Man Stop Man…

Man Stop Man…

Violences faites aux femmes : le fléau est mondial et la pandémie à laquelle s’ajoute le confinement a considérablement accentué le mal.


Dans notre pays nous avons hélas connu une hausse de 31% de ces violences durant cette triste période, et la moitié de ces violences s’exerce au sein du couple.
Le 25 novembre était donc déclaré jour international pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et une série d’actions, de prises de positions, de communication est prévue tout au long de 2 semaines pour sensibiliser, alerter, informer.
Bien sûr le mal est profond et il faudra beaucoup de temps et de campagnes pour tenter d’éradiquer le mal, dans notre société patriarcale et ‘’machiste’’, beaucoup de nos compatriotes continuent de trouver normal de frapper leurs femmes : c’est tout un pan de notre éducation qu’il faut revoir, c’est toute une série de tabous et d’habitudes qu’il faut combattre -notamment au sein de la famille, et cela dès le plus jeune âge – ce sont des valeurs universelles qu’il nous faut inculquer…
Soumaya Naamane Guessous précise avec justesse que dans notre pays la loi elle-même ne protège pas la femme que ce soit le mariage des mineures, la privation de pension alimentaire ou la non reconnaissance des enfants par le père biologique…
Alors qu’en est-il au sein des nouvelles générations ? Il existe heureusement une réelle évolution des mentalités mais il serait hasardeux de penser que nos jeunes sont tous à égalité en la matière.
Je peux attester que le passage par l’engagement associatif au sein d’un quartier, dans une école, pour une cause… est une vraie source d’éducation en la matière et les jeunes garçons passés par cette ‘’formation’’ sont très en pointe sur ce combat.
A titre d’exemple je citerais l’initiative prise par l’Association Maroc Pour Tous qui a développé tout un argumentaire sur sa page Facebook, expliquant la loi, relevant les manques, proposant des pistes et surtout indiquant des structures auxquelles les femmes peuvent s’adresser lorsqu’elles sont victimes de violence.
Le 25 au soir, Maroc Pour Tous avait lancé l’idée d’allumer une bougie aux fenêtres en signe de soutien à ces femmes, qui a remporté un joli succès, provoquant une belle farandole d’images de ces bougies allumées, répercutées sur les réseaux sociaux.
Pour autant la cause n’est pas acquise et nombre de nos jeunes continuent d’avoir l’esprit pollué en la matière et sont donc eux aussi capables de violences, à l’égard de leur future épouse, de leur sœur, de leur copine.
Il faut bien sûr que la famille, que l’école, que le mouvement associatif fassent leur part mais aujourd’hui il est clair que les vecteurs efficaces sont les réseaux sociaux : vidéos, photos, posts, clips… sont à même d’atteindre une vaste cible.
Une campagne y a d’ailleurs été lancée, intitulée : Man Stop Man !
Tout est dit en quelques mots :
#ManStopMan
« La violence est l’arme des faibles
Avec Man Stop Man, les hommes transforment le monde
Tolérance zéro pour les violences sexistes
Man Sop Man to stop violence against women
Stop violence with #ManStopMan »
Cette tribune libre des hommes engagés a lancé une grande initiative internationale où des hommes sont appelés à réaliser une courte vidéo dans laquelle ils expliquent en quelques phrases l’importance de leur engagement. En tant qu’acteur associatif et culturel j’ai tenu à m’y associer.
Chacun d’entre nous peut -et doit- s’impliquer, Man Stop Man est présent sur Facebook et Instagram et au Maroc le contact est Khadija Sansar, femme engagée s’il en est.
Ce combat contre les violences faites aux femmes est l’affaire de tous et si l’on veut éradiquer ce fléau c’est par l’implication des nouvelles générations que cela passe, dans le contexte actuel il y a urgence et l’un des moyens est bel et bien le Web, alors à chacun de nous d’y apporter sa contribution.

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