide de cette équipe et mon cher ami Tarek Zridi, j’ai pu le concrétiser», s’exprime le chanteur dont l’œuvre, classée en premiers rangs des tendances sur YouTube, est également marquée par la collaboration du manager Mohamed Moufid Abba Sbaï. Interrogé à propos de Fnair, cet agent artistique précise à ALM que le groupe «existe toujours». «Chacun a eu l’idée de lancer des singles en solo», ajoute le manager en allusion à une expérience voulue par cette formation d’artistes qui s’est faite connaître auprès du grand public marocain de par ses nombreux tubes à succès et performances le temps de manifestations artistiques ou publiques.

 

 

 

 

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En marge d’une répétition générale d’un grand concert : A la rencontre des maâlems gnaoua pour une première reprise post-Covid https://aujourdhui.ma/culture/musique/en-marge-dune-repetition-generale-dun-grand-concert-a-la-rencontre-des-maalems-gnaoua-pour-une-premiere-reprise-post-covid https://aujourdhui.ma/culture/musique/en-marge-dune-repetition-generale-dun-grand-concert-a-la-rencontre-des-maalems-gnaoua-pour-une-premiere-reprise-post-covid#respond Mon, 22 Nov 2021 13:00:06 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=391905

«Quand j’étais au Brésil, j’ai vu des écoles de samba et de candomblé. Chose que nous n’avons pas alors que nous avons une portée culturelle alliant tagnaouite, tajilalite, tahemdouchite, etc. Cela mérite l’existence de plusieurs écoles, voire un musée». Qu’est-ce que cela fait pour un artiste de monter sur scène pour la première fois après ...]]>

«Quand j’étais au Brésil, j’ai vu des écoles de samba et de candomblé. Chose que nous n’avons pas alors que nous avons une portée culturelle alliant tagnaouite, tajilalite, tahemdouchite, etc. Cela mérite l’existence de plusieurs écoles, voire un musée».

Qu’est-ce que cela fait pour un artiste de monter sur scène pour la première fois après la crise de Covid ? Une question que nous avons posée à des maâlems gnaoua en marge de la répétition générale, vendredi soir à Essaouira, d’une soirée célébrant cet art ancestral déclaré, peu de temps avant la pandémie, patrimoine de l’Unesco. Un grand événement dédié, pour la première fois, par l’association Yerma Gnaoua et la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) à ces maîtres de la «tagnaouite». Pour en savoir plus sur le ressenti de ces artistes, nous sommes partis à leur rencontre dans les coulisses.

La joie de se rassembler pour «un nouveau départ»

Aux yeux du mâalem Abdeslam Alikane, le fait de se rencontrer et se rassembler de cette manière et de rendre des hommages, après la pandémie qui a emporté des maâlems et créé des craintes, compte énormément. «Les maâlems sont très contents», s’exprime l’artiste, également président de l’association. Quant à cette grande œuvre, elle est, tel qu’il le précise, le résultat d’un travail fait après des cumuls d’œuvres, notamment depuis environ 23 ans que le festival, fondé par Neila Tazi, est organisé. «Nous avions toujours l’ambition d’organiser une telle rencontre», poursuit-il en laissant entendre qu’il était temps de la célébrer après cette reconnaissance de l’Unesco. Et ce n’est pas tout ! Cette soirée sera, pour lui, «tel un nouveau départ». Une manière, à son sens, d’inciter «le ministère de tutelle et les responsables à s’intéresser à la culture de notre pays». Par l’occasion, il ne manque pas de donner l’exemple de ses déplacements à l’étranger. «Quand j’étais au Brésil, j’ai vu des écoles de samba et de candomblé. Chose que nous n’avons pas alors que nous avons une portée culturelle alliant tagnaouite, tajilalite, tahemdouchite, etc. D’ailleurs, le répertoire de tagnaouite est d’origine africaine mais quand il est arrivé au Maroc, il s’est inspiré aussi de tahemdouchite, tajilalite et taderkaouite. Cela mérite l’existence de plusieurs écoles, voire un musée», détaille-t-il. Aussi, il raconte ses rencontres avec des maâlems de la musique du monde qui découvrent le guembri «composé de deux cordes et demie qui les transportent». «L’instrument n’est pas soumis en entier à des règles musicales qui ne peuvent être écrites. C’est ce qui fait notre fierté», s’exprime-t-il.

Le ressenti d’un gnaoui et boucher à la fois

A son tour, le maâlem marrakchi Ahmed Baâlil est content tout comme les autres artistes. Pour lui, ce concert est comme «une porte qui s’ouvre». «C’est aussi un grand honneur de faire revivre notre musique et art. Les organisateurs nous ont beaucoup aidés et nous ont tout préparé malgré quelques contraintes», enchaîne-t-il. Dans ce sens, il énumère l’absence d’un grand public qui donne de l’enthousiasme aux artistes sur scène. «Mais ce n’est pas grave. Ce qui importe c’est que nous avons joué ensemble. C’est cette union qui fait notre force», tempère-t-il.
A propos du contexte pandémique, il indique que ces deux dernières années, il y a des gnaoua qui ont cet art comme seule source de revenus et d’autres qui ont des ressources parallèlement. «Pour ma part, je suis également boucher. J’ai hérité de la tagnaouite et de ce métier. Ceux qui n’ont pas de moyens ont bataillé. A mon tour, j’ai souffert malgré mon métier mais j’ai pu surmonter les effets de cette pandémie avec l’aide divine», raconte-t-il.
Interrogé sur la différence entre les veillées «rbatia», «chamalia», «sebtya» et «marssaouia», il explicite qu’elle réside dans «l’accent».
En dépit de cette dissemblance de cultures, les gnaoua de tout le Maroc ont pu se produire ensemble le temps d’un spectacle qui sera diffusé par la SNRT en décembre. A voir et à revoir !

Des spectacles de l’aïta et du malhoun en vue

Rencontré lors de cet événement, Driss Idrissi, directeur de production à Al Aoula, indique que l’association et la SNRT ont été unanimes quant à la conception de ce spectacle. «A l’instar de ce que nous avons fait pour la musique andalouse au Chellah, nous avions toujours pensé à une soirée pour gnaoua voire l’aïta et le malhoun», détaille l’orateur qui avance que cette soirée dédiée à gnaoua est «sans précédent au Maroc». «Aucune planche n’a jamais rassemblé ce grand nombre (une centaine) de maâlems et d’artistes dans une veillée énorme et profonde en termes de créativité musicale et spiritualité», avance-t-il. A cet effet, la SNRT a tout mobilisé au niveau technique et des cadres depuis trois mois et dix jours à Essaouira pendant 12 à 14h pour célébrer en deux heures ce patrimoine surtout après sa reconnaissance. «Nous sommes contents de ce partenariat avec l’association Yerma que nous espérons pérenne», conclut-il.

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Oum enchaîne les concerts https://aujourdhui.ma/culture/oum-enchaine-les-concerts https://aujourdhui.ma/culture/oum-enchaine-les-concerts#respond Fri, 03 Sep 2021 18:00:09 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=385702

«Daba» est son 3ème album, sorti en 2019, après «Soul of Morocco» en 2013 et «Zarabi» en 2015. Il est à la fois atmosphérique et dansant. Il allie en effet des éléments traditionnels, arabes et sahraouis. Après avoir produit en juillet dernier à l’Institut du monde Arabe à Paris, la chanteuse d’origine sahraouie à la ...]]>

«Daba» est son 3ème album, sorti en 2019, après «Soul of Morocco» en 2013 et «Zarabi» en 2015. Il est à la fois atmosphérique et dansant. Il allie en effet des éléments traditionnels, arabes et sahraouis.

Après avoir produit en juillet dernier à l’Institut du monde Arabe à Paris, la chanteuse d’origine sahraouie à la voix chaleureuse, Oum El Ghaït Benessahraoui, alias Oum, entame une tournée internationale avec ses derniers opus «Daba» qui signifie « Maintenant» en darija et «Hals». Selon l’artiste, elle se produira durant ce mois de septembre dans nombreux festivals internationaux, à savoir La Bati festival de Genève, le festival Arabesques de Monpellier, Plai Festival Timisoara, Cross Culture Festival de Varsovie et au Atlantikadia festival de Varsovie. Il faut noter que «Daba» est son 3ème album, sorti en 2019, après «Soul of Morocco» en 2013 et «Zarabi» en 2015. Il est à la fois atmosphérique et dansant. Il allie en effet des éléments traditionnels, arabes et sahraouis, et des emprunts discrets à des esthétiques plus contemporaines, à savoir la soul, le jazz et la transe électro. Pour le réaliser, la chanteuse s’est rendue avec ses musiciens à Berlin et a confié sa direction artistique à la poétesse, chanteuse et oudiste palestinienne Kamilya Jubran. Elle s’est entourée de Yacir Rami (oud), Damian Nueva (basse électrique), Camille Passeri (trompette), Carlos Mejias (saxophone et machines) et Amar Chaoui (percussions).

Pour Oum, « Daba » évoque par ailleurs des problématiques plus contemporaines dont notamment la nature menacée, le sort réservé aux migrants, le statut des femmes, mais aussi une exhortation de vivre pleinement dans le présent. En ce qui concerne son album « Hals », la chanteuse avait collaboré avec le saxophone et aux pulsations électros du Cubain Carlos Mejias connu sous le nom de M-Carlos. Les deux ont travaillé sur ce projet où il est question de (re) visiter 7 états d’âme ou de l’être qui’ils ont traversé depuis le début de la pandémie. «Des textes, des sons, et des textures pour dire, décrire, et tenter de guérir de ces états que nous avons toutes vécus différemment ou pareillement, simultanément ou presque, ici, et partout», dit-il. Et d’ajouter que «Hals» est «un projet que nous voulons tribune d’échange avec le public, afin de partager ensemble nos ressentis et vécus respectifs quant à un phénomène global qui n’a épargné personne ». Il faut dire que «Hals » est initialement et essentiellement destiné au live, c’est pourquoi ils l’ont enregistré et diffusé que les trois premiers titres sous forme de vidéo Youtube. Ces mêmes titres sont disponibles sur les plates-formes de streaming. Pour rappel, Oum s’est d’abord destinée à l’architecture avant de choisir d’embrasser une carrière dans la musique. Elle attire alors l’attention des médias, qui l’assimilent à la #Nayda, mouvance de jeunes musiciens marocains attirés par les sonorités plus urbaines. En darija, ou en berbère, le chant de Oum lui a ouvert une carrière d’abord nationale et internationale avec ses albums qui l’ont hissée au rang d’égérie.

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Yassine Saibi, la musique dans la peau https://aujourdhui.ma/culture/musique/yassine-saibi-la-musique-dans-la-peau https://aujourdhui.ma/culture/musique/yassine-saibi-la-musique-dans-la-peau#respond Fri, 30 Jul 2021 10:15:32 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=382920

Il produit des sons en se rendant au travail Yassine Saibi, connu par son pseudonyme d’artiste «Saibi Fx», est un jeune ingénieur de son au sein de la chaîne de télévision nationale de Tanger, Medi1TV. Diplômé de l’Institut international de l’audiovisuel de Casablanca, Yassine a débuté sa carrière professionnelle dans une station de radio marocaine ...]]>

Il produit des sons en se rendant au travail

Yassine Saibi, connu par son pseudonyme d’artiste «Saibi Fx», est un jeune ingénieur de son au sein de la chaîne de télévision nationale de Tanger, Medi1TV. Diplômé de l’Institut international de l’audiovisuel de Casablanca, Yassine a débuté sa carrière professionnelle dans une station de radio marocaine en tant que réalisateur. Cette première expérience lui a permis de se rapprocher du monde de la musique et il a eu l’occasion, par la suite, de réaliser plus de 40 émissions et documentaires en exerçant en «freelance» pour le compte de plusieurs chaînes nationales et internationales, à savoir, entre autres, Al Jazeera, TV5 et Al Jazeera Documentary.

En 2015, il décroche le poste d’ingénieur de son de la chaîne Medi1TV, une fonction où il s’est retrouvé encore plus proche de la musique et, en particulier, des artistes et des chanteurs. Sa passion pour la musique n’a cessé de croître, ce qui l’a poussé à s’inscrire au Conservatoire communal, mais manque de chance, le Centre a fermé ses portes au bout d’un an de formation au solfège à cause de la pandémie de Covid-19.

«Un mal pour un bien» heureusement ! Medi1 TV a décidé de fermer provisoirement ses locaux à Rabat et, du coup, Yassine a été dans l’obligation de faire la navette Rabat-Tanger tous les jours. Et il a su saisir l’occasion de profiter de ce trajet quotidien pour produire de la musique. Ainsi, il a sorti son premier single intitulé «Yallah» qui a connu un succès inattendu, en obtenant plus de 70K de vues sur les réseaux sociaux, ainsi que des commentaires positifs. L’envie de produire de la musique durant ses navettes Rabat-Tanger à bord du TGV Al boraq, à 300km/h, est devenue le passe-temps favori de «Saibi Fx». Son quatrième projet a vu le jour le 3 juillet dernier et a dépassé les 100K de vues sur les réseaux sociaux, ainsi que sur toutes les plateformes internationales de musique. Ce succès a incité YouTube à lui envoyer un mail pour la vérification «Official Artist Channel» et la plateforme Spotify l’a gratifié du «Tick bleu artiste vérifié».

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Hommage posthume à Mohamed Tanjaoui, un auteur de chansons hors pair https://aujourdhui.ma/culture/hommage-posthume-a-mohamed-tanjaoui-un-auteur-de-chansons-hors-pair https://aujourdhui.ma/culture/hommage-posthume-a-mohamed-tanjaoui-un-auteur-de-chansons-hors-pair#respond Tue, 27 Jul 2021 11:24:02 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=382632

Ressuscité par Madarate de Abdelilah Tahani «Je n’exercerai pas le journalisme comme gagne-pain. D’autant plus que je ne trouve pas d’espace entre la poésie et le journalisme. Je suis poète et journaliste. J’existe sur la scène». Ses poèmes ont été composés par les éminents artistes Ahmed El Bidaoui et Abdelwahab Doukkali, ainsi que Mohamed Abdelwahab ...]]>

Ressuscité par Madarate de Abdelilah Tahani

«Je n’exercerai pas le journalisme comme gagne-pain. D’autant plus que je ne trouve pas d’espace entre la poésie et le journalisme. Je suis poète et journaliste. J’existe sur la scène».

Ses poèmes ont été composés par les éminents artistes Ahmed El Bidaoui et Abdelwahab Doukkali, ainsi que Mohamed Abdelwahab entre autres. Cependant, si ces compositeurs sont connus, l’auteur de leurs chansons, feu Mohamed Tanjaoui, ne l’est pas assez, notamment chez les nouvelles générations. L’émission «Madarate» diffusée sur la radio nationale a eu, tout récemment, le mérite de dépoussiérer la trajectoire du défunt en tant que porte-voix authentique de la poésie marocaine contemporaine. «De son vrai nom, Mohamed Ben Yahia, feu Tanjaoui vivait par ses poèmes et articles de presse. Il était une étoile dans le firmament de la poésie moderne. Comme il écrivait ses articles sous un angle poétique. Dans ce sens, il a adhéré, par le biais de sa plume et ses émotions, à toutes les batailles de l’indépendance de la patrie, ainsi qu’à l’épopée de récupération du Sahara marocain qu’il a citées dans ses œuvres tel un leitmotive», raconte le journaliste Abdelilah Tahani, à propos du regretté pour introduire son émission.

Quant aux origines du poète disparu, cet animateur précise qu’il est né en 1936 à «Tétouan qui était marquée par un mouvement littéraire et médiatique». De son vivant, le défunt a commencé son parcours dans les instituts religieux et privé où enseignaient des professeurs égyptiens qui ont fort influencé les étudiants de l’époque. «Sa voix poétique a résonné à sa jeunesse dans sa ville natale après avoir remporté la plus grande compétition poétique organisée avant l’indépendance. Couronnée par le Prix, qui portait le nom de Mohammed V pour la poésie et était supervisé par l’érudit Brahim El Ilghi, cette compétition a marqué le parcours littéraire du jeune Tanjaoui dès 1955», détaille M. Tahani. Le tout en rappelant que cet auteur a, pour allier la poésie aux écrits de presse, fait le choix des journaux «Annahar», «Al Oumma» et «Assahrae».

«Le regretté a, sur proposition de Abdelwahab Ben Mansour, rejoint la radio nationale, qui attirait des noms compétents, où il a préparé son émission «Majal El Adab» (Le domaine littéraire). Par la suite, il a quitté les ondes pour écrire aux côtés de Abderrahmane Youssoufi et d’autres dans le journal «Al Mouharrir»», relate l’animateur qui ne manque pas de détailler la vie du défunt. Ainsi, Tanjaoui a bénéficié, en Egypte, de sessions de formation en différents genres journalistiques. A partir de 1964, il a été nommé directeur du journal «Al Anbae», relevant du ministère de l’information, qui était une étape assez importante dans son parcours de journaliste. «Je n’exercerai pas le journalisme comme gagne-pain. D’autant plus que je ne trouve pas d’espace entre la poésie et le journalisme. Je suis poète et journaliste. J’existe sur la scène», indique M. Tahani en citant le regretté.
A propos de ses œuvres, il rappelle que «le recueil «Tétouan qui m’habite» est une copie perdue». «Il a laissé une grande production poétique éparpillée sur les colonnes de journaux et magazines. C’est pourquoi sa famille s’est penchée sur la collection de son patrimoine», enchaîne l’animateur qui a donné lecture de certaines œuvres à l’instar du poème de «Roi et peuple». Le tout en rappelant que les sujets de ses poèmes varient entre le patriotisme, les louanges, les méditations, la nature, la ville natale et d’autres. De son vivant, Tanjaoui a même écrit des poèmes de «zajal».

Outre les compositeurs cités, d’autres à l’instar de Larbi Kawkabi et Mohamed Fouiteh ont composé «Al Jihad Al Akbar» et «Maana Allah» du regretté qui a aussi conçu la chanson «Melioun hectare», «Hadi Yeddi Memdouda, meddi yeddek» (Ma main est tendue vers toi, fais pareil) composée par Abdelwahab Doukkali qui a également interprété «Howa el Hob» (C’est l’amour) de feu Tanjaoui, également auteur de «Mawlid El Kamar» (Naissance de la lune). Des œuvres qui font que le poète disparu mérite d’être connu, notamment auprès des nouvelles générations.

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Dans son nouveau clip : Fatima Tabaamrant chante l’amazighité https://aujourdhui.ma/culture/musique/dans-son-nouveau-clip-fatima-tabaamrant-chante-lamazighite https://aujourdhui.ma/culture/musique/dans-son-nouveau-clip-fatima-tabaamrant-chante-lamazighite#respond Mon, 26 Jul 2021 13:00:13 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=382531

C’est une Fatima Tabaamrante fort attachée à ses racines que les mélomanes découvrent. Elle y met en valeur les tenues traditionnelles amazighes, des décors et des bijoux en argent, ainsi que le «tifinagh». Du nouveau chez Fatima Tabaamrant. La chanteuse amazighe vient de lancer son single intitulé «Wargagh awal amazigh» (J’ai rêvé de paroles amazighes). ...]]>

C’est une Fatima Tabaamrante fort attachée à ses racines que les mélomanes découvrent. Elle y met en valeur les tenues traditionnelles amazighes, des décors et des bijoux en argent, ainsi que le «tifinagh».

Du nouveau chez Fatima Tabaamrant. La chanteuse amazighe vient de lancer son single intitulé «Wargagh awal amazigh» (J’ai rêvé de paroles amazighes). Cette œuvre, dont le vidéoclip est partagé sur YouTube, a déjà récolté 53 milles vues après seulement deux jours de son lancement sur sa chaîne officielle. Et c’est la chanteuse qui a conçu les paroles et les mélodies de ce tube dont le clip est réalisé par Soufiane Lamghini.
Sur la vidéo, qui s’étale sur environ 9 minutes, c’est une Fatima Tabaamrant fort attachée à ses racines que les mélomanes découvrent. Elle y met en valeur les tenues traditionnelles amazighes, des décors et des bijoux en argent, ainsi que le «tifinagh». Et ce n’est pas tout. Le clip est doté d’une traduction en français des paroles du single. De quoi permettre à d’autres publics non amazighophones de les assimiler.


Quant au tournage, il s’est déroulé, comme le précise l’artiste, «dans différentes régions du Souss-Massa pour en révéler la richesse qui abonde dans le sens du sujet du morceau». «Le tournage s’est étalé sur des journées de par la crise du coronavirus qui a fort impacté la production artistique», ajoute Fatima Tabaamrante, de son vrai nom de famille Chahou. Le tout en rappelant s’être pliée, avec l’équipe de tournage, aux mesures de précaution.
A propos de ses tenues vestimentaires dans le clip, l’artiste indique avoir fait le choix des créations de la jeune styliste Hanae Rati Ettaleb, qui a introduit une touche amazighe moderne tout en s’attachant à la culture marocaine mondiale.

Outre «Wargagh awal amazigh», la chanteuse, qui conçoit et compose ses œuvres et poèmes, se chiffrant à plus d’une centaine, par ses propres soins et défend bec et ongles la culture amazighe au niveau national, a lancé en 2020 «Allo Agadir» pour mettre cette ville en valeur. L’interprète, qui aborde notamment des sujets sociaux et compte à son actif plusieurs participations aux festivals, notamment Timitar et Mawazine, a, de plus, reçu, en tant que «Raïssa», par l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), le prix honorifique de la culture amazighe au titre de 2018, pour toute son œuvre artistique. Elle figure également dans l’anthologie des «Rways, voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighs» conçue par Brahim El Mazned. Une publication qui met en avant le rôle de cette interprète en tant que «Raïssa». De quoi immortaliser l’œuvre de l’artiste.

 

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