Chroniques

Post-scriptum : Scandales à répétition

© D.R

Comment voulez-vous inciter les jeunes –et les autres- à aller voter lorsqu’il se trouve que l’un des protagonistes est vice-président de la ville et parlementaire.
Le discours que vous tiendrez alors aux jeunes ne sera que de peu de poids et vous aurez beaucoup de chance s’ils ne vous rient pas au nez, face à votre discours de civisme, de citoyenneté, de non-violence…
Le choc des images annulant le poids de vos paroles ! Autre «scandale» dans un autre ordre d’idées, l’absence de politique culturelle –notamment au niveau communal- scandale qui a été justement souligné par Momo et Hicham, les initiateurs de «L’Boulevard» qui savent de quoi ils parlent.
Ils ont dénoncé avec conviction le fait de «n’avoir à aucun moment entendu évoquer la culture» alors que les élections communales arrivent à échéance.
Je me permettrai d’ajouter un «grain de sel» : obligation devrait être faite aux organisateurs de festivals -d’autant plus quand les communes y participent financièrement- de consacrer une partie de ces budgets à la création d’ateliers, de salles de répétitions, de studio d’enregistrement… qui seraient autant de prolongements durables de ces festivals et balayeraient le reproche de «coups ponctuels». A ce jour, le festival remplissant au mieux cette mission est bel est bien Mawâzine !
Troisième scandale et là je parle de l’honneur d’un homme, ne me permettant aucunement de juger : comment une affaire telle que celle qui aujourd’hui éclabousse le maire de Marrakech, peut-elle se retrouver ainsi dans la presse, en dépit de toute déontologie. Pourquoi étaler de cette façon une affaire dont le principal intéressé nie tout et se faire l’écho de quelque chose de totalement invérifié, voire invérifiable ?
Que gagnons-nous à lire cela ???
Nombreux sont ceux qui évoquent l’approche des élections communales pour expliquer de tels dérapages ; curieux prétextes, étrange conception : une élection est occasion à débats, à projets, à programmes… pas à des attaques « au-dessous de la ceinture». Le scandale est plutôt la prolifération de tels agissements : altercations publiques, diffamation, insultes, absence de véritables débats (tels que celui de la place de la culture, par exemple) car tout ceci contribue grandement à la décadence de l’intérêt, pour la chose publique, du civisme, du concept même de Droits de Devoirs…
Que ceux qui «portent le scandale» ne viennent pas ensuite verser des larmes de crocodile sur un «scandaleux» taux d’abstention.

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