À notre jeunesse : Force et honneur

À notre jeunesse : Force et honneur

La Fête de la Jeunesse est célébrée cette année dans un contexte particulièrement anxiogène : non seulement la pandémie sévit toujours, mais de plus le variant Delta redouble dans notre pays.

Les jeunes sont devenus une cible du virus, Dieu merci la campagne de vaccination permet aujourd’hui de toucher les jeunes à compter de 18 ans, mais de plus dès le 23 août ce sont les adolescents de 12 à 17 ans qui pourront être vaccinés grâce au Pfizer.
Être jeune en cette période est donc particulièrement difficile, frustrant, traumatisant, les jeunes ressentent que la vie leur vole leurs plus belles années, et de fait couvre-feu, restrictions, interdictions les frappent de plein fouet.
Avoir 20 ans et ne pas pouvoir pratiquer son sport, aller à un concert, retrouver ses amis, avoir une vie amoureuse est équivalent à la traversée du désert.

C’est pourquoi je voudrais profiter de cette contribution à la célébration de la Fête de la Jeunesse pour rendre hommage à nos jeunes et surtout leur envoyer un message de reconnaissance et d’espoir.
Depuis 18 mois notre jeunesse fait preuve de beaucoup de force, beaucoup de patience et de responsabilité : énormément de jeunes ont pris leur destin -et le nôtre- en main.
Bien avant la pandémie, très nombreuses étaient les associations de jeunes : dans les quartiers, les écoles, les communes rurales qui agissaient au quotidien, au plus près de la population, et de la jeunesse en particulier.
Depuis l’apparition du virus, le nombre de jeunes qui se sont engagés s’est multiplié : le danger de voir les parents et grands-parents touchés, le risque de voir notre société s’effondrer mais aussi bien sûr le sens des responsabilités et le patriotisme ont poussé notre jeunesse à s’investir !

Depuis plus d’une année maintenant ces jeunes sont sur le terrain : d’actions de sensibilisation en opérations de distribution de masques, de création de visuels sur les réseaux sociaux en collage d’affiches dans les quartiers, ces jeunes sont avec les soignants et les forces de l’ordre la 3ème colonne active sur le terrain.
Les jeunes engagés depuis plusieurs années ont également endossé un nouveau rôle, celui de formateurs : aidant les nouveaux à créer leurs propres associations, les conseillant, les accompagnant… si je devais résumer le phénomène en quelques mots je dirais qu’en une année notre jeunesse est passée de l’adolescence à la maturité.
A Essaouira, Marrakech, Casa, Rabat, Fès, Oujda, Mohammedia, Sidi Kacem, Agadir… dans de petites villes rurales, dans des douars… des jeunes se sont levés pour initier un élan salutaire de protection de notre population. Cette jeunesse que malheureusement nous négligions si souvent, voire que nous traitions par le mépris, nous a montré ce dont elle était capable… elle a répondu à l’appel de notre Roi !
Très sincèrement nous lui sommes collectivement redevables et il nous revient aujourd’hui et pour le futur de lui montrer notre reconnaissance et notre respect : n’oublions pas ce que ces jeunes ont fait, et continuent de faire, en prenant des risques.

Faisons en sorte que plus aucun de nos jeunes n’ait à ressentir dans sa chair ce mal monstrueux et destructeur qu’est la ‘’hogra’’, la jeunesse est un élément essentiel du développement et du progrès de notre Nation, soyons-en conscients et enfin donnons-lui les moyens de nous montrer l’étendue de ses talents et de ses compétences.

À mon très modeste niveau d’acteur associatif et culturel de terrain, dans la proximité qui me lie à eux, je voudrais à l’occasion de la Fête de la Jeunesse leur témoigner mon admiration, ma fierté d’œuvrer à leurs côtés et leur dire à quel point grande est leur valeur !
Être un(e) jeune Marocain(e) ce n’est pas rien !
Force, honneur et respect à eux !

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