Opération «Soli’Dar» : Acte 1 = «Lkhobz kaitsena»

Opération «Soli’Dar» : Acte 1 = «Lkhobz kaitsena»

La situation de nombreuses familles devient de plus en plus difficile et nombre d’entre elles ont des difficultés à nourrir leurs enfants. Les plus fragiles d’entre nous, les plus vulnérables, les journaliers, les sans-emplois, les sans domicile fixe… souffrent et sont souvent dans une stratégie de survie.


Il nous faut inventer de nouvelles formes de solidarité : au plus près de notre voisinage : au niveau de notre rue, de notre quartier, de notre douar… d’où le nom de l’opération que Marocains Pluriels et les associations de jeunes du Label Morocco l’Ghedd nous proposent depuis ce week-end : Opération ‘’Soli’Dar/Solidarité’ Maison pour indiquer la proximité.
Solidarité de proximité, telle est la philosophie de cette nouvelle opération : il s’agit pour chacun(e) de nous d’agir au plus près de son environnement. D’agir par quartier, voire par rue car cela nous permet de savoir pour qui nous nous mobilisons, de suivre nos actions et de venir en soutien aux familles, dans la proximité, dans notre voisinage immédiat.
Cela évite aussi la dispersion des efforts et un maillage plus efficace de l’aide.

Par ailleurs cela permet aussi de créer des «Comités de Quartiers» où il est plus facile d’unir les bonnes volontés et les moyens.
La 1ère action que nous proposent ces jeunes militants de terrain dans le cadre de «l’Opération Soli’Dar» est celle qu’ils ont baptisée «Pain en attente»/»lkhobz kaitsena».
Inspiré de l’idée du «Café suspendu», il s’agit de payer d’avance des pains (baguettes et autres) dans une boulangerie, une épicerie, auprès d’un vendeur ambulant… en demandant au commerçant de les offrir aux personnes qui sont dans la difficulté, dans la précarité qui viennent à son commerce ou qui vivent à proximité.
Cette action ne coûte pas très cher et peut être renouvelée – sachant que la majorité d’entre nos concitoyens de la classe moyenne -celle qui se mobilise- ne peut actuellement consacrer beaucoup d’argent aux actions de solidarité pourtant indispensables.

Les mérites de «lkhobz kaitsena» sont nombreux : la proximité, le suivi, l’aide concrète -même si modeste- à des familles en difficulté (le pain reste chez nous, un aliment privilégié) et nous permet de miser sur des commerçants de confiance, qui joueront le jeu honnêtement.
«Pain en attente» nous permettra ainsi de tester l’opération «Soli’Dar» et de la multiplier et la diversifier par la suite…

La période actuelle est inédite, anxiogène et outre les dommages sanitaires qu’elle provoque, elle entraînera des dégâts sociaux dont on ne mesure pas encore l’ampleur, c’est pour cela qu’en plus des décisions qui reviennent à l’Etat il est impératif pour les acteurs associatifs, pour les militants du terrain, d’inventer de nouvelles formes de solidarité, de coller au plus près de la population et de ses besoins : la solidarité de proximité qui peut se décliner rue par rue, quartier par quartier est la meilleure façon d’inventer un maillage dont les filets permettront d’être le plus efficace possible.
L’heure est plus que jamais au terrain et à la proximité, qui rassurent, qui inspirent confiance, qui tissent des liens concrets.

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