Culture

Anissa Lanaya : «Je continue d’apprendre pour évoluer»

ALM : Que représente pour vous le fait d’entamer votre carrière cinématographique par l’interprétation du personnage principal de Nafissa dans ce film ?

Anissa Lanaya : Je ne peux vous décrire ma joie d’apprendre que j’étais, à l’époque, choisie pour prendre part à «Les petits bonheurs». Et ce, après avoir passé le casting du film, dont le réalisateur Chrif Tribak est originaire de la même ville de Larache que moi. C’était une expérience très enrichissante de faire partie de l’équipe de ce film.  Cela m’a permis de découvrir les milieux du cinéma, qui diffèrent en quelque sorte de ceux du théâtre que je pratique depuis mon enfance.    

Votre premier passage au cinéma a eu des échos favorables, en particulier de la part des critiques. Comment vous êtes-vous préparée pour votre rôle dans «Les petits bonheurs»?

J’étais venue, sous les conseils de Chrif Tribak, à Tétouan, plus d’un mois avant le début du tournage de ce film. Du fait que l’histoire de «Les petits bonheurs» passe en sa totalité dans la Colombe blanche, je devais, d’abord, m’initier au dialecte tétouanais qui n’est pas le même que celui de Larache, ma ville natale. J’étais aussi résolue à m’approcher beaucoup plus des Tétouanais pour mieux connaître leurs habitudes et anciennes traditions. J’ai voulu rencontrer des lycéens et me suis rendue sur le campus pour voir les étudiants. Surtout que j’interprète dans ce film le personnage d’une adolescente de 17 ans.

Pourquoi, à votre avis, «Les petits bonheurs» a suscité la colère des Tétouanais ? Est-ce en raison des scènes relativement osées dans le film ?

Ce long-métrage parle de la femme tétouanaise dans les années 50. Il est le fruit d’un travail minutieux et de longue haleine entrepris par Chrif Tribak pour décrire cette partie de l’histoire de Tétouan. L’histoire du film est basée aussi sur des témoignages rapportés dans son premier documentaire portant le même titre «Les petits bonheurs». Rien ne peut contester ou déformer des faits liés à l’histoire. «Les petits bonheurs» a reçu un bon accueil lors de sa première diffusion, dans le cadre du dernier Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan. A l’exception de quelques protestataires qui n’ont pas apprécié certaines scènes réunissant Nafissa et son amie intime Fatouma, les deux principaux personnages du film.

Comment envisagez-vous votre avenir de jeune comédienne ?

Je m’estime chanceuse, en tant que jeune actrice débutante, d’avoir intégré l’équipe du film «Les petits bonheurs» duquel j’ai beaucoup appris. Je continue d’apprendre pour évoluer dans mon domaine. Pour ce faire, je me suis inscrite à l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) dont je viens de réussir ma troisième année.  J’ai pu participer, au cours de mes trois années d’études, à cinq courts-métrages, notamment «L’homme du sable» de Tawfik Baba et «Le Murmure de Vénus» de Ghizlane Assif. Alors que je me suis, dans un premier temps, initiée au théâtre au sein de l’association Charif El Idrissi à Larache, ce qui m’a permis d’y faire mes premiers pas.

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