FNFT : Les crimes de Daech racontés par «Otages»

FNFT : Les crimes de Daech racontés par «Otages»

Ce long-métrage de 90 minutes vient d’être présenté en compétition officielle

Le jeune homme sera déçu de voir les comportements violents et inhumains des djihadistes envers les prisonniers et les habitants des territoires tombés sous leur contrôle. 

Inspiré de faits réels, «Otages» de Mehdi El Khaoudy raconte l’horreur perpétrée par des membres de l’Etat islamique (Daech) dans un village yézidi en Irak. Ce film de 90 minutes vient d’être présenté, à Tanger, en compétition officielle dans la catégorie long-métrage, et ce dans le cadre du 21ème Festival national du film de Tanger (FNFT), qui se poursuit jusqu’au 7 mars. «Otages» montre comment un jeune marocain a fait un long voyage en vue de rejoindre les rangs de Daech en Irak. Mais une fois arrivé à destination, il sera déçu de voir les comportements violents et inhumains des djihadistes envers les prisonniers et les habitants des territoires tombés sous leur contrôle. «Otages» montre comment ce jeune marocain a commencé ses entraînements avec d’autres militants de différentes nationalités dans le but de convaincre les soi-disant mécréants sous l’étendard de l’Etat islamique.

Ce qui l’a amené à participer à une opération d’invasion des membres de ce groupe daechien dans un village yézidi, où ils ont semé la terreur parmi les habitants. Au début de cette opération, ils ont, avec leur instinct de guerriers, séparé les hommes des femmes. Le jeune marocain s’est vu obéir et, sans le vouloir, commettre des crimes contrairement à ce qu’il a appris dans les préceptes de l’Islam. Il n’oubliera jamais comment leur chef leur a ordonné de tuer les hommes et faire monter les femmes dans un autocar pour en faire des prisonnières. Le jeune marocain a commencé à se sentir à partager désormais sa vie avec des gens qui lui sont totalement étrangers. Quand il est seul dans sa chambre, il se croit hanté par l’image du père d’une prisonnière qu’il a tué lors de cette opération d’invasion. Pour lui pardonner, ce vieil homme lui demande de sauver sa fille.

Le jeune marocain a pu entrer en contact avec cette dernière, dont le groupe de Daech considérait avec d’autres femmes de son village comme des esclaves sexuelles aux commandes des djihadistes. Il est parvenu seul à sauver la jeune fille avec d’autres femmes prisonnières, avant de se faire tuer par les agents de contrôle de cette zone sous l’emprise de Daech. A leur sortie elles ont été accueillies par un jeune et seul rescapé de leur village, qui les a aidées à entrer en contact avec des organisations humanitaires internationales. Elles ont eu ainsi la chance de faire entendre leur voix et témoigner de leur calvaire et comment elles ont servi comme des esclaves sexuelles à des hommes sanguinaires et violents.   

Notons que «Otages» fait partie des quinze longs-métrages sélectionnés pour participer à la compétition de cette catégorie de films, dont le jury est présidé par la productrice française Marie Balducchi. Parmi lesquels, figurent «L’automne des pommiers» de Mohamed Mouftakir, «Pour la cause» de Hassan Benjelloun, «La mora, l’amour en temps de guerre» de Mohamed Ismaïl, «Adam» de Maryam Touzani, «Lalla Aïcha» de Mohamed Badaoui, «Les femmes du pavillon J» de Mohamed Nadif et «Petits rêves» de Mohamed Karrat.

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