Point de vue: Maroc, terre de toutes les rencontres

Point de vue: Maroc, terre de toutes les rencontres

Pendant 3 jours Essaouira aura été le symbole de ce que notre pays représente en termes de diversité, de terre d’hospitalité, de symbole d’ouverture… Pendant 3 jours le Maroc aura montré face aux projecteurs, aux flashs des appareils photos et aux plumes des journalistes ce qu’il est – le plus souvent en toute discrétion – c’est-à-dire une terre de rencontres et de tolérance. J’ai eu l’immense privilège de partager, à l’occasion du Festival Gnaoua d’Essaouira, des moments d’une beauté, d’une émotion rares.

Peut- être même – l’avenir nous le révélera – des moments chargés de promesses, en tout cas imprégnés d’Histoire. Essaouira a vu se côtoyer, se croiser, se parler, échanger, rire, danser… des personnes porteuses de diversité, porteuses de passé, de présent et de futur et symboles de parties du monde d’une importance capitale: l’impératrice Farah Diba – légende vivante – Leila Chahid – ambassadrice de Palestine, M. Bush, nouvel ambassadeur des États-Unis au Maroc, et bien sûr André Azoulay – conseiller de SM le Roi – chantre de la pluralité. Je cite ces personnages car ils ont été les acteurs les plus emblématiques de ce «moment précieux» qu’a abrité notre pays. Mais d’autres ambassadeurs – Corée, Brésil…- des ministres, des personnalités africaines (thème du Forum du festival) et une pléiade d’artistes nationaux et internationaux ont contribué à donner un sens palpable, concret, riche à ce titre que j’ai choisi : terre de rencontres.

C’est aussi cela le génie du Festival d’Essaouira et de ses initiateurs, sortir des chemins battus, débarrasser les hommes de leurs carcans, faire bouger les lignes et permettre que l’âme et la sincérité prennent le pas sur les apparences ! Pendant ces 3 jours j’en ai été le témoin privilégié et j’ai pu mesurer qu’en fait l’Histoire si elle se compose certes de grands moments, de rencontres au sommet, de réunions et de voyages d’Etat, elle se tisse aussi autour d’un tajine, en écoutant le grand Hamid Kasri, en se retrouvant assis en toute simplicité sur des tapis, en battant des mains en chœur, ou dans un aparté informel autour d’un thé sur une terrasse battue par les vents bienfaiteurs de la ville.Au-delà de ces considérations, ce que je retiens en tant que simple citoyen marocain c’est l’amour pour notre pays dont font preuve toutes ces personnalités. En toute sincérité –sans langue de bois et loin de tout discours officiel – dans les discussions particulières l’estime qu’elles portent au Maroc, à son Souverain, à son peuple est clairement exprimée… et cela n’a pas de prix, car ni la diplomatie, ni la politique, ni les relations internationales officielles ne peuvent rivaliser au fond avec de tels moments où les hommes et femmes de pouvoir, de décision, se retrouvent en confiance, pris par le charme envoûtant d’une ville, l’hospitalité sincère de ses habitants.

La musique entêtante des Gnaouis aidant à faire tomber les barrières c’est le cœur qui parle… Si je veux être très franc, très sincère je partagerai avec vous un sentiment que j’ai ressenti comme jamais : la fierté confortée d’être Marocain que l’on éprouve en vivant de tels instants. Etre Marocain(e) ce n’est pas rien !

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