ChroniquesUne

Quelle bouffée d’enthousiasme, de ferveur, de patriotisme, de fraternité !

© D.R

Sincèrement je souhaite à chaque compatriote et notamment à nos jeunes de pouvoir vivre ce moment.
Je sais que ce n’est pas possible ou du moins pas facile mais j’ai vécu vendredi une soirée qui me marquera à jamais, qui fera partie des souvenirs qui resteront dans ma mémoire à jamais.
Un condensé d’émotions multiples comme seules les très grandes occasions peuvent en créer et ce vendredi le foot nous l’a fait vivre. C’est à mon sens le seul sport qui est susceptible d’entraîner et de procurer de tels sentiments.
Dès le début du match, en prenant place dans le stade Moulay Abdellah nous étions pris par une atmosphère particulière, cela vous prenait aux tripes, nous sentions confusément que nous allions vivre tous ensemble un grand moment de communion, de partage, d’enthousiasme. Cela ne s’expliquait pas mais se sentait : à des sourires, des clins d’œil, des tapes sur l’épaule, des excuses lorsque l’on se bousculait, d’invocations partagées…
Tous les signes d’un extraordinaire sentiment d’appartenance commune, d’identité rassembleuse, bref notre Tamaghrabit en version XXL.
Et effectivement de la 1ère minute du match, à la dernière, 70.000 Marocain(e)s n’en ont plus fait qu’Un : le Maroc uni dans sa diversité.
La ferveur a été contagieuse, les chants, les sifflets d’encouragement, les «Sir, Sir», les «tmarqué», les «Chebka», les applaudissements… n’ont pas cessé, s’amplifiant même tout au long des 90 minutes…
Et vivre cela tous ensemble a révélé beaucoup de choses, que l’on prétend trop vite oubliées : les plus visibles étant le patriotisme : notre hymne national chanté à gorge déployée par le stade tout entier, donnait le frisson… mais aussi cette fraternité entre nous qui se vivait à des petits gestes loin d’être anecdotiques. Une tablette de chocolat partagée, une écharpe prêtée, un enfant pris sur ses épaules par un jeune mieux placé sur les gradins, une photo prise par un inconnu… bref, je pense qu’il faut vraiment avoir vécu cela pour en saisir toute la portée.
Et cerise sur le gâteau, le civisme, dont nous déplorons si souvent l’absence, était omniprésent !
Et que tout cela fait donc du bien, nous avons besoin de ces moments qui font ressurgir le meilleur d’entre nous, il serait tellement bon de les multiplier.
Sincèrement l’adage qui dit que le 12ème homme contribue grandement à la victoire s’est amplement vérifié : le public a été ce 12ème homme de l’équipe Nationale !
Comment ne pas terminer cette chronique par un vibrant hommage à nos joueurs qui se sont dépassés et ont livré leur meilleur match depuis le début de la CAN. Bravo et merci !
-Je voudrais enfin rendre justice et honneur à notre coach Walid Regragui, qui nous a menés à une place où nous n’avons plus été depuis plus de 20 ans.
Force à toi Walid, qui a été tant vilipendé et qui mérite notre reconnaissance et nos félicitations.
90 minutes qui nous ont tous rapprochés, puisse cet élan nous emporter loin… et longtemps !