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Ces trois ouvrages à des prix 3 fois moins chers au Maroc

Ces trois ouvrages à des prix 3 fois moins chers au Maroc

Nouvelles publications chez La Croisée des Chemins

Les éditions La Croisée des Chemins concrétisent leur ambition de mettre à la disposition des Marocains des ouvrages à des prix abordables. A cet effet, elles viennent de signer «des contrats d’achat de droits de trois titres, intéressants à lire ou à relire». L’annonce est faite par cette maison d’édition marocaine qui énumère les trois publications en donnant un avant-goût de celles-ci.

«Mardochée», de Kebir-Mustapha Ammi

Ce roman raconte, selon les éditions, un épisode de la vie de ce personnage qui a trait à son voyage de onze mois qu’il fit de juin 1883 à mai 1884, en tant que guide du vicomte Charles de Foucauld qui désirait explorer l’intérieur du Maroc. En juin 1883, Charles de Foucauld, futur saint de l’Église, se rend au Maroc, déguisé en rabbin, sous le nom de Joseph Aleman, pour se livrer pendant un an à une minutieuse exploration de ce pays. Cette exploration servira avantageusement la France pour entreprendre la conquête du Maroc.À la veille de sa mort, Mardochée, celui qui fut le guide du père de Foucauld, se livre à une troublante confession. Un conte du futur pour nous éclairer sur les anomalies du présent. Quant à Kebir Ammi, il est né à Taza et vit à Paris depuis plus de trente ans. Romancier, essayiste et dramaturge, Kebir Ammi est notamment l’auteur du «Ciel sans détours», des «Vertus immorales», du «Partage du monde» et de «Feuille de vert» aux éditions Gallimard. Son dernier roman «Ben Aïcha» est paru en 2020 à Mémoire d’Encrier. En septembre 2021 paraît le «Vieil homme», poème en sept langues dont l’arabe et le Tamazight aux éditions Al Manar.

Mardochée de Kebir-Mustapha Ammi La Croisée des Chemins, 2022 Prix : 110 DH

«Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langue leur doit», de Jean Pruvost

Dans ce livre, Jean P r u v o s t décortique tous ces emprunts de mots à la langue arabe qui ont fini par d e v e n i r partie intégrante de sa consoeur française. La langue arabe offre à la langue frança ise force mots, sans que personne ne s’en doute. Que la langue arabe vienne en troisième position après l’anglais et l’italien a de quoi surprendre. Dans l’alimentation, par exemple, une pastèque, des artichauts, des aubergines, des épinards à l’estragon, une mousseline, un sorbet arrosé de sirop, en buvant de la limonade ou une orangeade, pour finir avec un café, sans sucre, et un alcool, tout cela vient du monde arabe. Pour la mode, une jupe de coton, un gilet de satin, un caban ou une gabardine… Pour le savant, l’algèbre, les algorithmes, les chiffres… Tous les domaines de l’existence sont ainsi répertoriés pour rappeler les mots arabes que nous utilisons, qu’il s’agisse de la flore, de la faune, des parfums et bijoux, de l’habitat, des transports, de la guerre, des couleurs, des fêtes, de la musique, des lettres et des arts, des religions, etc. Sans oublier les effets sur notre langue de la colonisation, de la guerre d’Algérie, du rap… «Jean Pruvost nous offre une nouvelle fois l’occasion de nous plonger dans le grand voyage des mots de la langue française », détaillent les éditions. Pour rappel, Jean Pruvost est historien, lexicographe et dicopathe. Il est également professeur à l’Université de Cergy-Pontoise.

«Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langue leur doit» de Jean Pruvost La Croisée des Chemins, 2022 Prix : 120 DH

«L’historiographe du Royaume» de Maël Renouard

Ce roman jongle entre fiction et réalité, entre histoire et philosophie, pour imaginer la vie d’un conseiller royal entre 1940 et 1972. «Je fus en grâce autant qu’en disgrâce. De l’un ou l’autre état les causes me furent souvent inconnues. À l’âge de quinze ans j’avais été placé au Collège royal, dans la classe de l’aîné des princes…», raconte l’auteur. Celui que le destin projette ainsi dans l’entourage du futur Roi du Maroc, Hassan II, aurait tort de trop croire en son étoile et de ne mettre aucune borne à ses ambitions. Il n’est pas sans risque d’avoir systématiquement devancé un prince au tableau d’honneur. Attend-il d’être appelé au gouvernement ? On l’envoie en exil. Se croit-il perdu à jamais ? On le nomme historiographe du Royaume, comme Racine sous Louis XIV, comme Voltaire sous Louis XV. Ce n’est pas pour déplaire à ce conseiller lettré, qui cultive une écriture d’un classicisme achevé. Mais il a appris à redouter dans toute faveur apparente un jeu dont il serait obscurément la proie. Et qu’adviendra-t-il de sa loyauté à toute épreuve, lorsqu’une insaisissable jeune femme viendra lui murmurer les secrets des rébellions qui s’organisent clandestinement dans le Royaume? «Une transposition virtuose des Mille et Une Nuits et des Mémoires de Saint-Simon au XXe siècle, qui nous fait revivre trente ans d’histoire du Maroc, entre le crépuscule du «protectorat» et le début des «années de plomb»», ajoutent les éditions. Ce livre a été lauréat du Prix des Lecteurs des Écrivains du Sud 2021 et a été finaliste du Prix Goncourt et du Grand Prix du roman de l’Académie française en 2020. Quant à Maël Renouard, il est agrégé de philosophie (2001) et ancien élève de l’ENS Ulm (1998-2002). Il est membre du centre Littérature, Philosophie et Morale (CRRLPM). Ancien conseiller de François Fillon et auteur d’essais sur Julien Gracq et Yves Bonnefoy, il a obtenu le prix Décembre 2013 pour La Réforme de l’Opéra de Pékin.

L’historiographe du Royaume de Maël Renouard La Croisée des Chemins, 2022 Prix : 120 DH

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