Mieux vaut en rire : I have a dream…

Mieux vaut en rire : I have a dream…

Oui, cette nuit, j’ai fait un rêve magnifique. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je fais un beau rêve. Mon premier beau rêve date du premier jour où j’ai mis les pieds dans ce monde si bas et pas toujours gai.

Je m’en souviens comme si c’était hier. A peine j’avais mis la tête dehors après 9 mois de solitude forcée, que je suis tombé dans les bras de Morphée. Il faut dire que ça n’a pas été facile de me retirer du ventre de ma mère. Plus on me tirait, plus je me débattais.

Avec tout ce que j’entendais de l’intérieur de mon enclos humide mais si douillet de ce qui se passait à l’extérieur, je n’avais aucune envie de sortir. Pourtant, à l’époque, comme dirait l’autre, c’était beaucoup «moins pire» qu’aujourd’hui.

J’ai été si éreinté que dès qu’on m’avait posé sur la poitrine de ma mère, je suis parti. J’ai dormi comme un ange. Il s’est avéré par la suite que j’étais loin d’en être un, mais ça c’est une autre histoire. Bref, dès que j’ai fermé l’œil, j’ai fait mon premier et beau rêve : j’ai rêvé que j’étais un gendarme, beau et grand, et que j’arrêtais un voleur plutôt moche pris la main dans le sac.

Oui, je sais que c’est bizarre, mais c’est comme ça : j’étais à peine né et je rêvais déjà de voleurs qu’on met hors d’état de nuire et de gendarmes qui font leur boulot. Entre nous, je ne sais plus si c’était un gendarme ou un policier, parce que je ne faisais pas encore la différence entre les uniformes. Durant plusieurs années après, je continuais de faire le même rêve avec juste des variantes.

Par exemple, vers la période de mon adolescence, alors que mes copains rêvaient de copines, moi, je rêvais de juges tout de blanc vêtus qui prononçaient des jugements justes sans accorder aucun intérêt aux dizaines de téléphones noirs qui les poursuivaient et sonnaient sans arrêt. Des rêves comme ceux-là, avec des fins aussi sympas, j’en ai fait des centaines depuis.

Je crois que j’ai développé chez moi, une propension à imaginer des choses agréables dans mon sommeil que je ne retrouvais jamais au réveil. J’ai appris ainsi, au fil des années, à déplorer la chose, et à faire avec en attendant de faire à nouveau un nouveau beau rêve. Le rêve que j’ai fait cette nuit, il est magnifique, mais j’ai bien peur que, comme tous les autres rêves merveilleux que j’ai faits durant les longs sommeils et longues siestes dont j’ai profité durant ma longue vie si palpitante où j’ai fait, dit et écrit souvent n’importe quoi, j’ai bien peur, disais-je, que ce rêve finisse à l’eau comme tous les autres. Ceci dit, je vais vous le raconter quand même comme ça, vous allez me donner votre avis. Euh… J’ai un peu honte.

Vous savez, ça ne se voit pas, mais je suis quelqu’un de très pudique. Bon, ok, d’accord, je vous raconte mon rêve… J’ai rêvé que M. Chabat a retiré ses ministres du gouvernement, que  M. Benkirane a été obligé de procéder à un remaniement, et que parmi les nouveaux ministres nouvellement nommés, figure… euh… votre humble serviteur qui a été intégré à la nouvelle équipe comme ministre sans étiquette et sans portefeuille, mais avec une mission unique et insolite : rappeler à l’ordre  à coups de baguette tous mes collègues de l’Exécutif  à chaque fois qu’ils oublient d’exécuter les promesses qu’ils feraient au Parlement, et donc aux élus. Comment ? La baguette ? Ah oui, j’ai oublié de préciser que dans mon rêve, il s’agit d’une baguette magique qui, tout bonnement, fait disparaître tout ministre bonimenteur. Alors ? J’ai des chances ou bien je rêve ? Oui, je le savais, mais tant pis, je vais continuer de rêver. Quelqu’un a dit un jour : «Les avenues de la rêverie sont la promenade préférée du diable». Je vous avais dit que je n’étais pas un ange.

Bon week-end à tous les rêveurs et à toutes les rêveuses. Quant aux menteurs et aux menteuses…

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