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Transmission : Communion !

© D.R

Pour avoir assisté aux matchs, dont le Maroc était acteur, sur la place Hende où LG et la wilaya de Casablanca ont eu l’excellente idée d’installer un écran géant, je peux vous dire à quel point j’ai ressenti ce que pouvait être l’esprit de communion. Jeune en majorité, le public très dense, populaire, vibrait en effet aux mêmes actions, aux mêmes visages de joueurs, aux mêmes buts marqués par les nôtres. Plus que dans les cafés, bien plus qu’à leur domicile, ces jeunes (mais aussi moins jeunes) avaient choisi de venir assister à un spectacle fédérateur, en commun. Derrière ce qui pourrait paraître anecdotique, se cache en réalité une signification plus profonde. Alors que l’individualisme triomphe, que la «survie» entraîne des comportements mesquins, que nos «friqués» sont loin de donner l’exemple eux qui vivent dans une bulle hermétique, et bien cette petite place de Casablanca est devenue un symbole de partage, d’émotions en commun, d’envie – et de besoin- de communiquer. Or si l’on est capable de cela pour un sport, un spectacle, cela peut aussi signifier que l’on ait besoin de plus. Or ce plus, devrait être -selon moi- un projet de société fédérateur, susceptible de mobiliser les énergies, de canaliser les forces vives, de justement permettre cette communion. En écoutant nos aînés, parler avec nostalgie de l’esprit qui prédominait au Maroc il y a encore quelques années, on peut deviner ce qu’était alors ce sentiment de communion. La pauvreté, une éducation défaillante, les débuts de la mondialisation, le manque de civisme… sont passés par là, nous transformant souvent en gens indifférents les uns aux autres. C’est SM le Roi Mohammed VI, qui dès son accession au Trône, a redonné un sens au sentiment collectif, au mot solidarité, au concept d’engagement; c’est cette voie qu’empruntent aujourd’hui des centaines de jeunes à travers le Royaume, en communiant dans le sport certes, mais encore plus significatif en communiant dans l’engagement associatif, dans l’action, dans la prise en charge d’un destin commun. C’est bien de ces jeunes là qu’il faut espérer, et c’est bien de ceux-là qui ont compris ce que signifiait «intérêt collectif» qu’il faut attendre.

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