Spécial – Aujourd'hui le Maroc https://aujourdhui.ma Les articles du journal et toute l'actualité en continu Thu, 03 Dec 2020 21:22:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 AMO : 4,3 milliards DH de prestations servies par la CNSS en 2019 https://aujourdhui.ma/societe/amo-43-milliards-dh-de-prestations-servies-par-la-cnss-en-2019 https://aujourdhui.ma/societe/amo-43-milliards-dh-de-prestations-servies-par-la-cnss-en-2019#respond Fri, 04 Dec 2020 18:45:20 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=362163

La population éligible au régime s’est établie à 7.482.700 La population éligible à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a été établie à 7.482.700 en 2019 contre 6.974.531 en 2018, ce qui représente une progression de 6%. Selon le rapport d’activité de l’Assurance maladie obligatoire de la CNSS au titre de l’année 2019, la population ayant les ...]]>

La population éligible au régime s’est établie à 7.482.700

La population éligible à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a été établie à 7.482.700 en 2019 contre 6.974.531 en 2018, ce qui représente une progression de 6%. Selon le rapport d’activité de l’Assurance maladie obligatoire de la CNSS au titre de l’année 2019, la population ayant les droits ouverts à l’AMO atteint 6,8 millions de personnes contre 6,4 millions en 2018. A noter que 86% de la population ayant les droits ouverts à l’AMO correspond aux salariés actifs et leurs ayants droit, soit 5.853.121 personnes (2.443.074 assurés, 982.484 conjoints et 2.427.563 enfants). Pour ce qui est des pensionnés, ils représentent 14%, soit 967.214. Selon le rapport de la CNSS, 39% des salariés ayant le droit ouvert à l’AMO perçoivent un salaire inférieur ou égal au SMIG. Ils ne sont que 10% à avoir un salaire supérieur à 6.000 DH. Il faut aussi relever que 60% des salariés relevant du secteur agricole perçoivent un salaire inférieur ou égal au SMAG. Par ailleurs, 66% des pensionnés de réversion couverts par l’AMO ont une pension comprise entre 500 et 1.000 DH. Seulement 1% perçoivent une pension supérieure ou égale à 3.000 DH. La CNSS signale que 51% des pensionnés (retraités et invalides) couverts par l’AMO perçoivent une pension entre 1.000 et 1.500 DH. Concernant les entreprises affiliées «114», leur nombre s’est élevé à 3.186 en 2019. Elles représentent ainsi 1,3% de l’ensemble des entreprises affiliées à la CNSS. Ces entreprises ont déclaré 712.142 salariés (soit 18% de l’ensemble) et 58,3 milliards DH de masse salariale (soit 37% du total). Globalement, 2.733 affiliés «114» ont basculé à l’AMO depuis 2005 dont 1.160 ont déclaré 93.430 salariés pour une masse salariale de 3,69 milliards DH en 2019. Signalons que 46% des affiliés 114 emploient plus de 50 salariés contre 3% pour les affiliés AMO.

Plus de 5,1 millions de dossiers déposés

La CNSS a servi 4,3 milliards DH de prestations en 2019, soit 6% de plus qu’en 2018. Le nombre des bénéficiaires consommant l’AMO a ainsi enregistré une hausse de 7% entre 2018 et 2019 en s’établissant à 1,62 million de bénéficiaires. Quant aux dossiers déposés, leur nombre a augmenté de 10% en se chiffrant à 5.108.996 en 2019 contre 4.661.212 en 2018. Le nombre de dossiers remboursés en 2019 a évolué de 4% par rapport à 2018 en passant de 4.101.931 à 4.250.081. Ce qui a entraîné une augmentation du montant payé de 5%. On note une croissance annuelle moyenne de 12% des dossiers de remboursement des assurés sur la période 2015-2019 et de 14% des dossiers de remboursement des prestataires de soins. Le taux de sinistralité s’est établi à 24,6% contre 23,9% en 2018, soit une progression de 0,7 points. Il est important de relever une croissance de 3,1% du coût moyen par dossier qui est passé de 974 DH en 2018 à 1.004 DH en 2019. Par ailleurs, la CNSS fait remarquer dans son rapport que la fréquence des dossiers et la consommation moyenne par dossier des pensionnés est supérieure de plus de 50% par rapport aux assurés actifs. En effet, un pensionné a déposé en moyenne 3,74 dossiers en 2019, contre 2,32 dossiers pour les actifs. Le coût moyen par dossier d’un pensionné est de 1.293 DH contre 847 DH pour les assurés actifs. Le taux de sinistralité et le coût moyen par pensionné dépassent le double de ceux des actifs (respectivement 43,5% et 4.840 DH pour les pensionnés contre 21,5% et 1.967 DH pour les assurés actifs).

Les pensionnés et leurs ayants droit consomment 46% des prestations AMO

Les pensionnés et leurs ayants droit représentent 26% des bénéficiaires et consomment 46% des prestations AMO (contre 27% en termes d’effectif et 47% en termes de montant en 2018). 59% des bénéficiaires actifs sont des femmes et 62% des bénéficiaires pensionnés sont des femmes. Il s’agit des mêmes structures enregistrées en 2018. Par ailleurs, 12% des bénéficiaires AMO sont porteurs d’ALD et consomment 60% des prestations AMO (contre 11% en termes d’effectif et 60% en termes de montant en 2018). Autre donnée importante à retenir : 69% des bénéficiaires AMO porteurs d’ALD sont des pensionnés (contre 68% en 2018). 59% du montant remboursé en ALD est au profit des pensionnés (contre 60% en 2018).

Ambulatoire : Le poste «Pharmacie» représente 48% du total du montant remboursé

La structure du montant des dossiers ambulatoires remboursé par poste d’actes montre que le poste «Pharmacie» représente 48% du total du montant remboursé en ambulatoire, suivi de la «Biologie» 17%, les consultations et visites (12,5%), la radiologie et l’imagerie médicale (8,9%). Le dentaire représente 6% en termes de montant remboursé, les verres et montures (2,9%) et l’exploration fonctionnelle (2%). Pour ce qui est du remboursement, il est à noter que plus le montant du dossier est important, plus le taux de remboursement est important. Ce taux passe de 50% pour les dossiers dont le montant est inférieur à 5.000 DH à 92% pour ceux dont le montant est supérieur à 100.000 DH. En outre, plus le montant du dossier est important, plus le recours au tiers payant est important.

Soins dentaires : Près de 218.000 dossiers remboursés

Environ 218.000 dossiers dentaires ont été remboursés en 2019 contre 219.416 en 2018, ce qui représente une baisse de 1%. Pour ce qui est du montant remboursé, celui-ci est passé de 148,04 millions DH à 132,25 MDH en 2019, soit une baisse de 11%. La fréquence des dossiers dentaires n’a pas changé entre 2018 et 2019, se stabilisant à 1,26. Le coût moyen par dossier a baissé de 3,8% en passant de 630 DH à 606 DH.

Il en va de même pour le coût moyen par bénéficiaire qui a régressé de 3,9% (791 DH à 761 DH). S’agissant du contenu des dossiers dentaires par poste d’acte, les soins dentaires constituent 82% en termes de dossiers et 42% en termes de montant remboursé, de l’ensemble des dossiers dentaires relatifs à l’exercice 2019. Les prothèses dentaires représentent 17% et les ODF (1%). En termes de montant remboursé, les prothèses arrivent en première position avec 56%, suivies des soins dentaires (42%) et les ODF (2%).

Délais de liquidation

Le délai de liquidation des dossiers de remboursement est de 15 jours en 2019 contre seulement 6 jours en 2018, soit une hausse de 9 jours. Une situation qui s’explique par le nombre des dossiers reçus qui a augmenté de 9% pour ceux de remboursement et de 10% pour ceux de remboursement des prestataires de soins entre 2018 et 2019. Ainsi, 261.702 dossiers de remboursement déposés en 2019 ont été liquidés en janvier 2020 suite à l’allocation des ressources à la direction de l’assurance maladie obligatoire. Après l’opération de la liquidation du stock, les délais de traitement sont améliorés.

En mai 2020, le délai est de 5 jours pour les dossiers de remboursement. Signalons une réduction de deux jours du délai moyen de traitement des dossiers de remboursement des prestataires de soins en 2019 par rapport à 2018 (17 à 15 jours). En revanche, le délai moyen de traitement des dossiers de remboursement des pharmaciens est passé de 7 jours à 9 jours.

81% des prises en charge accordées aux cliniques privées

La CNSS signale dans son rapport que 81,5% des prises en charge sont accordées aux cliniques privées pour 88,2% du montant total accordé. Ainsi, 193.032 prises en charge ont été accordées à ces établissements pour un montant de 1.752.030.288 DH. Les polycliniques de la CNSS bénéficient de 9% des prises en charge (21.624) et de 5,8% du montant total accordé (115.025.837 DH). Les CHU et hôpitaux publics bénéficient de 9,5% en nombre et 5,8% en montant.

 

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Généralisation de l’assurance maladie : Les défis et les enjeux d’une refonte sociale primordiale https://aujourdhui.ma/societe/generalisation-de-lassurance-maladie-les-defis-et-les-enjeux-dune-refonte-sociale-primordiale https://aujourdhui.ma/societe/generalisation-de-lassurance-maladie-les-defis-et-les-enjeux-dune-refonte-sociale-primordiale#respond Fri, 04 Dec 2020 14:45:54 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=362156

D’ici la fin 2022, 22 millions de bénéficiaires additionnels accéderont à l’assurance maladie de base médicale obligatoire. Quant à la généralisation des allocations familiales, près de 7 millions d’enfants en âge de scolarité, au profit de 3 millions de familles, seront bénéficiaires. Le 29 juillet 2020, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé à ...]]>

D’ici la fin 2022, 22 millions de bénéficiaires additionnels accéderont à l’assurance maladie de base médicale obligatoire. Quant à la généralisation des allocations familiales, près de 7 millions d’enfants en âge de scolarité, au profit de 3 millions de familles, seront bénéficiaires.

Le 29 juillet 2020, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé à la généralisation de la couverture sociale. Un méga-chantier qui traîne depuis des années. Déjà en 2018, lors de son discours du Trône, le Souverain avait appelé à une refonte du dispositif de protection sociale, marqué par un éparpillement des interventions et par un faible taux de couverture et d’efficacité. Dans son discours à l’occasion du 21ème anniversaire de la Fête du Trône, SM le Roi a souligné que «le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale au profit de tous les Marocains».

Le déploiement de cette réforme se fera de manière progressive, sur une période de 5 ans en deux phases et selon une chronologie bien définie. La première s’étale de 2021 à 2023 et porte sur la généralisation de l’AMO et des allocations familiales. La seconde qui prend effet de 2023 à 2025 concerne la généralisation de la retraite et de l’indemnité pour perte d’emploi. Dans le détail, il faut signaler que d’ici la fin 2022, 22 millions de bénéficiaires additionnels accéderont à l’assurance maladie de base médicale obligatoire. Quant à la généralisation des allocations familiales, près de 7 millions d’enfants en âge de scolarité, au profit de 3 millions de familles, seront bénéficiaires.

Il est également prévu l’élargissement de la base d’adhérents au système de retraite en y incorporant près de 5 millions de Marocains parmi la population active non titulaire d’un droit à une pension. La généralisation de l’AMO d’ici la fin 2022 impliquera plusieurs mesures importantes, à savoir la révision de la loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base et de la loi 98-15 relative à l’AMO pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale. L’extension de l’AMO au profit des indépendants a toujours été un défi majeur pour le Maroc. Si certains professionnels sont déjà organisés et identifiés et disposent d’organes représentatifs, d’autres ne le sont pas encore et nécessitent un effort d’organisation pour faciliter leur identification, ce qui pose un réel problème.

La révision de la loi 98-15 est destinée à accélérer la couverture médicale de ces catégories et ce à travers la fixation des revenus forfaitaires pour les cotisations et à instaurer une assurance maladie obligatoire au profit des populations démunies bénéficiant actuellement du Ramed avec un système de tiers payant pour la prise en charge médicale à leur profit. Cela dit, cette généralisation implique une refonte profonde du système de santé.

Malgré les efforts entrepris ces dernières années, les citoyens continuent de pâtir des nombreuses limites que connaît le système national de santé, notamment en termes de déséquilibre de l’offre de soins au niveau territorial, de qualité du service rendu et d’encadrement médical et paramédical. La crise sanitaire engendrée par la pandémie de Covid-19 a clairement montré la nécessité d’une réforme urgente du système de santé au Maroc. Celle-ci doit porter sur l’amélioration de l’offre de soins, la mise en place d’une politique innovante et incitative en matière de ressources humaines. La refonte du secteur exige un partenariat public/privé et la création de passerelles entre les deux secteurs qui doivent être complémentaires.

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Transport routier : Une branche sinistrée https://aujourdhui.ma/economie/transport-routier-une-branche-sinistree https://aujourdhui.ma/economie/transport-routier-une-branche-sinistree#respond Sun, 22 Nov 2020 16:45:52 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360978

La crise a dévoilé plusieurs failles du secteur. Citons à cet égard le manque de coordination entre les différents intervenants du transport, l’absence de complémentarité entre les modes de gestion de la crise et la prolifération de l’informel. Si l’activité logistique a résisté à la crise sanitaire, celle du transport a encaissé un coup dur ...]]>

La crise a dévoilé plusieurs failles du secteur. Citons à cet égard le manque de coordination entre les différents intervenants du transport, l’absence de complémentarité entre les modes de gestion de la crise et la prolifération de l’informel.

Si l’activité logistique a résisté à la crise sanitaire, celle du transport a encaissé un coup dur en cette période. Les premiers mois de la pandémie ont été très mal vécus par les transporteurs. Les restrictions de déplacement et la fermeture des frontières terrestres durant le confinement ont gelé la dynamique du secteur poussant la moitié des entreprises à s’arrêter de façon provisoire ou définitive. Une situation inédite qui est venue aggraver davantage les maux de cette branche économique. L’impact de la crise est différencié et ce en fonction de la typologie du transport. Contribuant à hauteur de 15% aux recettes fiscales, le transport routier a été davantage fragilisé durant cette conjoncture. Ce sous-secteur est majoritairement constitué de petites entreprises dont une grande partie opérant dans l’informel. S’agissant du transport de marchandise, le choc a été brutal du fait de la baisse de la demande suite aux perturbations qu’a connues la chaîne d’approvisionnement.

Le transport de personnes a continué à opérer à des cadences différentes même durant le confinement. Toutefois, la fermeture des frontières terrestres a fait plonger les opérateurs du transport international dans l’incertitude. Leurs activités ayant été à l’arrêt depuis le déclenchement de la crise, ces entités souffrent de grandes difficultés mettant en péril les investissements engagés dans ce sens. Rappelons que le secteur du transport dans toutes ses composantes constitue le 9ème contributeur au PIB. Il a généré en 2019 une valeur ajoutée de l’ordre de 47,8 milliards de dirhams, soit 4,7% de la valeur ajoutée totale.

La relance vue par les professionnels
La crise a dévoilé plusieurs failles du secteur. Citons à cet égard le manque de coordination entre les différents intervenants du transport, l’absence de complémentarité entre les modes de gestion de la crise et la prolifération de l’informel. Des contraintes qui peuvent être transformées en opportunités. Sur les différents panels où ils sont intervenus, les professionnels du secteur ont plaidé pour une relance intégrée et participative. La résilience du secteur passe par la multimodalité, l’accélération de la digitalisation et la mise à niveau de l’arsenal juridique pour plus de souplesse dans l’exploitation des moyens de transport. Des mesures d’ordre administratif et réglementaire sont également de mise. Citons à cet effet la création d’un observatoire national du transport routier, l’élaboration d’un programme de mise à niveau des infrastructures de transports collectifs de personnes, l’accélération de la signature des accords bilatéraux et l’échange d’informations entre les administrations ainsi que la limitation de l’âge d’importation des véhicules d’occasion. Par ailleurs, les professionnels revendiquent la révision de la fiscalité du secteur et la création d’un fonds spécial pour la réforme du transport routier et de la logistique.

Des contrats programmes dans le pipe
La tutelle se penche actuellement sur la finalisation de deux contrats programmes relatifs respectivement au transport de marchandises et celui des personnes. Ces dispositifs visent une mise à niveau du secteur en le dotant d’une réglementation qui tient en compte les évolutions conjoncturelles. L’engagement étant de mettre en cohérence les différentes politiques du gouvernement vis-à-vis du secteur. Outre le volet fiscalité, les contrats programmes consacreront l’orientation de la «professionnalisation du secteur» en encourageant ainsi l’intégration de l’informel dans le circuit formel. Les contrats programmes traiteront également de la mise à niveau de compétences et de savoir-faire, notamment au niveau managérial. Les contrats programmes visent en outre, la mise en place d’un nouveau système de gouvernance à travers un Conseil national de transport. Un organe où tous les professionnels partageront leurs visions respectives pour réorienter le secteur.

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Stratégie logistique : Un levier de transformation et de compétitivité https://aujourdhui.ma/economie/strategie-logistique-un-levier-de-transformation-et-de-competitivite https://aujourdhui.ma/economie/strategie-logistique-un-levier-de-transformation-et-de-competitivite#respond Sun, 22 Nov 2020 10:45:50 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360972

Selon les chiffres avancés par la tutelle, plus de 1.582 hectares ont été affectés dans les documents de l’urbanisme aux zones logistiques. Aussi, plus de 130 hectares de surfaces ont été aménagés pour accueillir des zones logistiques. La performance de la logistique marocaine est mesurée à l’échelle internationale. Le Maroc enregistre de bons scores à ...]]>

Selon les chiffres avancés par la tutelle, plus de 1.582 hectares ont été affectés dans les documents de l’urbanisme aux zones logistiques. Aussi, plus de 130 hectares de surfaces ont été aménagés pour accueillir des zones logistiques.

La performance de la logistique marocaine est mesurée à l’échelle internationale. Le Maroc enregistre de bons scores à ce niveau l’érigeant parmi les leaders de ce domaine. Si l’on se réfère à l’Agility Emerging Markets Logistics Index 2020, le Maroc arrive en tête en Afrique et 18ème dans le monde. Ce positionnement consacre les efforts consentis dans le secteur depuis plus d’une décennie. Toute une vision est dédiée à la logistique. La stratégie nationale intégrée pour le développement de la compétitivité logistique vise à l’horizon 2030 à réduire les coûts logistiques, accélérer la croissance du PIB et contribuer au développement durable du pays. Les projets identifiés dans ce cadre s’articulent autour de cinq axes principaux. Il s’agit de doter le pays d’infrastructures logistiques performantes.

Il est décidé dans ce sens de développer sur le territoire national des zones logistiques qui répondent aux meilleurs standards internationaux. Le deuxième axe défini porte sur l’accélération de la modernisation du secteur. Il est ainsi question de mettre en place des plans d’actions sectoriels visant l’optimisation des flux logistiques. La stratégie a également pour pilier l’émergence d’acteurs intégrés et performants ainsi que la mise en place d’un plan national de développement des compétences dans le secteur. La feuille de route établie à l’horizon 2030 prône en outre le renforcement de la gouvernance et la régulation du secteur en créant des organes dédiés.
Parmi les chantiers qui ont été jusque-là déployés, on cite la mise en place de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) et l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique (OMCL). En parallèle, plusieurs zones logistiques ont été développées à l’échelle nationale.

Il a également été procédé à l’initiation d’une panoplie de démarches visant l’identification d’assiettes foncières qui accueilleraient les projets de zones logistiques dans les régions. De même, des schémas logistiques régionaux ont été établis en concertation avec les acteurs territoriaux. Selon les chiffres avancés par la tutelle, plus de 1.582 hectares ont été affectés dans les documents de l’urbanisme aux zones logistiques. Aussi, plus de 130 hectares de surfaces ont été aménagés pour accueillir des zones logistiques. De cette superficie, 105 hectares ont été effectivement valorisés.
En termes de performance, il a été procédé à la mise en œuvre d’un programme de mise à niveau de la fonction de la logistique au sein de la PME pour la période 2017-2021. Baptisé «PME-Logis», ce dispositif décline une gamme de produits axée sur l’assistance technique et financière, la formation, la digitalisation.

La finalité étant de renforcer la compétitivité et les compétences logistiques au niveau national. Une centaine d’entreprises a bénéficié à ce jour de l’assistance, notamment en ce qui concerne le diagnostic de la «supply chain», les certifications, l’externalisation logistique ainsi que le développement de systèmes d’information logistiques et la formation. La stratégie a également favorisé l’accès d’opérateurs internationaux au Maroc.

La feuille de route a en outre créé une émulation positive des acteurs nationaux. Les chaînes logistiques sont devenues de plus en plus intégrées comprenant à la fois le transport de marchandises, l’entreposage et les opérations import/export. Par ailleurs, le secteur s’est doté d’un plan national de formation à l’horizon 2024 promouvant ainsi une ingénierie de formations et ressources humaines hautement qualifiées.

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Inscrivant son action dans une approche proactive : PortNet joue la carte de l’anticipation https://aujourdhui.ma/economie/inscrivant-son-action-dans-une-approche-proactive-portnet-joue-la-carte-de-lanticipation https://aujourdhui.ma/economie/inscrivant-son-action-dans-une-approche-proactive-portnet-joue-la-carte-de-lanticipation#respond Sat, 21 Nov 2020 18:45:59 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360965

«Aux premières prémices de la crise sanitaire, PortNet a adopté une démarche proactive et anticipée dans le cadre de son plan de continuité d’activité mis en oeuvre, testé et maintenu régulièrement en condition opérationnelle dans une logique d’amélioration continue pour prendre en considération les nouvelles donnes, risques et menaces qui planent sur ses activités». Depuis ...]]>

«Aux premières prémices de la crise sanitaire, PortNet a adopté une démarche proactive et anticipée dans le cadre de son plan de continuité d’activité mis en oeuvre, testé et maintenu régulièrement en condition opérationnelle dans une logique d’amélioration continue pour prendre en considération les nouvelles donnes, risques et menaces qui planent sur ses activités».

Depuis sa création, le Guichet unique national des procédures de commerce extérieur PortNet a axé son business model autour de la confiance collective. Chose ayant permis de marquer une rupture avec les modèles de gestion traditionnels et de promouvoir des initiatives innovantes en vue d’accélérer l’intelligence communautaire. Ceci a contribué au renforcement de la capacité d’anticipation et de prévision à la fois des opérateurs et des administrations quant au flux import-export, notamment en cette période de crise. «Aux premières prémices de la crise sanitaire, PortNet a adopté une démarche proactive et anticipée dans le cadre de son plan de continuité d’activité mis en oeuvre, testé et maintenu régulièrement en condition opérationnelle dans une logique d’amélioration continue pour prendre en considération les nouvelles donnes, risques et menaces qui planent sur ses activités», explique dans ce sens Jalal Benhayoun, directeur général de PortNet. En effet, l’anticipation a été le maître mot de l’intervention de PortNet tout au long de cette période. Un large éventail d’actions a été engagé et ce en alignement avec les recommandations des autorités.

Le plan de riposte
PortNet a procédé, dès début mars, à sensibiliser sa communauté à travers une campagne lancée en ligne et sur les points de contact physiques. L’opérateur a démarré depuis le 16 mars 2020, conformément à son plan de continuité d’activité, les mesures nécessaires à la préservation de la santé de ses collaborateurs, clients et partenaires ainsi qu’au maintien et au renforcement des niveaux et de la qualité des services offerts. «Ceci a été rendu possible grâce à l’existence des prérequis techniques et organisationnels matures et adéquats», précise dans ce sens M. Benhayoun. PortNet dispose d’une infrastructure technologique résiliente ayant favorisé la collaboration à distance et le télétravail. Parmi les facteurs ayant contribué à cette résilience, on cite la disponibilité d’une entreprise nativement «remorte work ready» de par son mode d’organisation et la mise en place d’un plan de continuité d’activité mature prenant en considération tout le parcours client et l’interdépendance forte avec les systèmes d’information de la communauté. Le parcours client est en effet digitalisé de bout en bout (inscription, abonnement, gestion des opérations, paiement électronique multicanal, processus unifié d’enregistrement, plateforme de support client, bureau d’ordre digital et des cycles de formations basés sur des outils collaboratifs et des contenus adaptés). Il est également à rappeler que PortNet a mis en œuvre un dispositif continu et dynamique dédié à la période de crise aussi bien en termes de communication qu’en termes de formation et de sensibilisation des clients et partenaires de PortNet. Il a également été procédé à l’élaboration de plusieurs capsules vidéo pour sensibiliser l’ensemble de l’écosystème et accompagner les usagers dans l’appropriation et la maîtrise de l’ensemble des services offerts, en mode digital, via le Guichet unique. Le renforcement du centre de relation client figure également parmi les actions entreprises au même titre que l’extension des horaires de travail garantissant ainsi une meilleure proximité avec les clients et les partenaires.

De nouveaux services lancés durant le confinement
Durant le confinement, la communauté a accentué le rythme de dématérialisation et développement de nouveaux produits et services. Ceci s’illustre par le raccordement de 6 nouvelles administrations publiques à PortNet. En parallèle, plusieurs chantiers de digitalisation ont été accélérés et de nouveaux services ont vu le jour. Citons à cet effet la demande de franchise douanière, la déclaration sommaire de dépotage, le bon à délivrer maritime, le routier et les magasins et aires de dédouanement (MEAD), le paiement électronique des organismes de contrôle des produits industriels, Manifeste aérien et autres. Rappelons que PortNet a participé à l’élan de solidarité nationale pour faire face à la Covid-19. Le Guichet Unique a décidé d’apporter sa contribution au Fonds de gestion de la pandémie du coronavirus créé sur Hautes instructions royales via un don de 10 millions de dirhams. Les cadres dirigeants de PortNet ont adhéré, pour leur part, à cette initiative de solidarité en versant chacun un mois de salaire audit Fonds.

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Tanger Med, un engagement indéfectible pour contrer la crise sanitaire https://aujourdhui.ma/economie/tanger-med-un-engagement-indefectible-pour-contrer-la-crise-sanitaire https://aujourdhui.ma/economie/tanger-med-un-engagement-indefectible-pour-contrer-la-crise-sanitaire#respond Sat, 21 Nov 2020 08:35:14 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360947

Première plateforme marocaine pour les flux d’import-export, le port Tanger Med a fait preuve de résilience en ce contexte de crise sanitaire. L’ensemble des services déployés au niveau de cette grande infrastructure portuaire du Maroc sont restés opérationnels aussi bien pour la capitainerie et le pilotage que pour le remorquage ou le lamanage assurant ainsi ...]]>

Première plateforme marocaine pour les flux d’import-export, le port Tanger Med a fait preuve de résilience en ce contexte de crise sanitaire.

L’ensemble des services déployés au niveau de cette grande infrastructure portuaire du Maroc sont restés opérationnels aussi bien pour la capitainerie et le pilotage que pour le remorquage ou le lamanage assurant ainsi les escales maritimes dans les meilleures conditions. Face à cette conjoncture inédite, l’Autorité portuaire a mis en place tout un plan de riposte visant à maintenir l’activité dans le respect des consignes en vigueur. Ainsi, les activités portuaires se sont poursuivies de manière normale, notamment le trafic de conteneurs en import-export et en transbordement, les flux de camions du trafic international routier (TIR) en import-export et le trafic du vrac liquide et solide. La communauté portuaire est, à cet effet, restée mobilisée pour traiter les flux d’import-export pour les besoins du Royaume. Retour sur les principales actions engagées.

Un arsenal de mesures de prévention mis en place

Tanger Med a bâti son dispositif anti-crise autour de la sécurité. Plusieurs mesures de prévention ont été engagées dans ce sens visant ainsi à protéger la santé des usagers et d’assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement nationales et mondiales. Citons à cet effet la mise en place d’un plan de continuité de l’activité du port 24h/24 et 7j/7. «Le port Tanger Med s’est doté de tous les moyens humains et matériels et a mis en place toutes les mesures spécifiques pour assurer les meilleures conditions sanitaires à ses usagers. C’est dans ce contexte que des opérations de désinfection de l’ensemble des installations sont opérées en continu par des équipes hautement qualifiées, encadrées par le Service de contrôle sanitaire aux frontières», apprend-on de l’autorité portuaire. Et de préciser que «tous les accès au port sont dotés de caméras thermiques et de thermomètres infra-rouges de contrôle de la température corporelle des usagers. De même, un traçage du sol dans les différents points de rassemblement a été réalisé pour faire respecter les règles de distanciation». Il est à noter qu’en plus des mesures sanitaires édictées par les pouvoirs publics et de l’affichage de sensibilisation pour encourager ses usagers à adopter les gestes barrières, le port Tanger Med a procédé à l’installation, dans tous les espaces accueillant le public, des distributeurs de gels hydroalcooliques et des liquides désinfectants sans oublier la distribution des équipements de protection individuels pour l’ensemble des employés et fonctionnaires des différentes administrations.

Le portuaire et la logistique en marche

Les activités d’import-export sont opérationnelles à la fois pour les conteneurs en provenance et à destination des différentes régions du monde et pour les camions TIR principalement de et vers l’Europe, assurant ainsi la continuité des chaînes d’approvisionnement, et notamment dans les secteurs agroalimentaires, l’industrie et le textile. «L’infrastructure logistique offerte au port permet de traiter une grande capacité de camions TIR et de conteneurs à l’import comme à l’export avec une célérité des temps de transit. La connectivité maritime courte distante pour les camions TIR, pouvant relier le port Tanger Med aux ports d’Algésiras, Barcelone, et Gênes constitue un atout privilégié pour les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Union européenne», souligne l’autorité portuaire. Et de préciser que «plus de 180 ports et 70 pays sont desservis sur une base hebdomadaire pour le trafic conteneurs, en import- export et en transbordement vers l’Asie, l’Amérique et l’Afrique».

La zone logistique adossée au port Tanger Med poursuit, ainsi, son activité pour le maintien de la chaîne logistique d’approvisionnement national et international en produits alimentaires, textile, de sport, et de pièces automobiles ainsi que pour faire le sourcing des sites d’assemblages automobiles basés à la fois au Maroc et en Europe. Les exportations de véhicules neufs se poursuivent, également, du port à travers le terminal à véhicules dédié, en provenance des usines de Renault Melloussa et de PSA Kénitra. Les trafics d’hydrocarbures se poursuivent, aussi, notamment à l’import et le soutage des navires transitant par le détroit de Gibraltar. Il en est de même pour le trafic qui se maintient pour assurer l’approvisionnement des réseaux de distribution du marché national, notamment en fuel et en gasoil. Le trafic vrac solide se maintient, pour sa part, à travers l’importation des bobines de tôles pour les besoins des constructeurs Renault et PSA, de céréales pour les besoins de la région du Nord ainsi que l’exportation de plusieurs produits, notamment les pales d’éoliennes fabriquées dans l’usine Siemens Gamesa. Rappelons qu’en 2019, le port Tanger Med a traité une valeur globale de 328 milliards DH de marchandises. Plateforme privilégiée pour les exportations marocaines, Tanger Med a traité 144 milliards DH de produits à l’export en 2019, soit plus de 50% de l’ensemble des exportations marocaines.

La collaboration internationale renforcée

La collaboration internationale a joué un important rôle dans le maintien de l’activité au niveau du port Tanger Med, à l’instar de la collaboration scellée entre les autorités portuaires de Tanger Med et la baie d’Algésiras. Un partenariat ayant permis une continuité des opérations import/export à travers le détroit. A cet égard, les liaisons maritimes entre les deux ports et les rotations quotidiennes de navires sont assurées normalement, particulièrement le TIR pour les échanges commerciaux, à l’import comme à l’export, entre le Maroc et l’Union européenne. Des échanges qui incluent, entre autres, les flux agro-industriels, agroalimentaires, produits sanitaires et pharmaceutiques permettant ainsi le maintien des chaînes d’approvisionnement respectives.

A cet effet, les deux autorités portuaires établissent des échanges réguliers d’informations et de bonnes pratiques et organisent des visioconférences pour garantir la fluidité et la continuité des opérations. Aussi, les deux autorités portuaires poursuivent les échanges et le travail conjoint pour la mise en œuvre du dispositif de facilitation des flux du commerce à travers le détroit, notamment l’échange de données digitalisé sur la traçabilité des marchandises et des camions tout au long des différents points de contrôle d’accès dans les deux zones portuaires. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de collaboration avancée mis en place en février 2019. Le port Tanger Med a également renforcé sa coopération internationale en se joignant à l’initiative du port de Singapour regroupant les plus grands ports au monde. Tanger Med co-signe avec les grands hubs portuaires internationaux, tels que Shanghai, Rotterdam, Anvers, Long Beach et Busan, un engagement pour garantir la continuité des chaînes logistiques mondiales. Cette initiative ouvre des perspectives prometteuses pour une collaboration étroite et continue entre les hubs portuaires majeurs au service des chaînes logistiques internationales. Les signataires qui se sont réunis par visioconférence ont échangé sur les organisations mises en place et les plans de continuité déployés pour faire face au contexte actuel afin de garantir un approvisionnement constant des chaînes logistiques mondiales.

De même, le Port Tanger Med a effectué, en octobre dernier, un rapprochement avec le port de Hambourg. Un partenariat axé sur la digitalisation, la gestion du trafic, la cybersécurité portuaire, l’échange de données informatiques et l’innovation. Les deux parties ont signé une lettre d’intention pour former un partenariat entre les deux entités. A travers cet accord, les deux autorités portuaires visent conjointement à travailler sur l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans plusieurs domaines, notamment l’efficacité des opérations portuaires et maritimes, la numérisation et le système communautaire portuaire, la gestion du trafic, la cybersécurité portuaire, l’échange de données informatiques et l’innovation, indique un communiqué conjoint des deux ports.

Le digital au coeur du process

Le renforcement de la digitalisation est placé au cœur des priorités de Tanger Med. L’Autorité portuaire est pleinement engagée dans un processus continu afin d’améliorer son offre de services dans le secteur de la logistique portuaire et de l’industrie, et de créer des liens entre le port et les zones d’activités. L’objectif étant d’assurer une meilleure efficacité et gestion des activités et d’améliorer en continu les services rendus aux clients. «Les développements réalisés ont pour objectif la facilitation des procédures de traitement des marchandises, la réduction des délais de traitement des escales, la fluidité et la sécurité des marchandises», apprend-on de Tanger Med. Notons que ces services digitaux, disponibles dans le Port Community System de Tanger Med incluent, entre autres, la dématérialisation de la gestion des escales maritimes, le transit portuaire des unités de fret et la facturation à distance de ce service, l’accès en ligne des factures et le paiement multicanal, la traçabilité en continu des unités de fret, la déclaration sommaire d’entrée des marchandises dans l’Union européenne (ENS) ainsi que la génération du code MRN (Movement Reference Number) et la dématérialisation du bon à délivrer.

Le classement international amélioré

Tanger Med ne cesse d’améliorer ses classements à l’international. Le dernier en date celui du «Lloyd’s List» et «Container Management» où Tanger Med a enregistré une progression importante. Le port se positionne actuellement à la 35ème place après avoir occupé la 46ème une année auparavant. Ce classement concerne les 120 premiers ports au monde sur 500 ports ayant une activité conteneur. Tanger Med devient ainsi le 1er port de transbordement de conteneurs en Méditerranée, et confirme son leadership pour la 3ème année consécutive comme premier port à conteneurs en Afrique. Sur le volet industriel, le FDI Intelligence du Financial Times a publié en octobre dernier le classement des zones économiques les plus attractives au monde pour l’année 2020 «FDI’s Global Free Zone of the Year». Tanger Med Zones est, ainsi, consacrée 2ème zone économique mondiale après «Dubaï Multi Commodities Center» aux Emirats Arabes Unis, alors qu’elle était classée 5ème en 2019. La 3ème place de ce classement mondial revient à «Katowice Special Economic Zone» en Pologne et la 4ème place à «Waigaoqiao Free Trade Zone» en Chine. Tanger Med Zones est ainsi la seule zone africaine à occuper une place aussi élevée dans ce classement mondial. Un positionnement qui témoigne de la montée en puissance du réseau des zones d’activités développées par Tanger Med. Rappelons que Tanger Med Zones est développée sur une superficie de 2.000 hectares et comprend 6 zones d’activités orientées autour des métiers de l’automobile, de l’aéronautique, de la logistique, du textile et du commerce. La zone compte plus de 1.000 entreprises représentant un volume d’affaires annuel à l’export de 85 milliards de dirhams en 2019 et génère à ce jour près de 80.000 emplois. Cette plateforme de compétitivité régionale, adossée au 1er complexe portuaire en Afrique et en Méditerranée, dispose d’atouts importants et garantit une proposition de valeur en phase avec les attentes des acteurs mondiaux.

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Digitalisation : La logistique intelligente, une orientation prometteuse pour le secteur https://aujourdhui.ma/economie/digitalisation-la-logistique-intelligente-une-orientation-prometteuse-pour-le-secteur https://aujourdhui.ma/economie/digitalisation-la-logistique-intelligente-une-orientation-prometteuse-pour-le-secteur#respond Fri, 20 Nov 2020 14:45:31 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360950

Le concept de la logistique intelligente tend à doter le secteur de plus d’efficacité et de transparence. Grâce à une interconnexion intelligente, le processus devient plus flexible et sûr. La crise sanitaire a démontré plus que jamais l’importance de l’outil digital pour les économies. L’avenir du secteur logistique passe par la digitalisation. L’accélération de la ...]]>

Le concept de la logistique intelligente tend à doter le secteur de plus d’efficacité et de transparence. Grâce à une interconnexion intelligente, le processus devient plus flexible et sûr.

La crise sanitaire a démontré plus que jamais l’importance de l’outil digital pour les économies. L’avenir du secteur logistique passe par la digitalisation. L’accélération de la digitalisation du secteur augmentera la maturité des opérateurs, notamment ceux relevant du secteur de la distribution. Ceci renforcera leur capacité à mieux anticiper les crises à venir. Le développement de la logistique intelligente s’impose aujourd’hui comme une nécessité.

Cette orientation contribuera à améliorer sa performance logistique domestique et internationale. L’ensemble des opérateurs publics soient-ils ou privés sont appelés à s’inscrire incessamment dans cette dynamique. Le concept de la logistique intelligente tend à doter le secteur de plus d’efficacité et de transparence. Grâce à une interconnexion intelligente, le processus devient plus flexible et sûr. Cette notion s’articule autour de la digitalisation des processus, de l’optimisation des opérations et des ressources, de la dématérialisation des opérations et de la collaboration entre les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement.
Notons que le Maroc compte à son actif une expérience réussie en matière de digitalisation de la logistique portuaire. Cette dynamique est appelée à se renforcer pour pouvoir améliorer le suivi et la traçabilité des expéditions, la coordination entre les divers acteurs des ports, notamment les transporteurs, les agents maritimes, les opérateurs de terminaux, les assureurs, les agents de douane, les institutions financières et le transport intérieur.

Le chantier de la dématérialisation accéléré

De réels changements dans le comportement des opérateurs ont été observés en cette période de crise. Que cela soit au niveau des routes, du ferroviaire ou du maritime, l’ensemble des acteurs ont rapidement adapté leur process à la réalité du terrain. L’engagement étant de fournir aux professionnels et citoyens des services plus efficaces. La première action entreprise est la dématérialisation des documents et des procédures. Les démarches ont été accélérées pour la numérisation des appels d’offres, des bons à délivrer, de la réservation et de la prise de rendez-vous sans oublier la promotion du paiement électronique sans contact.

La performance logistique à améliorer

Se référant au rapport financier accompagnant le projet de loi de Finances pour l’année budgétaire 2021, les efforts de digitalisation, qui ont été dictés par une conjoncture difficile, sont appelés à se poursuivre et se consolider pour remédier aux défaillances structurelles dans le domaine du transport et de la logistique. «Malgré les efforts du Maroc dans le développement de l’infrastructure du transport sur les deux dernières décennies, sa performance logistique reste en deçà de ses ambitions», peut-on relever dans ce sens.
Le Maroc a gagné seulement 7 places dans l’indice de performance logistique sur les dix dernières années. Il est ainsi passé du 94ème rang en 2007 au 87ème rang en 2018. Ce positionnement montre que le Maroc est en retard par rapport à ses principaux partenaires commerciaux. Citons dans ce sens la France (15ème place) et l’Espagne (18ème). Il en est de même pour les concurrents, en l’occurrence la Turquie (37ème) et l’Egypte (60ème). Ce déphasage s’explique par la faiblesse observée en termes d’efficacité des formalités douanières et de la gestion des frontières. Le Maroc occupe dans ce sens la 114ème place dans l’indice de performance logistique en 2018. Le Royaume arrive également 104ème en termes de capacité du suivi et de traçabilité des consignations.

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Transport et logistique : La crise sanitaire, un vecteur de changement https://aujourdhui.ma/economie/transport-et-logistique-la-crise-sanitaire-un-vecteur-de-changement https://aujourdhui.ma/economie/transport-et-logistique-la-crise-sanitaire-un-vecteur-de-changement#respond Fri, 20 Nov 2020 12:40:57 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360941

Malgré l’incertitude ayant marqué le paysage économique durant toute cette période, le secteur du transport et de la logistique a pu faire face à la crise sanitaire avec agilité et résilience. Les transporteurs et logiciens ont pu relever le défi d’un contexte caractérisé par de fortes perturbations des flux économiques. La crise sanitaire a entraîné ...]]>

Malgré l’incertitude ayant marqué le paysage économique durant toute cette période, le secteur du transport et de la logistique a pu faire face à la crise sanitaire avec agilité et résilience. Les transporteurs et logiciens ont pu relever le défi d’un contexte caractérisé par de fortes perturbations des flux économiques.

La crise sanitaire a entraîné des ruptures dans l’ensemble des secteurs économiques. Cette conjoncture a démontré des fragilités à plusieurs niveaux poussant ainsi les décideurs à repenser les modes de gestion.
Les principes de fonctionnement et les concepts de base sur lesquels étaient bâtis jusque-là beaucoup de secteurs d’activité ont été chamboulés. Le secteur du transport et logistique en fait partie. La tendance au Maroc ne diffère pas de celles des pays voisins. Le secteur, abstraction faite des difficultés qu’il endure, a été présent avec force en cette conjoncture.

Agilité et résilience au rendez-vous

Malgré l’incertitude ayant marqué le paysage économique durant toute cette période, le secteur du transport et de la logistique a pu faire face à la crise sanitaire avec agilité et résilience. Les transporteurs et logiciens ont pu relever le défi d’un contexte caractérisé par de fortes perturbations des flux économiques, particulièrement au tout début de la crise. L’impact de la crise sanitaire sur le secteur est différencié. Le segment «transports et entreposage» a été, en effet, relativement touché. Durant la période du confinement, environ la moitié des entreprises opérant dans ce domaine ont été à l’arrêt provisoire ou définitif. Le pôle de la logistique a, quant à lui, résisté aux aléas de la crise, notamment dans la branche distribution. L’intelligence collaborative dans laquelle s’est inscrit l’ensemble des collaborateurs ainsi que la conduite du changement opéré ont favorisé une bonne anticipation de cette crise sans précédent. La chaîne logistique a maintenu ses flux d’approvisionnement aussi bien en termes de produits de première nécessité qu’en matières premières pour les opérateurs économiques et industriels.

Le secteur opère sa transformation

La riposte à la crise dans le secteur du transport et de la logistique a pour titre phare : la réinvention des process. Cette conjoncture, en dépit de sa complexité, regorge d’opportunités. Le secteur du transport et de la logistique s’inscrit d’ores et déjà dans une logique de transformation. On assiste aujourd’hui à une prise de conscience des opérateurs à créer plus de complémentarité dans le mode de gestion des différents pôles composant le secteur, notamment dans les transports où l’informel sévit largement.

Se référant aux experts, les politiques publiques dans le domaine du transport et de la logistique sont appelées à s’intégrer dans les nouvelles tendances mondiales de la chaîne d’approvisionnement qui associent le transport à la logistique. L’orientation étant d’asseoir le secteur sur des bases plus solides. Pour ce faire, le secteur devrait disposer d’outils de pilotage et d’organes de gouvernance efficaces et surtout d’intégrer le secteur informel dans le circuit formel. Le renforcement de la résilience de ce secteur passe par ailleurs par le développement de multimodalité ainsi que par la mise à niveau de l’arsenal juridique.
Des mesures qui contribueront à doter le secteur de plus de souplesse, notamment dans l’exploitation des moyens de transport et l’intégration de nouveaux modes de déplacement. L’effort de la digitalisation est appelé à se consolider de sorte à pallier les défaillances structurelles qui ralentissent l’élan du secteur et plombent, par conséquent, l’attractivité de l’économie nationale.

La composante douanière fait partie intégrante du plan de relance du secteur. L’idée étant d’activer la mise en œuvre de certains projets aussi bien en termes de digitalisation qu’en simplification des procédures. Les grandes lignes des projets futurs de la douane s’articulent entre autres autour du développement de la «douane mobile» rendant davantage accessible l’ensemble des services douaniers aux logisticiens.

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AMEE : Opération décarbonisation https://aujourdhui.ma/economie/amee-operation-decarbonisation https://aujourdhui.ma/economie/amee-operation-decarbonisation#respond Sun, 15 Nov 2020 17:49:32 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360379

Si l’Agence conserve son cœur de métier couvrant les domaines de l’efficacité énergétique, elle pourra également s’impliquer dans le domaine du développement de la production propre, l’économie d’énergie et la mobilité durable. Alors que la décarbonisation devient une priorité pour l’industrie marocaine, l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) est appelée à jouer un rôle important. ...]]>

Si l’Agence conserve son cœur de métier couvrant les domaines de l’efficacité énergétique, elle pourra également s’impliquer dans le domaine du développement de la production propre, l’économie d’énergie et la mobilité durable.

Alors que la décarbonisation devient une priorité pour l’industrie marocaine, l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) est appelée à jouer un rôle important. Pour ce faire, le gouvernement vient d’introduire un changement de taille pour l’Agence qui passe officiellement sous la tutelle du ministère de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique. Il fait dire qu’il s’agit d’un changement attendu car prévu par le décret 2-19-1085 relatif aux attributions du ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, dans la foulée du dernier remaniement ministériel. Le texte portant sur le transfert de la tutelle de l’AMEE vient d’être publié au Bulletin officiel.

L’Agence passe ainsi officiellement sous le giron du département gouvernemental chargé de l’industrie et de l’économie verte. Dans le détail, le conseil d’administration de l’Agence est présidé par le chef de gouvernement ou de l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. En outre, le CA compte dans ses membres le ministre de l’intérieur, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, le ministre de l’éducation nationale, le ministre de la santé, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, le ministre du transport et de l’équipement, le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, le ministre du tourisme, le ministre de l’énergie et des mines, le ministre du travail et de l’insertion professionnelle, le directeur de l’ONEE, le président du directoire de la société Morrocan Agency For Solar Energy, le directeur général de la Société d’investissements énergétiques, le directeur de l’AMDIE, le directeur de l’ADD, et le directeur de Maroc PME. Si l’Agence conserve son cœur de métier couvrant les domaines de l’efficacité énergétique, elle pourra également s’impliquer dans le domaine du développement de la production propre, l’économie d’énergie et la mobilité durable.

Mais l’un des domaines où l’AMEE est particulièrement attendue concerne sans nul doute l’accompagnement des efforts de décarbonisation de l’activité industrielle à travers notamment la promotion de l’efficacité énergétique ainsi que les énergies renouvelables. Un domaine où l’agence compte déjà une expérience importante. Il faut préciser que l’Agence marocaine d’efficacité énergétique est une institution publique stratégique, inscrite au cœur de la politique de développement énergétique durable du Maroc. L’une des principales missions de l’Agence est bien évidemment d’implémenter la politique gouvernementale visant la réduction de la dépendance énergétique, à travers la promotion de l’efficacité énergétique. L’AMEE fonctionne ainsi comme un pôle d’excellence, porteur d’innovation, fédérateur au niveau national dans le domaine de l’EE et rayonnant à l’échelle internationale. Concrètement, il s’agit de développer des programmes intégrés dans le domaine de l’efficacité énergétique.

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Lydec : La durabilité comme leitmotiv https://aujourdhui.ma/economie/lydec-la-durabilite-comme-leitmotiv https://aujourdhui.ma/economie/lydec-la-durabilite-comme-leitmotiv#respond Sun, 15 Nov 2020 15:52:23 +0000 https://aujourdhui.ma/?p=360385

Inaugurée en avril 2013, la station d’épuration des eaux usées (Step) de Médiouna a pour principaux objectifs de préserver le milieu naturel et les ressources hydriques et d’améliorer le cadre de vie des habitants. Etant considérée comme la ville la plus industrielle du Royaume, Casablanca a besoin d’acteurs locaux en première ligne pour la préservation ...]]>

Inaugurée en avril 2013, la station d’épuration des eaux usées (Step) de Médiouna a pour principaux objectifs de préserver le milieu naturel et les ressources hydriques et d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Etant considérée comme la ville la plus industrielle du Royaume, Casablanca a besoin d’acteurs locaux en première ligne pour la préservation de l’environnement et la promotion du développement durable. Consciente de la contribution de ses métiers à la performance économique, mais aussi environnementale et sociale de la métropole casablancaise, Lydec est engagée, depuis le démarrage de ses activités, dans une démarche de développement durable.

Cet engagement a été renforcé et structuré au cours des années et formalisé en novembre 2014 au sein de son PADD 2020 (Plan d’actions développement durable 2020). A ce titre, Lydec a souhaité se conformer aux meilleurs standards nationaux et internationaux en matière de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). C’est dans ce cadre que Lydec a adhéré au Pacte mondial des Nations Unies en octobre 2015.
En 2017, une refonte du PADD 2020 a été réalisée sur la base des résultats de la matrice de matérialité (écoute auprès des parties prenantes sur ses enjeux RSE), de l’évolution des principaux référentiels internationaux et nationaux en matière de développement durable et des visions territoriales définies pour le Grand Casablanca.

En prenant en considération l’ensemble de ces éléments, Lydec a pu identifier les thématiques environnementales, sociales et sociétales pertinentes au regard des enjeux du Grand Casablanca et des métiers de l’entreprise. Ces thématiques ont été synthétisées dans une Feuille de route développement durable stratégique définie à l’horizon 2030, et qui s’articule autour de 4 engagements et 11 objectifs au service de la transition durable du Grand Casablanca. C’est ainsi que le délégataire casablancais a accompli plusieurs réalisations dans le cadre de sa stratégie développement durable. Parmi ses projets emblématiques figurent le Système anti-pollution du littoral Est de Casablanca (SAP-Est) et la Station d’épuration des eaux usées (STEP) de Médiouna.

Le SAP Est pour dépolluer la métropole

Le Système anti-pollution du littoral Est de Casablanca est né en 2010 pour restituer un littoral préservé aux habitants de Casablanca améliorant ainsi l’environnement et le cadre de vie des riverains. Il a été achevé en 2014 et mis en service en 2015. Il fonctionne en 3 étapes : il collecte les eaux usées, les prétraite et les évacue. Cette infrastructure représente le plus grand investissement de la gestion déléguée à hauteur de 1,45 milliard de DH, et a permis à la métropole d’atteindre un taux de dépollution de 100% (dès sa mise en service). Il est aujourd’hui déployé sur une distance de 24 km et se compose de deux grands intercepteurs côtiers servant à rassembler en un point 9 rejets d’eaux usées, plusieurs stations de pompage, une station de prétraitement des eaux usées à Sidi Bernoussi et d’un émissaire marin en aval de la station d’une longueur de 2,2 km.

Les eaux usées collectées sont dirigées vers la station Eaucéan de Sidi Bernoussi qui dépollue ainsi la zone Est incluant la ville de Mohammedia, soit 55% des eaux usées du Grand Casablanca. Cette station a été conçue pour préserver l’environnement, l’écosystème côtier et l’hygiène publique des rejets d’eaux usées domestiques et industrielles.

L’ouvrage, conçu et exécuté en 4 ans, se distingue par l’ampleur inédite du projet, une technologie innovante, et une collaboration entre les différents acteurs. Lydec s’est appuyée sur les technologies et le savoir-faire Degrémont pour cette installation qui se déploie sur 2,8 hectares, dotée d’une capacité maximale de 11 m³/s, soit la plus grande installation de ce type réalisée sur le continent africain. Elle s’intègre parfaitement dans le paysage grâce à des fondations creusées à 15 mètres de profondeur, à une architecture adaptée et à des systèmes de ventilation et de désodorisation qui traitent 240.000 m3/h d’air. Depuis 2016, la station de pré-traitement Eaucéan est certifiée ISO 14001 – version 2015 – témoignant d’une excellence opérationnelle et environnementale (performance, efficacité et fiabilité du site et de ses équipements).
Par ailleurs, la station abrite une galerie pédagogique, un espace ayant pour vocation à sensibiliser toutes les parties prenantes (écoles, universités, associations, élus, médias…) aux différentes étapes du cycle de l’eau et de traitement des eaux usées ainsi qu’aux enjeux liés à la préservation du littoral et des océans, dans un contexte de changement climatique. Il s’agit d’un espace offrant une expérience immersive et qui peut être visité avec ou sans guide, grâce à des vidéos, des panneaux pédagogiques et des hublots donnant directement vue sur les installations techniques de la station.

La STEP de Médiouna pour faire du re-use

Inaugurée en avril 2013, la station d’épuration des eaux usées (Step) de Médiouna a pour principaux objectifs de préserver le milieu naturel et les ressources hydriques et d’améliorer le cadre de vie des habitants. Initialement dimensionnée pour 40.000 équivalent habitants (avec possibilité d’extension), elle s’étend sur une superficie de 3,5 hectares, avec le bassin d’orage, et dispose d’une capacité de traitement de 3.800 m3/j avec un débit de pointe de 300 m3/heure. Les travaux de la Step ont commencé en 2010 et ont nécessité un investissement global de 141 millions de DH TTC (hors coût du terrain).
La station d’épuration des eaux usées de Médiouna combine deux technologies : le procédé des boues activées et la technologie membranaire. Grâce à la technologie membranaire, une innovation du groupe Suez et une première au Maroc, les eaux usées traitées peuvent être réutilisées en agriculture pour l’irrigation. De plus, afin d’éviter toute nuisance aux riverains, Lydec a mis en place un système de désodorisation pour le confort des riverains.

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