L’INDH a eu à relever –dès son lancement – de sérieux défis, le premier d’entre eux et non le moindre était l’indispensable révolution des mentalités. Notre administration devait inverser tous ses schémas de pensée pour permettre que l’initiative vienne de la population elle-même. La condition sine qua non de la réussite de l’INDH étant justement son appropriation par ceux et celles à qui elle est destinée. Ce pari est en passe d’être réussi; l’enjeu de l’INDH aujourd’hui étant une communication «plus pointue», c’est-à-dire réussissant à atteindre nos compatriotes du «Maroc profond» et des quartiers les plus «relégués» et également le saut quantitatif et qualitatif des «AG» (activités génératrices de revenus) qui peinent à émerger du fait de la complexité des procédures mais aussi de l’absence d’esprit d’entrepreneuriat au sein de notre population et de nos jeunes, en particulier. Je voudrais ici, et à l’occasion de la nomination de Si Aziz Dadès au poste de gouverneur de Mohammédia, dire à quel point l’INDH lui doit un véritable coup de chapeau. Il a su – en tant que coordinateur national de l’Initiative voulue et portée par SM le Roi- en faire un véritable outil populaire qui aujourd’hui bénéficie à des milliers de Marocains (es). La nomination par le Souverain d’une gouverneure: Madame Nadia El Guermaï en tant que coordinatrice nationale de l’INDH, aujourd’hui, est un signe et un symbole qu’il faut apprécier. C’est une femme – de qualité- qui a en charge ce bel instrument de développement humain. Mais là ne s’arrête pas la vision de notre Roi quant à l’INDH, il a en effet – la semaine dernière- proposé que cette initiative devienne internationale : nous ne pouvons que constater que dans bien des pays arabes, la question du développement humain est vitale, mais malheureusement bien souvent en panne. Proposer à ces pays de s’inspirer de notre INDH pour la transposer à un ensemble de nations revient à offrir à ces peuples une «politique de leur développement» concertée, pragmatique, ayant déjà fait ses preuves et tablant sur la durée. Qu’un «fonds» international puisse être créé à cet effet serait une garantie concrète de la volonté d’atteindre les objectifs fixés de développement, de lutte contre l’exclusion et d’outil contre la marginalisation.
L’INDH peut nous réserver encore bien des surprises notamment celle d’unir sur un objectif clair, concret et commun, un ensemble de pays arabes. Avouons que serait un bien bel enjeu, la gageure n’est pas facile, les pays concernés sauront-ils la relever ?
Souhaitons-le, car dans un paysage actuel bien désolant cela représenterait une réelle éclaircie.










