Chroniques

Hommage aux victimes du séisme Al Haouz et à leur résilience

© D.R

La résilience est naturelle, elle peut aussi se renforcer. Ceci dit, il y a résilience et résilience. Je vous parle ici de la haute résilience, celle que seuls les hauts de l’Atlas peuvent connaître et écrire.

Résiliera bien, qui résiliera le dernier !
Résiliera bien, qui résiliera le premier ! Le «premier» conviendrait mieux à ce jeu d’expressions. Qu’en dites-vous ?!
Résilier, c’est bien «mettre fin», n’est-ce pas ?!
Y a-t-il un verbe pour exprimer : Accepter cette fin ou une autre de fin ?
Cette explication de «Résilier» est précise, claire et très concise car ceci est une déformation professionnelle et personnelle provenant des années de pirouettes du mot qui ont fait de ma profession et de moi une horloge de la communication. Enfin c’est ce que nous pensons de nous-mêmes. Quels prétentieux ! et quelle prétention !
«Prétentieux» ne rime en aucun cas avec «Résilience». Sinon, ni l’un ni la Résilience ne seraient plus ce qu’ils sont ou pensent être.
C’est une « horloge de la communication» que je prétendais être, pas toujours à l’heure du temps, qui essaie d’être à l’aire des mots, avec votre entière complicité chers lectrices et lecteurs.
Revenons à notre explication.
Elle est certes claire et concise oui, précise pas vraiment ! Pardonnez ma non résilience, car pour aspirer à vous parler de résilience comme le dit clairement notre titre, je devrais commencer par me résigner d’abord moi-même, à aborder avec plus de générosité mes élucidations.
«Se résigner » à «se résilier» !
Maintenant que nos deux verbes sont fièrement affichés, rendons-nous ensemble là où je vous emmène.
Le premier pas vers une résilience, résilience à laquelle nous n’avons signé aucun contrat de résiliation, eu connaissance de nul préavis, ni approuvé de conditions. Une foulée vers une résilience, à une sorte de séparation abusive, une espèce de désengagement forcé, un abandon violent, un divorce prématuré, sans accord commun…
Existerait-il même un quelconque premier élan vers autant de traumatismes ?!
Aller où ?! Comment ?! Quand ?! Avec qui ?!
Y a-t -il encore une vie après la mort ?! Car seule la mort ne prévient pas.
N’ayez crainte, nous nous rendons bien là où je voudrais vous conduire. Vers une zone hors confort, hors routine, hors habitudes, hors repères.
Une région où tous les compteurs sont remis à zéro.
Une zone, hors zone !
Cependant, il faut poursuivre, il faut survivre, car seule la survie fait vivre le disparu, les disparus. La survie ?! Un accord contractuel avec nous-mêmes !
Nous continuerons le chemin, là, où seule la communication avec notre instinct, avec notre for intérieur qui n’est plus très fort, après coup, nous guide naturellement vers l’adaptation, l’acceptation, l’espoir, et le contentement.
La résilience est naturelle, elle peut aussi se renforcer. Ceci dit, il y a résilience et résilience.
Je vous parle ici de la haute résilience, celle que seuls les hauts de l’Atlas peuvent connaître et écrire.
Je vous parle ici d’un temps que les futurs moins de vingt ans ne pourront pas connaître et tant mieux d’ailleurs, en ces temps-là, les montagnes et la résilience, la haute, se sont connus… reconnus et on fait survivre leurs survivants…
S’adapter, accepter, patienter, se contenter, espérer et faire surgir cette RÉSILIENCE …individuellement, collectivement…
Les montagnes s’écroulent et se redressent par cette même résilience.
Alors, laissez-moi vous dire !
Une machine à café en panne, une clé qui se casse, une porte qui grince, un chocolat au lait pas assez chocolaté, un bain manquant de mousse ou pire un mot de passe qui se fait oublier, un feu de circulation qui se fait attendre, un rendez-vous qui se fait désirer, une non promotion qui se fait entendre, ou pire encore, un message WhatsApp non «lu», un sms sans réponse, une publication sans « like», sans commentaires, sans repartages… un pseudo scandale sans BUZZ !
Laissez-moi vous avouer, qu’assister à l’effondrement, voire la disparition, de ces précieux monuments du grand maître quotidien, devient poussière sans valeur… et surtout sans RÂLEURS !
Et c’est là où l’indulgence intervient.
Indulgence envers la vie, nos vies… Une communication lucide…non pas pour mieux communiquer et pour mieux vivre…
Simplement, pour communiquer et vivre…

 

Sophia El Khensae Bentamy

Consultante, coach et enseignante en techniques de communication, coach en psychologie positive et en thérapie par le rire.

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