Focus – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Sun, 15 Nov 2020 23:59:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 Guergarate : Opération rétablissement de l’ordre et de la loi https://aujourdhui.ma/politique/guergarate-operation-retablissement-de-lordre-et-de-la-loi https://aujourdhui.ma/politique/guergarate-operation-retablissement-de-lordre-et-de-la-loi#respond Mon, 16 Nov 2020 08:44:48 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360530

L’intervention des FAR a permis de nettoyer la zone Cela fait des mois que les séparatistes faisaient la sourde oreille aux appels, notamment du SG de l’ONU, de ne pas entraver la fluidité du trafic international dans la zone. Après des semaines d’attente, la réaction du Maroc est venue nette et rapide. Ce fut clair, ...]]>

L’intervention des FAR a permis de nettoyer la zone

Cela fait des mois que les séparatistes faisaient la sourde oreille aux appels, notamment du SG de l’ONU, de ne pas entraver la fluidité du trafic international dans la zone. Après des semaines d’attente, la réaction du Maroc est venue nette et rapide.

Ce fut clair, net et propre. Le chaos provoqué par les miliciens du polisario à Guergarate a laissé place à l’ordre et à la loi. Un rétablissement de la situation normale grâce à l’intervention des FAR sur Hautes instructions de SM le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-major général des Forces armées royales. Il faut dire que c’est la deuxième fois que le Maroc se trouve dans l’obligation d’intervenir en moins de cinq ans. Après une première opération en 2016 dans la zone dite «Kandahar» où les miliciens du polisario s’adonnaient à des trafics de tout genre des groupes proches de la mouvance djihadiste, les Forces armées royales sont de nouveau intervenues cette fois-ci pour défendre la légalité internationale. Cela fait des mois que les séparatistes faisaient la sourde oreille aux appels, notamment du SG de l’ONU, de ne pas entraver la fluidité du trafic international dans la zone. Après des semaines d’attente, la réaction du Maroc est venue nette et rapide. Selon le ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Marocains résidant à l’étranger, «le Maroc a décidé d’agir, dans le respect de ses attributions, en vertu de ses devoirs et en parfaite conformité avec la légalité internationale».

Face aux provocations graves et inacceptables auxquelles se sont adonnées les milices du «polisario» dans la zone tampon de Guergarate au Sahara marocain et après s’être astreint à la plus grande retenue, face aux provocations des milices du «polisario», «le Royaume du Maroc n’a eu, selon le ministère, d’autre choix que d’assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage générée par ces agissements et restaurer la libre circulation civile et commerciale». Le «polisario» et ses milices, qui se sont introduits dans la zone depuis le 21 octobre 2020, y ont mené des actes de banditisme, bloqué la circulation des personnes et des biens sur cet axe routier et harcelé continuellement les observateurs militaires de la Minurso, rappelle le ministère, relevant que ces agissements documentés constituent de véritables actes prémédités de déstabilisation qui altèrent le statut de la zone, violent les accords militaires et représentent une menace réelle à la pérennité du cessez-le-feu.

Ces actes sapent les chances de toute relance du processus politique souhaitée par la communauté internationale, a martelé le ministère, notant que depuis 2016, le «polisario» a multiplié ses agissements dangereux et intolérables dans cette zone tampon, en violation des accords militaires, au mépris des rappels à l’ordre lancés par le secrétaire général de l’ONU et en transgression des résolutions du Conseil de sécurité, notamment 2414 et 2440, qui ont enjoint au «polisario» de mettre fin à ces actes déstabilisateurs. Pour Naoufal Bouamri, avocat et spécialiste des questions sahariennes, «l’intervention du Maroc s’est faite dans le cadre de la légalité internationale ainsi que les différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment la résolution 2548 qui consacre la nature de cette zone comme étant une zone tampon démilitarisée sous supervision de la Minurso, comme prévu d’ailleurs par l’accord du cessez-le-feu. L’opération était donc en total respect de cet accord et ne s’est pas faite en dehors de la légalité internationale.

Au contraire, je pense que l’intervention est venue pour préserver l’esprit de l’accord du cessez-le-feu puisque l’opération a mis un terme aux provocations des milices du polisario qui menaçaient la région entière ainsi que la vie des civils et des personnes en transit au poste de Guergarate». Plus loin encore, la même source explique que «la situation a connu une évolution positive. Le Maroc a réalisé une opération sécuritaire filmée, ce qui a permis de savoir que les éléments du polisario n’étaient pas des civils mais armés. Avant leur retrait, ces derniers ont délibérément incendié leurs tentes où ils étaient en embuscade. Il faut dire que le plus important concerne les réactions sur le plan international.

La Russie, membre du Conseil de sécurité, a ainsi appelé à préserver le statut de la région sans trop s’attarder sur l’opération marocaine, ce qui veut dire que cette dernière a bénéficié d’un consensus international et d’un soutien politique». Dans ce sens, plusieurs pays ont déclaré leur soutien au Royaume. C’est le cas notamment des Émirats Arabes Unis et du Qatar pour ne citer que ces deux pays.

A noter que les Forces Armées Royales (FAR) ont procédé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à la mise en place d’un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers la zone tampon de Guergarate, reliant le Maroc à la Mauritanie. Un communiqué de l’état-major général des Forces armées royales explique que «suite au blocage par une soixantaine de personnes encadrées par des miliciens armés du polisario de l’axe routier traversant la zone tampon de Guergarate reliant le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie, et l’interdiction du droit de passage, les Forces armées royales procèdent à la mise en place d’un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers cet axe». La même source a précisé que «cette opération non offensive et sans aucune intention belliqueuse se déroule selon des règles d’engagement claires, prescrivant d’éviter tout contact avec des personnes civiles et de ne recourir à l’usage des armes qu’en cas de légitime défense». Depuis cette opération, le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie, via le poste-frontière El Guergarate, a repris dans les deux sens.
Des dizaines de camions de transport de marchandises, bloqués depuis trois semaines à cause des agissements des milices du «polisario», ont traversé les frontières marocaine et mauritanienne après avoir accompli les formalités policières et douanières.
Et contrairement à la propagande des séparatistes et de leurs relais algériens, et qui tentent de faire croire à l’opinion publique internationale que la zone tampon est à feu et à sang, la situation était très calme à El Guergarate et aucun coup de feu n’a été tiré depuis vendredi matin, lorsque les éléments des FAR ont été obligés de riposter aux tirs des milices du «polisario» après leur intervention légitime pour les déloger des lieux et rétablir la circulation civile et commerciale entre le Maroc et la Mauritanie.

Retrait

Nouveau coup dur pour les séparatistes. La République Coopérative de Guyana vient d’annoncer sa décision de retirer sa reconnaissance de la pseudo «rasd». Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, une lettre adressée au ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de Guyana, Hugh Hilton Todd, annonce que «le gouvernement de Guyana ne va plus reconnaître» la pseudo «rasd», ajoute le communiqué, soulignant que Guyana «apportera son soutien entier aux efforts des Nations Unies en vue d’une solution pacifique et mutuellement acceptable». Grâce à l’impulsion donnée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la dynamique internationale d’appui à la marocanité du Sahara se poursuit, à la mesure de l’érosion des reconnaissances à de la fantomatique «république», souligne le communiqué, relevant que 164 pays dans le monde ne reconnaissent pas la pseudo «rasd». La République Coopérative de Guyana, qui avait reconnu l’entité fantomatique le 1er septembre 1979 et dont la décision coïncide avec la commémoration par le peuple marocain du 45ème anniversaire de la Marche Verte, est le 14ème pays d’Amérique latine et des Caraïbes à avoir retiré sa reconnaissance de l’entité chimérique depuis.

Large adhésion internationale

L’opération du Maroc à Guergarate a rencontré un large soutien international. Dans ce sens, l’Etat des Emirats Arabes Unis (EAU) a exprimé sa solidarité et son soutien au Maroc dans la protection de ses territoires. «Les Émirats Arabes Unis ont réitéré leur solidarité et leur soutien au Royaume du Maroc frère et appuyé la décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de mettre fin à l’incursion illégale (du polisario) dans la zone tampon de Guergarate, qui relie le Maroc et la Mauritanie, dans le but de sécuriser les flux naturels de marchandises et de personnes entre les deux pays voisins», indique un communiqué du ministère émirati des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Le Royaume d’Arabie Saoudite a exprimé son soutien aux mesures prises par le Maroc pour rétablir la liberté de circulation civile et commerciale dans cette zone tampon, au Sahara marocain. Pour sa part, la Jordanie a également affiché son soutien total au «Royaume frère du Maroc dans toutes les démarches qu’il entreprend pour protéger ses intérêts nationaux, son intégrité territoriale et sa sécurité». Ce fut le cas également pour le Royaume du Bahreïn, qui a exprimé son appui et sa solidarité avec le Maroc dans la défense de sa souveraineté et ses droits et la sécurité de ses terres et citoyens au niveau du passage de Guergarate, dans le cadre de la souveraineté du Maroc et l’intégrité de son territoire conformément à la légalité internationale.

De son côté, l’Etat du Qatar a exprimé son soutien à la décision du Maroc d’agir pour mettre fin à l’impasse provoquée par le blocage de la circulation au passage de Guergarate par les milices du «polisario».
De son côté, le Sultanat d’Oman a affirmé son appui au Royaume du Maroc en ce qui concerne les mesures qu’il a prises en vue de préserver sa sécurité et sa souveraineté et garantir le maintien de la liberté de circulation civile et commerciale à Guergarate.

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Al Jayl Al Akhdar : Les professionnels du «bio» pleinement engagés https://aujourdhui.ma/economie/al-jayl-al-akhdar-les-professionnels-du-bio-pleinement-engages https://aujourdhui.ma/economie/al-jayl-al-akhdar-les-professionnels-du-bio-pleinement-engages#respond Fri, 13 Nov 2020 11:00:04 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360336

La Fimabio se penche sur la déclinaison territoriale de la feuille de route agricole L’orientation vers l’agriculture biologique n’est plus un choix mais une obligation. Une résolution partagée par les acteurs de la filière qui salue au passage la place de choix accordée à cette production dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole du ...]]>

La Fimabio se penche sur la déclinaison territoriale de la feuille de route agricole

L’orientation vers l’agriculture biologique n’est plus un choix mais une obligation. Une résolution partagée par les acteurs de la filière qui salue au passage la place de choix accordée à cette production dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole du Maroc. En effet, le plan Génération Green a hissé l’agriculture bio en priorité nationale invitant l’ensemble des professionnels à plus de mobilisation et d’engagement. C’est autour de cette nouvelle dynamique enclenchée que la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière biologique (Fimabio) a articulé son dernier webinaire. L’occasion étant de discuter des acquis de cette filière ainsi que de ses perspectives de développement. Les intervenants ont été unanimes sur le fait que «l’agriculture bio» est une réponse adéquate aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

«L’agriculture biologique est l’avenir du secteur agricole. Elle répond au discours du Souverain pour un développement durable au profit de tous et aussi aux nouvelles exigences du marché», indique Fettouma Djerrari Benabdenbi, cofondatrice du Mouvement «Terre et humanisme» pour l’agro-écologie. Et de préciser que «faire du bio est un acte économiquement viable mais socialement et écologiquement responsable».
Sur le plan social, l’agriculture bio promouvra les zones rurales et améliorera le niveau de vie des populations fragiles. Au-delà d’être une aubaine pour les jeunes ruraux et coopératives, l’agriculture biologique palliera avant tout les problèmes environnementaux, notamment la rareté de l’eau.

Elle s’érige en effet comme un facteur d’adaptation au changement climatique. Se référant aux experts, ce mode de production permettrait par ailleurs d’équilibrer la balance commerciale. Cette filière offre ainsi des opportunités d’affaires responsables.
La rencontre de la Fimabio s’inscrit dans la dynamique de l’interprofession pour relancer le débat et accompagner les opérateurs. Avec l’appui du ministère de tutelle, la Fédération se penche actuellement sur la déclinaison territoriale du plan «Génération Green». Une vision qui vient compléter ce que la filière du bio a acquis durant la précédente décennie. La Fimabio se déclare ainsi transversale à toutes les filières et place de grandes attentes pour les années à venir. Grâce à une action concertée entre l’ensemble des interprétations agricoles, le Maroc est en passe d’être l’un des premiers pays de l’Afrique du nord à intégrer l’ensemble de ses surfaces agraires en bio.

Le Maroc dispose en effet d’un potentiel énorme en zone agro-écologique à valoriser. Énumérant à cet effet 1,6 million d’hectares de montagnes, 240.000 hectares d’oasis et 510.000 hectares de «bour» favorables. «C’est une agriculture qui va tout d’abord booster l’économie au niveau des zones vulnérables, notamment en montagnes et oasis qui abritent 47% de la population», indique Lahcen Kenny, expert en agriculture biologique, qui voit en la stratégie Génération Green une excellente occasion pour développer l’agriculture bio au Maroc. En effet, la nouvelle feuille de route agricole trace pour la filière des objectifs ambitieux. La superficie en culture bio devrait ainsi atteindre 100.000 d’hectares à l’horizon 2030 contre 12.000 hectares actuellement. Le plan stratégique prévoit également un volume de production de 1 million de tonnes contre 120.000 tonnes à ce jour sans parler des grandes perspectives à atteindre sur le marché de l’export.

Le plan Génération Green a identifié 6 leviers pour la filière. Il s’agit de certifier les cultures de facto bio, d’accompagner les producteurs par la formation, d’améliorer l’accessibilité des intrants biologiques, d’alléger les coûts de la certification, de faire émerger des champions nationaux et de créer des ponts territoriaux d’excellence de la culture biologique.

 

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«Al Jayl Al Akhdar», nouvel eldorado pour les jeunes et la classe moyenne ? https://aujourdhui.ma/economie/al-jayl-al-akhdar-nouvel-eldorado-pour-les-jeunes-et-la-classe-moyenne https://aujourdhui.ma/economie/al-jayl-al-akhdar-nouvel-eldorado-pour-les-jeunes-et-la-classe-moyenne#respond Tue, 10 Nov 2020 19:28:48 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360028

Aziz Akhannouch annonce de nouvelles mesures dans le cadre du budget 2021 La stratégie «Al Jayl Al Akhdar» montera en puissance en 2021. En tout cas, le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts est déterminé à donner un coup d’accélérateur à ladite stratégie qui ambitionne de ...]]>

Aziz Akhannouch annonce de nouvelles mesures dans le cadre du budget 2021

La stratégie «Al Jayl Al Akhdar» montera en puissance en 2021. En tout cas, le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts est déterminé à donner un coup d’accélérateur à ladite stratégie qui ambitionne de faire de l’agriculture marocaine le nouvel eldorado pour les jeunes et la classe moyenne. Lors de la présentation du budget de son département devant la commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants, M. Akhannouch a affirmé que le programme d’action 2021 prévoit la mise en place de nouvelles incitations dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la stratégie «Al Jayl Al Akhdar» visant à soutenir les jeunes et faciliter l’émergence d’une nouvelle classe moyenne tout en valorisant et développant les terres collectives. Pour ce faire, le ministère entend mettre le paquet pour soutenir le monde agricole. Ainsi, les subventions du Fonds de développement agricole devraient atteindre environ 4,2 milliards de dirhams (MMDH) en 2021, en hausse de 3% par rapport à l’année en cours.

La même source a abordé le plan national d’économie d’eau et plus particulièrement la reconversion collective à l’irrigation localisée destinée à couvrir 72% de la superficie totale programmée. Concrètement, les travaux ont été achevés pour 10.300 hectares supplémentaires, alors qu’ils sont toujours en cours pour une superficie de 48.600 ha. S’agissant de la conversion individuelle vers l’irrigation goutte-à-goutte, le ministre a précisé que le programme 2021 permettra de couvrir près de 50.000 hectares supplémentaires pour atteindre une superficie totale de 693.000 hectares. A cet égard, une subvention de 2,01 MMDH sera octroyée par le Fonds de développement agricole. Pour les projets de l’agriculture solidaire 2021, le responsable gouvernemental a indiqué qu’il sera procédé à la finalisation des marchés relatifs à 417 projets solidaires programmés dans le cadre du Plan Maroc Vert, en plus du lancement de nouveaux projets s’inscrivant dans la stratégie Génération Green 2020-2030, notant que les investissements des projets agricoles solidaires devront totaliser 2,7 MMDH en 2021, dont un milliard sous forme de crédits de paiement.

Halieutis

Cette réunion a été l’occasion pour M. Akhannouch de présenter les principaux indicateurs des activités de la pêche maritime au cours des neuf premiers mois de l’année 2020, affirmant que l’activité du secteur a accusé une légère baisse de 3% en volume et de 5% en valeur. Il a en outre abordé les principales réalisations de la stratégie Halieutis concernant notamment les domaines de contrôle, de gestion des ressources, de débarquement, de vente de poissons sur le marché de gros, de recherche scientifique et des actions sociales.

S’agissant du développement rural et des zones montagneuses, l’accent sera mis sur la poursuite de la mise en œuvre du programme de réduction des disparités spatiales et sociales en milieu rural. Les conseils régionaux pour le développement rural et des zones montagneuses sont en train de préparer des plans d’action à cet effet pour l’année 2021. Au volet des eaux et forêts, il a souligné que l’année 2021 sera marquée par le lancement d’une série de projets liés à la mise en valeur et au développement des espaces forestiers, mais aussi par la poursuite de la mise en œuvre des projets initiés cette année dans le cadre de la stratégie «Forêts du Maroc 2020-2030».

Classe moyenne

En février 2020, l’agriculture marocaine est passée à une nouvelle étape avec le lancement de la stratégie «Al Jayl Al Akhdar». Il s’agit d’une véritable feuille de route qui vient en réponse aux Orientations de SM le Roi contenues dans son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la première session de la troisième année législative en date du 12 octobre 2018. A travers cette stratégie, il est question de l’émergence d’une nouvelle génération de classe moyenne agricole ciblant à terme 350.000 et 400.000 ménages à l’horizon 2030. A cela s’ajoute la naissance d’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs, via la mobilisation et la valorisation d’un million d’hectares de terres collectives et la création de 350.000 postes d’emploi au profit des jeunes.

Résilience

Pandémie du coronavirus ou pas, l’agriculture marocaine continue sur sa lancée. Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, lors de son oral, mardi 27 octobre, à la Chambre des conseillers. avait, chiffres à l’appui, confirmé la bonne orientation du secteur et sa capacité d’adaptation aux aléas conjoncturels. «La valeur ajoutée de 4 filières agricoles, en l’occurrence les agrumes, les olives, le lait et l’aviculture correspond à celle de 33 millions de quintaux de céréales. Chaque année l’agriculture marocaine gagne, grâce à ces 4 filiales, un additionnel de 8 milliards de dirhams comparé à la situation avant l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert», indique le ministre. Ces acquis seront renforcés davantage dans le cadre du plan «Al Jayl Al Akhdar». Pour cette année, le ministère déclare avoir mobilisé 1,6 million de quintaux de semences au niveau de la société nationale Sonacos et 100.000 au niveau des opérateurs privés.

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Dégradation de Fitch : Quel impact sur le Maroc ? https://aujourdhui.ma/politique/degradation-de-fitch-quel-impact-sur-le-maroc https://aujourdhui.ma/politique/degradation-de-fitch-quel-impact-sur-le-maroc#respond Thu, 29 Oct 2020 10:00:00 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=359130

Prochaine sortie internationale, intérêt à taux variable, négociation avec le FMI… Il y a quelques jours, l’agence internationale de notation Fitch avait dégradé la note du Maroc qui est passée de BBB- à BB+. Le pays perd du coup son «Investment grade». Cela faisait des mois que les responsables marocains craignaient un tel scénario. Les ...]]>

Prochaine sortie internationale, intérêt à taux variable, négociation avec le FMI…

Il y a quelques jours, l’agence internationale de notation Fitch avait dégradé la note du Maroc qui est passée de BBB- à BB+. Le pays perd du coup son «Investment grade». Cela faisait des mois que les responsables marocains craignaient un tel scénario. Les observateurs s’accordent pourtant à dire que le Royaume est parvenu à limiter jusqu’ici l’impact dévastateur de la pandémie de Covid-19 sur ses équilibres financiers.

Une bonne gestion qui a permis au Maroc de conserver son «Investment grade» et négocier ainsi sa dernière sortie sur le marché international avec moins de pression. Si les analystes de Fitch ont expliqué cette révision à la baisse par «le grave impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie marocaine, ainsi que sur les finances publiques et extérieures», tout n’est cependant pas perdu pour le Maroc. Car il va falloir attendre les chiffres définitifs sur l’impact de la pandémie sur les ressources publiques et la reprise économique attendue pour l’année prochaine, même si Fitch a basé sa décision concernant la notation du pays sur respectivement «la baisse des recettes budgétaires et la contraction du PIB (produit intérieur brut) conjuguées à une augmentation mécanique de la dette publique sans oublier l’impact sur le compte courant» en raison de la baisse des recettes en devises. De même, le gouvernement compte sur l’utilisation de nouveaux moyens de financement ainsi que la privatisation pour stabiliser la dette à court et moyen termes.

Quoi qu’il en soit, les prochains moins seront décisifs pour comprendre l’impact de cette dégradation sur le pays. Si une nouvelle sortie internationale est d’ores et déjà programmée au cours du prochain exercice budgétaire, rien n’indique que cette sortie aura lieu durant la première moitié de l’année 2021, ce qui laisse une marge de manœuvre pour les responsables. De même, certains pays comme le Japon, même en perdant leur note triple A, étaient parvenus à négocier des prêts avec des taux encore plus bas que des pays conservant la note AAA. L’autre potentiel de la décision de Fitch pourrait concerner les prêts déjà contractés à des taux variables.

Cela dit, plusieurs sources affirment que cette catégorie de prêts représente encore un pourcentage «limité» dans la structure de la dette publique marocaine. Enfin, le Maroc doit négocier avec le FMI (Fonds monétaire international) une nouvelle facilité financière pour les prochaines années. Et pour cause. L’actuelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) arrive à échéance à la fin de l’année en cours. Pour rappel, le Maroc avait procédé par précaution, au début de la pandémie, à un tirage sur la totalité de la LPL, soit trois milliards de dollars. Les responsables avaient obtenu auparavant une promesse que ce tirage n’entraverait pas la négociation d’un autre accord avec ce même FMI.

Alors que le Maroc cherche depuis plusieurs années à obtenir une ligne de crédit modulable au lieu et à la place de la classique LPL, les négociations avec l’institution de Bretton Woods risquent d’être un peu plus rudes que prévu à moins que la partie marocaine n’ait encore quelques «biscuits» secrets dans sa poche en cas de besoin…

PLF 2021

Le projet de loi de Finances pour l’année budgétaire 2021 actuellement discuté au Parlement table sur une croissance économique autour de 4,8% pour le prochain exercice. Il s’agit d’une prévision basée sur un ensemble d’hypothèses portant sur l’environnement national et international. Selon les responsables gouvernementaux et compte tenu des efforts à déployer en matière de la rationalisation des dépenses et des mesures engagées pour disposer de ressources additionnelles, dans le cadre de la poursuite du processus de privatisation, des mécanismes innovants et de la gestion dynamique du patrimoine de l’Etat, le déficit du Trésor sera ramené à 6,5% du PIB contre 7,5% en 2020. Ces prévisions plutôt optimistes n’ont pas suffi pour convaincre les analystes de Fitch. Pour ces derniers, le déficit budgétaire s’établira à 7,9% du PIB en 2020, et 6,5% en 2021, contre 4,1% (hors recettes de privatisation) en 2019. Pour ce qui est des prévisions de croissance, la contraction économique pourra atteindre 6,5%.

Le FMI dans les parages

Les moyens de relancer l’économie nationale ont été au menu des discussions entre le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Cette rencontre tenue par visioconférence a été l’occasion d’échanger les points de vue essentiellement sur les moyens de relancer l’économie, le rôle de la Chambre des représentants dans l’élaboration et la mise en œuvre de diverses réformes et les innovations les plus marquantes apportées par le projet de loi de Finances 2021, indique un communiqué de la Chambre des représentants. Saluant les mesures entreprises par le Maroc en vue de faire face à la pandémie, le chef de mission du FMI Roberto Cardarelli a indiqué que la ligne de précaution et de liquidité mise à la disposition du Royaume a permis de renforcer les capacités de l’économie marocaine à absorber les crises et limiter les répercussions négatives de la pandémie, de même qu’elle a confirmé la volonté du FMI d’accompagner l’économie nationale dans la prochaine étape.

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PLF 2021 : Les points de discorde https://aujourdhui.ma/economie/plf-2021-les-points-de-discorde https://aujourdhui.ma/economie/plf-2021-les-points-de-discorde#respond Wed, 28 Oct 2020 09:30:38 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=359054

L’examen du projet démarre sur fond de mobilisation contre plusieurs dispositions Des moments difficiles attendent le gouvernement au Parlement. Et pour cause. Les choses sérieuses viennent à peine de commencer il y a quelques heures au Parlement pour le futur budget du pays. Dans ce sens, la commission parlementaire permanente chargée des finances et du ...]]>

L’examen du projet démarre sur fond de mobilisation contre plusieurs dispositions

Des moments difficiles attendent le gouvernement au Parlement. Et pour cause. Les choses sérieuses viennent à peine de commencer il y a quelques heures au Parlement pour le futur budget du pays. Dans ce sens, la commission parlementaire permanente chargée des finances et du développement économique à la Chambre des représentants a entamé en début de soirée du lundi l’examen détaillé du projet de loi de Finances 2021. Un examen qui va porter sur la première partie du PLF 2021, celle qui comporte la majorité des points litigieux en rapport avec les mesures fiscales et douanières. L’examen du projet démarre ainsi sur fond de mobilisation contre plusieurs dispositions.

La palme d’or revient à la réintroduction de la contribution sociale. L’annonce de cette mesure a provoqué une véritable levée de boucliers. Pour rappel, le projet de budget a institué pour toutes les personnes physiques titulaires de revenus, professionnels, agricoles, fonciers, salariaux ou assimilés, un taux de 1,5% sur les revenus nets d’impôt supérieur à 120.000 DH, soit 10.000 DH nets par mois et ce au titre de la contribution sociale. Si le gouvernement défend cette mesure qui est de nature à renforcer l’élan de solidarité dans la conjoncture actuelle, d’autres acteurs principalement les centrales syndicales les plus représentatives mais également les partis d’opposition une nouvelle taxe ciblant les mêmes catégories de contribuables. Le gouvernement devra se montrer très persuasif pour valider cette disposition sachant que les syndicats et l’opposition ne cessent de se mobiliser contre cette mesure. Mais il existe d’autres mesures qui feront l’objet d’un débat au sein de la commission à commencer par la hausse des droits de douane sur certains produits comme le chocolat.

Pour améliorer la compétitivité de la production nationale de chocolat et des préparations alimentaires contenant du cacao, le projet de loi de Finances 2021 propose de porter les droits d’importation à 40% contre un taux de 17,5% actuellement. Seulement voilà, cette mesure risque de ne pas changer complètement la donne en faveur de la production locale. En effet, les acteurs nationaux font surtout face à une concurrence rude de la part des produits importés à partir de pays ou zones économiques liées au Maroc par des accords de libre-échange. C’est le cas notamment pour la Turquie mais également l’Union européenne. L’industrie locale aurait ainsi besoin de mesures de sauvegarde pour faire face aux importations étrangères alors que la hausse des droits d’importation risque de pénaliser à certains niveaux les confiseurs nationaux. D’autres points risquent de soulever un débat au sein du Parlement. C’est le cas notamment pour le recours à la dette même si le gouvernement affirme souvent que la dette est surtout affectée au budget d’investissement.

Enfin, l’article 39 du PLF stipule que le gouvernement est autorisé durant l’année budgétaire 2021 à appliquer des réserves de précaution aux crédits de paiement ouverts au titre des dépenses d’investissement du budget général. Le taux de mise en réserve desdits crédits est fixé à 18%. Un taux en hausse par rapport à la loi de Finances de 2020 qui l’avait fixé à 15% seulement. L’année dernière, l’opposition parlementaire avait qualifié cette mesure de «cavalier budgétaire». Le même scénario risque de se répéter cette année encore même si l’article 62 de la LOF (loi organique des finances) autorise le gouvernement à suspendre certains crédits du budget de l’investissement à condition d’informer préalablement les deux commissions permanentes des finances dans les deux Chambres parlementaires.

Ce que dit la Constitution

Selon l’article 75 de la Constitution, «le Parlement vote la loi de Finances, déposée par priorité devant la Chambre des représentants, dans les conditions prévues par une loi organique. Celle-ci détermine la nature des informations, documents et données nécessaires pour enrichir les débats parlementaires sur le projet de loi de Finances. Les dépenses d’investissement nécessaires à la réalisation des plans de développement stratégiques ou des programmes pluriannuels ne sont votées qu’une seule fois, lors de l’approbation de ces derniers par le Parlement et sont reconduites automatiquement pendant leur durée. Seul le gouvernement est habilité à déposer des projets de loi tendant à modifier le programme ainsi adopté. Si, à la fin de l’année budgétaire, la loi de Finances n’est pas votée ou n’est pas promulguée en raison de sa soumission à la Cour constitutionnelle en application de l’article 132 de la présente Constitution, le gouvernement ouvre, par décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l’exercice de leur mission, en fonction des propositions budgétaires soumises à approbation».

Bataille des amendements

Dans quelques jours, les arcanes du Parlement seront le théâtre d’une nouvelle bataille entre le gouvernement et les groupes parlementaires. Il s’agit en effet de la bataille des amendements. Certaines dispositions contenues dans le PLF 2021 risquent de faire l’objet d’amendement. Cela dit, le gouvernement dispose d’une «arme» constitutionnelle pour rejeter les amendements qui vident certaines dispositions de leur sens. Dans ce sens, la loi fondamentale du pays stipule dans son article 77 que «le Parlement et le gouvernement veillent à la préservation de l’équilibre des finances de l’Etat. Le gouvernement peut opposer, de manière motivée, l’irrecevabilité à toute proposition ou amendement formulés par les membres du Parlement lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la loi de Finances, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation des charges publiques».

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34.515 coopératives recensées à fin juin 2020 https://aujourdhui.ma/societe/34-515-cooperatives-recensees-a-fin-juin-2020 https://aujourdhui.ma/societe/34-515-cooperatives-recensees-a-fin-juin-2020#respond Mon, 26 Oct 2020 20:40:45 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358957

Elles ont plus que doublé sur les cinq dernières années. Elles font vivre 600.000 ménages Lors de l’entrée en vigueur, en juillet 2016, de la loi 112-12 relative aux coopératives, l’ensemble des intervenants du secteur n’avaient qu’un objectif en tête, celui de booster le rythme de création de ces groupements et de facto de doter ...]]>

Elles ont plus que doublé sur les cinq dernières années. Elles font vivre 600.000 ménages

Lors de l’entrée en vigueur, en juillet 2016, de la loi 112-12 relative aux coopératives, l’ensemble des intervenants du secteur n’avaient qu’un objectif en tête, celui de booster le rythme de création de ces groupements et de facto de doter le marché marocain de structures formelles, créatrices de valeurs particulièrement dans le milieu rural. Le pari est désormais relevé. Les chiffres qui nous ont été communiqués par l’Office du développement de la coopération (ODCO) démontrent clairement cet impact. La dynamique de création de coopératives au Maroc affiche une cadence soutenue ces dernières années. Leur nombre s’est accru de près de 120% sur la période allant de fin 2015 au premier semestre 2020. Un cap marqué par une nouvelle organisation juridique de ce tissu qui garantit, de façon directe, une autonomisation financière à 608.490 personnes. Ce chiffre représente, en effet, le nombre global des adhérents des 34.515 coopératives inscrites à fin juin 2020 au registre central géré par l’Office.

Près de 22.000 coopératives opèrent dans l’agriculture

L’agriculture continue d’être le champ de prédilection des coopératives. Le secteur capte à ce jour 63,67% des groupements actifs. Avec 433.733 adhérents, les coopératives agricoles sont actuellement au nombre de 21.976 groupements, soit un taux d’accroissement de l’ordre de 108,5% comparé à fin 2015. Le secteur de l’artisanat arrive en deuxième position avec 6.513 coopératives. Leur nombre s’est accru de 160,8% sur la période allant de fin 2015 à fin juin 2020. Les coopératives opérant dans le secteur de l’habitat ont, en revanche, progressé de 6,5% sur ladite période, se situant ainsi autour de 1.219 unités et 51.036 adhérents.
Le secteur du commerce et services compte, pour sa part, 735 coopératives marquant ainsi un pic de 842% sur les 5 dernières années. Le secteur de l’argane couvre, quant à lui, 2,03% de la structure globale des coopératives. L’ODCO recense, à cet effet, 701 groupements en activité (+134%) d’un effectif global de 11.153 adhérents. De même, 530 coopératives ont choisi de se spécialiser dans les plantes médicinales et aromatiques, grimpant ainsi de 256,7% comparé aux créations enregistrées à fin 2015. Le registre des coopératives compte, également, 495 coopératives de pêche (7.587 adhérents), 446 coopératives opérant dans le secteur des forêts (11.755 adhérents), 442 coopératives dans le secteur d’alphabétisation (2.878 adhérents) et 253 coopérations dans le tourisme (1.433 adhérents).

De nouvelles activités qui émergent

Le cap allant de fin 2015 au premier semestre 2020 a été marqué par l’essor de nouvelles branches d’activités qui malgré le fait qu’elles ne représentent que des petites parts compte tenu de la structure globale des coopératives, elles emploient une grande partie de la population. Parmi les secteurs qui commencent à émerger on relève la consommation (43 coopératives et 6.868 adhérents), l’exploitation des carrières (69 coopératives et 1.623 adhérents), le traitement de déchets (112 coopératives et 936 adhérents), le conseil et gestion (38 coopératives et 238 adhérents) et les mines (14 coopératives et 331 adhérents).

Une dynamique soutenue des créations au niveau régional

La répartition régionale des coopératives fait ressortir un pic de création au niveau de l’Oriental. Le nombre de créations s’est consolidé de 277,94% comparé à fin 2015 atteignant ainsi 4.592 coopératives comptant à leur actif 74.387 adhérents. La région Marrakech-Safi arrive en deuxième position en termes d’évolution. On relève une hausse de 154,98% des créations, soit 3.585 coopératives à fin juin 2020 totalisant 84.269 membres. A Drâa Tafilalet, le nombre des coopératives a grimpé de 144,14% au titre des cinq dernières années, soit 2.439 coopératives actives et 54.697 adhérents. La progression au niveau de Souss-Massa est évaluée à 138,92% couvrant ainsi 3.333 groupements pour 52.750 adhérents. Il est à noter que l’ensemble des régions ont affiché une tendance de création positive. A Guelmim Oued Noun, la hausse est estimée à 114,26% contre 104,74 à Fès-Meknès, 102,02 à Casablanca-Settat, 90,44% à Beni Mellal-Khénifra, 82,70% à Rabat-Salé-Kénitra, 81,98% à Laayoune-Sakia Al Hamra, 80% à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et 26,51% à Dakhla-Oued Dahab.

Plus de 60.000 adhérents aux coopératives féminines

A fin juin 2020, le nombre des coopératives féminines a atteint les 5.794 unités mobilisant ainsi un actif de l’ordre de 60.119 adhérentes. Ces groupements opèrent en grande partie dans l’artisanat (2.662 coopératives) et l’agriculture (1.744 coopératives). On recense, également, 552 coopératives féminines d’argane (9.746 membres), 357 coopératives de denrées alimentaires (2.885 membres) et 133 coopératives de plantes médicinales et aromatiques (1.324 membres). On note par ailleurs 129 coopératives féminines dans les commerces et services, 66 dans l’alphabétisation, 61 dans la pêche, 22 dans le tourisme, 17 dans les forêts, 15 dans la main-d’œuvre, 13 dans l’imprimerie et papeterie, 9 dans l’art et culture, 5 dans le traitement de déchets, 3 dans le conseil et la gestion, 3 dans la consommation et 1 dans le commerce et électronique ainsi que les télécommunications et le transport. Il est à noter que les coopératives féminines sont réparties sur l’ensemble du territoire. On compte 829 groupements à Souss-Massa, 737 à Laayoune-Sakia Al Hamra, 659 à Marrakech-Safi, 548 à Fès-Meknès, 520 à Guelmim Oued Noun, 498 à Casablanca-Settat, 492 dans l’Oriental, 431 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 361 à Drâa-Tafilalet, 332 à Rabat-Salé-Kénitra, 319 à Beni-Mellal-Khenifra et 68 à Dakhla-Oued Dahab.

 

Un nouveau mode organisationnel introduit par la loi 112-12

Il faut dire que l’immatriculation des coopératives au registre introduit par la loi n°112-12 leur a conféré un statut leur permettant de développer leur activité en toute assurance et, éventuellement, soumissionner aux marchés publics. Cette nouvelle organisation est venue encourager la libre initiative des coopérateurs, en mettant fin à la lenteur administrative qui autrefois avortait les créations du fait du retard d’agrément et par conséquent l’a assaini de toute démarche informelle. En effet, le secteur marque depuis 2016 une rupture avec le mode de fonctionnement antérieur qui régissait la création de coopérative par un système d’autorisation couronné en fin d’étape par l’obtention d’un agrément de reconnaissance visé par le ministre de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire. A l’heure actuelle, les coopératives sont dotées d’un mécanisme juridique à la fois adapté et facile. La première étape consiste à valider la dénomination de la coopérative. Cette procédure de validation, à initier au niveau des services et délégations de l’ODCO, ne dépasse pas un délai de 48 heures. Elle est couronnée par l’octroi d’un document équivalant au certificat négatif octroyé aux entreprises. Une fois cette étape franchie, le dossier de création de la coopérative est déposé au niveau de l’autorité locale qui accorde à l’intéressé un reçu, suivra par la suite l’enregistrement au registre local domicilié au niveau des tribunaux de première instance.

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Quel avenir pour les banques publiques ? https://aujourdhui.ma/economie/quel-avenir-pour-les-banques-publiques https://aujourdhui.ma/economie/quel-avenir-pour-les-banques-publiques#respond Mon, 26 Oct 2020 08:59:38 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=358888

Cession de parts et fusion au programme pour repositionner les établissements publics dans un secteur en pleine mutation Après l’Espagne, le Maroc ? Alors que le voisin du nord vient de connaître la méga-fusion entre CaixaBank et Bankia, le Maroc pourrait enregistrer une opération similaire dans un futur proche. En tout cas, les pistes d’une ...]]>

Cession de parts et fusion au programme pour repositionner les établissements publics dans un secteur en pleine mutation

Après l’Espagne, le Maroc ? Alors que le voisin du nord vient de connaître la méga-fusion entre CaixaBank et Bankia, le Maroc pourrait enregistrer une opération similaire dans un futur proche. En tout cas, les pistes d’une révision du poids du secteur public dans le domaine bancaire ne datent pas d’aujourd’hui. Une révision de la présence de l’Etat dans le monde de la finance est en marche depuis quelque temps (voir encadré). Selon des sources bien renseignées, il existe des scénarios de fusion ou de groupement entre au moins deux banques à participation publique depuis plusieurs mois. La situation économique générée par la pandémie du coronavirus devrait accélérer les choses.

Il est de notoriété publique que le gouvernement travaille à la création de pôles dans différents secteurs économiques, notamment la finance et les banques où l’Etat demeure encore très présent. Certains signes ne trompent pas. Dans ce sens, le marché international s’attend déjà à une cession de parts d’une banque publique de la place à un acteur étranger, et plus exactement asiatique. En tout cas, l’agence Bloomberg annonce une opération similaire pour bientôt. Concrètement, la Banque Centrale Populaire envisagerait, toujours selon Bloomberg, de vendre une participation significative à un acteur basé en Asie de l’Est. La vente, qui pourrait se concrétiser par une injection de fonds, interviendrait ainsi dans le cadre d’une stratégie quinquennale à partir de 2021 qui sera dévoilée aux actionnaires de la Banque Populaire pour approbation.

Si la BCP n’a pas commenté cette information, il est à signaler tout de même qu’un changement majeur dans le tour de table de la banque conforte un tel scénario. En effet, le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, qui était également DG de la BCP, vient de présenter un projet de loi au Parlement. Le texte propose à cet effet de revoir la contribution des BPR (Banques Populaires Régionales) au capital de la BCP qui va ainsi être diluée progressivement pour passer de 51% actuellement à 34%. Mais une question s’impose. Qui va acquérir les parts des BPR? Le ministre n’a pas donné de détail au Parlement mais il a affirmé que «plusieurs options sont possibles» glissant un détail de taille comme quoi la BCP est cotée en Bourse. Une autre banque à participation publique pourrait connaître un changement de taille. C’est le cas du CIH (Crédit Immobilier et Hôtelier). Sur ce plan, l’actionnaire de référence, à savoir la CDG, est on ne peut plus clair. Dans un entretien accordé à Medias24, Abdellatif Zaghnoun, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, a déclaré. «Nous estimons que la mission de la CDG est accomplie. Nous avons structuré la banque. Elle détient une petite part de marché, 3%. Cette banque ne peut pas évoluer tant qu’elle reste dans le giron de la CDG. Pour moi, elle doit aller chercher la synergie. Il y a une réflexion en ce sens pour identifier le modèle le plus indiqué».

Plus loin encore, Zaghnoun affirme dans cette déclaration qu’il «y a plusieurs idées, comme celle consistant à regrouper toutes les banques publiques. Ou bien le CIH pourrait rejoindre un grand groupe, en apportant son expérience dans le domaine de l’investissement immobilier et touristique, sachant que les banques aujourd’hui ont un portefeuille immobilier important en termes de dations…».

Etat banquier

La présence de l’Etat dans le secteur financier ne se limite pas à des banques commerciales. Il existe un véritable pôle financier public avec une multitude d’acteurs. C’est le cas notamment pour le FEC (Fonds d’équipement communal). Ce dernier a déjà amorcé une réforme importante il y a quelque temps. Véritable banque pour les collectivités locales, cet organisme public demeure très présent dans les projets de développement à une échelle régionale ou locale. Pour sa part, la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) est un véritable bras financier de l’Etat avec une présence importante dans des domaines économiques aussi larges que variés. Depuis quelques années, le repositionnement de cet organisme est mis sur la table pour optimiser ses investissements et lui permettre de jouer un rôle encore plus stratégique pour l’Etat. Le pôle financier de l’Etat comprend en outre d’autres organismes importants que la Caisse centrale de garantie devenue depuis quelques semaines une société anonyme. Une nouvelle loi avait été adoptée en Conseil de gouvernement dans le but de réformer le cadre juridique de la CCG afin de pouvoir accompagner, d’une manière durable et sécurisée, les stratégies et politiques publiques en matière de facilitation de l’accès au financement.

Future agence

Le Maroc compte se doter bientôt d’une Agence pour la gestion des participations de l’Etat dans les entreprises. Un projet de loi a déjà été élaboré dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes orientations royales contenues dans le discours du Trône du 29 juillet 2020. Le Souverain avait appelé «à la création d’une Agence nationale dont la mission consistera à assurer la gestion stratégique des participations de l’Etat et à suivre la performance des établissements publics». Cette agence qui devra voir le jour rapidement arrive à un moment où l’analyse de la structure actuelle de ce portefeuille public montre une démultiplication, une hétérogénéité et une diversité des entités publiques qui le composent, d’où l’acuité des problématiques liées à l’efficacité de son pilotage stratégique, à la pertinence de ses relations avec l’Etat et à l’efficience de sa gouvernance. Cette situation est porteuse, dans certains cas, de risques préjudiciables tant sur les résultats et les performances du portefeuille public que ses relations avec l’Etat.

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TPME, ces chiffres qui font peur ! https://aujourdhui.ma/economie/tpme-ces-chiffres-qui-font-peur https://aujourdhui.ma/economie/tpme-ces-chiffres-qui-font-peur#respond Tue, 29 Sep 2020 19:58:12 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=356551

BAM publie une radioscopie détaillée de la réalité du tissu des entreprises au Maroc Le Maroc dispose, enfin, d’indicateurs précis qui relatent la réalité du tissu entrepreneurial. L’absence de chiffres a longtemps été un obstacle pour déterminer le réel besoin des entreprises marocaines et d’identifier les défis à relever. Le premier rapport de l’Observatoire marocain ...]]>

BAM publie une radioscopie détaillée de la réalité du tissu des entreprises au Maroc

Le Maroc dispose, enfin, d’indicateurs précis qui relatent la réalité du tissu entrepreneurial.
L’absence de chiffres a longtemps été un obstacle pour déterminer le réel besoin des entreprises marocaines et d’identifier les défis à relever. Le premier rapport de l’Observatoire marocain de la très petite et moyenne entreprise (OMTPME), relevant de Bank Al-Maghrib, vient combler cette faille. Une première radioscopie du tissu productif est désormais disponible. Certes, les statistiques fournies sont arrêtées à 2018, mais donnent plus au moins la tendance globale de ce secteur. Ce document tend à éclairer la réflexion sur les enjeux liés au tissu productif national en particulier celui des TPME. Il livre en effet une analyse détaillée sur la démographie et la santé économique et financière des entreprises personnes morales assujetties à l’IS. Détail des principales conclusions.

Un tissu fragmenté

L’Observatoire marocain de la TPME relève dans son premier rapport une fragmentation du tissu des entreprises personnes morales actives. Une prédominance des TPME est dans ce sens observée. Elles représentent en effet 99,4% des entités ciblées, dont plus de 85,8% sont des microentreprises avec un chiffre d’affaires n’excédant pas les 3 millions de dirhams. «La part de cette dernière catégorie d’entreprises dans le tissu productif national serait encore plus importante si l’on devait y intégrer les entreprises personnes physiques déclarées à la DGI et les autres unités de production de l’économie», peut-on constater dans ce sens. Parmi les conclusions tirées par l’Observatoire, on relève que «les TPME ne réalisent que 36,7% du total du chiffre d’affaires, dont 27,3% à l’export et 36,6% de celui de la valeur ajoutée de la population d’entreprises étudiées alors qu’elles sont les principales pourvoyeuses de l’emploi, puisqu’elles ont occupé près de 73% de l’effectif déclaré à la CNSS». L’analyse démontre que la plupart des TPME exercent des activités peu consommatrices de ressources financières. Les secteurs «Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles» et «Construction» captent plus de la moitié des entreprises étudiées (54%).

Des fragilités financières relevées

L’Observatoire de la TPME s’est penché dans son rapport sur l’analyse de la situation financière des TPME. Le constat établi fait ressortir plusieurs sortir du marché dans des délais assez courts. Les entreprises de petite taille sont les plus concernées, notamment en termes de structure bilantielle et de productivité et de rentabilité. «Les analyses montrent que les entreprises radiées avant d’arriver au terme de 5 ans d’existence représentent, en moyenne annuelle, plus de 50% du total des radiations sur la période 2016-2018», lit-on du rapport.
S’agissant du financement bancaire, ledit rapport fait ressortir des disparités importantes en termes du taux d’accès des entreprises. En 2018, les grandes entreprises ont bénéficié de 60,5% de l’encours total des crédits accordés à ces entreprises, contre 14,2% pour les moyennes entreprises, 12% pour les petites entreprises, 4,1% pour les très petites entreprises et 9% pour les microentreprises. Se référant à l’Observatoire, le taux d’accès moyen global du crédit bancaire est de 39,4%. Il affiche toutefois des niveaux qui varient selon les différentes catégories d’entreprises. «Si celui des GE et ME convergent à des niveaux presque similaires soit respectivement 86,6% et 85,4%, pour les autres catégories le taux d’accès est inégal et reflète un degré de pénétration de financement bancaire très faible pour les TPE et les microentreprises en particulier celles ayant un chiffre d’affaires n’excédant pas 1 million de dirhams, pour lesquelles ce taux est plus de trois fois moins important que la moyenne globale», peut-on conclure de l’analyse de l’Observatoire.

Une dynamique de création en 2018

L’année 2018 a été marquée par une dynamique en termes de création d’entreprises. C’est d’ailleurs ce que confirme l’Observatoire dans ce premier rapport. Au total, 98.000 entreprises ont été créées durant cette année dont plus de 46.000 personnes morales. Ces dernières ont affiché une évolution de 13,2% en termes de nombre contre 1,8% en 2017.

Commentant ces chiffres, l’Observatoire attribue ce dynamisme à certaines exonérations d’impôts ainsi qu’à la simplification des démarches administratives. L’Observatoire souligne également que la quasi-totalité des entreprises créées en 2018 sont des microentreprises au moment où celles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 3 millions de dirhams ont représenté environ 1,5% du total des créations.

A noter que les 31,4% des entreprises créées en 2018 opèrent dans le «commerce, réparation d’automobiles et de motocycles», 22% dans la construction et 10% dans les activités spécialisées scientifiques et techniques.

Une forte concentration sur l’axe El Jadida-Tanger

En établissant une répartition régionale des entreprises ciblées, l’Observatoire indique que près de 66% des entreprises morales actives sont concentrées sur l’axe Tanger-El Jadida. La région de Casablanca-Settat capte dans ce sens 40,3% de l’effectif global. Rabat-Salé-Kénitra arrive en deuxième position avec 14,9% au moment où Tanger-Tétouan-Al Hoceima en détient 11,2%.

Pour ce qui est de la géographie des nouvelles créations, 35,8% de ces entités sont situées au niveau de la région de Casablanca Settat, 14% au niveau de Rabat-Salé-Kénitra et 11,6% à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

 

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PLF 2021 : Ce que veulent les patrons https://aujourdhui.ma/economie/plf-2021-ce-que-veulent-les-patrons https://aujourdhui.ma/economie/plf-2021-ce-que-veulent-les-patrons#respond Mon, 28 Sep 2020 20:13:16 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=356440

Décidément, la préparation des propositions pour le projet de loi de Finances 2021 n’a pas été chose facile pour la CGEM. La conjoncture sanitaire actuelle et ses aléas économiques (décroissance, déficit budgétaire, perte d’emploi et faiblesse d’investissement) ont rendu l’exercice encore plus difficile. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Chakib Alj, président de la CGEM, lors ...]]>

Décidément, la préparation des propositions pour le projet de loi de Finances 2021 n’a pas été chose facile pour la CGEM.

La conjoncture sanitaire actuelle et ses aléas économiques (décroissance, déficit budgétaire, perte d’emploi et faiblesse d’investissement) ont rendu l’exercice encore plus difficile.
C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Chakib Alj, président de la CGEM, lors du point de presse tenu, lundi 28 septembre, pour discuter des recommandations du patronat relatives au nouveau cadre budgétaire qui intervient dans un contexte économique et social incertain. «Nos propositions constitueront un défi pour le budget de l’Etat mais elles sont nécessaires pour que les entreprises se relèvent de cette crise. Autrement, nous risquons de les voir disparaître ainsi que les recettes fiscales qui vont avec. Nous ne le dirons jamais assez, cette crise porte et portera beaucoup de préjudice à nos entreprises et à la pérennité de l’emploi comme c’est le cas partout ailleurs», a déclaré M. Alj.

Le discours du Trône comme référence

La CGEM a bâti le socle de ses recommandations sur la base des annonces émises dans le discours du Trône. Des orientations royales qui tendent à insuffler une dynamique socio-économique à travers l’injection des 120 milliards de dirhams pour stimuler la relance économique et généraliser la couverture sociale à l’ensemble des Marocains à l’horizon 2025. «Nous nous sommes basés sur notre vision de la relance de notre économie tout en intégrant les Hautes orientations royales afin de construire la feuille de route de la CGEM pour la loi de Finances 2021», affirme le président de la CGEM. Les propositions de la CGEM visent à renforcer l’entreprise comme moyen de préserver l’emploi, de garantir la liquidité et de relancer l’offre Maroc. A travers ce package proposé, la CGEM ambitionne de réussir le passage d’une économie en récession à une économie productive. Une transition qui garantirait une sortie de crise avec le minimum de dégâts possible.

Cinq priorités relevées

Les propositions relatives à la liquidité des entreprises et à la compétitivité du tissu économique sont les plus fondamentales pour les patrons. La loi de Finances 2021 telle qu’elle est pensée par la CGEM doit instaurer les bases d’une économie compétitive et résiliente et surtout intégrer la dimension sociale. Les propositions émises, dans ce sens, s’articulent autour de 5 priorités. Il s’agit en premier de maintenir les acteurs en activité et préserver, en conséquence, les emplois. «La résilience de notre économie tient à la survie de ces acteurs que nous devons soutenir plus que jamais à travers des mesures audacieuses leur accordant un carnet de commandes stable et des aides ou incitations leur permettant de renforcer leurs capacités productives actuelles», relève-t-on de Chakib Alj. La CGEM définit, également, l’accélération de la capitalisation des entreprises comme nécessité. «L’allégement des conditions pour les opérations de structuration et d’apports en capital permettra de faire émerger une nouvelle génération d’entreprises solides, compétitives qui pourra porter les projets industriels de substitutions aux importations et le Made in Morocco», peut-on retenir du président de la Confédération. De même, le patronat érige, comme urgence, l’accélération de la réforme de la TVA. L’impératif étant de recouvrer les créances dues par l’Etat pour alléger les trésoreries des entreprises fortement impactées par la crise, et ce avant même de vouloir s’orienter vers d’autres finances. Les propositions de la CGEM sur le plan social sont globalement dédiées au capital humain. L’obligation étant de maintenir les emplois, d’encourager les recrutements et de stimuler la demande. L’heure est, en outre, au renforcement de la confiance avec l’administration à travers une simplification des relations actuelles et une révision des procédures de contrôle. Des démarches qui, selon la CGEM, permettront à l’entreprise de se concentrer sur sa première mission, à savoir la création d’emploi et de valeur.

Des propositions pragmatiques et non budgétivores

La question autour du coût des propositions formulées et leur impact sur le budget de l’Etat a été posée à maintes reprises lors de cette rencontre. Les membres de la CGEM sont unanimes sur ce point : les propositions formulées ne sont pas budgétivores. Les membres de la CGEM déclarent avoir pris les réalités du marché et la situation des entreprises en considération lors de l’élaboration des recommandations. «Nous avons fait des propositions qui nous semblent être logiques et pragmatiques. C’est vrai que la situation de trésorerie de l’Etat est difficile mais celle des entreprises l’est encore plus. Il faut préserver les entreprises pour qu’elles puissent se régénérer et payer les impôts dans les années à venir. C’est un équilibre à trouver», fait savoir Chakib Alj. Et de réitérer que «la CGEM est consciente des contraintes budgétaires, mais il va falloir faire des efforts de part et d’autre pour que notre vision s’accomplisse».
Les pouvoirs publics sont appelés, à cet effet, à établir un arbitrage et faire preuve d’innovation. «Il vaut mieux faire un effort sur le plan budgétaire quitte à augmenter l’endettement pour soutenir les entreprises et avoir des recettes fiscales qui permettront à long terme de rembourser cet endettement que de faire des calculs qui cherchent à préserver un maximum d’équilibre», estime Abdelmajid Faiz, vice-président de la Commission Fiscalité et Douane de la CGEM. Et d’ajouter que «l’effort demandé n’est pas énorme par rapport aux mesures proposées».
A titre d’illustration, M. Faiz indique que le remboursement de la TVA n’est pas un effort supplémentaire à consentir mais plutôt une accélération de ces remboursements. Il a, également, évoqué, dans son argumentaire, la mesure relative à l’exonération de l’IR. «Cette mesure qui peut facilement avoir un impact sur les recettes de l’Etat, favorisera le recrutement et dynamisera par conséquent la consommation et générera de la TVA». Et de conclure que «c’est un calcul dynamique qu’il faut faire sur le moyen et long termes afin d’évaluer ce que gagneront le pays en termes de croissance et d’emploi plutôt que d’opter pour un calcul budgétaire figé à un instant T».

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Communes : Un budget 2021 à la sauce «Covid» https://aujourdhui.ma/actualite/communes%e2%80%82-un-budget-2021-a-la-sauce-covid https://aujourdhui.ma/actualite/communes%e2%80%82-un-budget-2021-a-la-sauce-covid#comments Wed, 23 Sep 2020 20:38:56 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=356106

Les collectivités territoriales ont jusqu’à la fin de ce mois pour préparer le premier draft Pour l’élaboration de leurs prochains budgets, les collectivités territoriales devront composer avec la réalité de la crise sanitaire. Face aux incertitudes persistantes sur le plan économique et surtout l’impact de la crise sanitaire actuelle sur les recettes fiscales, le prochain ...]]>

Les collectivités territoriales ont jusqu’à la fin de ce mois pour préparer le premier draft

Pour l’élaboration de leurs prochains budgets, les collectivités territoriales devront composer avec la réalité de la crise sanitaire. Face aux incertitudes persistantes sur le plan économique et surtout l’impact de la crise sanitaire actuelle sur les recettes fiscales, le prochain exercice budgétaire pour les communes et autres collectivités s’annonce un peu plus particulier que d’habitude. Anticipant le démarrage des préparatifs, le ministère de l’intérieur vient de publier sa feuille de route pour l’élaboration des futurs budgets. Les élus locaux sont ainsi invités à prendre le contexte actuel en considération pour leurs prévisions en termes de recettes et dépenses. Dans le détail, la tutelle invite à une rationalisation des dépenses tout en songeant au développement des recettes. Dans ce sens, la circulaire du ministère trace une véritable feuille de route pour la préparation et l’exécution des budgets de ces collectivités pour l’exercice 2021. Alors que les derniers exercices budgétaires avaient été marqués par les réserves dans certains cas par l’administration territoriale, sur certaines prévisions de recettes de la part de quelques collectivités, le ministère de l’intérieur invite les responsables et élus locaux à faire preuve de pragmatisme prenant en compte les capacités réelles de recouvrement et des prévisions en termes de recettes sur la base de la moyenne des recettes fiscales de ces dernières années.

La tutelle a profité de l’occasion pour attirer l’attention sur le déséquilibre de la caisse spéciale de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Sur ce plan, un amendement des quotas de cette taxe pour les conseils préfectoraux, provinciaux et communaux pourrait avoir lieu bientôt. En attendant, les collectivités devront faire preuve d’ingéniosité pour maximiser les recettes propres et l’élargissement de l’assiette fiscale. Ces efforts seront accompagnés par un tour de vis pour mieux rationaliser les dépenses. Concrètement, les demandes de crédits supplémentaires pour couvrir un déficit devront être justifiées. Les élus locaux devront faire preuve de célérité puisqu’ils n’ont que jusqu’à la fin de ce mois de septembre pour préparer le premier draft du budget. Ce n’est pas tout. Les collectivités sont conviées à utiliser le système de gestion intégrée des dépenses (GID).

Reste à savoir si les collectivités territoriales réussiront ce nouvel exercice de digitalisation de l’élaboration des prochains budgets. Le ministère de l’intérieur a invité les représentants de l’Administration territoriale à accompagner les élus locaux dans cette démarche. Le recours au système GIS (gestion intégrée des dépenses) représente sans nul doute un pas en avant pour la numérisation de l’Administration locale mais également un gage de transparence. Il faut préciser enfin que le débat sur les budgets des collectivités pourrait avoir lieu au même moment que le débat parlementaire sur le budget général du pays dans moins de quatre semaines.

Finances sous pression

En avril dernier, en pleine période de confinement, le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, avait annoncé la couleur devant les membres de la commission parlementaire permanente chargée de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants. En réponse à une question de la part des députés, le ministre s’est exprimé sur la situation financière des communes et autres collectivités territoriales du pays.

Selon le responsable, les budgets des communes proviennent de deux sources qui ont subi un fort impact de la conjoncture actuelle. «D’un côté, il y a les ressources propres des communes et de l’autre il y a les transferts de l’Etat qui sont constitués pour l’essentiel des crédits TVA», a-t-il expliqué précisant qu’il faut s’attendre à une baisse sensible des recettes en raison des répercussions de la pandémie.

 

Excédent budgétaire

Les collectivités territoriales vivent depuis de longues années une situation particulière, voire bizarre, d’excédent. Les chiffres sont en effet édifiants.

Le surplus dégagé au titre du sixième mois de l’année en cours s’élève à 3,7 milliards de dirhams contre 6,3 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente.

C’est ce qui ressort de la situation des charges et ressources des collectivités territoriales arrêtée par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) au titre du mois de juin. Tenant compte de ces éléments, les fonds disponibles des collectivités territoriales se sont élevés à 41,3 milliards de dirhams au premier semestre de l’année. 35,7 milliards de dirhams de ces fonds sont des excédents des exercices antérieurs.

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