Spécial – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Fri, 22 Apr 2022 13:43:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://aujourdhui.ma/wp-content/uploads/2016/02/favico.png Spécial – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma 32 32 Les engagements du Crédit Agricole du Maroc https://aujourdhui.ma/economie/les-engagements-du-credit-agricole-du-maroc https://aujourdhui.ma/economie/les-engagements-du-credit-agricole-du-maroc#respond Sun, 24 Apr 2022 14:30:58 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405994

Entrepreneuriat des jeunes et inclusion financière en milieu rural Crédit Agricole du Maroc se fixe des engagements ambitieux pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière en milieu rural (CNEIF Rural). Pour concrétiser cette nouvelle orientation, le Groupe a mis en place le Centre national de l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière. Une structure qui ...]]>

Entrepreneuriat des jeunes et inclusion financière en milieu rural

Crédit Agricole du Maroc se fixe des engagements ambitieux pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière en milieu rural (CNEIF Rural). Pour concrétiser cette nouvelle orientation, le Groupe a mis en place le Centre national de l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière. Une structure qui répond aux objectifs et aux perspectives du nouveau modèle de développement. Cette initiative renforce la mobilisation du Groupe bancaire pour l’enclenchement d’une nouvelle dynamique de création de valeur. «Logé dans un espace de 2.000 m2 et doté de ressources de pointe dédiées, le CNEIF Rural vient ainsi confirmer le rôle prépondérant du Crédit Agricole du Maroc dans l’accompagnement et le financement du développement humain, la banque ayant toujours été au service de l’humain qu’elle place au centre de ses préoccupations au même titre que la solidarité et le soutien aux populations les plus vulnérables», apprend-on du Groupe bancaire. Et d’ajouter qu’«avec le lancement de ce nouveau Centre national de l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière en milieu rural et la déclinaison des actions de son plan d’entreprise à horizon 2025, le Crédit Agricole du Maroc acte pleinement son engagement effectif pour l’atteinte des objectifs de l’ambition nationale transcrite dans le nouveau modèle de développement et portée par SM le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste». A travers le CNEIF Rural, Crédit Agricole du Maroc décline les orientations inscrites dans son projet d’entreprise à horizon 2025. Elles sont, en effet, en phase avec les axes stratégiques du nouveau modèle de développement sur les volets économie, inclusion & solidarité et territoires & durabilité.

S’agissant du premier volet, le Groupe oeuvre à intensifier l’accompagnement financier du secteur de l’agriculture pour en faire le moteur de croissance d’une économie marocaine productive, diversifiée et créatrice de valeur et d’emplois de qualité. Pour ce faire, la Banque s’engage à accompagner plus fortement la dynamique de modernisation des exploitations agricoles, l’arrimage de l’aval à l’amont agro-industriel dans toutes les filières, les projets d’agrégation et les projets agricoles solidaires. Des financements adéquats sont ainsi mis en place pour appuyer l’agriculture nationale et améliorer sa compétitivité. En ce qui concerne l’inclusion financière et la solidarité, le Crédit Agricole du Maroc s’engage à être le porte-drapeau du financement inclusif en milieu rural de sorte à ouvrir tous les champs du possible en particulier pour les femmes et les jeunes. La finalité étant de renforcer l’inclusion économique et la participation des jeunes et des femmes en poursuivant ses efforts de bancarisation et de sensibilisation des populations cibles tout en accompagnant les projets structurants au niveau local ou régional dont l’impact économique et social est avéré. Ceci passe à travers la mise en place de montages financiers sécurisés et spécifiques permettant de lutter, in fine, contre toute forme d’exclusion financière.

Pour ce qui est des territoires et de la durabilité, les engagements de Crédit Agricole du Maroc tendent à faire des territoires ruraux des pôles de développement économique pour le Maroc. Il a été décidé dans ce sens de mettre en place des financements de l’agriculture qui intègrent les principes de durabilité environnementale et de responsabilité sociale ainsi que des dispositifs de financement et d’accompagnement de la transition verte et des filières favorisant l’innovation et l’intégration industrielle dans tous les territoires. Crédit Agricole du Maroc s’engage par ailleurs à œuvrer en faveur d’une transition verte de l’économie et une résilience des territoires face aux changements climatiques en faisant de la transition verte de l’économie, notamment de l’agriculture, de l’agro-industrie et du monde rural. Cet engagement s’illustre par la mise en place de financement qui intègre les principes de durabilité environnementale et de responsabilité sociale.
Le Groupe ambitionne par ailleurs de devenir le trait d’union par excellence entre les zones urbaines et rurales, et ce en agissant pour renforcer les complémentarités, consolider la solidarité entre urbains et ruraux et encourager la tendance mondiale de l’interconnexion territoriale.

Les différentes structures du CNEIF Rural

Le Centre dédié à l’entrepreneuriat des jeunes en milieu rural fait partie intégrante du Centre national de l’entrepreneuriat des jeunes et l’inclusion financière. Il a pour mission d’accompagner les porteurs de projets dans le cadre du programme Al Moustatmir Al Qaraoui en mettant à leur service des ressources humaines hautement qualifiées et spécialisées dans la gestion des projets ruraux et qui assureront la prise en charge et le suivi des projets des jeunes entrepreneurs. Parmi les structures du CNEIF Rural figure également le Centre d’études et de recherches dont la mission est d’examiner les thématiques inhérentes à la contribution future du Crédit Agricole du Maroc au nouveau modèle de développement.

Il a pour objectif l’inclusion financière en renforçant plus les programmes d’accompagnement non financier, d’éducation financière et de sensibilisation de la population rurale, de renforcement des capacités des populations agricoles et rurales. Le CNEIF Rural abrite également un Big Data rural et agricole. La vocation étant de servir de carrefour de données à l’ensemble de l’écosystème agricole et rural du pays ainsi que de développer une meilleure synergie entre les acteurs de l’écosystème grâce aux dispositifs d’échanges de données et de proposer un accompagnement financier et technique adapté via une meilleure connaissance des acteurs des chaînes de valeur agricoles. L’installation de ce Big Data rural et agricole tend également à améliorer la résilience à travers une meilleure compréhension des flux et activités dans le monde rural.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/les-engagements-du-credit-agricole-du-maroc/feed 0
MCA et ONCA appuient l’entrepreneuriat agricole dans le Gharb et Al Haouz https://aujourdhui.ma/economie/mca-et-onca-appuient-lentrepreneuriat-agricole-dans-le-gharb-et-al-haouz https://aujourdhui.ma/economie/mca-et-onca-appuient-lentrepreneuriat-agricole-dans-le-gharb-et-al-haouz#respond Sun, 24 Apr 2022 12:30:10 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405990

Melkisation des terres collectives dans les périmètres d’irrigation La stratégie «Génération Green» érige les terres collectives en levier de développement économique et social en milieu rural en général. Elle vient en application aux Hautes Orientations Royales visant l’activation de la melkisation à titre gracieux au profit des ayants droit des terres collectives situées à l’intérieur ...]]>

Melkisation des terres collectives dans les périmètres d’irrigation

La stratégie «Génération Green» érige les terres collectives en levier de développement économique et social en milieu rural en général. Elle vient en application aux Hautes Orientations Royales visant l’activation de la melkisation à titre gracieux au profit des ayants droit des terres collectives situées à l’intérieur des périmètres d’irrigation, en particulier. Ce mécanisme tend à garantir un développement inclusif et intégré en vue de faire émerger une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs agricoles et une classe moyenne agricole. Depuis le lancement de cette vision, le département de l’agriculture a agi de concert avec le ministère de l’intérieur pour mener à bien ce chantier. Les deux départements ont publié une circulaire commune à travers laquelle ils définissent la procédure de mise en œuvre de cette orientation qui tend à mobiliser et valoriser pas moins de 1 million d’hectares.

En parallèle, une offre complète a été élaborée pour valoriser les terres collectives à travers la mise en place d’un système incitatif adéquat dans le cadre du fonds de développement agricole. Elle vient s’ajouter au décret fixant les incitations financières octroyées aux ayants droit.
La melkisation des terres collectives se veut en effet une composante phare de l’activité «foncier rural» mise en œuvre par l’agence MCA-Morocco. Dotée d’un budget de 33 millions de dollars, cette activité a pour objectif l’amélioration du niveau de vie de la population cible à travers la formalisation de leurs droits fonciers, l’accroissement des investissements agricoles, la dynamisation du marché foncier, l’accompagnement socio-économique des bénéficiaires et la création d’emplois.

Pas plus tard que la semaine dernière, Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a présidé la cérémonie de signature de conventions de subvention de 15 projets sélectionnés dans le cadre de l’appel à projets portant sur l’appui à l’entrepreneuriat agricole. «Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement de l’opération pilote de melkisation des terres collectives situées dans les périmètres d’irrigation du Gharb et d’Al Haouz, déployée au titre de l’activité foncier rural relevant du programme de coopération Compact II, conclu entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement des Etats-Unis, représenté par le Millennium Challenge Corporation», apprend-on dans ce sens. Cet appel à projets aspire à promouvoir une approche innovante et inclusive de l’entrepreneuriat agricole visant l’autonomisation économique des femmes et des jeunes vivant de la terre et/ou ayant un lien avec elle. Il s’adresse aux associations et coopératives agricoles, avec une prédilection pour les organisations féminines ou celles comptant parmi ses membres des jeunes âgés de 15 à 45 ans. « Totalisant un budget de 20,5 millions DH et subventionnés à hauteur de 76% grâce au soutien du «Compact II» (15,6 millions DH), ces projets concernent les provinces de Kénitra (4 projets), de Sidi Slimane et Sidi Kacem (3 projets chacune) et d’El Kelâa des Sraghnas (5 projets)», explique le département de l’agriculture.

Et de préciser que « ces projets, devant générer près de 27.000 journées de travail par an, couvrent divers domaines, portant notamment sur les services, l’oléiculture, la valorisation du lait, l’agro-écologie, l’agro-tourisme, l’héliciculture, la culture d’avocat et de produits maraîchers et la commercialisation de légumineuses et de plantes aromatiques et médicinales». Il est à noter que les 15 projets sélectionnés à l’issue d’un processus rigoureux d’évaluation et d’accompagnement en pré-création sont portés par des coopératives. Ces dernières vont bénéficier d’un appui technique et financier visant à améliorer leurs systèmes de production et à développer et renforcer leurs activités économiques en lien avec le secteur agricole.

Ces groupements seront étroitement accompagnés par l’ONCA en post-création dans la mise en œuvre de leurs projets. « Le processus de sélection mis en place vient traduire une nouvelle logique d’intervention de l’ONCA au niveau provincial, s’articulant autour de la réalisation d’un diagnostic des opportunités dans le secteur agricole, de l’établissement d’une cartographie des offres de métiers agricoles, para-agricoles et de transformation par région et par filière », relève-t-on des parties prenantes. Et de poursuivre qu’ « il porte également sur l’organisation d’évènements de communication auprès des populations cibles pour les sensibiliser aux opportunités offertes ainsi que l’accompagnement des entrepreneurs agricoles en pré-création pour renforcer leurs capacités».

Vers le renforcement des capacités des agriculteurs bénéficiaires

Parallèlement à cet appel à projets, l’Agence MCA-Morocco et l’ONCA aménagent le Centre régional des jeunes entrepreneurs agricoles de Had Kourt, province de Sidi Kacem. Cette structure créera un cadre de proximité pour l’incubation, la formation, le conseil personnalisé et l’accompagnement des projets entrepreneuriaux locaux, focalisé sur les besoins du territoire et doté de nouvelles technologies. De même, l’Agence MCA-Morocco et l’ONCA ont déployé un programme ambitieux de renforcement des capacités des agriculteurs et agricultrices bénéficiaires de l’opération de melkisation et des organisations professionnelles agricoles.

Le but étant de les doter des compétences nécessaires pour assurer une exploitation rationnelle, optimisée et durable des terres melkisées ainsi que l’adoption de techniques culturales résilientes aux changements climatiques et l’optimisation de l’utilisation de l’eau. Ce programme permettra à 105.000 personnes de bénéficier des expériences d’experts et de professionnels pour parfaire leur savoir. Ce dispositif s’articule autour de cours théoriques et d’exercices pratiques dans les champs et de voyages d’échange.

 

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/mca-et-onca-appuient-lentrepreneuriat-agricole-dans-le-gharb-et-al-haouz/feed 0
Souveraineté alimentaire: Ce que recommande le nouveau modèle de développement https://aujourdhui.ma/economie/souverainete-alimentaire-ce-que-recommande-le-nouveau-modele-de-developpement https://aujourdhui.ma/economie/souverainete-alimentaire-ce-que-recommande-le-nouveau-modele-de-developpement#respond Sun, 24 Apr 2022 11:00:50 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405986

La consolidation des bases d’une souveraineté alimentaire passe par le renforcement de la recherche et le développement de l’innovation dans le domaine agricole et agro-industriel. L’idée étant d’adopter des approches de recherche-action fortement ancrées dans les territoires et de veiller à la diffusion des savoirs et des procédés techniques au profit des acteurs du secteur ...]]>

La consolidation des bases d’une souveraineté alimentaire passe par le renforcement de la recherche et le développement de l’innovation dans le domaine agricole et agro-industriel.

L’idée étant d’adopter des approches de recherche-action fortement ancrées dans les territoires et de veiller à la diffusion des savoirs et des procédés techniques au profit des acteurs du secteur agricole. Cette orientation figure parmi les recommandations de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement. La commission plaide en effet sur la maximisation des retombées de la stratégie agricole sur le développement des territoires ainsi que la prise en compte des impératifs de souveraineté alimentaire du pays dans les choix actuels et futurs en matière de mise en œuvre des politiques publiques dédiées à ce secteur. Un objectif qui devrait être porté par une agriculture moderne, responsable et à forte valeur ajoutée. « L’accent devra être mis sur les sujets à plus forts enjeux pour l’amont agricole et la sécurité alimentaire, tels qu’ à titre d’exemples la résilience climatique et hydrique, la préservation et l’amélioration des variétés locales », apprend-on dans ce sens .

Se référant au rapport sur le Nouveau modèle de développement, la recherche et l’innovation devraient cibler également les thématiques relatives à la transformation agroalimentaire. Parmi les recommandations émises dans ce sens figurent également l’encouragement et la territorialisation de la formation supérieure et la formation professionnelle dans les métiers connexes à l’agriculture et l’agro-industrie, d’où l’intérêt de capitaliser sur les établissements existants et sur les Cités des Métiers et des compétences. L’atteinte de l’objectif de la souveraineté alimentaire est tributaire également d’une gouvernance plus systémique et coordonnée dans les territoires. «La modernisation et la sophistication du secteur agroalimentaire dans son ensemble de l’amont à l’aval et la gestion de ses multiples enjeux fortement interdépendants font appel à l’intervention d’un nombre élevé de départements», retient-on dans ce sens.

Et de préciser que «relever le défi complexe de la souveraineté alimentaire exigera davantage de coordination stratégique et opérationnelle, notamment au niveau des territoires». Il est également préconisé d’accroître la valorisation locale de la production agricole. «Tout en consolidant le développement de l’amont agricole, il paraît urgent et opportun de renforcer les objectifs de développement de l’agro-industrie et d’intégration pleine des chaînes de valeur agricole, sources de valeur ajoutée locale et de création d’emplois décents», peut-on lire du rapport sur le nouveau modèle de développement. Et de poursuivre que «cette valorisation passera par le renforcement de la complémentarité et de l’intégration entre opérateurs de l’amont et de l’aval, de toutes tailles, en veillant au développement de leurs capacités, notamment à travers des modèles coopératifs et d’agrégation adaptés, et l’encouragement de l’investissement». Il est recommandé à cet égard de moderniser les circuits de commercialisation agricoles au niveau des principaux bassins de production ainsi que de poursuivre les efforts en matière de promotion et de généralisation des normes de qualité et de sécurité sanitaire et alimentaire. L’accélération de l’intégration dans le secteur formel est également un enjeu à relever pour consolider les bases de la souveraineté alimentaire au niveau national.

A cet égard, il est proposé de renforcer l’inclusion sociale des agriculteurs exploitants soient-ils ou travailleurs. Ceci passe par la facilitation de l’accès à la protection sociale généralisée, à des infrastructures rurales améliorées, à de meilleures conditions de travail grâce aux outils technologiques, et en intensifiant les efforts en matière de renforcement des capacités des petites exploitations et de regroupement et agrégation pour un partage de valeur juste et équitable entre producteurs et agrégateurs.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/souverainete-alimentaire-ce-que-recommande-le-nouveau-modele-de-developpement/feed 0
Dar Al Mostatmir Al Qaraoui: Une structure dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat rural https://aujourdhui.ma/economie/dar-al-mostatmir-al-qaraoui-une-structure-dediee-a-la-promotion-de-lentrepreneuriat-rural https://aujourdhui.ma/economie/dar-al-mostatmir-al-qaraoui-une-structure-dediee-a-la-promotion-de-lentrepreneuriat-rural#respond Sat, 23 Apr 2022 22:30:34 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405995

Ils sont plus de 800 porteurs de projets agricoles à être accompagnés par Crédit Agricole du Maroc dans le cadre de son dispositif d’accompagnement «Al Moustatmir Al Qaraoui». Le Groupe bancaire a construit des centres «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» dans différentes régions du Maroc renforçant ainsi sa proximité avec les porteurs de projets en ...]]>

Ils sont plus de 800 porteurs de projets agricoles à être accompagnés par Crédit Agricole du Maroc dans le cadre de son dispositif d’accompagnement «Al Moustatmir Al Qaraoui».

Le Groupe bancaire a construit des centres «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» dans différentes régions du Maroc renforçant ainsi sa proximité avec les porteurs de projets en milieu rural. Il s’agit en effet de structures d’accueil, d’encadrement et d’orientation en vue d’appuyer efficacement les entrepreneurs dans le monde rural dans la préparation, le montage et la concrétisation de leurs projets. A travers ces centres, le Groupe fournit aux bénéficiaires l’accompagnement nécessaire dans l’élaboration de leurs projets et leurs dossiers de financement, et ce en étroite collaboration avec les services du ministère de l’agriculture à l’instar de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et les directions régionales. Ce centre marque, ainsi, l’opérationnalisation du premier fondement de la stratégie «Génération Green 2020-2030» qui vise l’élément humain. Il investit des missions d’orientation et d’accompagnement des jeunes porteurs de projets d’entrepreneuriat en agriculture et en agroalimentaire à travers des actions de communication et de sensibilisation, l’accueil, l’information, l’intermédiation et l’orientation des jeunes, l’accompagnement et l’assistance à la concrétisation des projets, la formation technique, managériale, juridique et en life skills.

Trois programmes complémentaires instaurés

En parallèle à ces centres, le dispositif du Crédit Agricole du Maroc «Al Moustatmir Al Qaraoui» se décline en trois programmes complémentaires. Le premier concerne les nouvelles créations de très petites entreprises non agricoles dans le monde rural. Le Groupe a dans ce sens mis en place le produit «Intelak Qaraoui». Le deuxième programme concerne les nouvelles créations de TPE agricoles. Pour cette catégorie, le Groupe a mis en place le produit «Intelak Filahi». Le troisième programme complémentaire porte par ailleurs sur la modernisation des très petites entreprises agricoles déjà existantes. Ceci passe à travers la reconversion significative de l’exploitation agricole ou des mécanismes de financement innovants. Le Groupe décline dans ce sens le produit «Intelak Tajdid Filahi». Pour une implémentation optimale de son dispositif «Al Moustatmir Al Qaraoui, Crédit Agricole du Maroc déploie un réseau de distribution dense. On recense à cet égard 1.200 agences dont 600 du Crédit Agricole du Maroc et de ses filiales «Tamwil Al Fellah», «Ardi» et «Al Akhdar Bank». A cela s’ajoutent 600 agences d’Al Barid Bank et Al Barid Cash.

Le management de la Banque à l’écoute du terrain

En vue de vulgariser cet accompagnement au plus grand nombre de porteurs de projets dans le monde rural, le Groupe a initié une tournée régionale visant à mobiliser et sensibiliser les acteurs du réseau. Les premières rencontres ont débuté au lendemain du lancement de la nouvelle stratégie agricole. Le démarrage a eu lieu en février 2020 de Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat pour s’étendre sur l’ensemble des régions du Maroc. Ces réunions ont également été une occasion pour le management du Groupe d’être à l’écoute du terrain ainsi que de recueillir les retours d’expériences et d’apporter les éléments de réponse nécessaires. Rappelons que ce programme national d’accompagnement et de financement des petites entreprises et porteurs de projets dans le monde rural s’adresse aux TPE, petits entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, jeunes entreprises innovantes, auto-entrepreneurs, petites exploitations agricoles, futurs projets d’investissement dans le cadre de l’opération de melkisation des terres collectives, ainsi que tout projet agricole compatible avec les vocations définies dans le cadre de la stratégie nationale de développement. Il est destiné aux entreprises ou projets avec un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions DH sauf pour les entreprises exportatrices vers l’Afrique. Sont éligibles, les entreprises de moins de 5 ans ainsi que les Très petites entreprises existantes apportant un élément nouveau de nature à générer de la valeur ajoutée tel que des projets de modernisation, de reconversion vers des cultures à forte valeur ajoutée, projets innovants. Il est à préciser que l’ensemble des secteurs d’activité du monde rural et agricole peut bénéficier du Programme Al Moustatmir Al Qaraoui à l’exception de la pêche hauturière et de la promotion immobilière.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/dar-al-mostatmir-al-qaraoui-une-structure-dediee-a-la-promotion-de-lentrepreneuriat-rural/feed 0
Agriculture circulaire, un levier de durabilité et d’efficience https://aujourdhui.ma/economie/agriculture-circulaire-un-levier-de-durabilite-et-defficience https://aujourdhui.ma/economie/agriculture-circulaire-un-levier-de-durabilite-et-defficience#respond Sat, 23 Apr 2022 18:20:21 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405978

Pilier de la stratégie Al Jayl Al Akhdar Intégrée dans le deuxième fondement de la stratégie «Al Jayl Al Akhdar», l’agriculture circulaire est un modèle à suivre pour faire émerger une agriculture marocaine durable et efficiente. Pour la tutelle, la pérennité du développement agricole repose sur le développement d’une agriculture durable en matière d’utilisation des ...]]>

Pilier de la stratégie Al Jayl Al Akhdar

Intégrée dans le deuxième fondement de la stratégie «Al Jayl Al Akhdar», l’agriculture circulaire est un modèle à suivre pour faire émerger une agriculture marocaine durable et efficiente. Pour la tutelle, la pérennité du développement agricole repose sur le développement d’une agriculture durable en matière d’utilisation des ressources, notamment les ressources hydriques, l’adoption de pratiques agro-écologiques, l’utilisation des énergies renouvelables et des techniques de conservation du sol et une meilleure gestion des déchets de l’activité agricole. Parmi les exemples de l’agriculture circulaire, on cite l’agriculture biologique. Elle favorise en effet la réutilisation des matières organiques des cycles de production agricole, en l’occurrence l’élevage et les cultures végétales, comme elle protège de manière optimale les sols. L’agriculture biologique est en effet une filière phare de la nouvelle stratégie agricole. Al Jayl Al Akhdar vise dans ce sens à étendre les superficies bio pour atteindre les 100.000 hectares à l’horizon 2030 contre 12.000 hectares actuellement. La stratégie tend par ailleurs à renforcer la production bio aussi bien sur le marché local qu’à l’export. La gestion des déchets constitue, également, une des pistes qui permettent d’inscrire le secteur dans l’économie circulaire.

Dans ce sens, le département de l’Agriculture œuvre à une meilleure gestion des sous-produits oléicoles (margines, grignons) à travers l’encouragement de la mise en place des unités de trituration bi-phasique et la valorisation de ces sous-produits. Dans ce cadre, une convention de partenariat relative aux projets de collecte, de traitement et/ou de valorisation des déchets issus de l’activité oléicole a été signée entre le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le ministère de l’intérieur, les départements chargés du Développement durable et de l’eau et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive (Interprolive). Cette convention a permis à ce jour la conclusion de deux conventions spécifiques pour la mise en place de deux bassins collectifs de traitement des margines à Meknès et à Ouazzane. Se référant à la tutelle, les déchets agricoles verts aussi peuvent être recyclés et utilisés comme emballage des produits agricoles par exemple. «Ce type de projet sera encouragé dans le cadre de l’entrepreneuriat des jeunes notamment», indique le département de l’Agriculture.

Et de préciser que «les déchets plastiques générés par l’activité agricole issus notamment de couverture des serres, du plastique de paillage, des gaines et tubes d’irrigation, du film de palissage et des emballages de produits phytosanitaires, nécessitent une intervention concertée de la part des différents départements». Le ministère de l’agriculture met l’accent dans ce sens sur la nécessité d’organiser la filière de collecte, de traitement et de recyclage. C’est dans cette optique qu’une convention pour la valorisation des déchets plastiques d’origine agricole a été établie entre le secrétariat d’Etat chargé du développement durable, la wilaya de la Région, le Conseil régional, la Direction régionale de l’agriculture et l’Association agro-technologies du Souss-Massa afin de valoriser les déchets plastiques agricoles au niveau de cette région et mettre en place les bases de sa durabilité.

Le programme national 2020-2027 en bref

Approvisionnement en eau potable et d’irrigation

Le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 constitue une réponse concrète aux défis de la durabilité dans le cadre d’une convergence des politiques sectorielles de l’eau et l’agriculture. Ce programme soutient le renforcement des investissements dans l’offre en eau, grâce à la mobilisation des ressources hydriques conventionnelles et non conventionnelles, conjugué à la poursuite des efforts pour une gestion efficiente de la demande en eau d’irrigation.
Se référant à la tutelle, la réalisation de 20 nouveaux barrages structurants, la mise en place de 3 nouveaux projets de dessalement d’eau de mer et la finalisation de 5 autres, la mise en exploitation de 150 nouveaux petits barrages et la construction de 20 à 30 barrages collinaires par an, mobilisant un budget de 34,5 milliards de dirhams, devraient permettre de renforcer substantiellement l’offre en eau tant pour l’approvisionnement en eau potable que pour l’irrigation. Parallèlement aux actions structurelles visant le renforcement de l’offre en eau, les programmes visant le renforcement de la résilience de l’agriculture irriguée pour faire face au déficit hydrique seront poursuivis et renforcés, à travers la modernisation des systèmes d’irrigation et la reconversion à l’irrigation localisée de 350.000 hectares supplémentaires pour un investissement de 9,5 milliards de dirhams, ce qui permettrait de porter la superficie totale sous irrigation localisée à près d’un million d’hectares, soit plus de 60% de la superficie totale sous irrigation, la préservation de la petite agriculture irriguée à travers la réhabilitation et la rénovation des périmètres de petites et moyennes hydrauliques sur près de 200.000 hectares, notamment dans les zones vulnérables telles que les oasis et des zones de montagne.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/agriculture-circulaire-un-levier-de-durabilite-et-defficience/feed 0
Culture maraîchère: 2.752 plateformes de démonstrations lancées par OCP https://aujourdhui.ma/economie/culture-maraichere-2-752-plateformes-de-demonstrations-lancees-par-ocp https://aujourdhui.ma/economie/culture-maraichere-2-752-plateformes-de-demonstrations-lancees-par-ocp#respond Sat, 23 Apr 2022 17:00:09 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405977

L’offre de plateformes de démonstration d’OCP couvre plusieurs cultures et ce dans différentes provinces du Royaume. Co-construites et réalisées en partenariat avec l’écosystème agricole et en particulier l’écosystème scientifique (INRA, IAV, ENA UM6P), ces plateformes sont installées dans les champs des agriculteurs volontaires et permettent de démontrer l’impact considérable de l’adoption des meilleures pratiques agricoles ...]]>

L’offre de plateformes de démonstration d’OCP couvre plusieurs cultures et ce dans différentes provinces du Royaume.

Co-construites et réalisées en partenariat avec l’écosystème agricole et en particulier l’écosystème scientifique (INRA, IAV, ENA UM6P), ces plateformes sont installées dans les champs des agriculteurs volontaires et permettent de démontrer l’impact considérable de l’adoption des meilleures pratiques agricoles sur le rendement et la qualité des productions agricoles, le revenu généré et aussi sur la consommation raisonnée des fertilisants. L’objectif étant de créer un effet d’émulation et d’induction porté par les agriculteurs qui ont hébergé ces plateformes de démonstration, véritables ambassadeurs des bonnes pratiques et garants de la continuité de l’effort. Les réalisations atteintes dans la filière maraîchère confirment le succès de cette démarche. Plus de 2.752 plateformes de démonstration de cultures maraîchères depuis le lancement de l’initiative profitent ainsi à 1.370 agriculteurs.

Ces plateformes sont réparties sur les différentes provinces agricoles du Maroc. Elles ont touché 8 cultures maraîchères et types de conduite, à savoir l’irrigation gravitaire et l’irrigation localisée, dans les différentes zones agro de production du Royaume. Citons dans ce sens: la pastèque, le melon, la pomme de terre, l’arachide, l’artichaut, la courgette, la tomate et l’oignon. Entre 2020 et 2021, pas moins de 926 plateformes ont été lancées, soit 386 agriculteurs bénéficiaires dans 27 provinces, soit 88 communes couvertes. Pour la saison 2021-2022, ce programme porte sur 605 plateformes de démonstration des cultures maraîchères et 250 agriculteurs bénéficiaires. Le bilan fait ressortir 9 régions touchées, soit 20 provinces et 60 communes territoriales ciblées. Les cultures concernées sont en effet la pastèque, le melon, la niora, la courgette, la tomate, l’oignon et la pomme de terre.

Les plateformes de démonstration des cultures maraîchères bénéficient d’un suivi scientifique de proximité assuré par les ingénieurs agronomes Al Moutmir et les experts mobilisés des différentes institutions scientifiques nationales. Se référant au Groupe, l’itinéraire technique adopté dans les plateformes de démonstration est centré sur la gestion intégrée des cultures (ICP). Chaque programme est basé sur 4 piliers : la gestion rationnelle de l’eau d’irrigation, la fertilisation sur mesure, la protection intégrée des cultures et l’usage des produits de spécialité. Le programme des plateformes de démonstration des cultures maraîchères veille à la rationalisation de l’utilisation des nutriments NPK en utilisant les formules spécifiques sur mesure basées sur les résultats des analyses du sol et produites par les smart blenders. Cette technologie a pour objectif de produire des formules NPK sur mesure pour chaque parcelle agricole, en fonction des besoins en macro et micro-nutriments de la plante et ce sur la base des analyses du sol et du rendement potentiel.

Une solution qui permet ainsi d’apporter une alimentation équilibrée et adaptée à la culture et à la plante. Notons que le déploiement des unités de production Smart Blender en partenariat avec les partenaires fabricants distributeurs d’engrais et les agrégateurs nationaux a permis à ce jour la production d’engrais NPK Blend sur mesure au niveau d’unités de proximité basées au plus près des agriculteurs. Au total, plus de 50 points de vente sont aujourd’hui opérationnels dans différentes régions du Royaume. Pour rappel, Al Moutmir bénéficie du support scientifique et de l’accompagnement opérationnel de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir. Il concerne, en effet, toutes les composantes de l’initiative et la mise à disposition d’expertises agronomiques nationales et internationales constamment mobilisées pour apporter leur savoir et leur caution scientifique.

L’accompagnement de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir comprend également la formation des équipes Al Moutmir et de tout l’écosystème avec qui ils interagissent dans le cadre du déploiement de l’initiative ainsi que la mise à disposition d’infrastructures de haut niveau, en l’occurrence les laboratoires d’analyses de sols, les fermes expérimentales, plateformes d’innovation, incubateurs, etc. L’engagement étant de positionner les services et offres proposés au rang des standards internationaux.

Amélioration de 5 à 23% du poids du fruit

Le programme de gestion intégré des cultures maraîchères a permis l’amélioration des rendements des plateformes de démonstration de 6% à 21% en comparaison avec les pratiques des agriculteurs dans les différentes provinces du Maroc. Les rendements moyens ainsi que les gains moyens par culture par rapport aux témoins au niveau national sont de 43,2 tonnes par hectare pour la pomme de terre avec un gain de 13,1% par rapport aux témoins. Pour ce qui est de l’oignon, le Groupe OCP fait ressortir un rendement moyen de 62,1 tonnes par hectare avec un gain de 13,9% par rapport aux témoins. Au niveau de la tomate on note un gain de 5,7% par rapport aux témoins ainsi qu’un rendement moyen de 89,3 tonnes par hectare. Pour la courgette, le rendement s’établit à 28,2 tonnes par hectare avec un gain de 21% comparé aux témoins. Le rendement moyen observé pour la culture du melon est estimé à 36,4 tonnes par hectare. Le gain ressort à 8,3% par rapport aux témoins. Ce chiffre revient à 9,7% pour la pastèque dont le rendement moyen ressort à 51,9 tonnes par hectare. Il est à souligner que ce programme de gestion intégré des cultures maraîchères est basé sur les analyses du sol, la rationalisation de la fertilisation de fond en utilisant les formules sur mesure produites par les smart blenders, la rationalisation de la fertilisation de couverture, la bonne gestion de l’irrigation et la lutte intégrée contre les maladies et ravageurs des cultures. Par ailleurs, la conduite technique améliorée ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies ont contribué d’une façon remarquable à l’amélioration du poids des fruits de 5 à 23% et du calibre à hauteur de 2 à 5% par rapport aux parcelles témoins et selon les cultures. Également le taux du sucre en degré Brix a été amélioré de 0,9% à 2% par rapport aux témoins selon la culture.

Les revenus se consolident de 23 à 34%

Du côté des agriculteurs, le programme de production intégré adopté dans les plateformes de démonstration de cultures maraîchères a permis une amélioration des revenus variant de 23% à 34% par rapport aux parcelles témoins et selon les cultures et les zones de production. A cet effet, les plateformes de démonstration de la pomme de terre ont généré une marge bénéficiaire de 49.313 dirhams par hectare contre 41.130 dirhams par hectare pour les témoins, soit une amélioration de 23%. Pour ce qui est de l’oignon, la marge bénéficiaire est passée de 21.909 dirhams par hectare pour les témoins à 27.098 dirhams par hectare pour les plateformes de démonstration réalisant ainsi un gain de 24%. Pour la tomate, les revenus se sont améliorés de 33%, ainsi la marge bénéficiaire réalisée par les plateformes de démonstration atteint les 65.023 dirhams par hectare contre 48.993 dirhams par hectare pour les parcelles témoins. On note par ailleurs une marge nette moyenne de 56.590 au niveau des plateformes de démonstration de la courgette au moment où les parcelles témoins affichent une marge de 42.201 dirhams par hectare marquant une amélioration de 34%. Par ailleurs, les plateformes de démonstration de la culture du melon ont généré une marge bénéficiaire de 26.679 dirhams par hectare contre 21.636 dirhams par hectare réalisée par les parcelles témoins engendrant ainsi un gain de l’ordre de 23%.

La productivité de l’eau d’irrigation améliorée

La conduite optimale de l’irrigation couplée à un itinéraire technique optimal a permis aux plateformes de démonstration non seulement l’amélioration du rendement et de la qualité de la production, mais aussi la préservation des ressources hydriques. Ceci passe par l’amélioration de la productivité de l’eau d’irrigation de 5 à 26 % par rapport au témoin selon la culture. Il est à rappeler que l’ensemble des plateformes de démonstration jouissent d’une planification et gestion rationnelle. La finalité étant d’assurer une utilisation efficiente des ressources hydriques. Cette démarche commence par l’analyse de sol, le choix des cultures et des variétés les plus adaptées, en passant par la recommandation d’irrigation et le suivi de la culture tout au long de ses stades de croissance.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/culture-maraichere-2-752-plateformes-de-demonstrations-lancees-par-ocp/feed 0
Produits agroalimentaires : Plus de 68 MMDH exportés durant la campagne 2021-2022 https://aujourdhui.ma/economie/produits-agroalimentaires-plus-de-68-mmdh-exportes-durant-la-campagne-2021-2022 https://aujourdhui.ma/economie/produits-agroalimentaires-plus-de-68-mmdh-exportes-durant-la-campagne-2021-2022#respond Sat, 23 Apr 2022 14:30:36 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405956

Une croissance de 9% relevée par Morocco Foodex Le secteur des produits alimentaires agricoles et maritimes a enregistré de bonnes performances durant la saison 2021-2022, malgré un contexte international difficile. En effet, la valeur des exportations des produits alimentaires agricoles et maritimes a atteint durant l’année 2021, 68,4 milliards de dirhams enregistrant ainsi une croissance ...]]>

Une croissance de 9% relevée par Morocco Foodex

Le secteur des produits alimentaires agricoles et maritimes a enregistré de bonnes performances durant la saison 2021-2022, malgré un contexte international difficile. En effet, la valeur des exportations des produits alimentaires agricoles et maritimes a atteint durant l’année 2021, 68,4 milliards de dirhams enregistrant ainsi une croissance de 9% par rapport à l’année 2020. C’est ce qui ressort du dernier bilan dressé par Morocco Foodex, établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations, lors de son conseil d’administration tenu le 7 mars dernier sous la présidence de Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

En détaillant cette performance, Morocco Foodex fait ressortir une progression à deux chiffres des exportations des produits maraîchers au titre de la campagne 2021-2022 couvrant ainsi la période allant du 1er septembre 2021 à fin février 2022. Ainsi, le volume de produits maraîchers exporté durant cette période s’est élevé à 773.000 tonnes. Il marque une croissance de 18% par rapport à la même période de la campagne 2020-2021. Même dynamique observée au niveau des agrumes. Les exportations de la filière se sont améliorées de 37% d’une campagne à l’autre. En volume cette hausse se traduit par des expéditions additionnelles de l’ordre de 154.000 tonnes, soit un volume de 566.000 tonnes durant la campagne 2021-2022 contre 412.000 tonnes exportées durant la campagne agricole 2020-2021.

Les exportations des produits agricoles transformés (hors sucre et ses préparations) ont atteint un volume de l’ordre de 525.000 tonnes durant l’année 2021. Morocco Foodex relève dans ce sens une croissance de l’ordre de 14% par rapport à l’année 2020. En termes de valeur, les exportations de ce secteur ont atteint environ 11,9 milliards de dirhams en 2021 contre environ 9,9 milliards de dirhams en 2020, soit une hausse de l’ordre de 20%. Cette tendance à la hausse est maintenue durant le début de l’année 2022, avec un taux de croissance à fin février 2022 de l’ordre de 11% en volume et 43% en valeur par rapport à la même période de l’année 2021. En ce qui concerne les produits de la pêche, malgré une baisse de l’ordre de 4% du volume des exportations durant l’année 2021, la valeur des exportations a enregistré une croissance de l’ordre de 15%.

Pour l’année 2022, les exportations des produits de la pêche ont enregistré à fin février une croissance de l’ordre de 17% en volume et 44% en valeur par rapport à la même période de 2021. Le conseil d’administration de Foodex ayant connu la participation du président de la Fédération des Chambres d’agriculture et les représentants des interprofessions et professionnels des différentes filières exportatrices des domaines de l’agriculture et de la pêche maritime, membres du conseil a été une occasion également de revenir sur les principales réalisations de l’établissement au cours de l’exercice 2021.

Citons dans ce sens le développement d’un nouveau dispositif de veille stratégique opérationnelle de Morocco Foodex, qui vise à mettre à la disposition des décideurs publics et privés les informations pertinentes relatives aux marchés de destination. L’année 2021 a par ailleurs été marquée par le renforcement du déploiement du système «Easy Food Export», le projet de digitalisation des activités de contrôle technique lancé en 2019, qui a été mis en symbiose avec les systèmes des autres intervenants dans le domaine du contrôle à l’export, notamment le système de l’ONSSA et celui de l’Administration des douanes.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/produits-agroalimentaires-plus-de-68-mmdh-exportes-durant-la-campagne-2021-2022/feed 0
Aviculture : Le circuit de commercialisation se modernise https://aujourdhui.ma/economie/aviculture-le-circuit-de-commercialisation-se-modernise https://aujourdhui.ma/economie/aviculture-le-circuit-de-commercialisation-se-modernise#respond Sat, 23 Apr 2022 12:20:56 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405953

Avec la création d’abattoirs de nouvelle génération Assainir le circuit de commercialisation est l’un des défis majeurs à relever par le secteur avicole. Dans une approche partenariale win-win, l’interprofession FISA, en concertation avec la tutelle, engage depuis un moment un large chantier visant la modernisation de ce circuit en dotant le secteur de points de ...]]>

Avec la création d’abattoirs de nouvelle génération

Assainir le circuit de commercialisation est l’un des défis majeurs à relever par le secteur avicole. Dans une approche partenariale win-win, l’interprofession FISA, en concertation avec la tutelle, engage depuis un moment un large chantier visant la modernisation de ce circuit en dotant le secteur de points de vente modernes. L’ambition étant de mettre l’aval du secteur en adéquation avec son amont de production qui a été développée de façon soutenue durant ces dernières décennies. En effet, l’amont du secteur est doté d’infrastructures modernes. Les usines d’aliments composés, les couvoirs et l’élevage avicole répondent aux exigences de la réglementation en vigueur. Citons dans ce sens la loi n°49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles et la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires.

En revanche, l’aval du secteur avicole reste archaïque. Le circuit traditionnel reste prépondérant. D’autant plus que l’informel pèse lourd à ce niveau. La commercialisation et la distribution restent dominées par le marché de vif et l’existence de Ryachates non conformes aux dispositions de l’Office national de la sécurité sanitaire et alimentaire (ONSSA) et des instances réglementaires. En effet, 80% des ventes échappent au contrôle des services vétérinaires. Elles s’effectuent en effet à travers des Ryachates dont le nombre a atteint à ce jour les 15.000 unités. Ces structures connaissent selon les professionnels une situation hygiénique et sanitaire déplorable entachant ainsi l’image de marque des viandes de volailles auprès des consommateurs et nuisant par conséquent à l’environnement.

Une revendication qui prend forme

La modernisation du circuit de commercialisation de volailles a longtemps été une revendication phare des professionnels. En assurant la traçabilité et la sécurité sur le dernier maillon de la chaîne avicole, le secteur s’inscrira, ainsi, dans une nouvelle dynamique et franchira le nouveau cap de son développement en toute aisance. La création d’abattoirs avicoles de nouvelle génération contribuera fortement au développement optimal du secteur. Ce projet insufflera, de facto, une nouvelle dynamique en termes d’employabilité en engageant les jeunes dans la création d’abattoirs à faible coût et offrir au consommateur un produit à la fois hygiénique et contrôlé par l’Office national de la sécurité sanitaire et alimentaire. Notons qu’à ce jour, seulement une vingtaine d’abattoirs sont agréés et contrôlés par l’Onssa, couvrant ainsi 20% du circuit total des ventes.
Notons que les abattoirs de nouvelle génération se caractérisent par le coût bas comparativement avec les grands abattoirs. Ce chantier insufflera une nouvelle dynamique au secteur du fait qu’il permettra d’employer un effectif important, en plus d’offrir au consommateur un produit sain, hygiénique et contrôlé par l’ONSSA.

Un programme intégré mis en place par la FISA

Pour mener à bien ce projet la Fédération a mis en place un programme intégré pour mettre en avant la pertinence de ce projet dans la modernisation du secteur, la valorisation du produit avicole ainsi que le renforcement de sa qualité. La finalité étant d’encourager les éleveurs à créer ces infrastructures de façon individuelle ou en association à travers des coopératives dédiées. Cet accompagnement porte notamment sur l’organisation de journées de sensibilisation et l’identification de porteurs de projets à travers les différentes régions du Royaume. Il s’agit aussi d’accompagner les porteurs de projets pour l’élaboration des dossiers sanitaires et techniques exigés par les services de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, d’assurer le suivi de la réalisation du projet jusqu’à l’obtention des agréments réglementaires et de prendre en charge 50 à 70% du coût de l’étude selon les cas. La FISA prévoit également l’organisation de sessions de formation pratique aux porteurs de projets et leurs collaborateurs au centre avipole, ainsi que la sensibilisation à la consommation des produits des abattoirs agréés via des journées portes ouvertes pour les différents organes de la presse écrite, électronique et audiovisuelle.

Un appui étatique de 30% accordé aux porteurs de projets

Pour encourager cet élan, l’État a mis en place des subventions à hauteur de 30% du coût de construction et équipement de l’abattoir avec une salle de découpe. Le Groupe Crédit Agricole du Maroc apportera pour sa part un appui financier adapté aux porteurs de projets d’abattoirs agréés. Rappelons que le Groupe bancaire a mis en place un cadre institutionnel impliquant l’ensemble des parties prenantes, à leur tête le ministère de l’agriculture, la Comader et la Fisa afin de déployer des mesures de soutien spécifiques à la filière avicole et un dispositif d’accompagnement personnalisé par opérateur. Une mobilisation qui s’inscrit pleinement dans les engagements pris par Crédit Agricole du Maroc afin d’accompagner l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur aussi bien en amont qu’en aval et répondre aux besoins d’investissements importants à réaliser dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole «Al Jayl Al Akhdar». Dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole, le secteur ambitionne de structurer les organisations avicoles.

Les aspirations portent également sur une forte adhésion de la jeunesse et du capital humain dans la nouvelle transition qu’amorce la filière en particulier et le secteur agricole en général. Le secteur s’engage, également, à déployer des actions spécifiques dans les filières de production, les circuits de commercialisation et la préservation des ressources naturelles de production dans le contexte des changements climatiques. L’engagement étant également de promouvoir la compétitivité et d’établir un saut qualitatif et technologique important à l’horizon 2030. Les engagements pris pour cette décennie portent en effet sur l’amélioration de la productivité, l’optimisation des coûts de production ainsi que la structuration des circuits d’abattage, de valorisation et de distribution à travers la mise en place des mesures incitatives. A cela s’ajoutent également l’amélioration de la qualité des produits avicoles, la diversification des productions, l’amélioration des taux de protéines issues des produits avicoles dans la ration alimentaire ainsi que l’amélioration de la compétitivité du secteur pour la promotion des exportations.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/aviculture-le-circuit-de-commercialisation-se-modernise/feed 0
Colza et tournesol : De belles perspectives se tracent à l’horizon 2030 https://aujourdhui.ma/economie/colza-et-tournesol-de-belles-perspectives-se-tracent-a-lhorizon-2030 https://aujourdhui.ma/economie/colza-et-tournesol-de-belles-perspectives-se-tracent-a-lhorizon-2030#respond Sat, 23 Apr 2022 11:18:50 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405945

La superficie globale des deux cultures devrait atteindre les 80.000 hectares Le Maroc produit annuellement et en fonction des conditions climatiques entre 25.000 et 40.000 tonnes de graines oléagineuses. Ces cultures contribuent à répondre aux besoins du Royaume en huiles et tourteaux. Même si le taux de couverture est encore faible au regard du marché, ...]]>

La superficie globale des deux cultures devrait atteindre les 80.000 hectares

Le Maroc produit annuellement et en fonction des conditions climatiques entre 25.000 et 40.000 tonnes de graines oléagineuses. Ces cultures contribuent à répondre aux besoins du Royaume en huiles et tourteaux. Même si le taux de couverture est encore faible au regard du marché, la dynamique mise en place par les acteurs de l’amont et de l’aval constitue une base solide pour le développement de la filière dans les années à venir. En effet, la consommation des produits issus des graines de tournesol et de colza connaît une croissance exponentielle au niveau national. Les dix dernières années ont été marquées par une progression de 26% de la consommation de l’huile et de 38% de tourteau. La stratégie Al Jayl Al Akhdar renforce cette dynamique.

La nouvelle feuille de route permettra aux cultures de tournesol et de colza, destinées à la production d’huiles végétales pour l’alimentation humaine ainsi que les tourteaux pour l’alimentation animale, d’atteindre 30.000 hectares pour le colza et 50.000 hectares pour le tournesol d’ici 2030, couvrant ainsi les besoins nationaux à hauteur de 15%. L’un des principaux bassins de production des cultures oléagineuses se trouve dans la région de Fès-Meknès. La région est en effet un bassin de production de premier rang au niveau national, avec une superficie agricole utile de 1,24 million d’hectares et une dynamique agro-industrielle importante autour des filières des grandes cultures. Les superficies de tournesol et de colza constituent une part de plus en plus importante dans ses assolements. Les données relatives à la campagne 2020-2021 indiquent que près de 7.700 hectares de colza et de tournesol ont été semés dans cette région.

Reconnues comme essentielles pour améliorer les performances et la durabilité des exploitations, les cultures oléagineuses contribuent en outre à l’amélioration des rendements des cultures céréalières. L’intégration du colza et du tournesol dans les rotations céréalières représente plusieurs intérêts agronomiques permettant non seulement l’amélioration de la structure du sol, mais aussi l’accroissement de sa fertilité et sa résistance aux bioagresseurs tels que les maladies et les ravageurs, ce qui favorise considérablement les économies d’intrants pour les exploitations. De plus, les rendements d’un blé après l’intégration du colza sont en moyenne 20 % supérieurs à ceux d’un blé après blé, avec des besoins en fertilisation azotée et phosphatée moins importants.

Bilan satisfaisant de Maghreb oléagineux

Rappelons que Terres Univia, l’interprofession française des huiles et des protéines végétales, a initié depuis 2019 le programme Maghreb Oléagineux. Ce dispositif, cofinancé par l’Union européenne s’inscrit pleinement dans la stratégie agricole marocaine de développement et de structuration de la filière oléagineuse. Le programme Maghreb Oléagineux accompagne, en effet, le monde agricole en partenariat avec l’Office national de conseil agricole (ONCA) et la Fédération interprofessionnelle des oléagineux du Maroc (FOLEA), à travers des dispositifs de formations adaptées. En 3 ans, 137 Field Days ont été organisés sur le terrain au bénéfice de plus de 3.500 agriculteurs. Le programme a permis la formation de 103 prestataires de service et 130 conseillers locaux. Il a été procédé également au déploiement des outils pédagogiques auprès du monde agricole sous forme de guides et vidéos techniques afin de diffuser les bonnes pratiques».

Une quarantaine de conseillers ONCA formés aux bonnes pratiques culturales

Acteur clé du développement de la filière oléagineuse, l’ONCA renforce son accompagnement auprès des agriculteurs dans les activités de conseil agricole et de formation et œuvre au développement du réseau d’entrepreneurs de travaux agricoles. Grâce à son partenariat avec la Folea et l’AgropoL, l’ONCA a contribué dans la mise en œuvre du programme Maghreb Oléagineux qui fournit un soutien technique aux agriculteurs et aux conseillers agricoles. En effet, 44 conseillers de l’ONCA ont pu suivre une formation dédiée aux bonnes pratiques culturales du colza et du tournesol. Sur le terrain, 60 Field Days ont été mis en œuvre. Ils ont été organisés sur des plateformes de démonstration du programme ou sur des parcelles d’agriculteurs hôtes. Cette approche pédagogique de conseil agricole et de formation permet aux agriculteurs de partager leurs savoir-faire et d’apprendre à partir des faits observés dans les champs.

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/colza-et-tournesol-de-belles-perspectives-se-tracent-a-lhorizon-2030/feed 0
Initiative OCP-Al Moutmir : Les plateformes de démonstration, un outil innovant pour une agriculture moderne https://aujourdhui.ma/economie/initiative-ocp-al-moutmir-les-plateformes-de-demonstration-un-outil-innovant-pour-une-agriculture-moderne https://aujourdhui.ma/economie/initiative-ocp-al-moutmir-les-plateformes-de-demonstration-un-outil-innovant-pour-une-agriculture-moderne#respond Sat, 23 Apr 2022 04:20:07 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=405957

Acteur engagé pour la transformation de l’agriculture marocaine, le Groupe OCP contribue activement à l’émergence de modèles de développement agricole inclusifs créateurs de valeurs et d’impacts durables. L’initiative Al Moutmir illustre cet engagement. Cette démarche partenariale engagée par le Groupe en partenariat avec le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et ...]]>

Acteur engagé pour la transformation de l’agriculture marocaine, le Groupe OCP contribue activement à l’émergence de modèles de développement agricole inclusifs créateurs de valeurs et d’impacts durables.

L’initiative Al Moutmir illustre cet engagement. Cette démarche partenariale engagée par le Groupe en partenariat avec le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts a fortement contribué à l’amélioration aussi bien de la qualité des filières ciblées que du rendement des agriculteurs bénéficiaires. Le programme a, en effet, stimulé la boucle d’innovations de différentes filières agricoles répondant ainsi avec agilité aux grands défis du secteur. Le programme Al Moutmir sous ses différents aspects fait émerger des solutions innovantes, adaptées et accessibles pour tous. Le dispositif se veut une offre multiservices articulée sur une démarche scientifique.

Composante principale de ce dispositif, le programme des plateformes de démonstration mis en place par Al Moutmir s’érige comme étant un outil puissant qui permet d’introduire des solutions scientifiques basées sur l’innovation et adaptées aux besoins des agriculteurs. Cette orientation tend en effet à rationaliser l’utilisation des intrants agricoles, à optimiser la gestion d’eau d’irrigation ainsi qu’à améliorer les rendements dans les différents systèmes de production. Il s’agit également de mettre à la disposition de l’agriculteur un programme de production intégré capable d’augmenter le rendement de chaque culture avec le moindre coût et ce en fonction du bassin de production. Le programme des plateformes de démonstration a pour objectif d’améliorer la qualité des fruits, notamment en termes de calibre, de poids et de couleur. Il vise par ailleurs à optimiser la production afin de maximiser le profit des agriculteurs ainsi que de raisonner la fertilisation en se basant sur les analyses de sol ainsi que la demande des cultures en nutriments.

Ces plateformes introduisent et instaurent les bonnes pratiques agricoles pour une agriculture prospère et durable. L’idée étant également de préserver les ressources naturelles, en l’occurrence l’eau et le sol ainsi que d’assurer le transfert du savoir et du savoir-faire aux générations futures. Les plateformes de démonstration ont pour principe de conduire une parcelle avec les pratiques agricoles habituelles de l’agriculteur (témoin) et une autre parcelle où la culture est conduite en respectant un itinéraire recommandé et adapté (ICP). Au-delà de leur apport agronomique, les plateformes de démonstration sont également une réelle opportunité pour analyser les comportements des agriculteurs vis-à-vis de nouveaux modèles de management des cultures et de nouvelles technologies. Ceci permet d’adapter en continu les solutions proposées et de stimuler la boucle de l’innovation en bonne intelligence collective contribuant ainsi à l’accélération de la transformation du secteur. Le Groupe OCP considère le pilotage de l’irrigation comme pilier majeur dans la gestion des plateformes de démonstration.

Pour le Groupe, un bon raisonnement de l’irrigation vise à maintenir la teneur en eau du sol à un niveau suffisant. L’objectif étant de satisfaire les besoins en eau de la culture tout en évitant les excès et préservant, par conséquent, les ressources en eau naturelles. Ainsi, pour chaque parcelle désignée comme plateforme de démonstration, l’ingénieur agronome responsable se base sur les besoins en eau des cultures, les conditions climatiques, la disponibilité en eau et le système d’irrigation adopté pour déterminer les apports hydriques nécessaires.

Avec «Agritrial»

La conduite agronomique des parcelles de démonstration digitalisée

Le Groupe OCP mise dans le cadre de son dispositif Al Moutmir sur le digital comme levier clé pour démultiplier l’impact et servir un maximum d’agriculteurs à travers le Royaume. Ainsi pour capitaliser sur les remontées des plateformes de démonstration et faciliter leur partage avec l’écosystème, une application digitale a été mise en place par l’équipe Al Moutmir. Baptisée «Agritrial», cette solution permet la digitalisation de la conduite agronomique des parcelles de démonstration et la remontée en temps réel d’informations fines sur l’évolution des plateformes. Ce gisement d’informations est mis à la disposition de l’écosystème scientifique, académique et économique. Il fait l’objet de symposiums annuels dans le cadre d’Al Moutmir Open Innovation Lab avec les différents acteurs de la filière. Cet outil servirait aussi aux différentes institutions qui conduisent des essais et des démonstrations. Il permettrait, en effet, de nourrir une plateforme collaborative nationale ouverte aux étudiants, aux chercheurs et aux acteurs qui portent un intérêt à la filière.

 

]]>
https://aujourdhui.ma/economie/initiative-ocp-al-moutmir-les-plateformes-de-demonstration-un-outil-innovant-pour-une-agriculture-moderne/feed 0