Culture

Ali Maimouni dévoile ses dernières oeuvres

© D.R

L’artiste Ali Maimouni se distingue par sa maîtrise des couleurs et sa capacité à rendre visibles et palpables le magique et l’insolite. Le vernissage de son exposition a eu lieu, vendredi 28 octobre, à la galerie Delacroix de Tanger. Cet artiste a choisi «pour la deuxième fois d’exposer à Tanger. Ma première exposition dans cette ville remonte à 1994», dit-il.  Ayant débuté sa vie professionnelle comme maçon, cet artiste autodidacte se consacre actuellement et pleinement à sa vocation créatrice, qui s’exerce d’abord dans la sculpture sur pierre puis sur des racines de thuya dont il tire des représentations zoomorphes ou humaines. Et si ses couleurs évoquent la nature, elles renvoient aussi aux peintures vives et franches apposées sur les volets et les portes des maisons ou sur les carènes des bateaux de pêche. «Avant j’étais berger, puis maçon, et maintenant je me définis comme un artiste», confie Ali Maimouni. Né en 1956 à Archague (Ouarzazate), cet artiste rend hommage à travers ses toiles à la nature, en particulier sa campagne entourée des forêts de thuyas et d’arganiers. Sa peinture révèle les liens invisibles qui unissent la nature animale et humaine avec le ciel et la terre. Ses formes entremêlées et superposées évoquent des chèvres, des oiseaux, des béliers, des éléphants, des gazelles, des salamandres, des cobras, des scorpions, des taureaux, des vaches…  
Ayant commencé à peindre il y a plus de 20 ans, Ali Maimouni se met à la peinture, puisant ses thèmes dans les sujets du quotidien, et y intégrant des figures issues des mythologies africaines. Il se fait ainsi témoin du patrimoine traditionnel avec ses coutumes et ses rites auxquels il apporte sa touche personnelle. Il parvient à s’imposer dès ses débuts par son style, s’affirmant dans son étrangeté familière avec la frontalité d’une apparition. Ali Maimouni crée ainsi un espace saturé de couleurs et de motifs, puissamment dirigé par des forces, qui animent et relient ces organismes multiformes. Cet espace, construit par la peinture, n’a ni profondeur ni perspective, mais il est fortement dirigé et orienté. L’artiste Ali Maimouni est souvent cité dans la lignée de Boujemaa Lakhdar aux côtés de Saïd Ouarzaz, Mohamed Tabal, Abdelmalek Berhiss, que le célèbre collectionneur et amateur d’art danois, Frederic Damgaard, a beaucoup contribué à faire connaître.   
Cet artiste plasticien a exposé à l’étranger.

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