18ème Festival international du film de Marrakech : L’Etoile d’or est colombienne

18ème Festival international du film de Marrakech : L’Etoile d’or est colombienne

Le prix d’interprétation masculine a été raflé par l’acteur australien Toby Walace pour son rôle époustouflant dans le long-métrage «Babyteeth» de sa réalisatrice australienne Shannon Murphy.

Le jury du 18ème Festival international du film de Marrakech (FIFM), clôturé samedi soir, a décerné l’Etoile d’or au réalisateur colombien Nicolás Rincón Gille pour son long-métrage, «Valley of souls». Les jurés, présidés par l’actrice écossaise Tilda Swinton, ont également décerné le prix du jury ex aequo au cinéaste saoudien Abdulmohsen Aldhabaan, pour son film «Last Visit» et au réalisateur chinois Zhai Yixiang pour son œuvre «Mosaic Portrait».

Quant au prix de la mise en scène, il a été remporté par le réalisateur tunisien Ala Eddine Slim pour son film «Tlamess». De son côté, le prix d’interprétation masculine a été raflé par l’acteur australien Toby Walace pour son rôle époustouflant dans le long-métrage «Babyteeth» de sa réalisatrice australienne Shannon Murphy. Une récompense remise à l’artiste hilarant Ben Mendelsohn, qui partage dans le film les premiers rôles avec l’acteur gagnant. Quant au prix d’interprétation féminine, il est allé ex æquo aux actrices britanniques Nichola Burley et Roxanne Scrimshaw dans le film «Lynn + Lucy» du réalisateur britannique Fyzal Boulifa. Hélas, le Maroc, initiateur de cette grand-messe cinématographique ne figure pas dans le palmarès de cette 18ème édition, qui a programmé 14 films en compétition officielle. C’était le réalisateur Ala Eddine El Jem qui y a participé avec son long-métrage hilarant «Le saint inconnu» qui rassemble des acteurs de renom dont Hassan Badida, Younes Bouab et Anas El Baz. Outre ces prix, le festival a, contrairement à l’an dernier où il a programmé le film gagnant, été clôturé par la projection du film «Ras El Sana» du cinéaste égyptien, Mohamed Ahmed Sakr. Une œuvre cinématographique dont l’histoire remonte au soir du Nouvel An 2010. Les faits de l’intrigue se déroulent dans une luxueuse station balnéaire aux rives de la mer Rouge où des familles égyptiennes bourgeoises se retrouvent pour célébrer ensemble le nouvel an.

Ils sont servis par un personnel qui prépare la fête en coulisses. Ce mélodrame, qui allie plusieurs personnages dont Eyad Nassar, Shereen Reda, Ahmed Malek, Basma, Injy El Mokaddem, Huda El Mufti, Aly Kassem, est rythmé par des scènes comiques. L’humour étant connu aux Egyptiens. Ce film est, en fait, le premier long-métrage réalisé par Mohamed Ahmed Sakr. Il y propose un nouvel aperçu des composantes de la classe privilégiée égyptienne, dans un moment festif. Le tout en étant en contraste avec la classe ouvrière que cette caste bourgeoise emploie. Aussi, le film mêle l’amour aux aventures et le conservatisme à la décadence. Quant aux personnages, ils sont à la fois hilarants et semblent relever de la réalité.

Entre un pourvoyeur de drogues qui livre en ambulance, un masseur qui apporte bien plus qu’un bien-être ou une divorcée marginalisée et dont le frère accepte enfin de se rapprocher, le film offre un divertissement et brise certains tabous à la fois. Au-delà de cette intrigue, la programmation de cette œuvre cinématographique en clôture du festival est judicieuse puisque les fêtes de fin d’année approchent à grands pas.

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