«L7sla», un film qui plonge dans le quotidien des jeunes du Hay Mohammadi

«L7sla», un film qui plonge dans le quotidien des jeunes du Hay Mohammadi

Diffusé dimanche soir sur 2M

Le film «L7sla» (L’impasse), diffusé dimanche soir sur 2M TV dans la case des «Histoires et des Hommes», est, comme le qualifie la chaîne, «rare et inattendu». Produite par cette chaîne et Ali’n Production, cette œuvre, de 60 min, réalisée par Sonia Terrab, renvoie également à «une des chansons mythiques du groupe Lemchaheb». Une composition d’artistes qui a symbolisé, dans les années 70, l’âge d’or de la musique populaire marocaine et également l’âme de Hay Mohammadi.

Si les anciens se remémorent avec nostalgie et fierté le passé glorieux du Hay, pour les plus jeunes, H&M (Hay Mohammadi comme ils l’appellent), ce quartier, pour elle, «n’est plus qu’une périphérie pauvre de la métropole casablancaise où les âmes s’entassent et les rêves se brisent sur l’autel de la misère». D’où l’intitulé «L’impasse». A propos de la démarche artistique de la réalisatrice, la chaîne indique que son immersion a duré «un an». Elle y a suivi «au quotidien et à différents moments de leur vie Neknouki, Mouad, Achraf, Wawa, Midou, Ayoub et tant d’autres». Elle a également pris «le temps de se faire accepter et donner la parole à ceux qui s’estiment des «sans voix»». Ainsi, elle documente, sans tabous, des vies qui, selon la même source, défilent et où chaque jour ressemble au précédent, encore et encore.

«En cours de route, j’ai découvert que si la nostalgie du passé était encore bien présente au Hay, l’énergie des seventies, les restes de cette créativité, cette effervescence, ont convergé vers un amour différent, celui du foot et en particulier de l’équipe casablancaise du Raja. Une des équipes les plus emblématiques au Maroc (avec sa rivale le Wydad), dite l’équipe du peuple.Si le quartier a vibré auparavant avec la musique de Lemchaheb et de Nass el Ghiwane, aujourd’hui ce sont les paroles des chansons des ultras du Raja qui portent cette jeunesse et la bercent», exalte la réalisatrice.


Entre derb (quartier), foot, drogue, petits deals, chômage, hrig (immigration clandestine) et solidarité, les phénomènes ne manquent pas. Comme le précise 2M TV, des seventies et de Lemchaheb, il ne reste plus que «L7sla». «Mais à regarder de plus près, l’énergie, l’effervescence et la créativité sont intactes», enchaîne la même source. Si le quartier a vibré jadis sous les rythmes groupes mythiques du Hay, aujourd’hui ce sont les paroles des chansons des ultras du Raja qui portent cette jeunesse et la bercent.

Cela étant, «L7sala» est, comme le détaille la chaîne, le portait d’un quartier comme nul autre pareil mais c’est aussi le portrait d’une «jeunesse perdue et incomprise mais qui ne demande qu’à s’exprimer et avoir droit au rêve».

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