Donnons de la culture à la vie… Et de la vie à la culture !

Donnons de la culture à la vie… Et de la vie  à la culture !

Le virus a tout bouleversé dans nos vies, tout ! Nos repères ne sont plus ceux qu’ils étaient et nous n’avons pas encore réussi à en créer de nouveaux. Parmi les repères dont nous avons besoin, essentiels, sont ceux que nous donne la culture.


Je n’aborderai pas ici les domaines de l’école, de la formation, de la santé, de l’emploi, qui bien évidemment sont vitaux, mais tel n’est pas le sujet dont je veux parler.
Bien souvent, trop souvent, la culture est minorée, considérée comme un luxe, comme superflue, alors qu’elle est en fait primordiale.
La culture forme notre personnalité, habille notre âme et donne le ‘’sel’’ de la vie, or malheureusement en temps de pandémie, elle devient invisible sur les radars des préoccupations de nos responsables, d’autant plus qu’en temps normal elle en est hélas aussi la grande oubliée.
Si les adultes ont besoin de culture imaginez donc à quel point la jeunesse en est avide !
Elle est ce qui occupe une grande partie de la vie d’un ado, d’un jeune… et aujourd’hui notre jeunesse est en souffrance : les activités culturelles ont quasiment disparu de la vraie vie. Heureusement le Web permet de combler une partie de ce vide, mais il ne peut remplacer la pratique culturelle de proximité.
La culture c’est aussi les rencontres, les échanges, les contacts… sans cela c’est tout un pan de la vie des jeunes en général, et des jeunes des quartiers populaires en particulier qui disparaît, ceux qui vivent dans 10 m2 – entourés des parents, petits frères et sœurs, grands-parents – qui est ainsi devenue une longue succession de jours qui ressemblent aux jours, n’apportant que frustrations et interdits.
A situation exceptionnelle, réponses exceptionnelles : puisque la pandémie a bouleversé «le possible» alors inventons l’impossible, il nous faut créer, innover, chercher de nouvelles pistes, trouver des réponses nouvelles aux besoins, aux attentes, aux envies de notre jeunesse en temps d’épidémie.
Nous sommes un peuple inventif, notre jeunesse déborde d’imagination, de créativité : ouvrons les vannes, débloquons des moyens, il s’agit là de la santé mentale de notre jeunesse, voire de notre population.
Ce n’est pas anodin, ce n’est pas secondaire, les générations actuelles garderont les stigmates de cette période si nous n’agissons pas, notre jeunesse risque d’être amputée d’une partie d’elle-même…
Les artistes, les acteurs culturels sont – dans une situation telle que celle que nous vivons- eux aussi en quelque sorte «des soignants», il y a urgence à inventer de nouvelles façons de faire vivre la culture -en tenant compte des consignes sanitaires- car notre jeunesse s’enfonce dans une réelle détresse.
Il nous faut trouver des idées, de nouvelles formes d’expression, des activités innovantes… tout comme il existe un Conseil scientifique de gestion de la Covid, il nous faudrait créer un Comité culturel à même de proposer – et de mettre en pratique – des solutions concrètes, les artistes, les femmes et hommes de la communication, les acteurs culturels, les jeunes en seraient les membres par excellence.
Ainsi à titre d’exemple -et puisque les autorités médicales sont d’accord pour dire qu’il y a peu de risques de contamination en plein air – cherchons à utiliser la rue, les grands espaces où la distanciation est possible, pour réinventer l’accès à la culture.

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