Culture

Biennale africaine de photographie : Mounir Fatmi représente le Maroc

© D.R

Il expose aux côtés d’une trentaine d’artistes

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A la fois vidéaste, peintre, sculpteur et photographe, Mounir Fatmi est un artiste insaisissable. Animé d’une insatiable curiosité, il travaille sur la base d’archives, de photographies ou même d’articles de journaux.

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Le Maroc est présent à la 11ème édition de la Biennale africaine de photographie de Bamako, qui s’est ouverte le 2 décembre et se poursuit jusqu’au 31 janvier 2018. Il sera représenté par l’artiste plasticien, photographe et vidéaste Mounir Fatmi. Celui-ci est le seul artiste sélectionné à cette manifestation suite à un appel à candidatures international aux côtés de 39 artistes venus du continent africain. Il expose d’ailleurs ses œuvres dans le cadre de l’exposition collective panafricaine. «Comme Dak’art au Sénégal, les Rencontres de Bamako participent à la valorisation de la création contemporaine et de prise de parole des artistes africains sur les questions de leur société et leur histoire», peut-on lire dans l’éditorial de Samuel Sidibe, délégué général des Rencontres de Bamako.

Dans ce sens, les artistes sélectionnés ont été invités à s’interroger sur les transformations du monde contemporain. «Il sont appelés à montrer leur regard sur les nouveaux développements possibles pour le continent africain dont ils sont les acteurs et les témoins», indiquent à ce sujet les organisateurs. Et d’ajouter : «A travers une grande diversité d’approches et de langages visuels, les 40 artistes et collectifs font émerger des récits alternatifs sur l’Afrique qui tissent de nouveaux liens avec le passé, éclairent le présent et ouvrent d’autres perspectives pour le futur». A la fois vidéaste, peintre, sculpteur et photographe, Mounir Fatmi est un artiste insaisissable. Animé d’une insatiable curiosité, il travaille sur la base d’archives, de photographies ou même d’articles de journaux. Ses œuvres sont pour la plupart des installations mystérieuses construites à partir de cassettes VHS, de câbles ou d’obstacles d’équitation. Déconcertantes, elles sont autant de métaphores de notre époque. Violentes, habitées, elles livrent une vision du monde grave et poétique. Ces installations ont été sélectionnées dans le cadre de plusieurs biennales, la 52ème, la 54ème et la 57ème Biennale de Venise, la 8ème Biennale de Sharjah, la 5ème et la 7ème Biennale de Dakar, la 2ème Biennale de Séville, la 5ème Biennale de Gwangju, la 10ème Biennale de Lyon, la 5ème Triennale d’Auckland, Fotofest 2014 Houston, aux 10ème et 11ème Rencontres de Bamako. Fondées en 1994, c’est la première et principale manifestation consacrée à la photographie et à l’image africaines. Elle est devenue en un peu plus de vingt ans une référence incontournable du paysage de l’art contemporain international.

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