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Ces vautours…

© D.R

Maîtres chanteurs
Cruel décalage de voir des milliers de nos jeunes être utilisés comme de la chair à canon par des charognards, alors que celles et ceux qui se targuent d’être leurs porte-parole étaient soudainement silencieux.

Auteurs de fake news vantant l’herbe qui serait plus verte ailleurs, passeurs clandestins, rabatteurs, fabricants de rêves (en vérité des cauchemars), créateurs de faux profils aux intentions déstabilisatrices, haineuses, nuisibles… bref tous ceux qui incitent, poussent, bouffent le cerveau de nos jeunes et les jettent dans les bras de la mer aux fins d’immigration clandestine sont des vautours, des criminels!
Qu’ils soient basés en Algérie, en Espagne, au Maroc, ailleurs… c’est ce seul terme qui leur convient : criminels!
Intentionnellement ils poussent notre jeunesse à la mort, au mépris de toute humanité.
Tout a été dit sur les causes «internes» de cette tentation d’Europe, pas toujours avec justesse d’ailleurs, mais il serait légitime de s’indigner – et de le faire savoir– contre ceux qui utilisent sans scrupules le mal-être d’une partie de notre jeunesse (pas seulement la nôtre d’ailleurs) pour lui vendre un suicide.
J’ai beaucoup lu que LA cause était la pauvreté, sans nier cela bien sûr, je suis partisan de s’intéresser à d’autres pistes: la recherche éperdue de perspectives, d’espoir mais je placerais en tête de liste le désir absolu d’être des «bnedems».
En côtoyant nos jeunes au quotidien je mesure à quel point ils sont en quête de respect, de dignité, de besoin vital d’être considérés autrement que comme une quantité négligeable. Comme de simples figurants.
Le sentiment profond d’être sous-estimés les révulse, comment le leur reprocher lorsque l’on constate le silence effarant qui a suivi le drame de Fnideq. Nos politiques étaient aux abonnés absents, nos influenceurs avaient autre chose à faire et je dois bien l’avouer les «associations» qui n’ont pas de mots assez forts pour parler de la jeunesse lorsqu’il s’agit de quémander des subventions ou d’organiser un gala une fois dans l’année regardaient tous ailleurs.
Cruel décalage de voir des milliers de nos jeunes être utilisés comme de la chair à canon par des charognards, alors que celles et ceux qui se targuent d’être leurs porte-parole étaient soudainement silencieux.
Qu’il me soit permis, à la place qui est la mienne, de rendre ici hommage aux acteurs associatifs, culturels, sportifs, aux militants de terrain, aux intellectuels (ceux qui n’attendent pas un malheur pour faire le tour des médias)…pour avoir été présents, pour être aux avant-postes de l’entraide, du soutien, et pour non seulement dire les choses, mais aussi AGIR !
Ceci dit (ça fait du bien) revenons-en aux charognards qui, pour leurs propres agendas, sacrifient les vies d’une jeunesse, se transformant d’ailleurs en maîtres chanteurs, se servant de gosses, d’adolescents pour peser sur la politique souveraine du pays.
La partie de notre jeunesse qui constitue un terreau fertile à ces utopies est entre leurs mains un moyen de pression indigne!
Ces jeunes à la recherche de «Alkarama» deviennent hélas aux yeux de ces criminels une véritable chair à canon.
Les réponses sont à trouver, vite. Or les propositions qui émanent du terrain existent, les femmes et les hommes respectés de la jeunesse, qui bénéficient de sa confiance existent, les acteurs de la société civile qui ne se sont pas dévalorisés par de fausses promesses, qui ne se limitent pas au «paraître» existent…
Restez attentifs, alors que la communication est devenue primordiale tant en interne -notamment vis-à-vis de notre jeunesse- qu’a l’international, une expression inédite se prépare.

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