Chroniques

Le temps des lobbies… créons-en un pour la jeunesse…

Au sein de notre société il manque un «maillon» indispensable à la reconnaissance de notre jeunesse et à sa prise en compte par les décideurs. Ce maillon porte un nom, et ce nom n’est ni péjoratif, ni effrayant, ni honteux, c’est celui de lobby.

Notre jeunesse est l’un de nos meilleurs atouts, elle incarne bien sûr l’avenir mais on oublie trop souvent qu’elle est déjà le présent.
Elle excelle dans bien des domaines et possède en elle une envie de réussir qui la pousse vers l’avant. Le mouvement associatif, la culture, le sport, la recherche, les arts, l’humanitaire sont des pépinières de talents…
Malheureusement au quotidien elle se heurte à une indifférence coupable lorsque ce n’est pas à du mépris pur et dur.
Bien sûr les choses évoluent, un certain nombre d’agents d’autorité «nouvelle génération» ont compris tout l’intérêt de les considérer comme des partenaires, des élus ont eux aussi saisi la nouvelle donne et voient en nos jeunes des interlocuteurs et des acteurs, hélas trop souvent encore les projets portés par la jeunesse ne sont pas pris en compte, ignorés, laissés au fond des tiroirs.
L’administration dans son attitude n’a pas encore su intégrer que cette partie de la population méritait écoute, prise en compte et respect.
La création d’associations de jeunes dans les quartiers, les communes, les écoles a réellement contribué à l’émergence et l’autonomie de ces jeunes. Malgré toutes les embûches, les difficultés, les réticences, les lourdeurs administratives, le maillage qu’ils ont tissé à travers le Royaume est performant : leur action après le séisme qui a frappé Al Haouz l’a montré et prouve que l’on peut compter sur eux pour l’organisation de la CAN 2025 et le Mondial 2030.
Sa Majesté le Roi, le premier, n’a de cesse d’attirer l’attention sur la jeunesse, de montrer Son propre intérêt pour elle, tous les discours royaux comportent un paragraphe consacré à la jeunesse et à chaque fois le plaidoyer est vigoureux, clair et inspirant…
Au sein de notre société il manque un «maillon» indispensable à la reconnaissance de notre jeunesse et à sa prise en compte par les décideurs.
Ce maillon porte un nom, et ce nom n’est ni péjoratif, ni effrayant, ni honteux, c’est celui de lobby.
Il existe tant et tant de lobbies : celui des taxis, celui des restaurants, celui (ceux) de notre pays à l’étranger, celui des patrons…pourquoi donc ne pas créer un lobby pour notre jeunesse ? Il est aujourd’hui primordial d’instaurer un rapport de force en faveur de la jeunesse, faisant entendre une voix capable de «peser» dans le débat public, auprès des décideurs politiques, des milieux d’influence…
Cette idée a germé dans l’esprit d’adultes – en phase avec la jeunesse, engagés dans la vie active chacun(e) dans son domaine et soucieux de l’avenir de cette jeunesse – qui s’engagent à ses côtés, la soutiennent et se tiennent auprès d’elle sans jamais l’infantiliser ou l’utiliser. Ces initiateurs, Ahmed El Khalyly, Khalid Ouadirrou, Aalya Ghouli, Katia Bitton, AmanAllah Ikbal, Assad Mohammed, Taoufik Aouad, Smain Qasimi, Yacer Manyani, Adil Charai et Ahmed Ghayet, ont donc créé cet embryon de mouvement. Droit de cité est d’ores et déjà présent sur les réseaux sociaux et nous donne son 1er rendez-vous sur le terrain à la fin du mois de février…

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