Editorial – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Tue, 01 Dec 2020 19:52:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 Edito : Consensus https://aujourdhui.ma/editorial/edito-consensus https://aujourdhui.ma/editorial/edito-consensus#respond Tue, 01 Dec 2020 18:06:09 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361857

Le dossier du Sahara est en train de prendre une tournure accélérée favorable à la position défendue par le Maroc à juste titre et de manière très constructive. Ce changement de donne vient au terme d’un processus qui a duré plusieurs années durant lesquelles le Maroc a pu et su dérouler un plaidoyer cohérent, réaliste ...]]>

Le dossier du Sahara est en train de prendre une tournure accélérée favorable à la position défendue par le Maroc à juste titre et de manière très constructive.

Ce changement de donne vient au terme d’un processus qui a duré plusieurs années durant lesquelles le Maroc a pu et su dérouler un plaidoyer cohérent, réaliste et basé sur des faits réels, le tout dans le respect des usages en matière de diplomatie internationale. Tout le contraire des agissements belliqueux du camp ennemi dont le dernier acte en date a été l’épisode de Guergarate.

Un des facteurs déterminants des avancées positives en faveur du Maroc est certainement cette unanimité absolue et unique en son genre dont fait l’objet la cause nationale sur le plan interne. C’est probablement parce qu’ils n’ont jamais trouvé aucune brèche dans le front et qu’ils n’en trouveront jamais à l’avenir que les adversaires savent pertinemment leur cause illégitime et perdue d’avance.

Au-delà de son contenu spécifique, le dossier du Sahara constitue un bel exemple voire un laboratoire pour des dossiers et sujets d’une tout autre nature. Le Maroc enclenche dans quelques mois un nouveau cycle économique avec un nouveau modèle. Il s’agit d’un challenge éminemment collectif et, comme l’avait si bien dit le Souverain dans un récent discours, la réussite sera collective ou ne sera pas. Et cette réussite peut être à la portée si les différents acteurs politiques, économiques, sociétaux, civils et autres réussissent à reproduire le même esprit d’unité et de consensus…

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Edito : Plus que six mois… https://aujourdhui.ma/editorial/edito-plus-que-six-mois https://aujourdhui.ma/editorial/edito-plus-que-six-mois#respond Tue, 01 Dec 2020 07:25:44 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361757

Dans six mois, en juin 2021, la zone de libre-échange africaine, Zlecaf, va entrer en vigueur. Il ne faudrait évidemment pas s’attendre à ce que dès le lendemain, les échanges entre pays africains explosent. Mais il est incontestable que cela apportera des opportunités pour les opérateurs économiques et les industriels du continent qui représentera dans ...]]>

Dans six mois, en juin 2021, la zone de libre-échange africaine, Zlecaf, va entrer en vigueur. Il ne faudrait évidemment pas s’attendre à ce que dès le lendemain, les échanges entre pays africains explosent.

Mais il est incontestable que cela apportera des opportunités pour les opérateurs économiques et les industriels du continent qui représentera dans quelques années un débouché de près d’un milliard de consommateurs.

Les entreprises marocaines, en particulier, pourraient disposer là d’un formidable marché, à condition de savoir d’abord bien s’y préparer pour ensuite bien l’approcher. Et pour cela, le secteur privé marocain pourrait s’appuyer sur la connaissance qu’ont déjà certains opérateurs du terrain en Afrique, notamment dans les secteurs de la banque et assurance, des télécoms, du BTP, du médicament, du transport, de la chimie, des nouvelles technologies, de l’agroalimentaire…

L’expertise de ces pionniers et éclaireurs sera d’une précieuse aide pour baliser le terrain sans oublier qu’ils ont déjà habitué les marchés dans lesquels ils opèrent au label «Maroc». Une approche groupée des marchés africains sera un passage forcé.

Cela dit, une bonne exploitation des opportunités de la Zleca dépendra aussi du niveau de préparation de l’administration marocaine dont le rôle d’accompagnement et de soutien sera central dans la réussite de la percée du secteur privé sur le continent. Et tout cela se prépare dès aujourd’hui…

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Edito : Pavillon national https://aujourdhui.ma/editorial/edito-pavillon-national https://aujourdhui.ma/editorial/edito-pavillon-national#respond Mon, 30 Nov 2020 07:25:22 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361669

L’appel royal lancé il y a quelques semaines pour le développement d’une économie maritime ouvre la voie pour l’éclosion de nouveaux écosystèmes et des gisements pour les opérateurs économiques en quête d’opportunités d’investissements. Avec ses plus de 3.500 kilomètres de façade maritime, le Maroc peut et doit en tirer plus de profit. Les filières adossées ...]]>

L’appel royal lancé il y a quelques semaines pour le développement d’une économie maritime ouvre la voie pour l’éclosion de nouveaux écosystèmes et des gisements pour les opérateurs économiques en quête d’opportunités d’investissements.

Avec ses plus de 3.500 kilomètres de façade maritime, le Maroc peut et doit en tirer plus de profit. Les filières adossées à l’économie maritime peuvent apporter un souffle à l’économie, à la croissance et à l’emploi. Elles donneront également tout son sens à la politique nationale déroulée depuis plusieurs années et qui consiste à doter le pays en infrastructures portuaires modernes et imposantes. Depuis une vingtaine d’années, les ports de nouvelle génération qui ont été édifiés à travers le monde ont démontré qu’ils pouvaient ne pas être que de simples points de passage pour des cargaisons de marchandises mais de véritables complexes industriels voire des pôles économiques à part entière.

Mais le développement d’une économie maritime posera inévitablement une question centrale qui divise encore les analystes jusqu’à ce jour, à savoir le pavillon national. Certes, la mésaventure Comanav a laissé des séquelles. Mais un pays peut-il raisonnablement ambitionner d’être une puissance maritime sans disposer du maillon le plus important de la chaîne, en l’occurrence des opérateurs majeurs dans le transport maritime ?

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Edito : Violence https://aujourdhui.ma/editorial/edito-violence-2 https://aujourdhui.ma/editorial/edito-violence-2#respond Fri, 27 Nov 2020 07:30:04 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361524

Si la violence faite aux femmes est une véritable problématique partout dans le monde, les répercussions sont beaucoup trop importantes non seulement sur les femmes mais sur la société tout entière. Il est vrai que la femme en est la première à souffrir mais d’autres catégories peuvent en pâtir d’une manière catastrophique. C’est le cas ...]]>

Si la violence faite aux femmes est une véritable problématique partout dans le monde, les répercussions sont beaucoup trop importantes non seulement sur les femmes mais sur la société tout entière.

Il est vrai que la femme en est la première à souffrir mais d’autres catégories peuvent en pâtir d’une manière catastrophique. C’est le cas notamment pour les enfants. Sur ce plan, les résultats relatifs au coût social de la violence à l’encontre des femmes et des filles, tirés à partir de l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes et des hommes de 2019 du HCP, sont édifiants.

Ainsi, il en ressort que la violence conjugale génère de graves répercussions sur la santé et le développement psychosocial des enfants des victimes comme l’isolement et le chagrin, les crises d’angoisse, l’énurésie et la régression scolaire. Plus loin encore, un tel vécu de violence peut causer, à moyen et à long termes, des problèmes de santé physique et mentale, des problèmes d’ordre cognitif (problèmes de concentration) ou scolaire (retard ou échec). C’est donc l’avenir de générations qui est mis en péril lorsqu’un couple règle ses problèmes par la violence.

Le coût pour la société entière peut ainsi être dévastateur surtout avec la banalisation de la violence dans tous les milieux. C’est pour cette raison qu’il faut penser des solutions ne se limitant pas à un traitement judiciaire des affaires liées à la violence conjugale. L’avenir de nombreux enfants en dépend…

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Edito : Évolution partisane https://aujourdhui.ma/editorial/edito-evolution-partisane https://aujourdhui.ma/editorial/edito-evolution-partisane#respond Wed, 25 Nov 2020 19:37:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361400

Dans un an, les citoyens seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants à la Chambre des représentants. Et au moment où la notion de l’inclusion est et sera plus que jamais centrale dans tout ce qui se construira dans les années à venir, sur le plan économique et social, les premiers acteurs concernés, en ...]]>

Dans un an, les citoyens seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants à la Chambre des représentants.

Et au moment où la notion de l’inclusion est et sera plus que jamais centrale dans tout ce qui se construira dans les années à venir, sur le plan économique et social, les premiers acteurs concernés, en l’occurrence les partis politiques, devront faire preuve de leur capacité à évoluer. Certes, les partis ont pour rôle, entre autres, d’encadrer les citoyens et de canaliser l’effort de participation populaire à l’édification de la société.

Mais à la lumière de l’expérience passée et connaissant les enjeux auxquels sera confronté le Maroc dans les années et décennies à venir, les partis seront dans l’obligation de faire évoluer leurs grilles de lectures, leurs modes opératoires sur le terrain voire leurs philosophies d’action. Pour beaucoup d’analystes, la notion d’idéologie au sens strict du terme a montré ses limites depuis longtemps.

Les référentiels ou standards de pensée, dogmes, doctrines et autres types de constructions intellectuelles abstraites ne mobilisent plus autant voire pas du tout. Dans le Maroc de 2021, ce qui parle le plus aux citoyens, ce sont plus des sujets simples, terre-à-terre qui les touchent dans leur vie quotidienne ou encore des démarches qui s’appuient plus sur des valeurs de partage que les discours basés sur les sujets clivants.

La diversité de la société marocaine, sa richesse culturelle, sa vitalité et sa jeunesse, ses rêves, ses aspirations, ses projets collectifs… tout cela devrait se refléter dans ses acteurs politiques et ses partis s’ils veulent réellement accompagner le Maroc dans sa nouvelle évolution.

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Edito : Plus qu’un fonds… https://aujourdhui.ma/editorial/edito-plus-quun-fonds https://aujourdhui.ma/editorial/edito-plus-quun-fonds#respond Wed, 25 Nov 2020 07:20:11 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361358

Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement s’apprête à entrer en fonction. Une première enveloppe de 15 milliards est déjà bloquée dans le projet de loi de Finances 2021 et le projet de loi de sa création sera incessamment validé par le gouvernement et transmis pour vote aux élus, son entrée en vigueur étant attendue pour ...]]>

Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement s’apprête à entrer en fonction. Une première enveloppe de 15 milliards est déjà bloquée dans le projet de loi de Finances 2021 et le projet de loi de sa création sera incessamment validé par le gouvernement et transmis pour vote aux élus, son entrée en vigueur étant attendue pour 2021.

Si les contours précis ont été tracés par le Souverain lors de son discours en ouverture de la session parlementaire au mois d’octobre, il appartient au gouvernement et aux politiques de manière générale de veiller à ce que la mise en application soit fidèle au modèle initial. Car, tel que décrit et voulu par le Souverain, à juste titre d’ailleurs, la vocation du fonds va au-delà d’un simple mécanisme institutionnel de financement de projets.

Il sera un vecteur structurant pour la nouvelle vision économique et l’industrialisation. Il y a deux décennies, en l’an 2000, le Fonds Hassan II était créé pour accompagner la dynamique d’investissement enclenchée par le Maroc. A cette époque, les enjeux et les objectifs étaient autres. Beaucoup d’industries ou de secteurs n’existaient pas ou qu’à l’état encore embryonnaire, notamment l’aéronautique, l’automobile, l’offshoring, l’électronique…

Le Maroc devait rattraper son grand retard en la matière et surtout se doter aussi d’infrastructures modernes. C’est en grande partie grâce à la mobilisation du Fonds Hassan II combiné à des investissements publics massifs dans les infrastructures et des stratégies sectorielles que le Maroc a pu en l’espace de 20 ans changer de statut et devenir une plateforme industrielle reconnue à l’échelle mondiale pour certains secteurs.

Aujourd’hui, la situation est légèrement différente. Certes, il y a un objectif commun qu’est l’investissement mais avec de nouveaux enjeux et des contraintes autres que celles d’il y a 20 ans. Les grandes mutations que connaît la géo-économie mondiale, la redistribution des cartes et les tendances lourdes comme le numérique et les nouvelles technologies nécessitent de nouveaux types de réponses qui vont bien au-delà du seul financement. Le Fonds Mohammed VI façonnera probablement le visage du Maroc de 2040.

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Edito : Prototype https://aujourdhui.ma/editorial/edito-prototype https://aujourdhui.ma/editorial/edito-prototype#respond Mon, 23 Nov 2020 18:26:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361217

Dans un peu plus d’un mois, la Commission spéciale sur le modèle de développement rendra sa copie finale presque un an après sa mise sur pied. En l’espace de 10 mois de travail, ce ne sont pas moins de 10.000 personnes qui ont été écoutées à travers quelque 70 auditions, 113 ateliers de réflexion et ...]]>

Dans un peu plus d’un mois, la Commission spéciale sur le modèle de développement rendra sa copie finale presque un an après sa mise sur pied.

En l’espace de 10 mois de travail, ce ne sont pas moins de 10.000 personnes qui ont été écoutées à travers quelque 70 auditions, 113 ateliers de réflexion et 35 séances dites d’écoute citoyenne dans différentes régions du Maroc. Si à cela on ajoute tout le volume d’informations et d’enseignements apporté par l’épisode sanitaire, il est permis d’espérer que le travail de la Commission sera assez riche et complet afin de fournir une plateforme sérieuse pour la construction d’un modèle durable. Car il ne faut pas s’attendre à ce que la CSMD fournisse un modèle ou un prototype au sens économétrique du terme avec des recettes toutes faites et un mode d’emploi. Un modèle ne se construit pas seulement sur papier mais aussi et surtout sur le terrain à travers des itérations faites d’actions concrètes et d’expériences améliorées.

En revanche, ce sur quoi la Commission sera la plus attendue c’est d’abord la formulation explicite des choix à faire dans le futur avec des démonstrations inattaquables de leur bien-fondé. Ensuite, elle devra aussi et surtout fournir autant que possible des pistes sérieuses d’actions concrètes, de programmes ou de politiques à lancer dans le court terme avec un horizon ne dépassant pas les 12 à 24 mois.

L’idéal, enfin, serait que la Commission Benmoussa donne dans son document final la recette pour que les concepts proposés soient le plus rapidement possible appropriés de manière consensuelle par toutes les parties prenantes institutionnelles, économiques, politiques car ce sont eux, les acteurs de terrain, qui seront finalement les véritables développeurs du modèle…

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Edito : Tête de pont https://aujourdhui.ma/editorial/edito-tete-de-pont https://aujourdhui.ma/editorial/edito-tete-de-pont#respond Mon, 23 Nov 2020 07:35:56 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=361126

Dans les semaines et mois à venir, le monde vivra au rythme d’une campagne de vaccination avec un déploiement planétaire. Dans cette opération historique, qui vient à la suite d’une crise sanitaire qui l’est autant, certains pays joueront un rôle important que ce soit à l’échelle mondiale, régionale ou continentale. Et tout porte à croire ...]]>

Dans les semaines et mois à venir, le monde vivra au rythme d’une campagne de vaccination avec un déploiement planétaire.

Dans cette opération historique, qui vient à la suite d’une crise sanitaire qui l’est autant, certains pays joueront un rôle important que ce soit à l’échelle mondiale, régionale ou continentale. Et tout porte à croire que le Maroc est appelé à en faire partie. Les premiers indices et informations ne trompent pas : le Maroc sera probablement une tête de pont pour faciliter le déploiement rapide de l’opération de vaccination sur le continent africain.

Ayant fait partie des premiers pays à s’être très tôt impliqué aux côtés des différents laboratoires en course pour le développement des vaccins, le Maroc, en plus de sécuriser les doses en quantités suffisantes pour ses propres citoyens, sera d’une précieuse aide sur le continent. D’abord grâce à son industrie pharmaceutique développée et rodée qui pourra prendre le relais des laboratoires internationaux pour accroître rapidement la production pour les besoins du plus grand nombre de pays.

Son aide sera précieuse aussi grâce à son ancrage dans le continent, sa connaissance du terrain et de la reconnaissance de son savoir-faire qu’il partage depuis toujours avec les pays amis. Ces derniers n’ont pas oublié qu’au tout début de la pandémie, le Maroc avait été le premier à se porter aux côtés de beaucoup de pays africains avec des aides sanitaires et médicales. Tout cela n’est qu’une confirmation et une illustration de plus du leadership que s’est construit le Maroc à travers le continent grâce à sa démarche basée sur l’entraide et le sens du partenariat gagnant-gagnant.

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Edito : Chômage https://aujourdhui.ma/editorial/edito-chomage-2 https://aujourdhui.ma/editorial/edito-chomage-2#respond Fri, 20 Nov 2020 07:25:45 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360914

Si le nombre des décès à cause de la Covid-19 commence à inquiéter, l’impact économique est tout aussi inquiétant. Depuis le déclenchement de cette pandémie, on savait que la véritable difficulté résidait dans le caractère multiple de son impact. Sur le plan sanitaire, la situation est très compliquée avec une vitesse de propagation qui ne ...]]>

Si le nombre des décès à cause de la Covid-19 commence à inquiéter, l’impact économique est tout aussi inquiétant. Depuis le déclenchement de cette pandémie, on savait que la véritable difficulté résidait dans le caractère multiple de son impact.

Sur le plan sanitaire, la situation est très compliquée avec une vitesse de propagation qui ne fléchit pas. Sur le plan économique, la situation est encore plus difficile. L’impact économique de la pandémie devrait se poursuivre bien au-delà de sa fin. C’est-à-dire que durant les trois ou cinq prochaines années, toutes les économies vont devoir continuer à gérer les conséquences.

Au Maroc, l’un des indicateurs qui ne trompe pas concerne indéniablement l’emploi. Sur ce plan, les chiffres du HCP sont édifiants. Le nombre de chômeurs est passé de 1.114.000 à 1.482.000 personnes entre le 3ème trimestre 2019 et celui de 2020, soit une hausse de 33%. Bien évidemment, cette hausse est le résultat d’une augmentation de 276.000 chômeurs en milieu urbain et de 92.000 en milieu rural. Ces chiffres montrent que le gouvernement actuel et celui qui viendra après les prochaines élections auront du pain sur la planche. La stratégie de relance devra préserver les emplois et créer de nouveaux pour les chômeurs. Tout un chantier…

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Edito : Nouveaux filons https://aujourdhui.ma/editorial/edito-nouveaux-filons https://aujourdhui.ma/editorial/edito-nouveaux-filons#respond Wed, 18 Nov 2020 17:47:08 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360800

L’avionneur américain Boeing prévoit une explosion sans précédent des besoins en avions cargo dans les deux prochaines décennies. Selon les prévisions que vient de publier la firme de Seattle dans son World Air Cargo Forecast (WACF), les compagnies de fret aérien à travers le monde devront renforcer leurs flottes d’avions de quelque 2.430 appareils si ...]]>

L’avionneur américain Boeing prévoit une explosion sans précédent des besoins en avions cargo dans les deux prochaines décennies.

Selon les prévisions que vient de publier la firme de Seattle dans son World Air Cargo Forecast (WACF), les compagnies de fret aérien à travers le monde devront renforcer leurs flottes d’avions de quelque 2.430 appareils si elles veulent accompagner l’expansion des chaînes d’approvisionnement et la montée en puissance du commerce électronique. Pour cela, 1.500 avions en circulation actuellement pour le transport de passagers devraient être convertis pour le transport de marchandises. Mais il restera 930 autres avions qu’il faudra fabriquer.

C’est là une opportunité pour les constructeurs d’abord mais aussi pour leurs fournisseurs et sous-traitants dont le Maroc fait partie. Si l’on en croit les projections sérieuses de Boeing, les opérateurs du secteur aéronautique national ne devraient pas chômer d’ici 2040. A charge pour eux de s’y préparer dès aujourd’hui pour être parmi les premiers à capter les commandes le moment venu.

Mais l’industrie aéronautique ne devrait pas être la seule à pouvoir surfer sur cette vague. La compagnie aérienne nationale, RAM, elle aussi pourrait y trouver son compte en profitant de sa couverture du continent africain qu’elle connecte au reste du monde, notamment l’Europe. Et à l’image de l’aéronautique, d’autres secteurs vont exploser dans les années à venir et apporter des volumes considérables d’opportunités. Aux entreprises marocaines de savoir comment tirer
le mieux profit de ces nouveaux filons…

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