Affiliée à la jeunesse et aux sports : Quel sort pour la culture ?

Affiliée à la jeunesse et aux sports : Quel sort pour la culture ?

S’il y a un fait marquant en culture, en cette année 2019, c’est bien l’affectation de l’ensemble de ce secteur à un autre département entièrement différent.

La fusion, depuis octobre dernier, entre la culture et le sport, est de nature à inciter à s’interroger sur le sort de la première. Celle-ci bénéficie-t-elle d’un intérêt autant important que le deuxième secteur ? La question demeure légitime puisque la culture est, à elle seule, un secteur qui regroupe plusieurs acteurs et disciplines à la fois. Une multiplicité qui exige un intérêt à plus d’un titre. Entre quelques bibliothèques gérées par des ressources humaines qui ne contribuent pas assez à la promotion de leurs activités, disciplines culturelles, notamment l’édition, et artistiques variées ainsi que plusieurs festivals, ce seul secteur, plein de volets, mérite un soin particulier. Chacun ayant besoin d’une gestion appropriée. Aussi, les budgets de certaines manifestations s’inscriront-ils dans la continuité ou seront-ils revus.

En outre, la lecture, en tant que partie intégrante de la culture, est censée être encouragée par un secteur pleinement indépendant au-delà de l’apport d’autres. De même, la culture rassemble plusieurs  artistes à la fois. Acteurs, réalisateurs, comédiens, musiciens, voire chorégraphes, entre autres, ont des préoccupations. Certains ont des soucis en attente de traitement. L’adjonction de leur secteur à celui du sport suscite des interrogations également sur le destin de ces doléances susceptibles d’être exprimées également par des auteurs, poètes et éditeurs. Seul un département dédié serait en mesure d’être à l’écoute.

Mieux encore, la nouvelle loi de Finances prévoit, en réponse à une mesure initiée en 2015 à l’horizon 2020, toute une stratégie gouvernementale pour la culture. A commencer par la valorisation du patrimoine, la consolidation de la culture de proximité, le rayonnement culturel à l’étranger ainsi que l’élargissement du réseau de salles de cinéma. Mais qu’en est-il de la gestion de cette stratégie? Mise en place par un ministère en charge de la culture, une telle mouture gagnerait mieux en efficacité. De quoi créer un impact sur les différents intervenants au secteur ainsi que sur le public en besoin de culture pour hisser également son goût artistique. L’ensemble de ces constats fait que la gestion de ce secteur de taille par un seul et unique département soit extrêmement judicieuse.

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