Culture

Afin de protéger le patrimoine immatériel: Une étude juridique pour réglementer 21 éléments dans le pipe

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Dans le cadre de la mise en place des labels des éléments du patrimoine culturel immatériel (Culture-Maroc), le département de la culture lance une étude juridique pour l’élaboration des règlements d’usage de 21 éléments du patrimoine culturel immatériel. Les détails !

La protection juridique du patrimoine culturel se renforce de plus en plus. Le département de la culture se penche sur une étude juridique pour l’élaboration des règlements d’usage des éléments du patrimoine culturel immatériel constituant le label Maroc-Culture. «Dans un contexte où la protection du patrimoine immatériel du Royaume est devenue une nécessité, le département de la culture s’est engagé dans un parcours d’uniformisation des procédés et des caractéristiques des éléments du PCI (Patrimoine culturel immatériel) afin de le présenter auprès des organismes chargés de protection de ces éléments», lit-on dans le document. Dans les détails, l’étude concerne 21 éléments du patrimoine culturel immatériel. Il s’agit en effet de : Hammam Marocain, Argan, Danse Laalaoui, table ramadanesque, Safran de Taliouine, Musique Jahjouka, Neggafates, Bijoux en perles du Sahara marocain, Babouche Ziwani, Selle traditionnelle, Selham/Burnous, Fusil traditionnel, Malhoun, Chant beldi de Tafilalt, Distillation des fleurs d’oranger, Tente Flij. Elle concerne également le Thé marocain, Tanjia, Maroquinerie de Taghzout, Guedra et El Medfouna.

Selon la même source, l’étude sera réalisée selon trois étapes. La première consiste à mener une recherche documentaire détaillée pour réunir toutes les informations pertinentes concernant l’élément du patrimoine culturel immatériel concerné. «Cette étape permet de poser les bases solides nécessaires pour une compréhension approfondie de l’élément étudié». Dans ce cadre sera effectuée une analyse de la documentation collectée. «La collecte et l’analyse de documents historiques, scientifiques, et culturels permettent d’établir une base de connaissances sur l’élément étudié». De même, cette étape propose des principales caractéristiques de l’élément. «L’objectif est de clarifier les éléments constitutifs du patrimoine culturel immatériel en lien avec l’élément concerné, que ce soit des pratiques, des rituels, des savoir-faire ou des expressions artistiques particulières. «Cette étape implique une identification précise des traits caractéristiques qui définissent l’élément. L’objectif est de bien comprendre l’élément pour le réglementer de manière appropriée».

La deuxième étape se concentre sur une étude qualitative approfondie de l’élément. «Cette étape implique des discussions et des échanges avec les parties prenantes pour garantir la pertinence et la faisabilité du règlement d’usage». Enfin, la dernière phase consiste en la consolidation et la formalisation du règlement d’usage pour chaque élément, après avoir intégré toutes les informations collectées et les retours obtenus lors des étapes précédentes. «Ce règlement d’usage devant décrire aussi les exigences techniques en matière de respect du code du travail, gouvernance et transparence, environnement, genre, … ainsi que les procédures d’attribution, de suivi et de contrôle».