Chroniques

«Procrastinons» ! Ça fait du bien !!

© D.R

La procrastination est peut-être l’ennemie de la productivité des fois, mais elle est sans aucun doute souvent l’amie de la créativité. La procrastination n’est-elle pas aussi un outil de gestion des priorités pour une meilleure gestion du temps ?!

Alors, alors ! Êtes-vous plutôt du genre on démarre le début de l’année plein de convaincantes convictions, de projetés projets, de règles réglées, de disciplinées disciplines, de rigoureuses rigueurs, d’engagés engagements, de résolues résolutions, de déterminées déterminations, et de «C’est aujourd’hui ou jamais ?!

Ou plutôt de l’autre genre, c’est-à-dire carpe diem, le temps fera les choses, les choses se feront avec le temps, et ainsi va le temps et s’en va le temps… et le temps et vous êtes amis puisqu’en fait dans votre quotidien le temps futur n’a pas grande place… et celui du passé n’est plus, «Avec le temps va tout s’en va» comme chantait Léo Ferré.

Ou encore du genre, eh oui il y a plusieurs genres de personnes et différents styles de vie pour démarrer la nouvelle née de l’année qui n’est autre qu’elle-même, ainsi qu’une variété de comportements pour entamer la bonne et heureuse année. Ce nouveau genre dont je vous parle, et que vous êtes peut-être, est celui de ceux qui avaient commencé à paniquer et à s’angoisser de l’arrivée du 31 décembre sans qu’ils aient fini de réaliser la totalité de leurs interminables et gigantesques listes de «to-do-list», elles-mêmes à craquer de «to do» transformés en «not to do» or «not done». Il et elle de cette troisième catégorie, mettent leurs premiers pas dans l’année, la nouvelle, torturés par tous ces pseudo non aboutissements, qui ne les ont toutefois pas empêchés de dresser une tonne de nouvelles énumérations des nouvelles tâches et le mot convient parfaitement bien, de la nouvelle année. Si vous êtes de ceux-là, respirez profondément, trois fois, 1, 2 et 3, bien concentrés, avec de bonnes inspirations suivies de franches expirations et profitez de ce début d’année en vous débarrassant de vos anciens relevés de notes de «faits» ou de «non faits» sans regarder en arrière.

Notre quatrième catégorie de nous qui commençons l’année est celle des grands champions de la très populaire thématique de développement personnel, «La procrastination» mesdames et messieurs ! Les «Je dois faire…», «Il faut que…»,… blablabla, car ça fait du bien de se l’entendre dire, s’écouter et s’imaginer faire, c’est proche de faire…n’est-ce pas ! Ça y ressemble ! Mais ça ne l’est pas ! Toute une mascarade qui peut se transformer en culpabilisations et frustrations de non-productivité. Il existe autant de nombre de personnes que d’attitudes et de manières d’entreprendre le début de l’an. Nous sommes certainement un peu de ceux et celles que j’ai cités, à cheval entre deux genres, un peu des trois, des quatre, avec une ou plusieurs tendances prononcées vers un d’entre lesdits genres.
Moi par exemple, en début de semaine, je tends vers le genre 1, une férue d’anti-procrastination, et vers l’approche du week-end une folle de «YOLO» et entre les deux j’ai des pics de conduite de la catégorie 3 collectionnant les programmes, les notes, tantôt sur mon mobile, tantôt sur mon «planner», tantôt les deux… Les alarmes, les notifications, les rappels, les alarmes d’alarmes, les rappels de rappels… Je sens d’ailleurs que nous sommes pas mal ici à avoir le même type de semaines !

Tout ceci est là pour vous révéler que la procrastination n’est pas un crime, et encore moins toujours mauvaise.

Prendre son temps c’est vital, remettre au lendemain nécessaire des fois, reculer pour mieux sauter, ça marche…

À force de s’obstiner à tout faire tout de suite pour éviter cette fichue procrastination, nous produisons certes, mais pas toujours que de bonnes choses ! Alors quantité ou qualité ?! Un peu des deux ?!

Sans vouloir vous encourager à devenir des individus qui démissionnent de ce qui pourrait être fait à portée de main et sur-le-champ pour une meilleure organisation et une gestion du temps plus efficace, je revendique ici de produire sereinement et sans pression négative, et qu’il n’est juste pas nécessaire de produire pour produire du matin au soir.
La procrastination est peut-être l’ennemie de la productivité des fois, mais elle est sans aucun doute souvent l’amie de la créativité. La procrastination n’est-elle pas aussi un outil de gestion des priorités pour une meilleure gestion du temps ?! Si nous pouvons remettre à demain ce qui nous libérerait aujourd’hui, allons-y ! Libérés nous serons à coup sûr plus épanouis. L’épanouissement n’est-il pas le must de la production, de notre production de nous-mêmes !

En quelque sorte, c’est une sorte de mieux faire demain ce que nous ne pouvons faire aujourd’hui !

Ni fainéant, ni looser ! Ni aucune de toutes ces étiquettes, faites par nous envers nous ou par les autres sur nous !

Ceux-là mêmes qui nous incitent au lâcher-prise nous font des remontrances pour la procrastination ! Etrange non !

Le plus important dans toute cette chronique de procrastination est d’assumer ce que nous faisons aujourd’hui et ce que nous reportons à demain.

Savourer les temps de réflexion, les pauses de créativité, les évasions de liberté de prévoir sans agir, et des «mieux communiquer avec le temps pour mieux le vivre» et passez à l’action au bon moment !

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