Culture

Cette œuvre du patrimoine si chère à Fatima Zahra Lahlou

Elle a une carrière d’environ une quarantaine d’années et… ses propres œuvres. Elle n’a aussi que quatre reprises (covers) dans son parcours. Pour l’heure, la star marocaine, Fatima Zahra Lahlou, toujours connue par un certain public, veut puiser dans le patrimoine marocain. Elle nous en dit plus.

Elle fait partie de la génération des divas au Maroc. L’artiste à la voix d’or l’est toujours et plus. Mieux encore, elle a un répertoire bien garni et seulement quatre reprises. Cela lui donne envie de faire, outre ses singles, un autre cover. Mais…

L’accord de la famille d’abord !
«J’aimerais bien lancer la reprise d’une chanson du patrimoine. A cet effet, j’ai demandé l’accord de la famille de l’artiste défunt. Cependant, je n’ai pas encore reçu de réponse claire de sa part», révèle à ALM la chanteuse qui préfère ne pas dévoiler le nom de l’artiste d’origine. Cela ne gêne pas Fatima Zahra Lahlou sauf qu’elle préfère faire les choses dans les règles de l’art. «Il est vrai qu’il existe plusieurs moyens pour sortir cette reprise, mais ce serait mieux d’avoir l’aval de la famille du défunt. Pour ma part, j’ai pris le temps de le demander. Par contre, elle est déjà interprétée par d’autres. Je peux bien aussi passer à autre chose mais j’aimerais bien l’interpréter à ma manière et dans un nouvel arrangement avec mon équipe d’artistes éminents», avance la chanteuse qui veut en faire également un bon rayonnement auprès de différentes générations. Au-delà de cette prochaine œuvre et quelle qu’en soit la nature, cette interprète a constamment du nouveau en dépit des circonstances.

Un single malgré … un accident !
Outre ce projet, l’artiste a pu lancer son single «de scène» intitulé «Ana Walil Sahrana» (Je veille la nuit) quelques temps après son accident qui a failli lui coûter la vie et dont elle a gardé le secret pour un long moment. Un fait qui a contribué à sa brève absence pour revenir sur la scène plus forte en dépit des éclipses occasionnées par certains médias à l’égard de ses propres œuvres. Un camouflage qu’elle surmonte en prenant part à des événements surtout qu’elle se voit rendre des hommages lors d’importants événements. Le tout en étant présente constamment sur les réseaux sociaux où elle est réactive bien qu’elle puisse faire face à des actes qu’elle n’apprécie pas. Cependant, cela ne l’empêche pas, outre le suivi de la scène, d’y être présente pour être plus proche de son public qu’elle répond. Cela lui permet de mieux voir aussi les réactions des mélomanes sur ses œuvres. En plus de «Ana Walil Sahrana» qui prouve aussi sa « capacité de chanter différents styles», elle a, à son compteur, ««Fenn Bladi» (L’art de mon pays) dans lequel elle innove. Elle y fait cette preuve en matière de style, mais aussi de composition, d’arrangement et de façon de chanter. A ce propos, elle estime que «l’artiste doit évoluer et abonder dans le sens de l’ère dans laquelle il vit». C’est ainsi qu’elle lance des œuvres qui seront assimilées par la nouvelle génération tout en conservant sa propre empreinte. En une quarantaine d’années de carrière artistique, elle a bien garni son compteur en chansons à l’instar de «Howa» (Lui), «Lazem nsa» (Je dois oublier) et «Jani El ghali» (Mon cher est venu), «Ana Insan» (Je suis un être humain), de son auteur tunisien décédé Reda El Khouini, qui a également conçu les paroles de «Fine El Ihsass» (Où sont les sentiments), ainsi que «Taht El yasmina» (Sous le jasmin), également une œuvre tunisienne du patrimoine maghrébin de El Hadi El Jouini qui a fait «Lamouni elli gharou minni» (Les jaloux me reprochent), également reprise par l’artiste marocaine. Et ce n’est pas tout ! Elle est également connue pour des chansons exaltant la paix comme «Nachtakou Essalam» (La paix nous manque) qui lui a valu le premier prix de l’Unesco, une réception réservée par feu Yasser Arafat et beaucoup de succès dans le monde arabe. En tout, elle a bien une histoire artistique !

C’est le titre de la boite
Une artiste qui peut même chanter les airs amazighs
En plus des airs qu’elle interprète, la chanteuse peut même « chanter ceux amazighs ». «Il suffit que l’œuvre me soit bien expliquée», détaille-t-elle. De plus, elle établit des constats sur le «tarab» qui n’a plus assez d’ampleur. Un style qu’elle apprécie aussi et qu’elle a également interprété entre autres lors de différentes manifestations. Quant à ses projets, elle révèle avoir plein d’idées sauf qu’elle préfère « parler du concret au lieu de mentir au public». Un credo qui l’oriente dans sa carrière marquée par l’une des premières chansons, soit « Ahla Tarik» (Meilleure voie) qui était diffusée sur BBC, en Egypte et en Tunisie. «C’est ainsi que Reda El Khouini, qui m’a invitée en Tunisie où j’ai obtenu la légion culturelle, m’a connue bien que j’aie été en contact avec Abdellah Issami, mon compositeur», raconte l’artiste qui a également fait la reprise de «Koum Tara» (Lève-toi et admire) en gharnati et jazz et lancé «Mejnouna bik» (Folle de toi) outre la reprise de «Ya ghazalan bil hima» (Oh beauté protégée), ainsi que de «Tefla andaloussia» (Une fille andalouse) en plus de « Taht El Yasmina » qu’elle a le mérite de mieux dévoiler.

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