A la découverte de «Roujoula», «Le Park» et «Moul Lkelb»

A la découverte de «Roujoula», «Le Park» et «Moul Lkelb»

Les cinéphiles auront droit à accéder à des projections gratuites de trois courts métrages primés dans de nombreux festivals

Randa Maroufi dresse un portrait de jeunes qui fréquentent un parc d’attraction abandonné au cœur de Casablanca et met en scène ces durées de vie, minutieusement recomposées et souvent inspirées d’une image trouvée sur les réseaux sociaux.

L’agence de production Mont Fleuri organise des projections gratuites de trois courts métrages dans trois villes marocaines, à savoir Tanger, Casablanca et Marrakech. Sélectionnés et primés dans de nombreux festivals, ces trois courts métrages ont fait le tour du monde. Il s’agit de «Roujoula», «Le Park», et «Moul Lkelb». A commencer par le premier film «Roujoula», de Ilias El Faris. Cette fiction d’une durée de 22 minutes est tournée à Casablanca. Elle a remporté plusieurs prix dont le grand prix du court métrage au Festival Cinemed Montpellier en 2018, Jury Award and Best Screenplay Award au Festival national du film de Tanger.

Elle relate en effet l’histoire d’un vendeur de rue qui remballe avec hâte son stand de DVD piratés.  «C’est bientôt l’Aïd Kebir à Casablanca. Imad, vendeur ambulant de DVD piratés, n’a toujours pas la somme pour acheter la bête à sacrifier. Un prétexte pour exploiter son petit frère studieux, en l’obligeant à faire le gardien de voitures sur le trottoir d’en face. Croyant brimer Fayçal, Imad ignore lui donner l’occasion de sa revanche», indique le synopsis. A ne pas rater «Le Park» de Randa Maroufi. Cette réalisatrice dresse un portrait de jeunes qui fréquentent un parc d’attraction abandonné au cœur de Casablanca et met en scène ces durées de vie, minutieusement recomposées et souvent inspirées d’une image trouvée sur les réseaux sociaux.

«A travers ce film, j’évoque la ville, son caractère urbain et social», indique-t-elle. En ajoutant que «le choix de reconstituer ces situations absurdes dans un parc en ruine est une volonté de créer un espace parallèle à celui d’Internet. Internet qui, à la fois, permet leurs existences et les archive. Il devient un espace public par rapport à cet espace de parc», explique-t-elle. En effet, «Le Park» a reçu plus d’une vingtaine de prix tels que le prix ADAGP Art numérique, Art vidéo (2015), Videonale Award of the fluentum Collection (2017), le prix du jury au Festival international du film de Rotterdam (2016) et le prix du meilleur court métrage au festival IBAFF (2017), etc. Le «Park fait» partie de la collection Photographie/Vidéo du Centre national des arts plastiques (CNAP).

Enfin, à ne pas manquer «Moul Lkelb» de Kamal Lazraq. Ce court métrage raconte l’histoire de Youssef qui mène une vie recluse et marginale. «Son seul ami est son chien Chagadai. Un soir, à la plage, le chien disparaît. Pour le retrouver, Youssef est contraint de s’embarquer dans une quête dangereuse à travers les bas-fonds de Casablanca», peut lire dans le synopsis. Selon son réalisateur, ce film est inspiré d’une mésaventure qui est arrivée à un ami -l’acteur principal du film.

«J’avais envie de raconter l’histoire de cet homme reclus contraint de se confronter à la réalité crue de Casablanca pour tenter de retrouver son chien. Cela me permettait aussi d’enfin filmer certains lieux et atmosphères nocturnes de Casablanca», dit-il.  Notons que «Moul Lkelb» a raflé plusieurs prix dans de nombreux festivals dont le Festival international du film francophone de Namur 2014, au Festival c’est trop court, Nice 2014 , Abu Dhabi Film Festival 2014, Festival Cinébanlieue 2014 et au Festival du film européen de Lille 2015.

• Jeudi 12 décembre – 19h30 à la Cinémathèque de Tanger

• Vendredi 13 décembre – 19h30 au Cinéma Le Lynx de   Casablanca

  Samedi 14 décembre – 19h30 au Cinéma Leila Alaoui  de l’Institut Français de Marrakech

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