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«Baba Ali» a des centaines de milliers de vues digitales

© D.R

La 3ème saison est également diffusée en Ramadan sur la chaîne amazighe

Feuilleton
Jamais deux sans trois pour «Baba Ali». Cette œuvre télévisée, diffusée en Ramadan sur la chaîne Al Amazighia en prime time, a la particularité pour sa 3ème saison d’être suivie sur le petit écran et les plates-formes de diffusion digitales.

Pour sa troisième saison, le feuilleton amazigh «Baba Ali » récolte non seulement des taux d’audience importants sur le petit écran mais aussi sur les plates- formes de diffusion digitales dont YouTube. Sur ce réseau social, les vues se chiffrent, pour l’heure, à des centaines de milliers. Et ce sont plusieurs éléments qui contribuent à cette audience susceptible d’augmenter pendant le Ramadan et ultérieurement.

Des thèmes du quotidien traités avec suspense
Dans les détails, cette œuvre traite, depuis la première saison, des thèmes de « drama» relevant du quotidien et de la société. Le tout dans un style plein de suspense, dans une intrigue distinguée ainsi qu’un tournage époustouflant. C’est ce qui contribue à la grande renommée de « Baba Ali» à large échelle. Dans ce sens, le réalisateur Mustapha Achaouer révèle : « L’une des particularités qui a attiré les téléspectateurs du Maroc et au-delà des frontières vers le «drama» amazigh consiste en la nature des sujets sociaux que ce feuilleton aborde».

Ceux-ci ne se limitent pas à l’amour, plutôt ils englobent les relations humaines et sociales dans la société amazighe outre les aspects de la vie et de la coexistence entre la communauté juive et la population, basée sur la tolérance et le respect. Mieux encore, chaque épisode est muni d’une traduction en sous-titrage arabe. Ce qui contribue également au public qui n’est pas amazighophone de suivre cette production considérée comme ambassadrice de la culture amazighe.

Un tournage à Tifnout
C’est là où le réalisateur et le scénariste Ahmed Ntama plantent le décor de cette troisième saison. Dans leur démarche artistique, ils ont ensemble orienté le téléspectateur vers des espaces géographiques et écologiques plus attractifs en passant d’Ijoukak près de Marrakech où les deux premières saisons étaient tournées vers Tifnout. Une zone riche en ressources naturelles et architecturelles qui contribuent à enrichir le patrimoine cuturel, historique, civilisationnel, géographique et naturel.

C’est ce qui contribue au succès de l’œuvre qui se base sur ce patrimoine amazigh. Aussi, cette production contribue à la promotion de la culture, la langue, l’histoire et le présent géographique de plusieurs zones et régions marocaines, notamment celles amazighes omises et qui regorgent de composantes attirantes quant à leur géographie. A cet effet, la démarche du réalisateur est, d’après lui, concrétisée à travers «le choix du bon espace, des effets spéciaux naturels à particularité amazighe, notamment la zone de Tifnout, en orientant la passion du téléspectateur vers la découverte d’espaces géographiques particuliers tout en offrant des éléments techniques, y compris la caméra, l’éclairage et le son».

Le tout en recourant aux éléments artistiques composés d’une équipe bien choisie pour sa compétence en personnification. A commencer par le personnage principal «Baba Ali», interprété avec brio par le scénariste. Il y est entouré d’Ahmed Aouinti dans le rôle d’Amghar aux côtés de l’artiste El Housseine Berdaouz qui interprète le personnage de «Daghour». Le casting est composé de Abdellatif Atef, El Hassan Chachaou, Mustapha Esseghir, Ezzahia Ezzahiri, Lahcen Jakar Yezem, Brahim Sli, Zehra El Mahboul Tamegrout et Khadija Skarine entre autres outre des stars de la télévision marocaine. En tout, l’équipe artistique de cette production dépasse le nombre de 90 comédiens.

C’est le titre de la boite

Retour sur les deux premières saisons
Rappel L’idée du feuilleton est inspirée de l’histoire «Ali Baba». Quant à «Baba Ali», il allie des situations de «drama» et comiques en dialecte soussi «Tachelhit». Tout comme la première saison, la deuxième a également récolté un grand nombre de vues sur YouTube pour être classée en troisième position de la tendance au Maroc, notamment son premier épisode. Pour rappel, les faits relatent l’histoire d’un homme simple dans son entourage familial et sociétal dans un village amazigh entouré de richesses de la nature et du patrimoine marocain. A propos du succès de cette œuvre, l’artiste Lahcen Jakar Yezem indique : «La chaîne amazighe concurrence aussi les autres chaînes marocaines et la tendance marocaine sur YouTube et d’autres réseaux sociaux ». Pour lui, ce succès est dû au «militantisme d’artistes». De plus, la deuxième saison a pour particularité d’allier dans le casting le comédien marocain Mohamed Bassou, connu à son tour pour un sens de l’humour approprié.

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