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Ahmed Chitachni livre une réflexion sur la transformation de la ville de Casablanca

Ahmed Chitachni livre une réflexion sur  la transformation de la ville de Casablanca

Le politiste, essayiste et chercheur en anthropologie urbaine, Ahmed Chitachni, vient de publier un nouvel essai intitulé «Casablanca 1907-1956, la démesure d’un urbanisme». Cet ouvrage de 434 pages, paru aux éditions La Croisée des Chemins, livre des idées sur la transformation de la ville de Casablanca et, par ricochet, le Maroc entier.

En effet, le livre présente une réflexion globale sur l’évolution et la transformation de Casablanca dans une déconstruction de la vision coloniale. Il souligne l’importance des réajustements théoriques et pointant les destructions, sur les plan humain et socioculturel.

«Le récit nous mène ainsi bien avant 1907, avec les destructions et reconstructions de la ville, sa place dans les échanges internationaux, la ruée vers l’Eldorado avec ce qui s’ensuit en termes de melting pot mais de la dilapidation de patrimoine foncier, de spéculation, d’urbanisation précédant tout urbanisme, de tâtonnement marqué par le sceau du sécuritaire et du culturalisme…», témoigne à propos de cet essai l’écrivaine et journaliste Mouna Hachim. Et d’ajouter : «Entre acharnement du destin et impostures de l’histoire, Ahmed Chitachni nous livre ici une étude multi-pluridisciplinaire solidement documentée, nourrie de plusieurs ressources».

Pour sa part, Mohamed Haddy, professeur de l’enseignement supérieur à l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme de Rabat, qui a préfacé ce livre, considère que cet essai se veut un pari très réussi pour «mener une réflexion sur la transformation de la ville de Casablanca et à travers elle, du Maroc depuis sa reconstruction par le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah, jusqu’à l’établissement du protectorat».
Et d’indiquer que «l’auteur s’appuie sur de grandes références, tels Edmond Doutté, André Adam… lesquels auteurs s’accordent à dire que Dar Al Bayda, Anfa, chef-lieu de Tamesna, tel un phénix, renaît toujours de ses cendres, rebelle et vivante, elle ne se laisse jamais dompter. Ce travail si bien documenté et écrit est tellement enveloppant que même lorsqu’on n’est pas d’accord avec l’auteur, on ne décroche pas, parce qu’on n’arrête pas d’apprendre».

 

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