Adieu le soldat de l’art !

Adieu le soldat de l’art !

Des artistes témoignent du militantisme de feu Anouar Al Joundi

Tellement sa maladie était imperceptible que son décès était surprenant. Hélas, Anouar Al Joundi est parti mardi à l’au-delà à l’âge de 59 ans. Un décès qui attriste, assez, ses pairs. Entre autres, le comédien et acteur, Mohamed El Jem, qui ne cache pas son émotion et rappelle avoir été lié d’amitié avec le défunt, indique que celui-ci a, «dans le métier, pris des initiatives pour la continuité». «Il a pris, d’une main de fer, le flambeau de ses parents et a tenté de persévérer. Et il a réalisé les espoirs escomptés», ajoute le comédien. D’ailleurs, l’artiste disparu a écrit des œuvres et des livres réussis. «C’était un artiste accompli», exalte M. El Jem à propos du défunt qui a également fait dans la réalisation et la personnification.

De son vivant, l’artiste disparu était, selon le comédien, accompagné d’une caravane d’artistes et veillait au rassemblement de sa troupe. «Il était à la hauteur et il a gravé son nom dans la scène artistique marocaine qui a perdu un de ses bons fils qui se passionnait pour sa patrie», ajoute l’acteur. Comme il le détaille, Feu Al Joundi veillait au labeur et à y intégrer d’autres personnes. Tout comme M. El Jem, d’autres artistes témoignent, selon ce comédien, de la bonne moralité du regretté qui était «un militant dans le domaine».
A son tour, l’actrice Bouchra Ahrich s’exprime avec la même émotion. Pour elle, «il n’était pas seulement artiste, il était également l’un des fondateurs de l’art puisqu’il a grandi dans une famille artistique». «C’était un boss, un leader», qualifie-t-elle le défunt en rappelant l’œuvre de celui-ci dans sa troupe de théâtre. «Il tenait aux tournées dans les villes au Maroc et à l’étranger», ajoute-t-elle. Pour la comédienne, le regretté était également syndicaliste puisqu’il a «milité pour les artistes notamment». Aussi, il constituait, au sens de l’actrice, un lien entre les artistes et l’administration, les ministères et les syndicats.

«Nous avons perdu un homme sympathique, de bonne moralité, engagé et fidèle à l’histoire», enchaîne-t-elle. Elle rappelle également qu’il tenait à assister aux événements, festivals, rencontres, tables rondes. Il nouait aussi des relations avec des personnes de par le monde, à chaque fois que l’occasion se présentait, pour promouvoir la culture marocaine. La comédienne ne manque pas d’évoquer la maladie de l’artiste disparu. «Il souffrait en silence après son opération du cœur bien qu’il l’ait faite depuis des années.

Il a même gardé sa maladie secrète», confie-t-elle en rappelant que le défunt tenait également à assister aux cérémonies. «C’était un père pour tout le monde. Il a pris le flambeau dans la troupe de théâtre dont tous les membres sont désormais orphelins sans leur père spirituel», conclut-elle.

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