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À bâtons rompus avec Soufiane Khalidy, acteur international: «Je commence le tournage d’une série Américaine en début d’année»

Entretien : Le jeune acteur aux multiples talents Soufiane El Khalidy continue de s’illustrer à l’international. Il nous livre des détails de son parcours professionnel et de ses projets.

ALM : Vous venez d’enchaîner deux tournages avec des stars américaines et françaises pourriez- vous nous en parler plus en détail…
Soufiane Khalidy : J’ai enchaîné trois tournages internationaux entre octobre et décembre. J’ai d’abord joué un personnage historique qui a participé à la traque d’une cellule terroriste pour la série américaine, «Beirut». Puis j’ai participé au nouveau clip «Tattooine » du rappeur rançais JXSH où je joue un des deux rôles principaux. C’est un personnage tourmenté entre Mad Max et Vincent incarné par Tom Cruise dans le film Collateral de Michael Mann. Enfin, j’ai tourné aux côtés du grand acteur français, comme Lambert Wilson sur le nouveau film allemand «Klandestin» de la très talentueuse Angelina Maccarone. De plus, vous pouvez me voir sur la plateforme Shahid jouer pour la première fois en arabe/darija, dans la série «Attamania» préablement appellée «The Octet».

Comment avez- vous vécu ces tournages ?
Il y a beaucoup d’inattendus dans notre métier. Chaque tournage avait son lot d’aventures et de belles surprises. Pour « Attamania », j’ai voulu me préparer avec mon coach de boxe pendant presque 4 mois, et j’ai pris presque 13 kgs de muscle pour jouer le rôle de Youssef.
Sur le clip « Tattooine » du rappeur francais JXSH, c’était très intense physiquement car j’ai dû faire mes propres fights, conduire pendant des heures dans le désert pour des scènes visuellement spectaculaires. C’était mon John Wick moment! (rires).
Enfin pour le long métrage Klandestin, j’étais honoré de voir que la réalisatrice me voulait dès le départ. Elle avait vu ma bande démo d’acteur et a ensuite visionné une scène que j’avais jouée récemment.
Vous êtes de plus en plus sollicité sur le plateau international que national pourquoi ?
Je pense qu’il y a plusieurs facteurs. Le premier, c’est que j’ai étudié le cinéma dans l’une des meilleures écoles du monde, Full Sail University à Winterpark et ce, grâce à une bourse d’excellence pour les talents internationaux que j’ai décrochée du Maroc. J’ai été formé par des professeurs qui avaient gagné des oscars, des Emmys et des Grammys. J’ai été même pris par l’iconique Actors Studio de New York présidé par Al Pacino et Harvey Keitel pour passer des auditions préliminaires afin d’y être membre à vie. Dès le départ, aux USA, on a reconnu ma singularité. J’étais un Alien pour eux, loin du cliché arabe ou européen.
De plus, j’ai appris à être à l’aise avec plusieurs genres de films. Je pouvais avoir un jeu cérébrale ou intuitif sans parler du fait que je n’avais pas peur de réaliser mes propres scènes de combat ou de cascades, un peu comme mes idoles Paul Newman et Tom Cruise. Je n’avais pas cet ego comme beaucoup de jeunes acteurs, j’étais patient, j’acceptais tous les jobs sur un plateau de tournage. Après mes études à Full Sail, je me suis installé à Los Angeles, où j’ai été nominé dans plusieurs festivals américains comme meilleur jeune scénariste et réalisateur pour Flags and Masks Down, JukeBox Zero, tout en enchaînant les tournages de films et de séries américaines comme acteur. J’avais signé avec mon premier agent dès mon premier mois à Santa Monica puis le bouche à oreille m’a ouvert de nouvelles opportunités.

De plus à la différence de la majorité des acteurs marocains, j’avais commencé ma carrière d’abord à Hollywood avec des géants, donc je comprends leur méthode de travail. Je crois qu’au Maroc, on a eu peur que je ne sois pas capable de m’adapter au pays. Or, je suis d’Agadir, parfaitement trilingue. Je suis aussi bien à l’aise dans le milieu chaabi que dans les milieux sophistiqués, avec les stars du cinéma et de la musique.

Vous avez travaillé avec des vedettes universelles du 7ème art américain, quelles sont les personnes qui vous ont marqué le plus durant votre parcours ?
Le premier à m’avoir marqué fut mon professeur de post production, Bill W. Benton, le légendaire sound mixer de Heat, d’Independance Day où encore Dance avec les loups de Kevin Costner où il avait d’ailleurs gagné un oscar. Vient après mon prof en distribution, l’ancien directeur de la Gulf Channel du Groupe NBC, Peter Gordon. Celui-ci m’a encouragé à m’installer à Hollywood et de me lancer.
Il y a aussi le génial Aaron Weldon. Je n’oublie pas bien les stars avec qui j’ai travaillé sur les plateaux de tournage comme les Scarlett Johannson, Zoe Kravitz, Ed Harris, Billy Crystal ou Tom Cruise.

Quel est le rôle qui vous tient à cœur ?
Je ne sais pas, chaque rôle m’a accompagné dans ma progression. Je pense que je suis toujours en évolution et j’apprends de chaque tournage.

C’est le titre de la boite

d’autres projets en cours
Annonces  Je vais peut-être enchaîner sur une série américaine en Europe en début d’année et j’attends une réponse définitive sur deux films américains qui vont être tournés entre l’Asie et le Canada

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