Chroniques

Walid le charismatique, bien plus qu’un coach…

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Un coach a une charge vitale bien évidemment et son champ d’action est bien défini, délimité par ses objectifs, un leader est investi d’une mission différente et autrement plus vaste.

Walid est adoré par ses joueurs, il a la confiance des instances footballistiques et jouit d’une popularité indéniable auprès des citoyens, pas seulement les supporters d’ailleurs mais tous ceux qui ressentent son «aura», comme on dit chez nous la «hiba».
O bien sûr notre défaite lors de la CAN lui a valu critiques, un certain désamour mais aussi nombre de retournements de vestes, il y a une grande différence entre déception, critiques positives et lynchage…mais passons telle est la rançon du succès.
Comme si en subissant cette défaite nous avions «tout perdu», ce qui n’est pas le cas, nous avons gagné 1 place au classement mondial de la Fifa où nous sommes dorénavant 12 ème et où nous sommes à la 1ère place en Afrique et au 1er rang à l’échelle arabe.
Cela doit bien évidemment donner lieu à des révisions et des ajustements mais cela nous oblige également.En tout cas cette «hiba» ne lui est pas venue de nulle part, son parcours l’explique : croyez-moi on ne devient pas la personnalité emblématique qu’il est devenu, lorsque l’on est enfant d’immigrés, ayant grandi dans une cité, si l’on ne possède pas talent, persévérance, rage de vaincre et surtout valeurs transcendantes.
Et ces valeurs alliées à l’expérience d’une vie en banlieue ont forgé l’homme qu’il est aujourd’hui, moi-même issu du même vivier que Walid j’ai compris cela immédiatement lorsque je l’ai vu raccrocher Hakim Ziyech au train du succès.
Il faut être de sa trempe pour être capable de renouer ce fil que la vie avait fait lâcher à Hakim.
Après la défaite Walid s’est tu, c’était sage, il a cependant été fidèle à ses propos antérieurs et a remis sa démission à la Fédération, qui Dieu merci a su la refuser et faire confiance à son talent, à sa probité et à sa capacité à se réinventer.
Un coach a une charge vitale bien évidemment et son champ d’action est bien défini, délimité par ses objectifs, un leader est investi d’une mission différente et autrement plus vaste.
Walid unit les deux, outre l’aspect footballistique, tactique, intelligence du jeu il est le référent pour tous ces joueurs, jeunes, talentueux, peu préparés à la gloire qui les met sous le regard de milliers de supporters tant dans leur vie publique que privée, il est le ciment qui consolide l’esprit d’équipe, il gère les égos…bref il est le pivot.
Ce vendredi Walid a donc pris la parole, invité sur la chaîne Arryadia, et vraiment il s’est montré digne de ce que l’on attendait de lui.
Il n’a évacué aucun sujet, assumant ses choix et prenant l’entière responsabilité de notre élimination en huitièmes.
Ce qui a été tout particulièrement «grand» c’est le soutien apporté à Hakimi, là aussi prenant toute sa part et entrant alors dans son rôle de grand frère il a expliqué qu’il fallait maintenant que Achraf dépasse ce penalty.
Il a aussi rendu hommage à nos adversaires et ses propos respectueux pour l’équipe d’Afrique du Sud relevaient d’un bel esprit.
En demandant pardon au peuple marocain il s’est élevé à la hauteur du rendez-vous qu’il avait avec nous.
Respect !

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