Chroniques

Cette bonne vieille polémique ! Un GPS brouilleur de pistes !

© D.R

Qui parmi nous n’a jamais débattu, défendu, avec frénésie jusqu’à l’emportement, une idée, un sujet, une nouvelle, une vision…

La polémique et nous, sommes de bons vieux compagnons. Compagnons de déroute…
Elle et nous, ne sommes pas seulement de bons vieux copains, mais aussi de bons vieux camarades de toutes les classes. Nous ne sommes pas nés d’hier, ni d’aujourd’hui. Notre bosse nous l’avons bien roulée, ensemble, séparément, à la folie…
Vieux comme le monde, puisque nous existons et cohabitons depuis des siècles.
En d’autres termes, nous nous côtoyons depuis belle lurette…Joyeux lurons que nous sommes !
Que d’insouciances, plus de notre part que de son côté ! Que de tromperies, de mascarades, de manigances, de scénarios rocambolesques et surtout sans queue ni tête, que de certitudes pour semer le doute, les doutes…
Depuis que les oreilles ont des langues, des fois bien pendues d’ailleurs, et que les langues parlent plusieurs langues, et que des doigts bien adroits écrivent et réécrivent, et que des échines se penchent sur des sujets ayant pour seul et unique espoir, le désespoir… depuis lors, nous bourlinguons sur de fausses pistes…
Une espèce de GPS destiné à brouiller les pistes ! À s’embrouiller les esprits ! Une machine à confusion !
Je me félicite de cette trouvaille ! «GPS Embrouilleur» ! Humblement, et sans fausse modestie ! Elémentaire mes chers lectrices et lecteurs… Mes excuses au GPS, au vrai.
C’est exactement là où tout a commencé, entre cette bonne vieille polémique et nous…
Je dis bonne, je ne dis rien !
Ne soyons pas ingrats ! Elle anime nos barbecues, nos tajines, nos soirées, nos tchats, nos partages instantanés, nos écrans, nous lui devons bien un minimum de reconnaissance, et de respect !
Un minimum de reconnaissance, oui, car assumer sa communication n’est ni une qualité personnelle, ni une faveur que l’on fait aux autres, c’est un exercice de bienveillance avec soi-même, d’honnêteté envers ses interlocuteurs qui, avec de l’assiduité et de la rigueur, nous embarque, nous communicants du quotidien, du travail, de la vie, loin des sentiers battus, vers des destinations clairement plus productives.
Eloignés mais pas égarés par cette pseudo «Bonne vieille amie» !
Sinon, permettez-moi de retirer de ce pas, Le Respect. C’était là, un élan de naïveté de ma part, en souvenir, de tous les moments ou je n’avais rien à dire, le néant à exprimer, le vide verbal à mourir, et qu’elle s’était envolée à mon secours, à mon assistance, à mon inspiration, voire m’a rendue glorieuse et victorieuse par le moyen d’une prise de parole convaincante, ou du moins c’est ce que je pensais.
Convaincant cependant pas convaincue car nous n’avons nul besoin d’y croire pour la promouvoir la bonne vielle polémique.
C’est cette espèce d’euphorie qu’elle nous procure, cette seconde même où nous la prononçons nous devenons maîtresses et maîtres du temps, du temps actuel, car elle fait souvent la une de l’actualité, et elle dispose même de sa propre rubrique chez certains.
L’altercation, le crêpage de chignon pour le parti pris, voilà le cœur même de ce dont il est question ici, voici le fin fond de notre tiroir à controverses, car il s’agit là, bien souvent, de créer le différend et l’escarmouche. C’est dans la critique même qu’elle prend naissance, souffle et élan. Surtout, le nôtre, le vôtre, le leur de souffle !
L’énergie de tous ceux qui s’aventurent à la soutenir ou à la contredire, qui osent l’argumenter et s’argumenter. Cette belle énergie du départ, se dépensera de façon colossale, car l’aller et retour de l’échange est stérile, et à mourir de contre-productivité.
Elle est inépuisable, pas nous !
Capable de faire monter la moutarde très vite aux plus passionnés d’entre nous, voire également à ceux qui le sont moins.
Qui parmi nous n’a jamais débattu, défendu, avec frénésie jusqu’à l’emportement, une idée, un sujet, une nouvelle, une vision,… en argumentant de manière polémique ces nombreuses et interminables discussions ?!
Elle est bien fatigante et ennuyeuse cette bonne vieille pseudo amie, cette «has been» de l’innovation !
L’amitié, n’est-ce pas avant tout une belle histoire d’opinions, de conversations, de débats constructifs, de dialogues cohérents, de communication efficace…de mieux communiquer et de mieux vivre ensemble et non de querelles, de guerres et de «polêmikós».

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