Entretien – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Mon, 24 May 2021 09:33:43 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.3 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Entretien – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Dalal Mhamdi Alaoui : «Plusieurs exploitants des oe uvres protégées refusent de payer les droits d’auteur» https://aujourdhui.ma/culture/dalal-mhamdi-alaoui-plusieurs-exploitants-des-oe-uvres-protegees-refusent-de-payer-les-droits-dauteur https://aujourdhui.ma/culture/dalal-mhamdi-alaoui-plusieurs-exploitants-des-oe-uvres-protegees-refusent-de-payer-les-droits-dauteur#respond Mon, 24 May 2021 14:10:49 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=377101

Entretien avec Dalal Mhamdi Alaoui, directrice par intérim du BMDA ALM : Quel bilan faites-vous des activités du BMDA en 2020 ? Dalal Mhamdi Alaoui : En termes d’intégration des droits voisins, le BMDA a lancé pour la première fois en début août 2020 la première répartition des droits voisins au profit des artistes-interprètes (chanteurs, ...]]>

Entretien avec Dalal Mhamdi Alaoui, directrice par intérim du BMDA

Le Bureau marocain du droit d’auteur (BMDA) a entrepris plusieurs démarches en faveur des auteurs et créateurs adhérents, afin d’atténuer les répercussions négatives induites par la pandémie. Ainsi, pour la première fois, il a effectué la répartition des droits voisins concernant les artistes-interprètes, des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes. Une occasion pour interroger sa directrice par intérim, Dalal Mhamdi Alaoui, à propos de ce sujet. Elle revient sur le bilan des activités du Bureau en 2020, son plan d’actions pour 2021-2022 et les problèmes majeurs qui freinent la protection des droits d’auteur au Maroc.

ALM : Quel bilan faites-vous des activités du BMDA en 2020 ?

Dalal Mhamdi Alaoui : En termes d’intégration des droits voisins, le BMDA a lancé pour la première fois en début août 2020 la première répartition des droits voisins au profit des artistes-interprètes (chanteurs, acteurs, musiciens), des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes. L’année 2020 a également été marquée par l’ouverture de nouvelles délégations pour élargir le réseau de la perception des droits en couvrant toutes les régions du territoire national, notamment la délégation de Laâyoune-Sakia El Hamra, la délégation Dakhla-Oued Eddahab et la délégation de Guelmim-Oued Noun. Durant la même année, le BMDA a lancé un nouveau site web «bmda.ma» qui regroupe les deux plates-formes numériques permettant l’adhésion en ligne au droit d’auteur et aux droits voisins. Elle a été distinguée aussi par une augmentation importante des déclarations d’œuvres littéraires, artistiques et d’interprétations. De même, une augmentation des adhésions aux droits d’auteur et aux droits voisins et les bénéficiaires des répartitions toutes catégories confondues.
Ainsi, dans le cadre du programme de sensibilisation des auteurs, créateurs, à adhérer aux droits d’auteur et aux droits voisins et afin de rapprocher le service des auteurs, créateurs, artistes-interprètes, producteurs de phonogrammes, acteurs et producteurs de vidéogrammes.

Le BMDA a organisé également «Les journées portes ouvertes» dans plusieurts villes. Quel est l’objectif de cet événement ?

Le BMDA a organisé durant l’année écoulée «Les journées portes ouvertes» dans toutes les régions du Royaume, afin de rapprocher nos services des auteurs et créateurs marocains. D’ailleurs, la ville de Casablanca a connu l’enregistrement de 178 artistes et créateurs, suivie de la ville d’Agadir qui a enregistré l’implication de 185 artistes et créateurs. En effet, 84 artistes et créateurs se sont inscrits dans la ville d’Al Hoceima et 255 dans la ville d’Oujda.
Il faut mentionner que pour la première fois dans l’histoire du BMDA, une caravane de sensibilisation est organisée dans les régions Sud en vue de protéger notre patrimoine culturel hassani, une journée portes ouvertes a été organisée dans la région Dakhla-Oued Eddahab précisément dans la ville de Dakhla. D’ailleurs, plus de 50 auteurs ont déposé les dossiers d’adhésion aux droits d’auteur et aux droits voisins, et une journée portes ouvertes a été organisée aussi dans la région Laâyoune-Sakia El Hamra précisément dans la ville de Laâyoune. En effet, plus de 90 auteurs ont déposé les dossiers d’adhésion aux droits d’auteur et aux droits voisins.

Qu’en est-il des perceptions en 2020 ?

Il est à mentionner que les perceptions en 2020 ont connu une importante baisse en raison de la suspension et l’interdiction de nombreuses activités artistiques et culturelles et la fermeture des réseaux hôteliers, cinémas et théâtres, festivals et concerts, boîtes de nuit, cafés, restaurants… dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et du confinement.

Quelles sont les initiatives entreprises par le BMDA pour soutenir les artistes depuis le début de la pandémie sanitaire et combien de bénéficiaires de cette démarche ?

Compte tenu des circonstances exceptionnelles que notre pays traverse en raison des répercussions sanitaires, économiques et sociales de la propagation de la pandémie de Covid-19, plusieurs mesures exceptionnelles au profit des artistes et créateurs ont été prises par le BMDA, à savoir une reprogrammation des distributions des répartitions, les délais et les dates ont été avancés. D’ailleurs, les auteurs ont bénéficié exceptionnellement de plusieurs répartitions s’agissant du droit d’auteur et des droits voisins sur la base des perceptions droit d’auteur et copie privée. Parmi les actions qui ont été entreprises, figure le lancement du portail en ligne «bmda.ma» pour recevoir des demandes d’adhésion et des déclarations numériques afin de protéger la santé et la sécurité des auteurs et créateurs.

Peut-on dire que le BMDA est devenu un bureau qui rémunère correctement ses auteurs ?

Oui, cependant pour que le BMDA puisse augmenter le nombre de bénéficiaires, les exploitants des œuvres protégées doivent payer leurs redevances et respecter les droits d’auteur. D’ailleurs, un nombre important des exploitants refuse de payer les droits d’auteur.

Dans ce cas-là, quelles sont les mesures que vous entreprenez avec ceux qui ne paient pas ?

Premièrement, on opte pour des rappels et des négociations pour le paiement des droits d’auteur, ensuite il y a le recours contentieux en cas de refus de paiement. Il faut noter que le BMDA a gagné 55 dossiers contentieux devant le tribunal en 2020.

Que fait le BMDA pour basculer dans l’ère du digital ?

Le BMDA a lancé le portail bmda.ma qui permet l’adhésion des auteurs et créateurs au BMDA et déclarer leurs œuvres et interprétations en ligne dans le cadre de rapprocher nos services des auteurs et créateurs marocains.

Quel est votre plan d’action pour 2021-2022 ?

Nous prévoyons d’encourager plus les auteurs à adhérer aux droits d’auteur et aux droits voisins et à déclarer leurs œuvres en ligne (Bmda.ma). De même, nous pensons à renforcer le réseau de perception, notamment sur les platesformes numériques et le Web. Nous visons à remplacer définitivement le système Wipocos par le nouveau système WipoConnect fourni par l’OMPI. Nous espérons également trouver des solutions techniques avec les radiodiffuseurs pour un traitement rapide et équitable des programmes diffusés sur leurs antennes. D’autres actions sont envisagées, en l’occurrence le développement des systèmes techniques pour la collecte des programmes d’œuvres protégées utilisés et exploités dans les lieux publics tels que les boîtes de nuit, les cabarets ou salles de fêtes.
Afin de sensibiliser le public à l’importance du respect du droit d’auteur et les impacts négatifs des téléchargements illicites sur la créativité intellectuelle, nous avons l’intention de participer à des émissions de radio et de télévision, collaborer avec les médias, organiser des séminaires, journées d’étude et de réflexion, tables rondes, ateliers de travail, conjointement avec les départements concernés et les professionnels. Et enfin organiser des manifestations en hommage aux créateurs de talent et renommés.

Quid du projet portant la création d’une caisse sociale au profit des auteurs ?

Vu la nature de l’activité des auteurs et les fluctuations de leurs revenus, une caisse sociale qui assure l’ensemble des risques sociaux des auteurs est primordiale. En revanche, le BMDA a créé un fonds social pour les auteurs en 1977 et un autre a été créé en 2020 pour les adhérents aux droits voisins.

Quels sont les problèmes majeurs qui entravent actuellement la protection des droits d’auteur au Maroc ?

Plusieurs problèmes majeurs entravent la protection des droits d’auteur au Maroc. Il faut citer entres autres la faiblesse des perceptions des droits à cause du refus de paiement des exploitations et de l’insuffisance du recouvrement des droits, la nécessité d’une révision de la loi et des barèmes de perception et le manque de respect des droits d’auteur.

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Thami Ghorfi : «Nous avons pris la décision d’adopter le modèle Bachelor dès la prochaine rentrée universitaire» https://aujourdhui.ma/societe/thami-ghorfi-nous-avons-pris-la-decision-dadopter-le-modele-bachelor-des-la-prochaine-rentree-universitaire https://aujourdhui.ma/societe/thami-ghorfi-nous-avons-pris-la-decision-dadopter-le-modele-bachelor-des-la-prochaine-rentree-universitaire#respond Fri, 30 Apr 2021 13:00:27 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=375298

Entretien avec Thami Ghorfi, président de l’ESCA Ce sont des étudiants volontaires et ambitieux avec une forte volonté de bâtir leur avenir dans le monde de l’entreprise tout en expérimentant une vie universitaire riche qui va leur permettre de développer des compétences transverses telles que les capacités à communiquer et à convaincre. ALM : Comment ...]]>

Entretien avec Thami Ghorfi, président de l’ESCA

Ce sont des étudiants volontaires et ambitieux avec une forte volonté de bâtir leur avenir dans le monde de l’entreprise tout en expérimentant une vie universitaire riche qui va leur permettre de développer des compétences transverses telles que les capacités à communiquer et à convaincre.

ALM : Comment l’ESCA a adapté ses formations à la pandémie de la Covid-19? 

Thami Ghorfi : Depuis l’été dernier, nous avons repensé l’organisation de notre activité en dispensant l’ensemble de nos cours en mode blended-learning. L’enjeu est d’accompagner nos apprenants dans la réussite de leurs projets d’études. Cette approche centrée sur l’étudiant allie enseignement en présentiel évidemment, et enseignement à distance et permet ainsi à nos apprenants de bénéficier d’un parcours individualisé pour avancer à leur rythme tout en profitant de la dynamique collective. Force est de constater que les étudiants ont plus que jamais besoin de la vie sur le campus, d’interagir avec leurs enseignants dans les cours en face à face, de travailler avec leurs camarades et de réfléchir aux sujets qui les entourent dans le cadre de travaux de groupes. Nous nous sommes adaptés pour accompagner la réussite et l’accomplissement de nos étudiants.

Dans ce contexte exceptionnel, comment l’ESCA parvient -elle à se démarquer par rapport aux autres établissements qui dispensent la même formation ? 

Il est important de noter que toutes les Business Schools au Maroc ne dispensent pas les mêmes formations. ESCA Ecole de Management est une institution à dimension internationale avec des programmes fortement ancrés à l’international. En plus d’être reconnue par l’Etat marocain, notre institution est la première à être accréditée par AACSB au Maroc et en Afrique francophone. De ce fait, nous disposons d’un processus de qualité selon les meilleurs standards internationaux qui nous permet aujourd’hui d’accompagner l’étudiant de la première prise de contact jusqu’à la fin de son cursus grâce au système d’assurance qualité qui est mis en place pour assurer les compétences acquises chez l’apprenant. Il faut dire que nous avons une expérience de plusieurs années dans l’utilisation de notre plate-forme e-learning et que cela nous a permis de passer rapidement au mode Blended-Learning et dispenser des enseignements à nos étudiants et à ceux de nos partenaires grâce au travail formidable de nos équipes pédagogiques ainsi que l’engagement de notre corps professoral et de nos étudiants.

Quels sont les profils qui étudient au sein de votre établissement ? 

Au sein de notre établissement, nous avons des jeunes étudiantes et étudiants en provenance de tous les horizons. En général, ce sont des étudiants volontaires et ambitieux avec une forte volonté de bâtir leur avenir dans le monde de l’entreprise tout en expérimentant une vie universitaire riche qui va leur permettre de développer des compétences transverses telles que les capacités à communiquer et à convaincre, l’esprit entrepreneurial, l’agilité, les capacités à innover et la compréhension du monde et de ses évolutions.
Nous les accompagnons durant leur cursus pour soutenir le développement de leurs potentiels. Les promotions sont équilibrées avec 50% de filles et 50% de garçons de toutes les séries du baccalauréat. Les étudiants internationaux représentent 12% de nos effectifs, un chiffre qui évolue significativement à certaines périodes de l’année puisqu’à ESCA nous recevons des étudiants en provenance de 4 continents.

La crise sanitaire a accentué les difficultés des jeunes diplômés à s’insérer rapidement sur le marché du travail. Comment l’ESCA accompagne-t-elle ses jeunes lauréats en période de pandémie ? 

Il faut dire que le contexte actuel de la crise sanitaire avec toutes ses implications a bousculé tous les secteurs de notre économie et toutes les entreprises de notre pays. L’insertion professionnelle est un défi majeur. En réponse à ce défi, nous accompagnons nos étudiants et diplômés dans la recherche d’opportunités à travers des sessions de recrutement avec de nombreuses entreprises. En outre, nous organisons régulièrement des workshops axés sur le développement de carrière et la simulation d’entretien, pour préparer nos étudiants et diplômés aux entrevues. Par ailleurs, nous avons organisé, cette année, notre rencontre annuelle des JobDays en format 100% virtuel. Les JobDays @ESCA ont connu la participation de 30 entreprises nationales et internationales ainsi que celle de plus de 300 étudiants de ESCA. La mise en lien professionnelle de nos étudiants et diplômés avec les entreprises reste un acte essentiel en cette période. Je souhaite souligner qu’à la sortie de la crise, les entreprises qui marqueront des points et pourront saisir le maximum d’opportunités de la croissance, sont celles qui recruteront maintenant les talents. C’est le moment de restructurer ses activités et de se renforcer de compétences et de talents.

Vous avez lancé lors de cette rentrée 2020-2021 la première édition du programme «ESCA Coil System». En quoi consiste ce nouveau programme ? 

Pour maintenir la force de l’internationalité de l’école, de faire vivre des expériences internationales à nos étudiants et de maintenir les fenêtres ouvertes sur les autres cultures et les autres contextes, nous avons déployé le programme «ESCA Coil System» qui consiste en une série d’activités internationales synchrones et asynchrones en ligne favorisant l’interaction interculturelle, l’acquisition de compétences qui développent et renforcent la «Perspective Globale» chez nos étudiants. Ces activités sont variées et peuvent prendre plusieurs formats, notamment des conférences, des workshops ou des online exchange classes. Nous avons des groupes d’étudiants qui travaillent avec leurs enseignants en interaction avec d’autres groupes de jeunes à travers les 4 continents. Nos partenaires profitent aussi de l’ESCA Coil System, puisque les étudiants de Georgia State University par exemple en bénéficient d’outre-Atlantique.

Quelles sont les nouveautés pour la prochaine rentrée ? 

Nous sommes heureux d’annoncer que le nouveau campus accueillera la communauté ESCA à la rentrée prochaine universitaire. Un réel espace de vie, ce nouveau campus répond aux normes actuelles les plus avancées, à l’instar des meilleurs campus dans le monde. Tout est mis en place pour servir l’épanouissement et l’accomplissement de nos étudiants, à travers de nombreux services, notamment des espaces individuels et collectifs de travail, d’innovation et d’incubation, d’exposition, ainsi que des espaces pour s’adonner aux activités ludiques et sportives. Le nouveau campus va offrir aux étudiants et aux participants des différents programmes de formation d’importants moyens pour leur permettre d’apprendre, d’innover, d’entreprendre et de créer. Par ailleurs, nous avons pris la décision d’adopter le modèle Bachelor dès la prochaine rentrée universitaire pour renforcer notre offre de programmes, car nous y voyons une opportunité pour consolider l’internationalité de ESCA. En plus du programme Grande Ecole et des Masters, le programme Bachelor en 4 années répond aux normes internationales et particulièrement nord-américaines et asiatiques, ce qui représente une belle opportunité pour favoriser l’expérience internationale chez nos étudiants à travers la possibilité d’accéder à plusieurs échanges à l’international durant leurs parcours.

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El Mahdi Arrifi / Foncier domanial : Deux appels d’offres lancés dans le cadre de «Génération Green» https://aujourdhui.ma/economie/el-mahdi-arrifi-foncier-domanial-deux-appels-doffres-lances-dans-le-cadre-de-generation-green https://aujourdhui.ma/economie/el-mahdi-arrifi-foncier-domanial-deux-appels-doffres-lances-dans-le-cadre-de-generation-green#respond Sat, 24 Apr 2021 20:00:45 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=374721

Entretien avec El Mahdi Arrifi, DG de l’Agence pour le développement agricole (ADA) ALM : La promotion des investissements agricoles et du partenariat public-privé figure parmi les missions de l’ADA. Quelle impulsion sera donnée à ce volet dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole du Royaume ? El Mahdi Arrifi : L’Agence pour le ...]]>

Entretien avec El Mahdi Arrifi, DG de l’Agence pour le développement agricole (ADA)

ALM : La promotion des investissements agricoles et du partenariat public-privé figure parmi les missions de l’ADA. Quelle impulsion sera donnée à ce volet dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole du Royaume ?

El Mahdi Arrifi : L’Agence pour le développement agricole (ADA), en tant que guichet unique des investisseurs agricoles, joue un rôle prépondérant à même de promouvoir l’investissement dans le secteur agricole, et ce à travers plusieurs leviers, notamment la mobilisation du foncier agricole dans le cadre de l’opération du partenariat public-privé autour du foncier du domaine privé de l’Etat moyennant le lancement des appels d’offres successifs au fur et à mesure de la disponibilité des terrains assainis et ce, quel que soit le nombre de projets et la superficie disponible. Ainsi, cette opération a permis de mobiliser un foncier domanial de plus de 112.000 hectares (ha) réparti sur 1.584 projets avec un investissement prévisionnel de 22,5 MMDH permettant de créer à terme plus de 63.000 emplois. Cette opération du partenariat public-privé sera consolidée dans le cadre de la nouvelle stratégie «Génération Green 2020-2030» par le lancement de nouveaux appels d’offres autour du foncier domanial. En effet, deux nouveaux appels d’offres sont en cours de préparation pour lancement en 2021. Le premier concerne un foncier de 5.000 ha à Dakhla dans le cadre du projet d’irrigation par dessalement de l’eau de mer répartis sur 235 projets en faveur des investisseurs privés et des jeunes de moins de 40 ans résidant dans la région. Le deuxième est quant à lui relatif aux parcelles de moins de 10 ha en bour et 5 ha en irrigué sur une superficie d’environ 188 ha répartie sur 130 projets au niveau de 3 régions (Casablanca-Settat, Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès). D’autres appels d’offres sont également en cours de préparation.

Qu’en est-il de l’objectif de mobilisation de 1 million d’hectares de terres collectives ?

En effet, la stratégie «Génération Green 2020-2030» ambitionne la promotion de l’investissement et le développement des filières de production autour du foncier collectif en coordination avec le ministère de l’intérieur (DAR). A ce titre, l’axe relatif à la mobilisation, la Melkisation et la valorisation d’un million d’hectares des terres collectives au profit des ayants droit, des jeunes et des investisseurs constitue une occasion idoine aux catégories concernées pour mettre en œuvre des projets d’investissement agricole rentables et pérennes. Dans ce sens, le département de l’agriculture est en train de mettre en place le cadre règlementaire et incitatif requis pour son implémentation.

Quelle est l’approche de l’ADA en matière du développement durable ?

L’ADA, depuis sa création, a placé au cœur de ses préoccupations la question du développement durable, qui a d’ailleurs fait l’objet de l’un des fondements du Plan Maroc Vert et également l’un des axes du fondement 2 de la nouvelle stratégie «Génération Green 2020-2030» se rapportant à la pérennité du développement agricole, et ce, à travers la transition vers une agriculture résiliente et éco-efficiente visant la préservation des ressources naturelles notamment l’eau et le sol. L’approche adoptée par l’ADA consiste principalement à intégrer dans les projets d’agriculture solidaire et inclusive des mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique dans les zones vulnérables. En fait, la gestion proactive du changement climatique, notamment la sécheresse et la préservation des ressources naturelles, est intégrée dans la conception de l’ensemble des projets, à travers notamment le ciblage de la vocation des terres, la diversification et l’intensification des activités agricoles. Ce qui est de nature à améliorer le revenu des agriculteurs, en diversifier les sources et atténuer leur précarité et leur vulnérabilité aux aléas climatiques. Ces mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique adoptées sont confortées également depuis 2009 par les efforts considérables menés par l’ADA, en matière de mobilisation des financements auprès des bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux pour mettre en œuvre des projets de développement durable. Il est à souligner que les efforts déployés par le Maroc en matière de renforcement de la résilience du secteur agricole au changement climatique ont été couronnés par l’accréditation de l’ADA auprès du Fonds d’Adaptation en 2012 et auprès du Fonds vert pour le climat (FVC) en 2016, lui permettant un accès direct aux ressources financières de ces fonds, à même de concrétiser des projets de développement durable au profit des populations vulnérables, non seulement dans le secteur agricole mais également pour les autres secteurs à l’échelle nationale.

Sur quoi portent ces fonds ?

Ils concernent principalement le projet d’Adaptation au changement climatique dans les zones oasiennes (PACCZO) pour un montant de 10 millions de dollars, visant le renforcement de la résilience des populations et de l’écosystème oasiens aux impacts du changement climatique, le projet de promotion de l’arganiculture dans les zones vulnérables ( DARED) pour un montant de 49,2 millions de dollars (dont 39, 3 millions de dollars de don), portant sur le renforcement de la résilience des communautés rurales et la préservation de la réserve de biosphère d’arganeraie (RBA), qui s’étale sur 2,5 millions d’hectares. A cela s’ajoute un don de préparation et d’appui à l’ADA «Readiness Grant» accordé par le FVC (300.000 dollars) pour l’amélioration de la gouvernance interne de l’ADA en vue de répondre aux exigences et aux politiques du FVC, et l’initiation du processus du rehaussement du niveau d’accréditation de l’ADA auprès du FVC (Upgrading). On note également un don de préparation du projet agricole intégré, durable et résilient aux changements climatiques dans la vallée du Souss financé par le FVC pour un montant de 714.000 USD. Ce don est dédié au financement des études préalables à la soumission de la proposition de financement (Funding Proposal), à savoir l’étude de faisabilité, l’étude d’impact environnemental et social (EIES), l’analyse économique et financière et l’analyse genre du projet. On relève également un Don d’appui (AF Readiness) accordé par le Fonds d’adaptation pour un montant de 25.000 dollars pour la mise à jour de la politique environnementale et sociale de l’ADA et celle du genre.

Quels sont vos objectifs à court terme pour 2021 en matière du développement durable ?

L’ADA procède à l’accompagnement des directions régionales de l’agriculture dans le montage des projets d’agriculture solidaire, notamment les projets d’intensification durable des systèmes de production visant la transition vers une agriculture écologique (valorisation des déchets agricoles en biofertilisant, promotion des énergies renouvelables, partage des bonnes pratiques locales…), des projets de conversion de mode de conduite conventionnel en agriculture biologique et des projets de diversification des systèmes de production à travers l’introduction des filières plus adaptées aux conditions climatiques locales.

L’ADA a entamé les démarches pour sa ré-accréditation auprès du Fonds vert pour le climat. Comment se déroule ce process ?

En effet, le premier mandat de notre accréditation prend fin le 22 août 2021. L’ADA, et avec anticipation, a pu compléter et soumettre son dossier de ré-accréditation auprès du FVC en janvier 2021. Une soumission qui s’est faite à travers la nouvelle plate-forme digitale d’accréditation lancée par le secrétariat du FVC le 19 décembre 2020. A noter que chaque période de ré-accréditation sera également d’une durée de 5 ans. L’ADA ne se limitera pas à la ré-accréditation, mais elle prévoit également d’initier son processus d’up-grading auprès du FVC, qui consiste au rehaussement du niveau de son accréditation pour passer des projets de petite taille (Small : 10-50 millions de dollars) aux projets de taille moyenne (Medium : 50-250 millions de dollars). En plus de ces deux processus, l’ADA travaille sur un portefeuille de projets (Entity Work Program) et ce pour soumission au financement du FVC, totalisant un montant d’investissement de 126 millions de dollars.

De quoi est constitué ce portefeuille ?

Ce portefeuille comprend un projet de développement agricole intégré, durable et résiliant au changement climatique dans la vallée du Souss (45 millions de dollars), un projet de développement durable dans les zones montagneuses de la province de Khénifra (10 millions de dollars) (processus d’approbation simplifié), un projet de renforcement de la résilience des écosystèmes pastoraux et des systèmes de production animale dans les hauts plateaux de l’Oriental (40 millions de dollars), un projet de gestion intégrée des inondations dans la région de Tétouan (30 millions de dollars) ainsi que la préparation du projet d’implémentation d’un service intégré de suivi de la composition atmosphérique pour l’atténuation et l’adaptation au Maroc (PPF : 700 000 dollars).

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Mohamed Alamouri : «La couverture sociale va contribuer à rendre le métier d’agriculteur mieux valorisé» https://aujourdhui.ma/economie/mohamed-alamouri-la-couverture-sociale-va-contribuer-a-rendre-le-metier-dagriculteur-mieux-valorise https://aujourdhui.ma/economie/mohamed-alamouri-la-couverture-sociale-va-contribuer-a-rendre-le-metier-dagriculteur-mieux-valorise#respond Fri, 23 Apr 2021 15:30:35 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=374600

Entretien avec Mohamed Alamouri, président de la Comader La stratégie Génération Green place l’élément humain au cœur de ses priorités. Cette nouvelle vision coïncide avec le lancement d’un vaste chantier de protection sociale initié par le Souverain. La combinaison de ces deux visions accélérera l’émergence de la classe moyenne rurale. Maillon fort de l’agriculture et ...]]>

Entretien avec Mohamed Alamouri, président de la Comader

La stratégie Génération Green place l’élément humain au cœur de ses priorités. Cette nouvelle vision coïncide avec le lancement d’un vaste chantier de protection sociale initié par le Souverain. La combinaison de ces deux visions accélérera l’émergence de la classe moyenne rurale.
Maillon fort de l’agriculture et du développement rural, la Comader jouera un rôle déterminant dans la nouvelle transformation du secteur. A cet effet, Mohamed Alamouri, président de la Confédération, dévoile dans cet entretien sa vision autour de la mise en place d’un modèle de protection sociale dans le monde rural ainsi que des engagements de la Comader dans le cadre de la nouvelle déclinaison de la stratégie agricole

ALM : La Comader a été parmi les parties signataires du grand pacte pour la protection sociale. Quelles seront les retombées de ce chantier sur la population rurale ?

Mohamed Alamouri : Comme vous le savez, le monde rural connaît un déficit chronique en services de base et en particulier ceux liés à la santé. Nous espérons que l’avènement de la couverture sociale des agriculteurs va combler ce déficit et par conséquent réduire le gap qui existe entre les villes et le monde rural. De même, cette couverture sociale va contribuer à rendre le métier d’agriculteur mieux valorisé d’une part et à améliorer le niveau de vie dans la campagne marocaine d’autre part. Ce qui va contribuer, et d’une manière substantielle, à la réduction de l’exode rural. En améliorant le cadre de vie dans le monde rural, cela encouragera les jeunes à s’approprier le métier d’agriculteur et ainsi assurer la relève dans un secteur où l’âge moyen des agriculteurs avoisine les 65 ans.

La nouvelle stratégie agricole place l’élément humain au cœur des priorités. En quoi s’engage la Comader dans ce sens ?

La Comader a joué pleinement son rôle dans le cadre du Plan Maroc Vert, en participant à la création de plusieurs interprofessions agricoles, ainsi qu’à leur renforcement et leur reconnaissance selon la loi 03-12. Ainsi elle compte faire de même dans le cadre de la nouvelle stratégie Génération Green 2020-2030. Cette stratégie place l’élément humain au cœur des priorités.
Aussi, la Comader participera activement au volet relatif à l’entrepreneuriat des jeunes. Et c’est dans ce sens que nous avons signé une convention de partenariat tripartite Comader-ministère de l’agriculture-Crédit Agricole du Maroc. De même, la Comader compte à travers ses antennes régionales mener des campagnes de sensibilisation sur l’intérêt d’adhérer à des organisations professionnelles nouvelle génération et sur celui d’intégrer les nouvelles technologies tout au long de la chaîne de valeur de chaque interprofession. Enfin, la Comader donne dans toutes ses actions une place de choix aux petits exploitants, aux femmes rurales et aux jeunes.

En tant qu’acteur phare du secteur, et au vu de la conjoncture actuelle, comment voyez-vous l’avenir de l’agriculture marocaine ?

Avant d’aborder la question de l’avenir de l’agriculture au Maroc, il faut rappeler que malgré les nombreux résultats positifs et acquis du Plan Maroc Vert, l’agriculture marocaine fait face à des défis majeurs tels que le stress hydrique, l’érosion des sols et le changement climatique. C’est en apportant des solutions adéquates à ces problématiques que nous pourrons envisager un avenir meilleur pour l’agriculture marocaine. L’optimisation des ressources hydriques devient indispensable tant par l’irrigation localisée que par le choix de cultures moins consommatrices d’eau et à plus haute valeur ajoutée. L’agriculture marocaine ne peut aussi se passer de l’intégration intelligente des nouvelles technologies tout au long des chaînes de valeurs, ce qui suppose un nouveau profil d’agriculteurs plus jeunes et plus instruits.

Le Plan Maroc Vert a marqué un tournant dans l’histoire de l’agriculture nationale. Quels sont les principaux enseignements tirés de cette expérience ? Et comment la Comader prépare-t-elle ce nouveau cap ?

Parmi les principaux acquis du Plan Maroc Vert, nous pouvons citer l’augmentation substantielle des superficies cultivées par type de culture, des productions et des rendements. Toutefois, persistent les problèmes et les contraintes liés à la commercialisation des produits agricoles qui ne permettent pas à l’agriculteur de tirer pleinement profit de son labeur.
L’autre enseignement est que, malgré tous les efforts déployés, la performance de l’agriculture marocaine reste tributaire de la pluviométrie. Et l’un des défis majeurs est comment rendre cette agriculture résiliente face au changement climatique. De même, si les acquis du PMV ont permis d’améliorer les revenus des agriculteurs, le gap entre les conditions de vie en milieu rural et celle en milieu urbain reste important. Aussi la Comader compte s’engager pleinement dans la nouvelle stratégie Génération green 2020-2030 qui tend à apporter des solutions adéquates à toutes ces problématiques.

Comment se décline votre plan d’action à court et à moyen termes ?

Dans le cadre de la déclinaison de la stratégie Génération Green 2020-2030, la Comader, en concertation avec les interprofessions membres, a élaboré un plan d’action qui englobe plusieurs feuilles de route. Citons dans ce sens la sensibilisation des agriculteurs à l’intérêt de la couverture sociale pour tout le secteur agricole marocain et la révision de la fiscalité des interprofessions agricoles.
A cela s’ajoutent l’amélioration de la qualité des produits agricoles, la normalisation et la sécurité sanitaire, la transformation digitale dans le secteur agricole, l’optimisation des ressources en eau et le développement de l’irrigation, l’amélioration des conditions de commercialisation des produits agricoles et l’autonomisation managériale et financière des interprofessions agricoles.

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Mohamed Elmanjra, expert en transformation et hypnose : La perte de poids passe par le cerveau ! https://aujourdhui.ma/societe/mohamed-elmanjra-expert-en-transformation-et-hypnose-la-perte-de-poids-passe-par-le-cerveau https://aujourdhui.ma/societe/mohamed-elmanjra-expert-en-transformation-et-hypnose-la-perte-de-poids-passe-par-le-cerveau#respond Fri, 02 Apr 2021 19:00:18 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=372815

Un an déjà, les personnes du monde entier presque se sont trouvées du jour au lendemain confinées, sans accompagnement ni soutien psychologique. L’incertitude, l’angoisse, la tristesse et bien-sûr la sédentarité ont bousculé le métabolisme humain. Résultats des courses : les kilos se sont accumulés impactant négativement sur le corps et le moral. A travers sa ...]]>

Un an déjà, les personnes du monde entier presque se sont trouvées du jour au lendemain confinées, sans accompagnement ni soutien psychologique. L’incertitude, l’angoisse, la tristesse et bien-sûr la sédentarité ont bousculé le métabolisme humain. Résultats des courses : les kilos se sont accumulés impactant négativement sur le corps et le moral. A travers sa technique de transformation, Mohamed Elmanjra propose d’agir sur les blocages du cerveau pour retrouver une maîtrise de l’alimentation. La perte de poids devant suivre normalement sans retour à une situation inconfortable plus tard…

ALM : Pourriez-vous nous expliquer les principales raisons de la prise de poids lors de cette crise sanitaire en tant qu’expert de la transformation et d’hypnose?

Mohamed Elmanjra : Beaucoup de personnes ont pris du poids en cette période de la Covid-19 car elles se sont retrouvées, soudainement, sédentaires. Les individus ne se déplacent plus au travail, ne sortent plus, ne voyagent plus, ne bougent plus et bien-sûr ne font plus de sport. Bref, ils se retrouvent chacun dans un espace fermé où la possibilité de pouvoir se dépenser n’existe plus. Cerise sur le gâteau, quand nous sommes à la maison, nous avons accès plus facilement aux gourmandises, plats, sucreries. Nombreuses les personnes qui se retrouvent en télétravail qui font l’aller-retour à la cuisine beaucoup plus fréquemment qu’avant.

Y a-t-il eu des études corrélant la prise de poids et la pandémie?

Je n’ai pas vu d’études qui démontrent cette corrélation, mais le bon sens indique que c’est quelque chose qui se passe. De plus j’observe, dans le cadre de mon travail en plus d’une très forte prise de poids chez beaucoup de personnes un mal-être, avec une perte de confiance en soi et tragiquement avec beaucoup de problèmes dans les relations personnelles. Ce qui est certain c’est la réelle augmentation des divorces depuis le 15 juillet 2020. A elle seule, la ville de Casablanca reçoit 200 demandes par jour, soit une augmentation de 20 à 30% par rapport à la même période l’an dernier.

Les salles de sport rouvrent, certes, mais les risques de contamination sont toujours réels. Quelle est la solution que vous proposez à votre niveau?

Je trouve que c’est essentiel, voire fondamental de garder les salles de sport ouvertes bien-sûr en respectant les règles d’hygiène nécessaires (fermeture des vestiaires, fonctionnement à 50 pour cent de capacité, port du masque et autres mesures de distanciation sociale et d’hygiène). La nécessité de garder les salles de sport ouvertes permet aux gens de se dépenser, de se ressourcer et de prendre soin d’eux-mêmes surtout à un moment où soudainement, toutes les personnes se sont retrouvées prisonnières. On est tous devenus en quelque sorte prisonniers chez nous. On ne peut pas toujours sortir où on veut, quand on veut. On ne peut plus voyager quand on veut et où veut dans le monde. C’est cette restriction de nos déplacements qui apporte un mal-être d’où la nécessité d’avoir un endroit où l’on peut se dépenser sainement comme les salles de sport.

En combien de temps ou séances, la personne peut retrouver son poids initial, voire même le voir baisser si elle en a besoin?

L’objectif dans le cadre d’une perte de poids pour quelqu’un qui a beaucoup grossi n’est pas de perdre, immédiatement, tout le poids. Le pari est de le perdre de façon intelligente pour ne pas le reprendre après. 95 % des régimes ne fonctionnent pas d’où ce que l’on appelle l’effet yo-yo, c’est-à-dire on perd rapidement et tout de suite on reprend. Ce qui bon pour la santé c’est de perdre une moyenne de 1 à 2 kilos par semaine ; pas plus. Car le corps doit s’habituer à ce changement. Quand on dépasse 2 kilos par semaine, une réaction de défense par l’organisme survient, naturellement, ce qui fait que tout le poids perdu sera repris. Je conseille donc aux personnes qui suivent des régimes de choisir un programme avec un spécialiste de façon à ce que ce soit équilibré, graduel et progressif. C’est comme ça que l’on arrive à avoir une hygiène de vie saine et à maintenir un poids adéquat.

Combien de personnes avez-vous accompagné pour perdre du poids ?

J’ai accompagné des dizaines de personnes pour leur transformation et pour leur permettre de perdre du poids. Dans le cadre de mon accompagnement en hypnose, l’objectif est d’identifier les blocages au niveau mental qui empêchent ces personnes de perdre du poids. Il se trouve que de par notre vécu, notre enfance, nos valeurs, nos croyances ainsi que notre environnement, il arrive que certains concepts et préjugés nous empêchent de pouvoir perdre le poids nécessaire pour avoir le corps souhaité.

Pourriez-vous nous donner une idée en termes de coût?

Quand la personne a un blocage très simple, quelques séances suffisent à éliminer ce blocage et permettre à la personne de reprendre sainement le contrôle de son corps. La perte du poids nécessaire en découle. Cet accompagnement qui peut aller jusqu’à un mois coûte en moyenne 4.500 dirhams. Pour les personnes qui nécessitent davantage d’accompagnement, la période peut aller jusqu’à 2, voire 3 mois.

A qui s’adresse cette technique de quête de perte de poids ?

Cette technique qui utilise l’hypnose s’applique aux personnes de tout âge. Cela peut commencer dès l’adolescence. J’accompagne beaucoup d’adolescents et d’adolescentes qui ont des relations malsaines avec l’alimentation. L’objectif à travers ces séances d’hypnose c’est de rétablir, que ce soit chez l’adolescent ou chez l’adulte, une relation saine par rapport à l’alimentation. Souvent la nourriture représente un refuge, un lieu où on se sent bien alors qu’elle doit être nécessaire et agréable. Non pas une obligation ou une compulsion.

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Youssef Ait Mansour : «Il faut déterminer le genre comique ou dramatique depuis le début d’une oeuvre» https://aujourdhui.ma/culture/youssef-ait-mansour-il-faut-determiner-le-genre-comique-ou-dramatique-depuis-le-debut-dune-oeuvre https://aujourdhui.ma/culture/youssef-ait-mansour-il-faut-determiner-le-genre-comique-ou-dramatique-depuis-le-debut-dune-oeuvre#respond Thu, 01 Apr 2021 18:00:01 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=372695

Entretien avec Youssef Ait Mansour, acteur, scénariste et réalisateur L’artiste marocain, Youssef Ait Mansour se produira en Ramadan dans la série «Kelbi nsak» (Je t’ai oublié) sur MBC 5. Il s’exprime sur son rôle dans cette œuvre en livrant ses regards sur les œuvres ramadanesques. Le tout en révélant ses nouveaux projets. ALM : Il ...]]>

Entretien avec Youssef Ait Mansour, acteur, scénariste et réalisateur

L’artiste marocain, Youssef Ait Mansour se produira en Ramadan dans la série «Kelbi nsak» (Je t’ai oublié) sur MBC 5. Il s’exprime sur son rôle dans cette œuvre en livrant ses regards sur les œuvres ramadanesques. Le tout en révélant ses nouveaux projets.

ALM : Il est prévu que vous vous affichiez en Ramadan dans une nouvelle œuvre télévisée sur MBC 5. Pourriez-vous nous en donner un avant-goût ?

Youssef Ait Mansour : Je me produirai dans la série «Kelbi nsak» (Je t’ai oublié) de son réalisateur Brahim Chkiri. Dans cette œuvre ramdanesque de 30 épisodes, je m’afficherai aux côtés de Younes Mégri, Siham Assif et Noujoum Ezzouhra entre autres. J’y joue le rôle d’un père ami à une femme qui accouche d’une fille. Il finit par détourner ce bébé pour l’élever avec sa première femme qui décède par la suite. Il décide de revenir à la vraie maman de la fille qui rejette sa génitrice.
Qu’en est-il de la chaîne ? Plusieurs réalisateurs et artistes ont tendance à préférer y présenter leurs œuvres. Quel commentaire en faites-vous ?
Pour ma part, j’ai déjà travaillé avec cette chaîne qui est de plus en plus vue par les téléspectateurs. Je trouve que MBC 5, qui a une offre audiovisuelle, crée un divertissement, une richesse et des opportunités d’emploi pour les artistes du «drama». Et c’est positif.

Certains trouvent que les œuvres ramadanesques allient la comédie au «drama». Qu’en pensez-vous ?

A vrai dire, il y a une richesse en créativité. Par contre, il y a une certaine monotonie en écriture. Dans quelques œuvres, il y a parfois le même univers des problèmes familiaux et professionnels. En fait, nous devons chercher d’autres univers. Aussi, d’autres œuvres se basent sur une situation dramatique pour en créer une comédie. Ainsi, le téléspectateur est toujours à la recherche d’un personnage pour s’y identifier. Voilà pourquoi, il faut déterminer le genre comique ou dramatique depuis le début d’une œuvre. C’est ce qu’on fait d’ailleurs en Amérique avant de produire toute œuvre.

Vous affichez un air sérieux. Cela vous empêchera-t-il de jouer un rôle comique ?

Je peux interpréter ce rôle si la situation est vraiment comique, que je la joue bien et qu’elle fait rire. En fait, nous sommes tous comiques dans des situations de la vie. Cela fait de moi un personnage comique.

Auriez-vous d’autres projets ?

J’ai un long-métrage appelé «Echettah» (Le danseur), écrit par Feu Hassan Lotfi, scénariste et comédien de son vivant, qui a écrit «El Mekroum» (Le chanceux), «Dar Louarata» (La maison des héritiers) et «Zman (Les temps de) Kenza» entre autres. Pour ma part, j’ai fait l’adaptation de «Echettah» lors d’un atelier avec le scénariste, Mehdi Abboubi en coordination avec Lotfi Ait Jaoui. Ce film est une comédie sociale qui raconte l’histoire d’une petite communauté dans un village à Tahannaout. Cette œuvre, qui aborde de la différence et l’acceptation de l’autre, rend également hommage au danseur travesti que nous trouvons à Jamaâ El Fna et au cirque entre autres. Ce film met aussi à l’honneur le grand comédien, Bouchaïb El Bidaoui qui faisait du travestissement. Pour l’heure, cette comédie, marquée par la participation de Zhor Slimani, Benaissa El Jirari, Jaouad Sayeh, Abdelilah Rachid, Jamal Laâbabsi et Abdellatif Chaouqi entre autres, est en plein montage pour une sortie en juin en fonction de l’ouverture des salles. Je suis, en outre, en plein montage d’un documentaire alliant également la fiction.

Cette œuvre, ayant bénéficié de la subvention du CCM et qui sera produite par une société, est déjà tournée. Ce docu-fiction, dont je suis le réalisateur, raconte l’histoire d’un campement d’activité économique autour de la mer. Il parle de la vie des hommes pêcheurs et des femmes qui font le ramassage, séchage et vente des algues.
Mon point de vue, dans ce film, exprime une pensée aux élèves du lycée qui prennent le minibus à Terfaya pour étudier toute la semaine avant de revenir chez leurs parents pendant le week-end. En détail, je prends le minibus avec eux et j’intègre à la fois leur campement pour vivre leurs histoires personnelles et humaines avec leur complexité pour connaître leur entourage, leurs parents et leur activité socio-économique dans le campement. J’ai aussi un nouveau long-métrage intitulé «Kidba Baidae» (Petit mensonge). Outre la subvention du CCM, je suis à la recherche d’un autre producteur pour les fins de ce film dont le scénario est conçu avec Mehdi Abboubi. Il était prévu que je travaille, à cet effet, avec un producteur qui ne collabore plus avec moi.

 

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Samira Khamlishi : L’innovation est notre ADN et elle est au cœur de nos processus https://aujourdhui.ma/economie/samira-khamlishi-linnovation-est-notre-adn-et-elle-est-au-coeur-de-nos-processus https://aujourdhui.ma/economie/samira-khamlishi-linnovation-est-notre-adn-et-elle-est-au-coeur-de-nos-processus#respond Fri, 26 Mar 2021 16:00:08 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=372178

Entretien avec Samira Khamlishi, PDG de Wafacash Acteur majeur dans la transformation numérique, Wafacash a depuis quelques années déjà déployé une panoplie de services innovants à destination de ses clients. Le spécialiste du transfert d’argent place le digital au centre de sa stratégie de développement et fait de la satisfaction client un élément central dans ...]]>

Entretien avec Samira Khamlishi, PDG de Wafacash

Acteur majeur dans la transformation numérique, Wafacash a depuis quelques années déjà déployé une panoplie de services innovants à destination de ses clients. Le spécialiste du transfert d’argent place le digital au centre de sa stratégie de développement et fait de la satisfaction client un élément central dans l’amélioration continue de ses offres. Samira Khamlishi, PDG de Wafacash, revient sur la place de l’innovation au sein de l’entreprise, l’évolution du paiement mobile au Maroc et le développement des produits numériques de Wafacash en 2021.

ALM : Vous avez été récemment nommée par les Berkeley Awards dans la catégorie «Projets en business analytique de l’année portés par des femmes ». L’innovation est au cœur de votre métier et donc quelle place justement est accordée à l’innovation dans le numérique au sein de Wafacash ?

Samira Khamlishi : L’innovation est l’une des quatre valeurs portées par Wafacash et ses équipes. Nous avons toujours joué le rôle de «disrupteur» au niveau du marché financier marocain et cela dure depuis 30 ans, et nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. Ma nomination aux Berkeley Awards est une belle reconnaissance de l’effort que les équipes de Wafacash fournissent au quotidien en matière d’inclusion financière. Grâce à notre offre de bancarisation, nous participons activement à la volonté nationale d’inclure toutes les populations jusqu’ici exclues du système financier. En effet, à travers le lancement du compte de paiement JIBI en 2018 et surtout le compte HISSAB BIKHIR que nous avons lancé en 2009, nous avons contribué et nous continuerons à contribuer à l’amélioration des taux de bancarisation dans notre pays. Nous sommes convaincus que l’inclusion financière est un jalon important dans le développement social et sociétal de notre cher pays. Pour ce faire, l’innovation est notre ADN et elle est au cœur de nos processus mais surtout elle est orientée clients et besoin de nos clients. C’est pour cela que nous nous challengeons au quotidien afin d’apporter des réponses à leurs besoins et cela finit toujours par donner des fruits tout en nous permettant de maintenir une longueur d’avance sur un marché en pleine mutation.

Comment évolue le paiement mobile au Maroc ? Et où se positionne Wafacash sur ce mode de paiement au niveau national ?

Wafacash a été l’un des premiers acteurs à y croire et à y avoir répondu favorablement, ce qui nous a permis d’apporter une offre complète répondant au besoin de la clientèle. Nous sommes en amélioration continue de notre offre et nous restons totalement alignés à la démarche nationale. Nous avançons pas à pas et nous sommes heureux de constater qu’un nouveau marché s’ouvre à nous avec ses opportunités et ses défis.
Quant à l’évolution du paiement mobile au Maroc, je dirais que nous sommes à peine au tout début et qu’il reste encore beaucoup de choses à faire, nous devons y croire tous ensemble (tous les acteurs de la place) afin de faire avancer les choses efficacement. Ce mode de paiement est nouveau pour les citoyens et il va au-delà de l’acte de paiement car il crée une nouvelle relation entre les différents acteurs, à savoir les consommateurs, les commerçants, les opérateurs économiques et même les autorités.
Il nous revient d’accompagner nos clients à en prendre conscience et à l’utiliser à bon escient.

Selon vous, comment rendre le paiement mobile plus utilisé par les Marocains ?

Nous avons besoin de créer un vrai climat de confiance et de fiabilité. Ce nouveau mode de paiement vient «rompre» un système bien rodé et apprécié des Marocains, celui du cash. Pour ce faire, une sensibilisation et «une éducation» financière de proximité sont primordiales pour le développement de tout l’écosystème. Si l’enrôlement des commerçants constitue le moteur, la sensibilisation et la communication inclusive en représente le chemin.
Nous avons bâti les jalons du paiement mobile grâce d’une part, à la mise en place d’avantages fiscaux ayant pour but d’encourager les commerçants à sauter le pas et d’autre part, à l’instauration de l’interopérabilité des opérations comme exigence de place. Tout cela ne pourra que simplifier les choses et contribuera à la vulgarisation du paiement mobile dans notre pays.

Quelles sont les perspectives de Wafacash pour le développement de ses produits numériques en 2021 ?

L’année 2020 a été certes une année particulière, mais elle a également été une source d’accélération de la transformation digitale au Maroc. Nous avons des projets qui verront le jour plus tôt que prévu pour répondre à cette dynamique actuelle et c’est une bonne chose. La flexibilité et l’agilité dont nous faisons preuve nous permettent de nous adapter à ce changement brutal et imprévu. Nous avons toujours relevé les défis tout en gardant à l’esprit que pour continuer à être leader, nous devons sans cesse redoubler d’efforts. Je dirais que l’année 2021 nous accompagnera à relever de nouveaux challenges, de nouveaux obstacles mais surtout de nouvelles opportunités. J’ai beaucoup d’espoir en l’avenir et je suis persuadée que nous continuerons à notre petite échelle à accomplir de belles réalisations pour nos clients, notre groupe et notre pays.

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Saida Baadi : «Quand j’écris un scénario, je ne pense pas à moi-même en tant qu’actrice» https://aujourdhui.ma/culture/saida-baadi-quand-jecris-un-scenario-je-ne-pense-pas-a-moi-meme-en-tant-quactrice https://aujourdhui.ma/culture/saida-baadi-quand-jecris-un-scenario-je-ne-pense-pas-a-moi-meme-en-tant-quactrice#respond Thu, 25 Mar 2021 16:30:30 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=372016

Entretien avec Saida Baadi, actrice et scénariste marocaine ALM : Nous avons appris que vous vous afficherez prochainement sur les écrans le temps d’une œuvre ramadanesque. Pourriez-vous nous en donner un avant-goût? Saida Baadi : En fait, il s’agit de la série «Al Bouyout Asrar» (Les maisons ont des secrets) dont la diffusion se poursuivra ...]]>

Entretien avec Saida Baadi, actrice et scénariste marocaine

L’artiste marocaine Saida Baadi, qui s’affichera en ce Ramadan dans «Al Bouyout Asrar», s’exprime sur son expérience pointilleuse en écriture de scénarios. L’actrice, fort appréciée du public marocain, révèle également dans cet entretien à bâtons rompus ses différentes apparitions à venir en télévision et cinéma.

 

ALM : Nous avons appris que vous vous afficherez prochainement sur les écrans le temps d’une œuvre ramadanesque. Pourriez-vous nous en donner un avant-goût?

Saida Baadi : En fait, il s’agit de la série «Al Bouyout Asrar» (Les maisons ont des secrets) dont la diffusion se poursuivra en Ramadan sur Al Aoula. C’est moi qui en ai, d’ailleurs, co-écrit le scénario avec ma sœur Hafida. Entre-temps, je participe dans deux téléfilms. Le premier s’intitule «Fatna D França» (Fatna de France) de Saïd Khellaf dont la diffusion est programmée pour 2M. Quant au deuxième, il s’intitule «Makateb» (Destins). Le scénario de cette œuvre, dont la réalisation est faite par Hamid Basket sur une production de la SNRT, est également écrit par moi-même. Parallèlement, je travaille sur d’autres textes.

C’est donc une forte lancée que vous faites en écriture. Est-ce que le fait de recourir à votre art en scénario est de nature à garantir le succès d’une œuvre ?

Quand le scénario est basé sur une œuvre, le succès est garanti. La deuxième réécriture d’une histoire étant une nouvelle écriture en images. Au Maroc, on se base sur des œuvres littéraires à succès pour des scénarios en «drama». Et c’est extraordinaire. Pour ma part, je ne lis pas comme avant. En tout cas, le succès dépend de la manière de performance de l’histoire. Pour répondre à votre question, le plus grand problème en œuvres est celui de scénarios. Nous n’avons pas de spécialistes de l’écriture. Il y a, en fait, des essais. Ces derniers temps, il y a un nouveau souffle. Cependant, on écrit toujours le «drama» social et le thriller psychologique.

Nous n’avons pas encore dépassé ce stade. Dans mon cas, cela faisait longtemps que j’écrivais des scénarios mais je les gardais pour moi. Mais quand j’ai commencé à travailler sur «Al Bouyout Asrar» de 30 épisodes, je voulais une trame organisée et une histoire bien ficelée. Et ce n’était pas facile puisque cela a pris un an d’écriture. D’autant plus que j’y joue le premier rôle de «Lalla Aicha». Par l’occasion, quand j’écris un scénario je ne pense pas à moi-même en tant qu’actrice.

Vous êtes, en effet, une actrice fort appréciée du public pour vos bonnes performances. Cependant, il vous est arrivé de vous éclipser. Qu’en est-il des raisons de cette absence ?

A vrai dire, elle est due à des obligations familiales. Quand j’ai eu mes jumelles, j’ai préféré arrêter pendant environ quatre ans. Mais quand j’ai repris après ma grossesse, j’ai fait ma première apparition avec Abdellah Ferkous dans le téléfilm «Erraha Wessiaha» (Du repos et tourisme). Il est vrai que j’ai fait un retour timide, mais j’ai préféré le faire avec beaucoup de force et de rigueur. Donc j’ai pris mon temps pour faire beaucoup de cinéma et de télévision. Après quoi, j’ai récolté plusieurs prix notamment celui du festival d’Alexandrie en Egypte en 2018. Aussi, j’ai eu le prix de la télévision au festival de Meknès pour mon rôle dans un court-métrage de Hamid Basket et plein d’autres récompenses. A vrai dire, j’ai été très attentive quant à mon retour. Mais, c’était une crainte positive pour moi.

Par la suite, j’ai eu ces dernières années des apparitions dans «Wa la âlik» (T’en fais pas), «Hayna» et «Assirr Al Madfoun» (Le secret inhumé) entre autres. Pratiquement, je m’affiche, chaque année, dans une série ou un téléfilm. De plus, je me suis produite dans quatre longs-métrages notamment «Walwalat Arrouh» (Cri de l’âme) d’Abdellilah Eljaouhary « Taxi bied » (Grand taxi) de Moncef Malzi et «Samt El Farachat» (Le silence des papillons) de Hamid Basket. De plus, je participe au nouveau long-métrage «Une femme dans l’ombre» de Jamal Belmejdoub. C’est un film qui n’est pas encore sorti en salles. Il y aura une première nationale dès la réouverture des salles. Pour rappel, j’y prends part avec Mohamed Khouyi, Nadia Kounda et Assaad Bouab entre autres.

Et que pourriez-vous nous dire de la différence entre votre génération d’artistes et celle d’aujourd’hui ?

Elle est très grande. Nous avons un peu fait les choses dans les normes puisque nous n’avons pas brûlé des étapes et nous avons vraiment milité. On s’est battu pour arriver à ce que nous sommes. Cela nous a pris beaucoup d’années. Ce sont des choses qui nous ont forgé. Aussi il n’y avait pas de réseaux sociaux et une ouverture sur les médias. En l’absence de tout cela, heureusement que nous existons encore. Quant aux jeunes, les pauvres, ils veulent acquérir tout facilement sans prendre le temps pour se réaliser. Quand on brûle les étapes, il n’y a pas de charme à la vie. C’est un problème de génération. Je ne généralise pas d’ailleurs. Pour ma part, j’ai fait une place correcte dans le cœur des gens. Et j’en suis contente.

Un dernier mot peut-être?

Je suis très attentive aux scénarios écrits par des femmes. Avant, je n’avais pas cet intérêt. Maintenant, j’ai cet œil attentif aux textes conçus par mes pairs.

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Mohamed Salem Boudija : «Ce secteur joue désormais un rôle important dans la création de la richesse» https://aujourdhui.ma/economie/mohamed-salem-boudija-ce-secteur-joue-desormais-un-role-important-dans-la-creation-de-la-richesse https://aujourdhui.ma/economie/mohamed-salem-boudija-ce-secteur-joue-desormais-un-role-important-dans-la-creation-de-la-richesse#respond Sat, 27 Feb 2021 13:32:10 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=369532

Questions à Mohamed Salem Boudija Directeur régional du tourisme à Dakhla-Oued Eddahab ALM : Quelle place occupe le tourisme dans l’économie régionale? Mohamed Salem Boudija : Le secteur touristique a occupé une place importante dans le nouveau modèle de développement des provinces du Sud lancé par Sa Majesté le Roi en 2016 avec une série ...]]>

Questions à Mohamed Salem Boudija Directeur régional du tourisme à Dakhla-Oued Eddahab

ALM : Quelle place occupe le tourisme dans l’économie régionale?

Mohamed Salem Boudija : Le secteur touristique a occupé une place importante dans le nouveau modèle de développement des provinces du Sud lancé par Sa Majesté le Roi en 2016 avec une série de projets dans le cadre du partenariat public-privé et aussi par des opérateurs privés, à cela s’ajoutent les projets programmés dans le cadre de la vision de 2020, ce qui fait que ce secteur joue désormais un rôle important dans la création de la richesse et des emplois surtout vu les atouts et les conditions climatiques de la région qui favorisent les sports nautiques et sa situation géographique idéale.

Quels sont les principaux produits touristiques locaux ?

Dakhla, le joyau du Sud marocain, est connu pour son produit touristique diversifié et il est composé essentiellement du balnéaire avec en l’occurrence la construction de plusieurs hôtels et campings dans les différentes zones de Dakhla, et le produit touristique rural, naturel, d’aventure, écologique, et également la richesse du patrimoine artisanal et culturel local ainsi que les produits du terroir qui sont aujourd’hui valorisés par les coopératives et associations locales.
Ce qui assure à Dakhla toutes les conditions propices pour améliorer son attractivité au niveau national et international.

Comment accompagnez-vous les coopératives et les artisans de la région ?

On assure de l’accompagnement technique et matériel aux artisans et aux coopératives à travers la création de plusieurs centres d’appui technique qui abritent des machines collectives. La région s’est également dotée d’un Plan de développement intégré qui prévoit quatre axes, dont une Maison de l’artisan, le projet de l’Institut supérieur d’arts traditionnels dont les travaux ont atteint 90%, l’appui technique, et le renforcement de la formation.

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Ahmed Baba Amar : «Dakhla sera un pôle agricole par excellence» https://aujourdhui.ma/economie/ahmed-baba-amar-dakhla-sera-un-pole-agricole-par-excellence https://aujourdhui.ma/economie/ahmed-baba-amar-dakhla-sera-un-pole-agricole-par-excellence#respond Fri, 26 Feb 2021 15:33:54 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=369477

Ahmed Baba Amar, président de la Chambre d’agriculture de la région Dakhla-Oued Eddahab ALM : Comment la Chambre agricole de la région de Dakhla a-t-elle réagi pour atténuer les effets de la Covid-19 sur les agriculteurs ? Ahmed Baba Amar : La pandémie inattendue de Covid-19 a totalement chamboulé toutes nos stratégies et objectifs déjà fixés pour l’année en ...]]>

Ahmed Baba Amar, président de la Chambre d’agriculture de la région Dakhla-Oued Eddahab

ALM : Comment la Chambre agricole de la région de Dakhla a-t-elle réagi pour atténuer les effets de la Covid-19 sur les agriculteurs ?

Ahmed Baba Amar : La pandémie inattendue de Covid-19 a totalement chamboulé toutes nos stratégies et objectifs déjà fixés pour l’année en cours. Cette contrainte mondiale n’a épargné aucun secteur. Mais grâce à la politique éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI on a pu dépasser cette épreuve. En tant que Chambre professionnelle on a pris une batterie de mesures préventives dont des campagnes de sensibilisation et des sorties sur le terrain au niveau des différentes fermes agricoles.
Dans ce sens on s’est mobilisé depuis le début de cette pandémie surtout qu’il s’agit d’un événement exceptionnel et ce à travers des sessions de formation organisées au profit des agriculteurs de la région. Les répercussions de celle-ci ont également touché certaines catégories sociales d’une manière directe, alors on a lancé des opérations de solidarité qui ont été marquées par la distribution de denrée alimentaires et ce avec la participation d’opérateurs économiques locaux et d’institutions publiques. La Chambre agricole de Dakhla s’est occupée du volet de coordination avec des compagnies agricoles pour atténuer les effets de cette crise.

Quelles sont les mesures concrètes qui ont été prises par votre Chambre pour venir en aide aux agriculteurs ?

La Chambre a organisé des opérations de soutien directes, des opérations de sensibilisation, la distribution de masques et désinfectants et des dépliants. Le ministère de l’agriculture a également publié le Guide de l’agriculteur pour aider celui-ci à mieux réagir face à la Covid-19. A cela s’ajoute la distribution d’aliments fourragers au profit des petits éleveurs.

Quel est le secret de ce saut considérable enregistré au niveau agricole dans la région ?

Il faut souligner que durant les quarante dernières années ce secteur a pu s’imposer comme l’une des plus importantes activités productives dans la région surtout qu’il a démarré presque de zéro comme le confirment les chiffres officiels qui font état de 45 mille têtes de dromadaires, plus de 1.000 ha de culture sous serre, ainsi que 37 ha de l’agriculture solidaire.

Comment se déroule la saison agricole à Dakhla à la lumière des dernières précipitations ?

Les provinces du Sud connaissent en général une sécheresse structurelle tout au long de l’année, et pour faire face à cette contrainte, l’Etat a lancé plusieurs stratégies pour atténuer les effets de ce déficit pluviométrique à travers la distribution de citernes en plastique, l’équipement des puits en panneaux solaires photovoltaïques.
A cela s’ajoute la distribution d’orge dans le cadre de l’opération initiée suite à la circulaire conjointe du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

Est-ce que la future station de dessalement en projet à Dakhla contribuera au développement de ce secteur ?

La région enregistre aujourd’hui de très belles performances dans le secteur agricole même s’il a presque démarré de rien et exporte aujourd’hui plus de 87 mille tonnes de produits agricoles d’une grande qualité. Le nouveau modèle de développement des provinces du Sud prévoit un grand projet qui permettra l’irrigation de 5 mille ha, et qui fera de la région un pôle agricole par excellence en parallèle avec le projet du port de Dakhla Atlantique qui garantira aux investisseurs d’exporter directement de la ville de Dakhla, contribuera dans la création de milliers de postes d’emplois et ouvrira de nouvelles perspectives pour les investisseurs conformément aux Orientations de Sa Majesté le Roi qui incitent à l’employabilité des jeunes et la création d’une classe moyenne agricole. Ce projet sera d’une grande utilité au niveau régional et national.

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