Faire campagne durant l’été n’est pas chose aisée et les partis politiques sont en train de le vérifier. Il est clair que l’électorat potentiel n’est pas vraiment disponible, l’esprit occupé par l’été justement où il voudrait ne serait-ce qu’un moment oublier ses soucis quotidiens, d’autant plus que ceux-ci ne sont pas très éloignés avec la rentrée scolaire et le Ramadan qui s’annoncent… Allez donc dans ces conditions «parler politique», d’autant plus quand on sait le discrédit qui frappe celle-ci. Pourtant il faut être juste et reconnaître les efforts fournis par certains partis : élaboration et présentation de programmes, débats télévisés, interviews dans la presse. Bref, il y a un réel souci de communication, le piège serait que cela ne soit que du marketing. En effet, si les partis ont choisi d’expliquer leurs programmes, il ne faudrait pas se contenter de le faire auprès de quelques «figures de la société civile», dans les salons de grands hôtels, mais bel et bien «retrouver le chemin des quartiers, des bidonvilles, des profondeurs de nos campagnes et essayer d’aller convaincre ceux et celles qui comptent, c’est-à-dire nos concitoyen(ne)s.»
Or ceux-là sont autrement plus difficiles à convaincre : tout a été dit sur la perte de crédibilité, le manque de confiance, le désamour entre les politiques et la population, l’argent corrupteur… pourtant il serait hautement contre-productif de se complaire dans ce refrain : il est clair que nous sommes aujourd’hui devant un choix. Un choix de société, un choix d’avenir!
Que voulons-nous pour notre pays, que voulons-nous pour nous, que voulons-nous pour nos enfants ?
Une société qui va de l’avant, qui va vers la modernité, où l’homme et la femme sont égaux en droits et en devoirs, ou bien une société sclérosée, repliée sur elle-même, rétrograde où l’obscurantisme serait le «phare» de notre pensée ?
Face à ce «choix», nous devons tous aider les partis politiques progressistes, démocrates à «faire leur mue» et nous efforcer de sortir de nos préjugés négatifs à leur égard. Le 7 septembre n’est pas loin, nous autres électeurs et électrices faisons l’effort de nous intéresser aux programmes politiques, à eux de faire l’autre moitié du chemin en s’efforçant de nous convaincre. Et puis parlons autour de nous, sur les plages, dans les campings, sur les terrains de sport , les lieux de loisirs… pour que le 7 septembre, nous soyons au rendez-vous. Nous sommes une exception dans le monde arabo-musulman actuel, confirmons notre spécificité dans les urnes.









