Ces 164 objets d’art à déclarer comme patrimoine dans les musées nationaux

Ces 164 objets d’art à déclarer comme patrimoine dans les musées nationaux

En vertu d’un décret publié au BO

Les objets de musées nationaux sont désormais déclarés patrimoine. Et c’est le décret n° 2.21.409 émis et publié tout récemment au Bulletin officiel qui prévoit cette inscription décrétée en vertu de la loi 22.80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquité. En détail, ce décret stipule l’inscription «d’objets existants dans les musées ethnographiques de Tétouan, la Kasbah des cultures méditerranéennes de Tanger, Al Batha de Fès et Dar Jamaï de Meknès». Le texte prévoit également la déclaration comme patrimoine «d’objets du musée national de la céramique de Safi, des musées archéologique de Tétouan, Dar Si Saïd de Marrakech, du Musée national des bijoux de Rabat et Dar El Bacha de Marrakech».

Quant à ces oeuvres, il s’agit, dans le Musée ethnographique de Tétouan, d’un panneau de zellige, remontant au XIXème siècle, d’un plat du XXème siècle et d’une sacoche «Zaâboula» également du XXème siècle. Dans le Musée la Kasbah des cultures méditerranéennes de Tanger, les oeuvres consistent en une frise, originaire de Fès au XIVème siècle et un vase à décor linéaire issu de l’atelier de Kouass à Tanger au Vème siècle av. J.-C. Dans le Musée Al Batha de Fès, les oeuvres vont d’un vantail de porte du XVIIIème siècle à un panneau de céramique du XIVème siècle, en passant par des panneaux de moucharabia des XVIème et XIVème siècles. En tout, une trentaine d’objets originaires de Fès sont concernés par cette inscription comme patrimoine.

Dans le musée Dar Jamaï de Meknès, il est exclusivement question d’instruments de musique. Il s’agit, entre autres, de Qanouns issus de la ville de Fès et dont la datation remonte au début du XXème siècle. Les instruments à déclarer comprennent également des Tarrs de Rabat et Tétouan datant respectivement du début du XXème siècle et de 1960. Ils varient aussi entre Deff d’Essaouira, Tbals de Salé, Darbouka de Tétouan, Lotar Soussi, Guenbri du Moyen-Atlas, Rbabs de Fès et Tétouan, Nfir de Tétouan, Oud et Ouds Ramal de Fès ainsi que le Hajhouj de Marrakech.

Dans le Musée national de la céramique de Safi, les objets portent entre autres sur une margelle de puits et une jarre dont l’origine est plutôt, selon la même publication, «incertaine». Quant à leur datation, elle remonte à l’époque almohade (XI-XIIème siècles). Aussi, les oeuvres à déclarer dans cet espace concernent, entre autres, une «M’garsa» de l’atelier du maître Saïd Soussi. Elle est datée du début du XXème siècle. Des «Khabia» de la fin du XIXème siècle et du milieu du XXème y figurent outre un plat, des bougeoirs, des vases, un abat-jour et une soupière dont la datation va de la fin du XIXème à celle du XXème. Dans le Musée archéologique de Tétouan, les oeuvres consistent en mosaïques de Mars et Rhéa Silvia, de Venus et Adonis, des trois grâces, du Cortège Bachique et d’Hélios originaires toutes du Lixus dans la région de Larache et remontant à la fin du IIème siècle.

Dans le Musée Dar Si Saïd à Marrakech, les objets d’art à déclarer portent, entre autres, sur des tapis des XIXème et XXème siècles, un cap d’homme «Akhnif» du Haut Atlas, une porte de maison des Qasbas du Sud, des ceintures de Rabat et Fès, ainsi qu’une paire d’anneaux de chevilles d’Essaouira et un bracelet du Haut Atlas. Au Musée national des bijoux de Rabat, plus d’une trentaine d’oeuvres sont à déclarer. Il s’agit, entre autres, d’un calice fassi du XIXème siècle, de plats damasquinés de Meknès, mesure d’aumône, heurtoir, chandelier de Fès, d’un diplôme d’école coranique, d’une planche coranique de Rabat, d’un jeu saharien «Sel gemme», d’une broche fassie, d’un bracelet d’Essaouira et d’une section du Coran «Al Mortada al-Mohad» de Marrakech du XIIIème siècle.

Dans le Musée Dar El Bacha de Marrakech, plus d’une quarantaine d’oeuvres sont à déclarer. Elles portent, entre autres, sur des manuscrits dont l’origine est incertaine et qui remontent au XIXème siècle, des mains «Khamsa» et des Hanoukias de Fès et des étuis de livre. Dans l’ensemble, ce sont 164 oeuvres dont la déclaration comme patrimoine est stipulée dans la même publication qui prévoit également d’inscrire «Dar Caïd Larbi » à Sefrou comme patrimoine.

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