A l’heure où j’écris ces quelques lignes dérisoires, j’ai déjà avancé d’une heure ma montre et toutes mes horloges, et ce, afin de respecter au chiffre et à la lettre les ordres qui nous ont été donnés par qui de droit.
En effet, nous n’avons pas le droit d’ignorer une décision qui est chargée, 2 fois dans l’année, de remettre les pendules à l’heure.
On a coutume de dire, pour rappeler à l’ordre les retardataires, que «l’heure, c’est l’heure», mais en fait, l’heure, la vraie, c’est l’heure légale. Si on ne la suit pas, on est hors la loi. Pourtant, j’en connais beaucoup qui refusent obstinément d’obtempérer. Pour certains d’entre eux, «l’heure est à Dieu», et donc c’est un sacrilège de jouer avec, et pour d’autres, ça ne change rien de changer l’heure dans ce pays, parce que, je les cite, «ce n’est pas ça qui va changer le pays».
Mais le meilleur argument, c’est celui qui m’a été donné par un pote : «Tu crois que c’est en avançant la montre d’une heure qu’on va moins sentir la faim du Ramadan?». Tiens ! Je ne m’étais jamais posé la question.
A demain









