Ali Najab raconte son calvaire dans les prisons du Polisario

Ali Najab raconte son calvaire dans les prisons du Polisario

Parution de «25 ans dans les geôles de Tindouf…» chez les éditions «La Croisée des Chemins»

«Ce livre n’aurait pas vu le jour si mon épouse Atika Saiagh ne m’avait pas poussé à l’écrire. Mais je n’ai pas voulu qu’il ne soit qu’à moi tout seul. C’est le livre de tous mes compagnons d’infortune dont je rapporte quelques témoignages pour montrer ce qu’ils ont subi et vécu eux aussi».

«25 ans dans les geôles de Tindouf, Mes mémoires de prisonnier de guerre», de Ali Najab, vient d’être publié par les éditions «La Croisée des Chemins». Il s’agit d’un ouvrage racontant les 25 années d’une expérience douloureuse de prisonnier de guerre. Il retrace en effet plus de 9.125 jours de souffrances, de tortures et d’humiliations de la part du Polisario sous les yeux indifférents d’officiers des services de sécurité militaire algériens.

«C’est un ouvrage qui en dit aussi long sur la vie de son auteur, le capitaine Ali Najab, que sur la notion même de patriotisme et de combat pour la patrie. Ces mémoires, devoir de mémoire et de reconnaissance envers les disparus et les survivants, gagneraient à être lues et relues par tous et toutes», indique à ce sujet la maison d’édition. Pour Ali Najab, «ce livre n’aurait pas vu le jour si mon épouse Atika Saiagh ne m’avait pas poussé à l’écrire.

Mais je n’ai pas voulu qu’il ne soit qu’à moi tout seul. C’est le livre de tous mes compagnons d’infortune dont je rapporte quelques témoignages pour montrer ce qu’ils ont subi et vécu eux aussi». Ce livre constitué de 584 pages se veut être donc l’apologie des 2.400 prisonniers de guerre marocains qui ont subi durant un quart de siècle un vrai calvaire dans l’indifférence totale des instances internationales et des ONG des droits de l’Homme.

L’auteur insiste sur le fait que les conventions de Genève et ses protocoles additionnels, qui protègent le prisonnier de guerre, sont opposables au Polisario et à l’Algérie. Et ce, pour la principale raison que toutes les violations se sont produites sur le territoire algérien alors même que l’Algérie fait partie des pays signataires de ces conventions. Cet ouvrage est également un devoir de mémoire et de reconnaissance spécialement envers ceux qui ont sacrifié leurs vies pour la récupération de nos chères provinces du Sud. Cette dette et cette reconnaissance que chaque citoyen marocain a envers eux sont un élément clé pour le développement, chez la jeunesse notamment, d’un sentiment d’appartenance, de la valeur du courage et du dévouement pour la patrie.

À propos de l’auteur

Ali Najab est né en 1943 à Maghraoua tout près de Bou Iblan, au cœur du Moyen Atlas. En 1965, passionné par le métier de pilote de chasse, il s’engage dans l’armée de l’air et se distingue tout au long de sa formation par son implication et sa ferveur. Mais sa carrière va prendre un tournant tragique en 1978 : au cours d’une mission aérienne de reconnaissance, son avion est abattu par un missile. Il est capturé par l’ennemi et emmené à Tindouf où il passera 25 ans ; ses compagnons et lui connaîtront la torture, l’humiliation et toutes sortes de traitements inhumains. Le capitaine Najab est libéré le 1er septembre 2003. Aujourd’hui, il continue de travailler avec acharnement pour la réhabilitation et l’insertion sociale acceptable des ex- prisonniers de guerre rapatriés de Tindouf afin qu’ils retrouvent une vie normale. Il sait que la route est longue et difficile…

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