Essaouira, symbole du renouveau politique !

Essaouira, symbole du  renouveau politique !

Oh bien sûr, de vieilles pratiques, des poches de résistance sont toujours là, à la manœuvre, tentant de contenir les forces du renouveau : peine perdue, elles sont condamnées à disparaître tant le rouleau compresseur du changement est puissant.

Depuis le résultat des élections nous ressentons tous que le train du changement est arrivé en gare, et qu’il commence à prendre de la vitesse : de nouveaux visages, de nouveaux comportements, une population -que l’on disait blasée- qui s’est mobilisée comme jamais pour voter et une jeunesse que l’on déclarait rétive à la politique qui émerge avec force.
Oh bien sûr, de vieilles pratiques, des poches de résistance sont toujours là, à la manœuvre, tentant de contenir les forces du renouveau : peine perdue, elles sont condamnées à disparaître tant le rouleau compresseur du changement est puissant.
Déjà l’air semble plus léger… Malgré la pandémie, on sent une sorte d’exaltation, de joie de vivre, de souffle nouveau.
La population est de sortie, beaucoup de sourires, de rires… une sorte de connivence…

Comme si un voile s’était déchiré…

Tout au long de cet été j’ai énormément rencontré de jeunes – au cours de toutes les actions associatives, culturelles et sanitaires, que nous avons menées sur le terrain – mais aussi tout au long de la campagne pour inciter au vote que nous avons organisée.
Je sentais, et je vous le disais ici dans ma chronique, que ‘’quelque chose se passait’’ : peu de personnes – avec qui j’en parlais – me croyaient, eh bien le résultat est là !
De nombreux jeunes ont émergé sur différentes listes de candidats de plusieurs partis, en bonne position, et surtout énormément de jeunes se sont inscrits afin de pouvoir participer au vote le jour venu, effectivement parmi les nouveaux votants la jeunesse représente un très important pourcentage.
S’il y a eu un tel bouleversement dans le paysage politique sorti des urnes, très sincèrement c’est majoritairement aux jeunes qu’on le doit.
Essaouira en est un exemple frappant : Tariq Ottmani, jeune acteur associatif, culturel, social -connu pour sa simplicité, son engagement, sa disponibilité et sa proximité avec la population et ayant acquis une expérience remarquable tant au sein de l’association Essaouira-Mogador qu’aux manettes de Dar Souiri, a décidé cette année d’être candidat ‘’tête de liste’’ RNI, dans sa ville.
Il faut dire que le RNI a été le parti qui a le plus misé sur la jeunesse, à travers le Royaume.
Tariq a eu l’intelligence de s’entourer sur sa liste, mais aussi au sein de son équipe de campagne, de jeunes militants, de jeunes bénévoles, acteurs de la vie de leur ville, cette donnée a énormément compté pour sa victoire, qui est bien sûr avant tout la sienne, mais qui est également collective. Et le soir des élections, les résultats ont parlé d’eux-mêmes : Tarik Ottmani est arrivé largement en tête avec 2.800 voix, soit 1.000 de plus que le second.
L’onde de choc a été grande dans la ville : la population a senti qu’elle avait brisé un tabou et la jeunesse s’est senti pousser des ailes, ainsi donc il était possible de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, ainsi donc il était possible de changer un ordre établi et quasi immuable depuis des années, ainsi donc il était possible de mener un jeune natif de la ville, intègre et soucieux du bien commun à la victoire !!!
Pourtant tout n’était pas encore joué, il fallait constituer une majorité communale et pour cela nouer des alliances, je ne m’étendrais pas sur les moyens qu’ont employés certains pour empêcher Tariq d’y parvenir, mais croyez-moi, cela ressemblait plus à un film de malfrats qu’à une compétition politique loyale.
Refusant toute alliance contraire aux valeurs qu’il défend et pour lesquelles il a été élu, Tariq Ottmani, ne se prêtant à aucune compromission, a constitué une alliance propre, honnête et soucieuse des intérêts de la population souirie.
Dieu merci les femmes et les hommes de conviction, intègres, qui ne peuvent être achetés sont au rendez-vous.
Le matin du 17 septembre, Tariq a été élu maire par 22 voix sur 31, croyez-moi, cela est historique !
Un vrai, grand espoir est né dans la population d’Essaouira -et en particulier chez les jeunes- dans quelques jours, la nouvelle équipe se mettra au travail et présidera aux destinées de cette si belle ville.
Au delà des Souiris eux-mêmes, la diaspora et tous les amoureux de la ville observaient cette campagne, aujourd’hui c’est le pays tout entier qui peut être fier et confiant, cette élection a créé un précédent, a ouvert une brèche : gagner sans utilisation d’argent, sans compromission, dans le respect de la loi, des règles et de citoyens est possible.
Rien ne sera jamais plus pareil, le signal est fort pour l’avenir, il est capital pour la jeunesse qui doit maintenant s’engouffrer dans la porte entrouverte, il est porteur d’espoir pour le gouvernement de Si Aziz Akhannouch qui va s’installer et qui peut se saisir de ce bel exemple pour mobiliser et combattre les habitudes néfastes et qui désormais devront appartenir au passé.

Les Alizés d’Essaouira ont porté le renouveau…
Qu’il me soit permis de dédier cette chronique à un grand monsieur -accompagné d’une grande dame- natifs d’Essaouira et qui s’y consacrent corps et âme – ils se reconnaîtront …

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