Dans nos quartiers les jeunes sont trop souvent livrés à eux-mêmes, en manque de repères… ils ont besoin d’encadrement, d’accompagnement et de «modèles» identificateurs.
D’où la proposition de mettre sur pied un programme «Jeunes Médiateurs de Quartiers».
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu à cœur de combattre pour les raisons auxquelles je crois :
La première : celle de la jeunesse, contribuer à lui faire une place dans la société, être à ses côtés, l’aider concrètement, plaider sa cause partout où je le peux.
La seconde : celle du vivre-ensemble, de la diversité et la lutte contre tous les racismes et l’exclusion,
L’expérience m’a appris que lorsque l’on est engagé il ne faut jamais renoncer !
Tout au long de l’année, au quotidien et encore plus lorsque les circonstances s’y prêtent, il faut mettre nos combats au devant de l’actualité…
Les élections, les campagnes électorales sont des occasions d’affirmer ces causes : la jeunesse, la lutte contre l’exclusion et le vivre- ensemble.
J’ai appris une autre leçon : critiquer est un droit, voire un devoir, mais critiquer sans proposer est lâche.
Mercredi nous sommes donc appelés à voter: vote o combien important, tant vu la conjoncture internationale que les défis intérieurs qui nous attendent d’ici 2030.
Je voudrais donc ici, à nouveau, remettre sur le métier les propositions concrètes, à fort impact et peu onéreuses en faveur de la jeunesse.
Pas de grandes envolées lyriques, pas de programme hors d’atteinte et en restant à la place qui est la mienne, celle d’un acteur associatif et culturel, d’un activiste de terrain.
Il s’agit ici de propositions qui n’ont pas l’ambition de refonder les domaines de la formation, de l’éducation, de l’emploi (qui méritent bien plus qu’une Tribune) mais d’idées simples, concrètes, attendues par les jeunes et capables de lutter contre leur mal-être…
Fnideq est encore dans tous les esprits, alors en cette période de campagne électorale, peut-être certains partis, certains candidats jetteront ils un œil attentif à ces idées.
Nos idées et propositions :
Politique de la ville :
• Création de Conseils de la jeunesse : Installation d’un Conseil de la jeunesse, siégeant auprès des élus locaux et ayant un rôle consultatif et propositionnel.
Ces jeunes représentants émaneraient des associations de jeunes, locales ; des clubs sportifs ; ils pourraient également être de jeunes artistes, de jeunes musiciens, etc.
Ce Conseil serait appelé à élaborer des projets, émettre des avis, être consulté sur les sujets le concernant, émettre des avis, des rapports, etc.
• Service jeunesse et éducation populaire : chômage oblige, l’éthique du travail se dégrade, nombre de jeunes trouvant un emploi trébuchent par faute d’éducation et d’endurance au travail.
Le sentiment d’appartenance à la Nation se «dilue» et les occasions de «création» de ce sentiment sont peu nombreues,
D’où la proposition pour tout jeune du territoire de la commune, de la circonscription, le souhaitant, de se mettre au service d’une des ONG y oeuvrant et d’obtenir en contre-partie une formation gratuite ainsi qu’une attestation lui donnant une possibilité d’embauche «prioritaire» dans l’une des entreprises installées sur le même territoire et ayant accepté de s’engager dans ce «contrat social».
Outre une sensibilisation au travail associatif, au dépassement de soi, à l’accomplissement de tâches d’intérêt collectif des jeunes, ce «contrat» aurait pour objectif principal la recherche de cohésion sociale.
L’emploi (par le biais de la culture et de l’animation) :
A) Dans le domaine de l’animation des quartiers où il est vital de créer – ou renforcer- infrastructures culturelles, sportives, sociales et éducatives il s’avère – qu’en dehors du bénévolat associatif – nous disposons de peu d’animateurs sportifs, culturels et autres éducateurs et médiateurs.
Or dans nos quartiers les jeunes sont trop souvent livrés à eux-mêmes, en manque de repères… ils ont besoin d’encadrement, d’accompagnement et de «modèles» identificateurs.
D’où la proposition de mettre sur pied un programme «Jeunes Médiateurs de Quartiers»
Exemples de missions des jeunes Médiateurs:
– accompagnement des jeunes dans leur scolarité (suivi, aiguillage, lutte contre l’absentéisme…)
– aide à la résolution de mini-conflits (voisinage, querelles entre jeunes, nuisances nocturnes, etc.)
– Information et orientation des jeunes sur les questions de santé, de tabagisme, MST, drogues…
– lutte contre le hooliganisme par l’encadrement des jeunes et l’accompagnement, lors de matchs, manifestations musicales, manifestations culturelles…
B) L’institution d’un quota jeunes dans l’attribution des permis de confiance.
C) L’artisanat peut être un réel vivier d’emplois, d’où la création des «Ateliers artisanaux» où les jeunes pourraient se former aux techniques du zellige, du tadlakt, de l’ébénisterie, etc.
L’informel :
Utiliser «l’informel» comme un tremplin :
Un certain nombre d’actions peuvent être entreprises :
– Recenser les jeunes cireurs et les jeunes gardiens de voiture ou encore certaines catégories de jeunes marchands ambulants, ayant charge de famille et les doter de badges et de tenues identiques ainsi que du matériel nécessaire (par exemple boîtes de cirage, bancs, parasols…)
– Dans le même sens de «services aux personnes» un certain nombre de jeunes porteurs, guides, accompagnateurs… œuvrant pour l’instant de façon anarchique pourraient être recrutés dans les gares, gares routières, ports, marchés…
Activites culturelles,
sportives, sociales:
1- Recenser les locaux inusités dans les quartiers et les mettre à la disposition des associations de jeunes pour leurs activités de soutien scolaire, d’animation.
2- Opération «Un quartier, un parc» Déroulement : =opérer le nettoyage du site par les jeunes du quartier
= Installation de bancs, bacs de sable, tables pour jeux d’échecs, jeux de dames, piste de pétanque, etc.
= Mettre à disposition un animateur- gardien, ou confier la gestion à une association du quartier
3- Aménagement de studios de répétition pour les groupes de jeunes musiciens des quartiers.
4- Aménagement d’espaces qui seraient mis à la disposition des jeunes artistes pour expositions de peintures, tableaux, sculptures…
5- Mise à disposition des locaux scolaires (préaux, cours, terrains de sport) au profit des associations de jeunes, notamment lors des week-ends et des vacances scolaires.
En contrepartie les associations devront se charger de la propreté des lieux et faire bénéficier les élèves de l’établissement des activités péri-scolaires.
Toutes ces propositions ne sont pas d’un coût financier exorbitant et – si elles n’ont pas le pouvoir d’éradiquer le chômage – au moins ont-elles le mérite de montrer à la jeunesse qu’au niveau local –dans la proximité – elle est prise en compte, de la sensibiliser au travail en partenariat avec «les décideurs» et «l’Autorité» et ainsi de rompre le cercle vicieux de la relégation.
Qui sera sensible à notre démarche ?










