Chroniques

Hors-jeu : Retrait suicidaire

© D.R

Le GNF I sera dépourvu d’un club pris tout à coup par une crise cardiaque. Subitement, le Tihad sportif club (TSC), club de première division qui était jusqu’à une période très récente envié pour ses moyens hors normes, déclare forfait général à cause justement d’une défaillance d’ordre matériel !! Invraisemblable, mais c’est malheureusement la stricte réalité. Le club casablancais n’avait pas le choix. Faute d’une fusion, contre toute logique il faut bien le reconnaître, le TSC ne peut que rendre l’âme. Cet évanouissement inopiné servirait en premier lieu l’Ittihad de Tanger (IRT) qui sera sauvé de la relégation après la disparition du TSC. Ce que les observateurs nationaux et le public casablancais n’arrivent toujours pas à comprendre, c’est cette obstination des responsables du TSC à vouloir fusionner le club au FUS de Rabat contre toutes les lois régissant ce genre de démarche. Or, il aurait été plus plausible et plus bénéfique pour le football national que la fusion ait lieu entre le TSC et le TAS. Le légendaire club de Hay Mohammadi avec son histoire et son très large public aurait fait largement l’affaire. D’ailleurs, une grande rumeur qui circulait dans le milieu footbalistique et dans la rue portait sur la fusion imminente du TSC avec le TAS. Ce dernier lorgnait depuis longtemps sur ce choix comme étant la seule issue à un club des plus ancrés dans l’histoire du foot national tout en étant des plus pauvres. Depuis la mort de Feu Larbi Zaouli qui avait tout sacrifié pour ce club, le TAS pataugeait dans l’incertitude et dans la précarité jusqu’à effleurer la descente aux enfers. Le TAS était effectivement au bord d’une longue disparition aux confins des clubs amateurs. Lâché par les successeurs de Larbi Zaouli qui ont été dépassés par les exigences d’une bonne gestion, le club de Hay Mohammadi n’a dû son Salut qu’à la volonté du gouverneur. Ce dernier a mis en place un comité provisoire pour gérer ce qui restait à gérer. Une éventuelle fusion avec le TSC constituait une vraie bouée de sauvetage pour ce club producteur de talents et de futures stars. Au lieu de cela, la fusion en question allait avoir lieu avec le club rbati. Finalement, c’est le retour à la case de départ pour le TSC. L’espoir renaît dans les milieux du public du TAS. Plus rien donc n’empêche la fusion entre les deux clubs casablancais, pense une large majorité du public de Hay Mohammadi. Selon certains observateurs, les choses pourraient prendre leur cours normal vis-à-vis de la législation en vigueur pour éviter la catastrophe aux deux clubs en question. Ce serait effectivement une grande perte pour le football national si le TAS et le TSC disparaissent définitivement de la scène. C’est une grave problématique que celle de la dépendance d’un club. Quand le sponsor décide, sans le moindre préavis, de tout lâcher, le club en question cesse immédiatement de vivre. Que vont devenir les joueurs du TSC, toutes catégories confondues ? Ni les responsables «privés», ni les officiels ne se sont donnés la peine d’y penser. La vie, et surtout les gains, continuent.

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